Sinaï (Bible)

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Dans le Pentateuque, Sinaï désigne à la fois le désert où pérégrinent les Hébreux et la montagne, appelée aussi Mont Horeb, où Moïse reçoit les Tables de la Loi.

Références bibliques[modifier | modifier le code]

Les deux sens apparaissent en Ex 19,1 :

Exode, 19, 1 : "Le troisième mois après leur sortie du pays d'Égypte, les enfants d'Israël arrivèrent ce jour-là au désert (מִדְבַּר, Midbar) de Sinaï.
Exode, 19, 11 - Qu'ils soient prêts pour le troisième jour; car le troisième jour l'Eternel descendra, aux yeux de tout le peuple, sur la montagne de Sinaï (עַל־הַר סִינָי, 'Al-Har Sinaï).

L'endroit est cité ensuite :

Rois 19:8 Il se leva, mangea et but ; et avec la force que lui donna cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'à la montagne de Dieu, à Horeb.
4:24 Ces choses sont allégoriques ; car ces femmes sont deux alliances. L'une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c'est Agar,
4:25 car Agar, c'est le mont Sinaï en Arabie, -et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants.
Moïse, ayant reçu ces bienfaits de Iothor(os) - tel était le surnom de Ragouël - vécut là en faisant paître les troupeaux. Quelque temps après, il les mena paître sur la montagne appelée Sinaï : c'est la plus haute montagne de cette région. Elle a les meilleurs pâturages, car il y pousse une herbe excellente et, comme la renommée voulait que la divinité y eût son séjour, elle n'avait pas jusque-là été affectée au pacage, les bergers n'osant pas la gravir.

Localisation du Sinaï biblique[modifier | modifier le code]

Pour les Hébreux, l'Arabie est de l'autre côté du Golfe d'Aqaba. Pour les Romains, la péninsule arabique est divisée en trois parties :

«   Il n'existait aucune tradition juive sur l'emplacement du Sinaï. Pas plus que sur l'itinéraire emprunté par les Hébreux à leur sortie d'Égypte. Voici donc le cas de figure où ce sont les seuls chrétiens qui ont identifié - et balisé - un ensemble de sites propres à l'Ancien Testament. De façon empirique, déductive, en s'appuyant sur la Septante, les «enquêteurs» ont fixé une route qui, certes, ne tenait guère compte des contradictions toponymiques entre le livre de l'Exode et le livre des Nombres. Mais qui, au fond, n'était pas moins vraisemblable qu'une autre.
En vérité, débats et divergences ont agité les concernés dès la naissance de cette tradition. Certains placeront la Sainte Montagne dans le djebel Serbal. Ou vers le djebel Chomer. Voire sur le volcan éteint de Hala el-Badr. À travers les siècles, au moins 25 «monts Moïse» seront ainsi revendiqués. Les dernières plaidoiries remontent à la fin des années 1990. Un archéologue anglais, Lawrence Kyle, militera bruyamment pour la montagne Blanche et l'Arabie saoudite. En écho, un historien italien, Emmanuel Anati, lui renverra le mont Safron et le Néguev, en Israël. Dans leur immense sagesse, les exégètes lucides admettent que toutes ces discussions n'ont aucun sens. Et qu'il n'est qu'un lieu saint, que l'on nomme Sinaï, Horeb ou Moïse: c'est ce mont sacralisé par la tradition monastique. » [1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : La Sainte Cime, par Yves Stavridès

Voir aussi[modifier | modifier le code]