Économie de l'Alsace

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L'économie de l'Alsace se place au troisième rang des régions françaises, hors Ile-de-France, avec près de 3 % du PIB de la France, et un PIB par habitant de 28 470 euros en 2008[1]. La région est relativement prospère, avec une activité économique variée. Depuis 2002, elle connaît des difficultés latentes dont témoigne la faible croissance du PIB durant toute la décennie suivante. Cependant, cette période est aussi une phase de reconversion du tissu industriel et économique, qui pose les jalons d'une croissance future davantage robuste.

Alsace
Données générales
Pays France
Subdivision région
Organisations économiques Chambres de commerce et d'industrie
Statistiques [[1]]
Classement 12e région contributrice française, 4e en PIB par habitant (cf.insee), 4e région exportatrice et 1re en terme d'exportation par habitant [2] (2008)
PIB (milliards) € 52, 146 (2008)
PIB par habitant € 28 285, 4e région française (2008)
Croissance 5 % (2000 à 2007)
Chômage 8,4 % (2011)
PIB par secteur agriculture :  %
industrie :  %
services :  % ()
Population active (millions) 897,2 milliers soit un taux d'activité de 73,4% (2008)
Population active par secteur agriculture : 1,5 %
industrie : 26,7 %
services : 71,8 % (2007[3])
Pop. sous le seuil de pauvreté 8,4 % (< 60 % du revenu médian) % (2004)
Industries principales
Partenaires commerciaux
Exportations (milliards) € 29,5[4], 7,1 % des exportations de la France (2011)
Principaux partenaires Allemagne (29,4 %), Pays-Bas (8,9 %), Italie (8,7 %), Royaume-Uni (6,5 %), Espagne (5,5 %) et Suisse (5,3 %)
Importations (milliards) € 31,5[5], 6,2 % des importations de la France (2011)
Principaux partenaires Allemagne (29,3 %), Suisse (11,9 %), Etats-Unis (7,4 %), Chine (6,3 %), Pays-bas (5,9 %), Italie (5,8 %)
n/d= non déterminé(e)


Sommaire

[modifier] Histoire économique de la région

[modifier] L'économie de la région avant la première révolution industrielle

[modifier] Les mutations économiques au cours du XIXe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle

[modifier] De la reconstruction aux années 1980

[modifier] L'international

  • L'Alsace est fortement tournée vers l'international, 35 % des entreprises y ont une participation étrangère (notamment allemande, suisse, américaine, japonaise et scandinave). L'Allemagne a représenté près de 38,5 % des importations alsaciennes en 2002.
  • La région affiche un taux d'ouverture plus de deux fois supérieur à la moyenne nationale, soit 46 %, derrière la Haute-Normandie[6]. La période de 2000 à 2007 a vu une augmentation considérable de la valeur des échanges de la région avec le monde, +40 % pour les exportations et +47 % pour les importations. Après une chute brutale des échanges en 2009 liée à la crise (-17 %), la reprise économique s'est accompagnée d'une croissance des importations soutenue sur l'année 2010 (+24 % à 28,6 milliards d'euros), plus forte que celle des exportations (+15 % à 26,5 milliards d'euros). La valeur des importations a ainsi dépassé celle des exportations entraînant une nette détérioration du taux de couverture à 93 % en 2010.

[modifier] Etude sectorielle

[modifier] Secteur primaire

[modifier] L'agriculture

  1. exploitations céréalières
  2. Le village de Sigolsheim, en Alsace
    La viticulture de Thann à Wissembourg, sur une fine bande située à la limite entre le fossé du Rhin et les collines sous-vosgiennes, (principalement dans le centre de la région, entre Sélestat et Colmar, la Route des Vins d'Alsace ; Toutefois, aucune vigne n'apparaît à hauteur du col de Saverne et d'Haguenau : ainsi, les vignobles de Wissembourg forment une enclave isolée.
  3. agriculture de montagne
  4. quelques productions spécifiques :
  • la culture du houblon
  • la culture du chanvre
  • la culture du choux à choucroute
  • la culture des betteraves sucrières
  • les cultures maraîchères

[modifier] L'exploitation forestière

[modifier] Extractions minière et d'hydrocarbure

On extrayait du pétrole au nord et de la potasse au sud. Ces deux activités ont été stoppées respectivement dans les années 1950 et en 2004.

L'exploitation minière du chlorure de potassium (sylvinite - phosphates) qui pendant un siècle a extrait 570 millions de tonnes (treize mille salariés en 1950) est désormais l'objet d'un musée à côté du chevalet de la mine Rodolphe à Wittelsheim.

[modifier] Secteur secondaire

[modifier] L'industrie agroalimentaire

  • le brassage de la bière (la moitié de la bière française est produite en Alsace surtout aux environs de Strasbourg, notamment à Schiltigheim, Obernai et Hochfelden)
  • le chocolat et confiserie (Masterfood à Haguenau et Steinbourg, Kraft Suchard à Strasbourg, Chocolat Schaal à Geispolsheim)
  • la charcuterie industrielle (Stoeffler, Pierre Schmidt, Iller, Tempe, Maurer,...)
  • le raffinage de sucre (Sucre Erstein)

[modifier] La filière bois

[modifier] L'artisanat

[modifier] Le textile

Article détaillé : Économie de l'industrie textile.

Aujourd'hui, le textile regroupe près de 250 entreprises soit 8000 emplois[7]. Certaines résistent à la crise du textile que traverse l'ensemble des pays industrialisés depuis la fin des accords multifibres (2005) en développant de nouveaux matériaux (NSC Groupe, AK Filtration...). Toutefois, l'innovation n'est pas un gage de survie, comme le montrent les difficultés de DMC dont seule l'activité "fil à broder" dégage un bénéfice notable. On observe par ailleurs une réorganisation de la filière[8], caractérisée par la fermeture de sites de production dans les vallées vosgiennes et l'implantation d'usines textiles en plaine, proche des grandes voies de communication, par exemple à Marckolsheim avec Faurecia ainsi qu'à Saint-Louis. Cette réorganisation s'accompagne également d'une coopération renforcée au sein du pôle de compétitivité "fibres naturelles Grand Est" (Cf.Fibres).

[modifier] Le BTP

[modifier] La métallurgie, sidérurgie et l'industrie lourde

[modifier] Le secteur de l'énergie

[modifier] Le secteur des transports et des biens d'équipement

[modifier] La chimie, la pharmacie et les biotechnologies

  • l'industrie des sciences de la vie, dans le cadre du technopôle trinational Biovalley occupant le leadership européen de ce domaine ;

[modifier] Secteur tertiaire

[modifier] Le commerce

[modifier] Les services

[modifier] Les banques, les assurances et la finance

[modifier] La recherche et le développement

[modifier] Le tourisme

En 2008, la région a accueilli près de 11 millions de touristes. La part de cette activité dans le PIB s'élève à 5,1 %, soit environ 2,5 milliards d'euros.

Les sites majeurs sont les suivants :

  • Strasbourg et la "Petite France", Colmar ...
  • les nombreux châteaux dont celui du Haut-Koenigsbourg
  • La route des vins
  • Neuf-Brisach et sa fortification de Vauban
  • la ligne Maginot

Quelques événements incontournables :

  • les marchés de Noël
  • les foires
  • les spectacles

[modifier] Aspects socio-économiques

[modifier] Le chômage

Longtemps épargnée par le fléau du chômage, l'Alsace a vu celui-ci fortement augmenter, passant de 4,8 % en 2001 à plus de 8 % en 2006, pour se résorber autour de 6,2 % de la population active en 2008[9]. Ce taux de chômage relativement faible était dû à l'industrie (26 % des emplois) en crise désormais. L'Alsace entame dorénavant sa reconversion industrielle vers le tertiaire, notamment la recherche et les nouvelles technologies.

Cette reconversion se traduit notamment par la création d'un nouveau pôle : le pôle IMAGE (iconoval). Il regroupe toutes les activités de nouvelles technologies, d'image et d'audiovisuel. Ce pôle a été créé suite à une étude qui a montré l'importance de ce secteur en Alsace, du nombre d'emplois qu'il représente et des atouts de la Région, siège de plusieurs organismes européens dans l'audiovisuel (Observatoire européen de l'audiovisuel, Fonds Eurimages, EPRA, ARTE, CIRCOM, ...). Créé en 2003, il se met progressivement en place pour pouvoir mieux développer ce secteur.

[modifier] Les travailleurs frontaliers

[modifier] La répartition des revenus

[modifier] Le niveau de qualification

[modifier] Quelle place pour l'Alsace dans la mondialisation ?

[modifier] L'action de l'Etat, des collectivités territoriales et de la CCI

[modifier] Le développement des infrastructures

  • le rail: TGV, hausse du cadencement des TER, projet d'une troisième voie, ...
  • la route : GCO de Strasbourg, ...
  • les canaux
  • la desserte aérienne

[modifier] Les universités et les écoles

[modifier] Les pôles de compétitivité

  • un pôle Alsace Biovalley (anciennement innovations thérapeutiques) à vocation mondiale qui concerne les sciences de la vie, les biotechnologies, la pharmacie. Ce pôle rassemble 81 entreprises dont la géographie va de Brest/Lyon à l'Allemagne et la Suisse[10].

L'Alsace est la deuxième région de France dans le domaine des biotechnologies.

  • un pôle automobile du futur pour l'Alsace et la Franche Comté axé autour des constructeurs PSA Peugeot Citroën, Bugatti, FAM Automobiles, Dangel Automobiles, Lohr Industries et Alstom Transport. En 2008, le budget alloué à la R&D s'est établi à 440 millions d'euros[11].

Ce pôle automobile est le deuxième en France pour son importance après celui de la région parisienne.

  • un pôle fibres naturelles Grand Est englobant la Lorraine, l'Alsace et la Franche Comté[12].

[modifier] Les partenariats économiques[13]


[modifier] Notes et références de l'article

[modifier] Annexes

[modifier] Article connexe

[modifier] Lien externe

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