Pfaffenhoffen

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Pfaffenhoffen
La synagogue
La synagogue
Blason de Pfaffenhoffen
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Saverne
Canton Bouxwiller
Intercommunalité C.C. du Val de Moder
Maire
Mandat
Jean-Denis Enderlin
2014-2020
Code postal 67350
Code commune 67372
Démographie
Population
municipale
2 831 hab. (2011)
Densité 800 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 43″ N 7° 36′ 42″ E / 48.845277, 7.61166648° 50′ 43″ Nord 7° 36′ 42″ Est / 48.845277, 7.611666  
Altitude 192 m (min. : 162 m) (max. : 238 m)
Superficie 3,54 km2
Localisation

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Liens
Site web www.pfaffenhoffen.org

Pfaffenhoffen (allemand : Pfaffenhofen) (alsacien : Pfaffhoffe) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin en région Alsace. Le nom de cette commune est le mot français qui comporte le plus grand nombre de « f ».

Géographie[modifier | modifier le code]

La petite ville de Pfaffenhoffen, « Pfaffhoffe » (en Alsacien), est nichée sur la rive droite de la Moder, au pied de la colline de Ringeldorf. C'est d'ailleurs à la sortie de ce village, là où la route aborde sa longue descente dans la vallée, que s'offre le plus beau panorama, non de Pfaffenhoffen même, mais de son environnement : les autres communes de l'agglomération du Val de Moder et les villages du pays de Hanau qui s'égrènent jusqu'aux premiers contreforts des Vosges.

De par sa position au nord du Bas-Rhin, Pfaffenhoffen est depuis longtemps un lieu de passage entre Strasbourg, les pays de la Zorn au sud et le piémont vosgien de Niederbronn au nord, entre Bouxwiller et la haute vallée de la Moder à l'ouest et Haguenau à l'est.

Avec 2663 habitants (en 2006) et 3017 en 2007, la ville de Pfaffenhoffen est la plus peuplée de la communauté de communes du Val de moder. Bordé par la Moder, Pfaffenhoffen a su s'étendre démographiquement et économiquement tout en gardant le charme d'un petit village.

S’appuyant sur une histoire industrielle ancienne, Pfaffenhoffen est pourvue d’un bassin d’emploi attractif avec ses différents commerces de proximité et entreprises.

A 35 km de Strasbourg, 30 km de Saverne et 15 km de Haguenau, Pfaffenhoffen est depuis longtemps un lieu de passage, car se situant sur des grands axes, ce qui en a fait une ville prospère durant les siècles passés[réf. nécessaire]. Son histoire n'en demeure pas en reste, avec pour citoyen d'Honneur le docteur Albert Schweitzer, le passé glorieux de Pfaffenhoffen se retrouve encore aujourd'hui dans les différents monuments d'époque.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le bourg de Pfaffenhoffen s'est développé autour d'un croisement de deux chemins celtiques, l'un longeant la Moder d'est en ouest, l'autre reliant Brumath à la région de Niederbronn.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dès les VIIe - IXe siècles, l'abbaye bénédictine de Wissembourg possédait d'importante propriétés en Alsace, au Palatinat et en Lorraine. Le nom de Pfaffenhoffen est composé de deux particules: « Pfaff » et « hoffen ». En langue germanique ancienne, Pfaff désignait un ecclésiastique, un clerc, hoffen se traduit par cour, ferme. Pfaffenhoffen était donc une cour domaniale d'un couvent, d'une abbaye. Un acte de donation de cette vénérable institution, cite, en l'an 773, pour la première fois, le domaine de « Matra Villa » comprenant, sans doute, les villages jumeaux Pfaffenhoffen et Niedermodern. Par la suite, les moines de Wissembourg y fondèrent l'église Saints Pierre et Paul.

En 1017, « Paphenhoven » est mentionné, en tant que « Bien d'Empire » (Reichslehen) dans un acte de l'empereur Henri II. En 1334, Louis III de Lichtenberg possédait la moitié de Pfaffenhoffen et de Niedermodern, conjointement avec les sires d'Ochenstein, qui dès 1293, avaient été investis de leur part par le roi Adolphe de Nassau, au titre de fief de la noblesse impériale.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Enseigne de boulanger à Pfaffenhoffen.

Depuis le XVIe siècle, Pfaffenhoffen est un centre commercial important de la région. Les marchés hebdomadaires et les foires trimestrielles attirèrent toujours une foule d'acheteurs et de marchands. Le commerce du cuir, de drap, de poterie était florissant. La règlementation locale de ce commerce fut consignée dès 1513 dans le Fleckenbuch de Pfaffenhoffen. Au milieu du XVIIe siècle, Pfaffenhoffen était le siège de la confrérie des bergers de près de 200 communes de la Basse-Alsace et détenait ainsi le monopole du commerce de la laine. Les paysans, venus d'une trentaine de villages des environs, y proposaient leurs grains, leur beurre et d'autres produits de la ferme. De nombreux artisans, restaurateurs, brasseurs profitèrent de cette activité et contribuèrent à la renommée du bourg.

L'église Saints Pierre et Paul, fondée par les moines de Wissembourg dès le VIIIe ou IXe siècle, était devenue un archiprêtré et l'église-mère de six communes environnantes. En 1545, la Réforme fut introduite dans le Comté de Hanau-Lichtenberg. Puis le 8 avril 1546, le Premier synode protestant du comté de Hanau-Lichtenberg s'est tenu dans le bourg dans le but d'organiser le nouveau culte. Sur ordre de Louis XIV, l'église Saints Pierre-et-Paul est déclarée simultanée le 28 juillet 1685. Elle accueillit les deux cultes jusqu'à l'inauguration de la nouvelle église protestante, le 6 septembre 1885. La population de Pfaffenhoffen a été éprouvée par tous les malheurs et les destructions causés par les guerres sévissant dans la région du XIVe au XVIIIe siècle : Guerre de Cent Ans, des Paysans, des Religions.

La Guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Pfaffenhoffen a été particulièrement éprouvé par la Guerre de Trente Ans, une bataille décisive[précision nécessaire][1] ayant eu lieu sur les hauteurs au sud du bourg. Les Guerres de la Succession d'Espagne et les Guerres de la Révolution apportèrent également leurs lots de souffrances à la population.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pfaffenhoffen

Les armes de Pfaffenhoffen se blasonnent ainsi :
« D'azur à deux clefs versées et passées en sautoir, celle en bande d'argent et celle en barre d'or. »[2].

Les communautés religieuses[modifier | modifier le code]

année luthériens catholiques israélites calvinistes total
1760 85 familles 25 familles 12 familles - -
1784 - - 84 - -
1791 930 177 94 9 -
1813 1052 228 ~130  ? 1412
1825 1350 160 152 15 1657
1851 1257 161 80 - 1498
1865 1179 185 68 - 1498
1950 - - ~20 - -

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution[modifier | modifier le code]

Pfaffenhoffen est passé définitivement aux seigneurs de Lichtenberg en 1454 puis aux comtes de Hanau-Lichtenberg en 1480 et enfin aux Hesse-Darmstadt de 1736 à la Révolution Française.

Pfaffenhoffen était un chef-lieu de bailliage du Comté de Hanau-Lichtenberg qui comprenait selon les époques de dix-huit à neuf villages des environs; Alteckendorf et Schwindratzheim par exemple. Chaque année, les bourgeois de Pfaffenhoffen élisaient un Heimburger (maire), tandis que le Seigneur nommait pour un temps indéterminé et à sa convenance un Amtmann (bailli) de noble extraction et un Schultheisen (écoutète) issu de la communauté bourgeoise locale. Pour certaines années des XVIe, XVIIe, et XVIIIe siècles leurs noms ont été consigné dans le Fleckenbuch de Pfaffenhoffen.

Les Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 1795 septembre 1797 Léonhard Gangloff DVD  
septembre 1797 octobre 1798 Gottfried Strohl DVD  
1798 1810 Jacob Moritz Bonapartiste  
1810 1814 Robert Wagner Bonapartiste  
1815 1816 Georges Helmstetter Bonapartiste Général, Conseiller Général
1817 1826 Georges Frédéric Spach Monarchiste  
1827 1830 Geoffroi Oppermann DVD  
1830 1831 Charles Breithaupt DVD  
1832 1841 Philippe Jacques Krebs DVD  
1842 1846 Philippe Gerst DVD  
1847 1851 Charles Louis Spach DVD  
1852 1853 Jean Moritz DVD  
1854 1867 Léonard Gerst DVD  
1868 1871 Charles Louis Spach Bonapartiste  
1872 1875 Frédéric Pierron DVD  
1876 1886 Philippe Chrétien Schweitzer[3] DVD  
1887 1913 Daniel Moritz DVD  
1914 1918 Philippe Rosenfelder DVD  
1919 1925 Georges Weiss DVD  
1926 1941 Charles Koecher DVD  
1945 1965 Ernest Biedermann UDR  
1965 1971 Edgard Knecht DVD  
1971 1979 André Haarscher DVD  
1979 1983 Edgard Knecht DVD  
1983 2001 Jacques Zebst DVD  
mars 2001 en cours Pierre Marmillod[4] UDF puis FED - UDI Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 831 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 139 1 329 1 340 1 437 1 484 1 615 1 426 1 498 1 469
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 394 1 432 1 459 1 459 1 382 1 475 1 386 1 350 1 494
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 398 1 412 1 402 1 188 1 252 1 276 1 369 1 455 1 515
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 802 2 098 2 306 2 261 2 285 2 468 2 677 2 663 2 735
2011 - - - - - - - -
2 831 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Synagogue de Pfaffenhoffen (extérieur).
Synagogue de Pfaffenhoffen (intérieur).

Patrimoine religieux

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Joliot-Curie (1900-1958), physicien français (époux de Irène Joliot-Curie).
  • Alfred Krieger (1903-1957), résistant et homme politique.
  • Albert Schweitzer (citoyen d'honneur).
  • Jean-Paul Sartre (a résidé à Pfaffenhoffen, est issu de la famille du Dr A. Schweitzer).
  • Général Helmstetter.
  • Georges Klein, spécialiste des arts populaires alsaciens, décédé en 2001 est originaire de la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Fischer, À propos d'un centenaire (1885-1985) : chronique de la construction de l'église protestante de Pfaffenhoffen, Veit, Pfaffenhoffen, 1985, 16 p.
  • Albert Kiefer et François Lotz (éd. et trad.), Pfaffenhoffen : Le Livre du bourg (das Fleckenbuch), Société d'histoire et d'archéologie de Saverne et environs, Saverne, 1981, 79 p. (numéro de pays d'Alsace, 115-116, 1981
  • Martin Koecher et Christophe Maurer, La reconversion de la brasserie Rœmer à Pfaffenhoffen, Strasbourg, 1990, 2 vol. (mémoire d'Architecture)
  • Marc Ledogar, Rémy Bertrand et Bernard Klein, Le Val de Moder : Pfaffenhoffen, Uberach, La Walck, Nierdermodern, à travers les cartes postales anciennes, Pfaffenhoffen, 1988, 143 p.
  • François Lotz, Jean-Paul Ehrismann et François Joseph Fuchs, Histoire d'une petite ville d'Alsace : Pfaffenhoffen, Centre d'aide par le travail L'Essor, Strasbourg, 1997, 248 p.
  • Pierre Michel, L'évolution des rapports fonctionnels entre un petit centre urbain et la campagne voisine : l'exemple de Pfaffenhoffen (Bas-Rhin), Centre de documentation universitaire, Paris, 1954, 140 p. (travaux du laboratoire de géographie de l'Université de Strasbourg, série A, Études urbaines)
  • Pfaffenhoffen : du Flecke au bourg-centre, Mairie de Pfaffenhofen, 2003, 123 p.
  • Christiane Schwarz, Le notariat de Pfaffenhoffen et les contrats de mariage de 1831-1850, Université de Strasbourg 2, 1995 (mémoire d'Histoire régionale)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. s:de:Topographia Alsatiae (Elsass): Pfaffenhofen: Im Augusto dieses Jahrs[1633] / hernach; ward solches Städtlein wieder / und zwar von den Lothringern / angegriffen; aber durch Pfaltz-Graff Christian glücklich entsetzt / der Lothringer 900. erschlagen / all ihr Plunder / Munition / und 5. Stück bekommen; der Schwedischen seyn bey 200. geblieben.
  2. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=10308
  3. « Notice no IA67010156 », base Mérimée, ministère français de la Culture Maison Schweitzer
  4. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « Notice no IA67010139 », base Mérimée, ministère français de la Culture Hôtel de ville
  8. « Notice no PA00084893 », base Mérimée, ministère français de la Culture Mairie
  9. Espace culturel « La Scène »
  10. « Notice no IA67010177 », base Mérimée, ministère français de la Culture Moulin Sandmuehle puis centrale hydroélectrique
  11. « Notice no IA67010141 », base Mérimée, ministère français de la Culture Fortification d'agglomération
  12. « Notice no IA67010131 », base Mérimée, ministère français de la Culture Eglise paroissiale Saint-Pierre et Saint-Paul
  13. « Notice no IM67014244 », base Palissy, ministère français de la Culture Orgue église paroissiale Saint-Pierre-Saint-Paul
  14. « Notice no PA00084892 », base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière (ancien ossuaire)
  15. « Notice no IA67010133 », base Mérimée, ministère français de la Culture Eglise protestante de 1884
  16. « Notice no IA67010137 », base Mérimée, ministère français de la Culture Cimetière protestant
  17. « Notice no IA67010138 », base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle sépulcrale du cimetière protestant
  18. « Notice no PA00084894 », base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue classement par arrêté du 26 mai 1992
  19. « Notice no IA67010135 », base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue de 1791
  20. « Notice no PM67001346 », base Palissy, ministère français de la Culture fontaine d'ablutions : fontaine murale
  21. « Notice no PM67000230 », base Palissy, ministère français de la Culture bas-relief (Aron ha Qodesh)