Marie-Gabrielle de Savoie

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Maison de Savoie
Casa di Savoia
Dynastie depuis 1820
Image illustrative de l'article Marie-Gabrielle de Savoie
Vittorio Emanuele II
Enfants
Umberto Ier
Enfant
Vittorio Emanuele III
Enfants
Umberto II
Enfants
Vittorio Emanuele di Savoia (1937-)
Enfant
Emanuele Filiberto di Savoia (1972-)
Enfants
  • Vittoria
  • Luisa

Marie Gabrielle Josèphe Aldegonde Adélaïde Marguerite Louise Félicitée Janvière de Savoie naît le 24 février 1940 au palais royal de Naples (Italie). Elle est la fille du roi Humbert II d’Italie et de la reine née Marie-José de Belgique (fille du roi Albert Ier de Belgique). À l’état civil italien, elle porte les prénoms : Maria Gabriella Giuseppa Aldegonda Adelaide Margherita Ludovica Felicita Gennara ; « Ella » est un diminutif.

Comme tous les enfants du souverain ainsi que ceux du prince héritier (son père l’était à sa naissance), elle porte le titre de princesse royale Marie-Gabrielle de Savoie avec le prédicat d’altesse royale en vertu du statut de famille daté du 1er janvier 1890.

Marie-Gabrielle a épousé à Sainte-Mesme (Yvelines, Île-de-France, France) le 16 juin 1969 et religieusement à Èze-sur-Mer, commune d’Èze (Alpes-Maritimes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France), le 21 juin 1969 Robert Zellinger de Balkany, promoteur immobilier né à Iklod, Transylvanie, Roumanie, le 4 août 1931. Une séparation intervient en 1976 et le divorce est prononcé en 1990. Enfant :

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Durant la croisière des rois, une idylle lui fut prêtée avec le futur Juan-Carlos d’Espagne en 1956 mais la fille d’un souverain régnant lui fut préférée — le général Franco souhaitant un mariage hors d’Espagne, donc avec la fille d’un souverain régnant, afin d’éviter des manifestations royalistes pouvant miner son pouvoir.

Autre projet matrimonial en 1958 avec Mohammad Reza Pahlavi, shah d’Iran, qui demanda sa main après la répudiation de son épouse Soraya : mais là les obstacles de religion étaient de taille.

Marie-Gabrielle de Savoie fut reçue au Quirinal à Rome en 1991 par Francesco Cossiga, président de la République italienne, c’est-à-dire dans l’ancien palais royal.

Marie-Gabrielle inaugura une plaque apposée sur l’ancien Sénat de Nice en compagnie du maire Jacques Peyrat en 1999 : la présence d’une princesse de la maison de Savoie qui régna près de 500 ans (1388-1860) sur Nice était destinée à interpeller les autorités françaises et les inciter à revenir sur la décision de supprimer la cour d'appel de Nice (au profit d'Aix-en-Provence) prise lors du rattachement de Nice à la France en 1860.

Marie-Gabrielle est diplômé en langues en Suisse puis a suivi des cours à l’École du Louvre à Paris.

Depuis la mort le l’ancien roi Humbert II d’Italie son père, elle dirige, avec l’assentiment de son frère Victor-Emmanuel de Savoie, la Fondation Humbert-II-et-Marie-José-de-Savoie destinée à dépouiller les archives de la Maison de Savoie qui régna sur des territoires appartenant aujourd'hui à la France, à la Suisse et à l’Italie.

Résidence[modifier | modifier le code]

Marie Gabrielle de Savoie, occupera jusqu’à son divorce en 1990, le Château Balsan, près d’Èze-sur-Mer (Alpes-Maritimes), magnifique propriété privée construite par Jacques Balsan en 1921, et rachetée par son mari.

Et aussi[modifier | modifier le code]

Marie-Gabrielle de Savoie quitte l’Italie après le plébiscite de 1946 qui instaurera la république. Elle se confiera au quotidien régional Nice-Matin en 1987 : « Je suis partie au Portugal avec mon père. J’ai commencé mes études… à Madrid, j’ai préparé un doctorat scientifique, puis je suis redescendue à Genève chez ma mère. » Marie-Gabrielle de Savoie enseignera par la suite et pour quelque temps à l’école internationale de Genève.

Sa présence sur les terres d’Èze est naturelle puisque entre 1388 et 1860, la commune d’Èze et le comté de Nice, dépendaient de la famille de Savoie, c’est-à-dire du XIVe siècle au XIXe siècle.

Aujourd’hui encore, dans l’église, une peinture représente le village d’Èze-sur-Mer surmonté de la bannière rouge à croix blanche de la Savoie, marque d’un ancrage inaltérable de cette appartenance et de son passé historique.

Marie-Gabrielle ajoutera dans son interview « …la famille de Savoie, comme des romanichels, se sont beaucoup déplacés. Ils ont donné la Savoie aux Français, mais représentent huit siècles d’histoire ».

Elle s'est présentée à l’élection présidentielle italienne de 2006, mais n’a obtenu que trois voix des députés et sénateurs réunis pour l’élection.

Don[modifier | modifier le code]

  • Généreuse, attentionnée et adulée par ses concitoyens, elle fera de nombreux dons pour sa commune et notamment, un tableau de l’école de Raphaël à l’église paroissiale d’Èze-sur-Mer.

Trésor de la famille de Savoie[modifier | modifier le code]

Le « trésor de la famille de Savoie » se composant de bijoux et de milliers de perles, de diamants et d’autres pierres précieuses, remontant au XIXe siècle et notamment un collier contenant 684 perles offert par le Humbert Ier d’Italie (1878-1900) à son épouse Marguerite de Savoie (1851 † 1926) ainsi qu’un diamant rose célèbre, ayant appartenu à un ami de Napoléon. La famille voulant mettre en vente une partie de ce trésor, Marie-Gabrielle de Savoie s’y oppose formellement avec l’appui de ses deux sœurs Maria Pia de Savoie et Marie-Béatrice de Savoie, pour conserver ces bijoux dans une banque romaine.

Relations[modifier | modifier le code]

En 1958, Mohammad Reza Pahlavi, dernier chah d’Iran, après son divorce avec sa deuxième femme, indiqua qu’il était intéressé par la princesse Marie-Gabrielle de Savoie, comme troisième épouse. L’Osservatore Romano, quotidien du soir italien, publié par le service officiel d’information du Vatican, estima que cette union serait une catastrophe pour les mondes musulman et catholique.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Dynasties qui ont fait l’histoire : Ouvrage publié sous la direction du Prince Michel de Grèce et avec la participation de Marie-Gabrielle de Savoie - Helstar (Genève) - 1972

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • série Les manuscrits du C.E.D.R.E. (Cercle d’étude des dynasties royales européennes, président : Jean-Fred Tourtchine) :
    • Le Royaume d'Italie, volume III, 267 pages, 1994, ISSN 0993-3964