Reichstett

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Reichstett
L'église Saint-Michel.
L'église Saint-Michel.
Blason de Reichstett
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Strasbourg-Campagne
Canton Mundolsheim
Intercommunalité Communauté urbaine de Strasbourg
Maire
Mandat
Georges Schuler
2014-2020
Code postal 67116
Code commune 67389
Démographie
Gentilé Reichstettois
Population
municipale
4 400 hab. (2011)
Densité 578 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 47″ N 7° 45′ 11″ E / 48.6464, 7.7531 ()48° 38′ 47″ Nord 7° 45′ 11″ Est / 48.6464, 7.7531 ()  
Altitude Min. 133 m – Max. 149 m
Superficie 7,61 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.reichstett.fr/

Reichstett est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 7 km de Strasbourg et membre de la communauté urbaine de Strasbourg, Reichstett a été récompensée par trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[1].

Reichstett est une étape du grand itinéraire cyclable EuroVelo 5 (EV5 Via Romea Francigena de Londres à Rome/Brindisi). Il emprunte entre Saverne et Strasbourg l'ancien chemin de halage du canal de la Marne au Rhin qui passe au sud-est de la commune. Par ailleurs, Reichstett est une étape de l'itinéraire cyclable franco-allemand de la piste des forts qui épouse l'ancienne ceinture de la place fortifiée de Strasbourg sur 85 kilomètres.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Reichstett
Vendenheim La Wantzenau
Reichstett
Souffelweyersheim Hœnheim

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour la première fois, l'existence du village est mentionnée dans un document de l'empereur Frédéric Barberousse. Reichstett faisait alors partie du Saint-Empire romain germanique, le premier empire allemand. Barberousse légua en 1163 les biens de la banlieue de Rinstett à l'église Saint-Thomas de Strasbourg. De 1271 à 1486, on fait mention d'une génération de noblesse qui s'éteignit avec Nicolas de Rinstett en 1486. Un document de 1350 nomme le village de Rynstett alors qu'en 1163 on écrivait Rinstetten et en 1259 Rinstettin.

Incendiée à plusieurs reprises par des bandes pillardes, Reichstett fut entièrement détruit par les troupes de Mansfeld en 1622, lors de la guerre de Trente Ans qui ravageait l'Empire allemand. Dix ans plus tard, en 1632, les Suédois forcèrent les habitants à évacuer le village. En 1667, Reichstett ne comptait plus que 80 habitants qui payaient la dîme au curé du village. Dans un document de 1670, il apparaît que Reichstett était un village riche, au sol fertile, possédant une belle forêt et des champs bien cultivés.

En 1678, Reichstett fut envahi par les armées françaises du maréchal de Créquy, lesquelles incendièrent le village, tandis que Turenne poursuivait les soldats impériaux au-delà du Rhin. C'est de cette époque que date son annexion par la France.

De 1790 à 1802, Reichstett appartenait au canton de Brumath ; de 1802 à 1835 au canton d'Oberhausbergen, de 1835 à 1973 au canton de Schiltigheim.

En 1800, Reichstett comptait 778 habitants et 1 002 en 1833. En 1871, on dénombrait 218 maisons avec 1 048 habitants, en 1907, 252 maisons abritent 1 464 habitants. Dès 1869 il est fait mention de l'école à classe unique et mixte. Cette école était dirigée par un instituteur. Chaque élève payait 10 centimes par semaine et, en hiver, apportait sa bûche. Le nombre croissant d'élèves déclencha la création d'une deuxième classe. L'instruction des filles était confiée à une sœur de saint Jean de Basse (1827).

L'église actuelle, construire en 1767, fut agrandie par deux transepts vers 1900. La construction des orgues date de la même époque.

Durant la Première Guerre mondiale, les soldats (allemands) employèrent le fort Rapp comme camp de prisonniers russes et italiens. Entre les deux guerres, une politique radicale de francisation fut établie dans les écoles, puis à nouveau suspendue durant l'occupation nazie de 1940-1944. De juin 1940 à la libération en 1944, Reichstett, comme d'ailleurs toute l'Alsace, subit l'annexion de facto au Troisième Reich allemand. La commune fut administrée par un Bürgermeister et un Ortsgruppenleiter (après avoir connu pendant des siècles un Schultheiß (de) et pendant la période 1790-1871 un maire).

Le 23 novembre 1944, la commune fut libérée par la 2e division blindée du général Leclerc. Le général de Gaulle, grâce à son prestige auprès des Américains, réussit à maintenir ces derniers sur leurs positions occupées en novembre 1944 face à une contre-offensive allemande. Quelques jours après, une contre-offensive lancée par les troupes françaises écartait tout danger.

À la libération, un comité administratif fut désigné par le préfet et resta en fonction jusqu'aux premières élections municipales en automne 1945.

Dès lors, la commune connut un essor des plus considérables, surtout à partir de 1960, début de la construction de la raffinerie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Reichstett

Les armes de Reichstett se blasonnent ainsi :
« D'azur à Saint Michel Archange tenant de sa dextre une épée haute et de sa senestre une balance, le tout d'or. »[2].

Économie[modifier | modifier le code]

Reichstett accueille (la plus grosse partie se trouve sur le ban de Vendenheim) une raffinerie de pétrole appartenant au groupe Petroplus et classée Seveso[3].

La multinationale mexicaine de matériaux de construction Cemex y possède une unité de production de béton prêt à l'emploi.

Reichstett a dans son banc communal une zone industrielle comportant de nombreuses entreprises ainsi qu'une société d'expertise comptable le long de la D63.

De nombreux commerces sont présents dans le village : boulangerie, coiffeur, bureau de tabac, fleuriste, supermarché...

Il y a un bureau de poste, une pharmacie et plusieurs banques.

Il y a des possibilités de restauration et d'hébergement dans le village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
15 mars 2008 en cours Georges Schuler[4] UMP  
mars 2001 15 mars 2008 Claude Marty    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 400 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
765 778 884 932 1 002 1 025 1 119 1 073 1 066
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 053 1 074 1 005 1 050 1 069 1 087 1 102 1 286 1 354
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 395 1 464 1 488 1 240 1 306 1 340 1 353 1 368 1 457
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 666 2 548 3 597 4 464 4 640 4 882 4 558 4 466 4 400
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Reichstett dispose d'une école maternelle publique et d'une école élémentaire publique.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Reichstett est jumelée avec :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]