Saint-Sauveur (Meurthe-et-Moselle)

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Saint-Sauveur
Image illustrative de l'article Saint-Sauveur (Meurthe-et-Moselle)
Blason de Saint-Sauveur
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Lunéville
Canton Canton de Cirey-sur-Vezouze
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Haute Vezouze
Maire
Mandat
Philippe Arnould
2014-2020
Code postal 54480
Code commune 54488
Démographie
Population
municipale
51 hab. (2011)
Densité 2,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 04″ N 6° 58′ 28″ E / 48.5344, 6.974448° 32′ 04″ Nord 6° 58′ 28″ Est / 48.5344, 6.9744  
Altitude Min. 315 m – Max. 715 m
Superficie 19,16 km2
Localisation

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Saint-Sauveur

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Saint-Sauveur

Saint-Sauveur est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Sauveur, perché à une altitude de 440 mètres, se situe sur les premiers contreforts du massif du Donon, adossé à l'Alsace, et domine la plaine lorraine(Haute Vezouze). C'est l’un des plus pittoresques du piémont vosgien de Meurthe-et-Moselle. Saint-Sauveur est un carrefour de sentiers de randonnées entre les forêts domaniales de Bousson et de Grand Cheneau. Son territoire étendu offre de nombreux abris pour les randonneurs. La Vezouze, qui se jette dans la Meurthe à Lunéville(40 km plus loin) prend sa source à l'extrême Est de son territoire.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le transfert en 1010 sur la montagne de « Saint-Sauveur-en-Vosges » de l’abbaye de Bonmoutier, bénédictine, implantée depuis le VIIe siècle à Val-et-Châtillon (ex-Val de Bonmoutier), est rapporté dans la chronique du moine Richer de Senones (13ème s.). L'abbaye de Saint-Sauveur formait avec celles de Senones, Saint-Dié, Étival, et au cœur Moyenmoutier, la croix monastique des Vosges.

Article détaillé : Abbaye de Saint-Sauveur.

Richement dotée par ses fondateurs, l’abbaye possédait des forêts jusqu’au Donon entre Sarre et Plaine et avait des possessions dans de nombreux villages du Blâmontois, du Badonvillois, de la vallée de la Plaine et au-delà (près de Nancy et de Toul). Une douzaine de bornes du XVIIe siècle marquant la limite des terres de l’abbaye viennent d’être redécouvertes au pied du Donon.

Les protecteurs-voués de l'abbaye furent les seigneurs de Turquestein et de Blâmont (branche cadette des comtes de Salm). Entrés en conflit avec la nouvelle abbaye cistercienne de Haute-[Seille ], les bénédictins furent remplacés vers 1188 par les chanoines réguliers de Saint Augustin. L’abbaye fut la nécropole de grands seigneurs de la région, en particulier d’Henri 1er de Blâmont et de Cunégonde de Linange-Dabo. Le splendide gisant de ce couple illustre, exposé à la chapelle des Cordeliers à Nancy(Musée Lorrain) depuis sa découverte à Saint-Sauveur et le don qu'en a fait en 1854 le maire du village, est probablement le plus beau de Lorraine. Henri Ier de Blâmont était sénéchal de Lorraine, voué de Vic/Seille, constructeur des remparts du bourg de Blâmont, de la Tour des voués de Baccarat, l'un des héros du célèbre Tournoi de Chauvency (1285)où il est comparé à Lancelot et représenté à cheval dans deux enluminures conservées à Oxford, dont Anne Azema, de la Boston Camerata (USA), a réalisé une adaptation musicale avec mise en scène (CD du Conseil Régional de Lorraine en 2006).

Détruite à plusieurs reprises pendant les guerres de religion, l'abbaye fut abandonnée en 1569 par les chanoines qui partirent s’installer à Domèvre-sur-Vezouze sur leurs terres. Ils laissèrent à Saint-Sauveur un vicaire qui desservait aussi l'ancien ermitage Saint-Jean.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Philippe Arnould    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 51 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
175 180 183 208 197 258 253 224 245
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
210 213 181 200 195 192 183 195 185
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
184 203 131 132 124 101 102 91 73
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
63 55 52 50 51 48 48 51 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

La scierie hydraulique de Machet à turbine, isolée en pleine forêt de Bousson, déjà citée au XVIe siècle, est la dernière de la Haute-Vezouze. Haut-lieu du patrimoine, elle rappelle le film culte « Les Grandes Gueules » dont beaucoup de scènes furent tournées dans les forêts des environs. La scierie se visite autour des thématiques des énergies renouvelables et de l’environnement.

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Le chœur gothique en grès rose de l’abbatiale est l'unique vestige de l'ancienne abbatiale fondée en 1010, incendiée en 1470, reconstruite début XVIe (après la Guerre des Rustauds 1525) et redétruite en 1569 (Guerres de Religion). La nef a servi de pierrier. Seul le chœur, converti en église paroissiale (1580), a subsisté. Les parties les plus anciennes sont les colonnettes gothiques de la fin du XIIe siècle prises dans le mur d'entrée.Des traces de polychromie sont visibles sur l’arc triomphal. Les clefs de voûtes portent toutes des blasons sculptés surmontés de crosses d’abbés(XVe-XVIe s). Sur l’une d’elles, on lit la date de 1559, dernière restauration de l'église. Un vitrail aujourd'hui disparu occupait la grande fenêtre centrale et représentait le Christ en croix dont le sang était recueilli par deux anges dans des calices.L'abbaye avait une tour porche (sept cloches dont une grosse),un cloitre, des dortoirs, des batiments agricoles dont les ruines sont décrites en 1640, mais il ne subsiste aucun plan, aucune gravure ancienne (1er dessin en 1701 seulement)et la charte de fondation est perdue. Du dessus de l'enclos monastique délimité par un mur de pierres sèches quasiment intact, la vue embrasse le plateau lorrain et l’ensemble constitue un tableau dont la beauté ne laisse pas indifférent. Un colloque universitaire a eu lieu lors du millénaire de Saint-Sauveur en 2010. Il a donné lieu à la publication d'un numéro spécial des Annales de l'Est (voir mairie ou association des amis de l'abbaye).

La chapelle de Ton est édifiée au milieu de la forêt au fond d’une vallée mystérieuse au pied du Col de la Charaille, à l’endroit même où la Vezouze prend sa source. À côté subsistent les ruines d’une ferme dont les vestiges témoignent de son ancienne richesse. A quelques enjambées se rencontrent les quatre départements de la Meurthe-et-Moselle, des Vosges, de la Moselle et du Bas-Rhin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur
Blason de Saint-Sauveur Blason Blasonnement : d'azur semé d'étoiles à six branches d'or à Notre Seigneur à mi-corps bénissant du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011