Bigaradier

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Citrus aurantium

Le Bigaradier ou Oranger amer (Citrus aurantium L., 1753) est une espèce d'arbres de la famille des Rutacées (agrume). Le fruit, les feuilles, les rameaux et la fleur ont de nombreuses applications alimentaires et en parfumerie.

Description[modifier | modifier le code]

Le bigaradier est un arbre de 5 à 10 mètres. Il s'est répandu au début de l'ère chrétienne en Inde et fut introduit dans le sud de la France par les croisades. Les Maures le cultivèrent intensivement près de Séville en Espagne, ce qui valut au fruit son surnom d'orange de Séville. Une sous-espèce de Bigaradier donne l'huile essentielle de Bergamote[1].

Feuilles[modifier | modifier le code]

Les feuilles du bigaradier sont ovales, luisantes, couverte d'une cuticule cireuse (qui a fait l'objet d'analyses[2]) et persistantes avec une épine à l'aisselle des feuilles inférieures.

Fruit[modifier | modifier le code]

Des bigarades.
Bigarade panachée.

Le bigaradier porte un fruit, la bigarade, également nommé orange amère (ou zhi shi en médecine chinoise traditionnelle)[3]. Ce fruit est plus petit que l'orange douce et a la peau rugueuse teintée de vert ou de jaune. Sa chair est acide, peu juteuse, très amère et contient beaucoup de pépins.

Fleurs[modifier | modifier le code]

Les fleurs d'oranger amer sont blanches ou roses, plus grandes que celles de l'oranger doux et très odorantes. Elles fleurissent au début du printemps.

Biologie[modifier | modifier le code]

En termes de phytosociologie, il a été constaté que cette espèce a des capacités Allélopathiques (c'est à dire à éloigner les autres espèces) [4].

Utilisations[modifier | modifier le code]

Le fruit du bigaradier est surtout utilisé en conserve ou cuit (confiture, sirop, marmelade). La marmelade d'orange est faite uniquement à partir de l'orange amère et non de l'orange douce.

Très parfumée, la fleur de bigaradier sert à la fabrication de l'absolu de fleur d'oranger, de l'eau de fleur d'oranger et de l'essence de néroli utilisée en parfumerie et pour aromatiser les aliments. Ces extraits contiennent une forte proportion d’anthranylate de méthyle responsable de la note typique de la fleur d’oranger amer. Les rameaux sont utilisés pour la fabrication de l'essence de petit grain bigarade, une huile essentielle riche en acétate de linalyle.

Du zeste du fruit on extrait l'essence d'orange amère par exemple utilisée pour la fabrication du triple sec, d'amers, du Grand Marnier et du Cointreau, dont on trouve des plantations notamment en Haïti du coté du Cap-Haïtien.

Dans le sud-est de la France, on utilise les fruits en macération dans du vin (blanc, rosé ou même rouge) additionné de sucre et d'alcool pour confectionner un apéritif : le vin d'orange.

À Malte, où le bigaradier a été introduit avant l'oranger, la bigarade est aujourd'hui utilisée dans la fabrication du soda maltais, le Kinnie, ce qui lui donne son amertume caractéristique.

La clémentine a d'abord été considérée comme un hybride entre le mandarinier (Citrus deliciosa Ten.) et une variété de bigaradier à feuille de saule (Citrus salicifolia Raf. 'Granito'). Ce dernier avait été importé d'Espagne comme porte-greffe pour les cultures d'agrumes. Toutefois des études récentes menées par la station INRA de San-Giuliano en Corse consacrée à l'agrumiculture, ont montré à partir de l'analyse des chromosomes qu'il s'agissait en réalité d'un hybride entre le mandarinier et l'orange douce (Citrus sinensis).

Il est utilisé comme ingrédient dans certains compléments alimentaires ou aliments vendus pour la perte de poids[5], mais interdit (pour ce qui concerne le fruit vert) pour cet usage dans certains pays (dont en France depuis mai 2012[6]). Plusieurs études (dans les années 1990 et 2000) ont mis en évidence sur le modèle animal (rat de laboratoire) un effet amaigrissant (ou plus précisément « thermogénique »[7],[8]), mais l'une d'entre elles a aussi trouvé un effet cardiotoxique, avec des arythmies cardiaques et un accroissement du taux de mortalité chez les rats traités (par voie orale) par des extraits de fruits[9]Modèle:,,[10], sans doute en raison de la teneur du fruit en un alcaloïde, la synéphrine, mais une revue d'études publiées en 2006 conclue que l'on manque de donnée pour évaluer le rapport coût avantage ou l'efficacité ce cette molécule pour maigrir[11].

Propriétés médicinales[modifier | modifier le code]

Des études de 2002 et 2005 portant sur les huiles essentielles de zeste (essence d'orange amère) et de rameaux (essence de petit grain bigarade) sont traditionnellement utilisés comme alternative aux médicaments chimiques pour :

Une étude japonaise de 1999 laisse penser que les polyméthoxyflavonoides de cette espèce pourrait avoir des effets antimutagènes[16] et une autre étude suggère des propriétés intéressantes contre le cancer du colon[17].

Le bigaradier dans la littérature[modifier | modifier le code]

Georges Caméra évoque la culture de la fleur du bigaradier et la vie dans les campagnes de la Côte d'Azur où la culture du bigaradier était très développée, dans la première moitié du XXe siècle dans deux de ses ouvrages ("La Fleur du Bigaradier" et "Toi, le Bigaradier").}

Physiologie et génétique[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1990, les chercheurs ont acquis des données sur son génome[18], qui ont notamment été exploitées pour tester la création d'arbres transgéniques (OGM)[19]. Des travaux visent aussi à sélectionner ou créer des souches plus résistantes aux augmentations de salinité[20],[21]. On s'intéresse aussi à ses réactions face à l'augmentation du taux de CO2 de l'atmosphère[22],[23],[24]

Références[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Notes et références autres que taxonomiques[modifier | modifier le code]

  1. Mazza G (1986) Étude sur la composition aromatique de l'huile essentielle de bergamote (Citrus Aurantium subsp. Bergamia Risso et Poiteau Engler) par chromatographie gazeuse et spectrométrie de masse. Journal of Chromatography A, 362, 87-99 (résumé).
  2. Reynhardt, E. C., & Riederer, M. (1991) Structure and molecular dynamics of the cuticular wax from leaves of Citrus aurantium L. Journal of Physics D: applied physics, 24(3), 478 (résumé).
  3. Firenzuoli, F., Gori, L., & Galapai, C. (2005). Adverse reaction to an adrenergic herbal extract (Citrus aurantium). Phytomedicine, 12(3), 247-248 (résumé).
  4. AlSaadawi, I. S., & AlRubeaa, A. J. (1985). Allelopathic effects of Citrus aurantium L. I: Vegetational patterning. Journal of chemical ecology, 11(11), 1515-1525
  5. Fugh-Berman, A., & Myers, A. (2004). Citrus aurantium, an ingredient of dietary supplements marketed for weight loss: current status of clinical and basic research. Experimental biology and medicine, 229(8), 698-704.
  6. a et b « L’ANSM interdit l’utilisation de 3 plantes et de 26 substances actives dans les préparations à visée amaigrissante réalisées en pharmacie », sur ansm.sante.fr, ANSM,‎
  7. Preuss, H. G., DiFerdinando, D., Bagchi, M., & Bagchi, D. (2002). Citrus aurantium as a thermogenic, weight-reduction replacement for ephedra: an overview. Journal of medicine, 33(1-4), 247-264.
  8. Gougeon, R., Harrigan, K., Tremblay, J. F., Hedrei, P., Lamarche, M., & Morais, J. A. (2005). Increase in the thermic effect of food in women by adrenergic amines extracted from citrus aurantium. Obesity research, 13(7), 1187-1194.
  9. Calapai, G., Firenzuoli, F., Saitta, A., Squadrito, F., Arlotta, M. R., Costantino, G., & Inferrera, G. (1999). Antiobesity and cardiovascular toxic effects of Citrus aurantium extracts in the rat: a preliminary report. Fitoterapia, 70(6), 586-592 (résumé)
  10. Bent, S., Padula, A., & Neuhaus, J. (2004). Safety and efficacy of citrus aurantium for weight loss. The American journal of cardiology, 94(10), 1359-1361.
  11. Haaz, S., Fontaine, K. R., Cutter, G., Limdi, N., Perumean‐Chaney, S., & Allison, D. B. (2006). Citrus aurantium and synephrine alkaloids in the treatment of overweight and obesity: an update. Obesity reviews, 7(1), 79-88.
  12. a, b, c et d Carvalho-Freitas M.I.R, & Costa M (2002) Anxiolytic and sedative effects of extracts and essential oil from Citrus aurantium L. Biological and Pharmaceutical Bulletin, 25(12), 1629-1633. PMID 12499653
  13. (en) Pultrini Ade M, Galindo LA, Costa M (2005). Effects of the essential oil from Citrus aurantium L. in experimental anxiety models in mice. Life Sci. 2006 Mar 6;78(15):1720-5. Epub 2005 Oct 25. PMID 16253279
  14. Moraes, T. M., Kushima, H., Moleiro, F. C., Santos, R. C., Rocha, L. R. M., Marques, M. O., ... & Hiruma-Lima, C. A. (2009). Effects of limonene and essential oil from Citrus aurantium on gastric mucosa: role of prostaglandins and gastric mucus secretion Chemico-Biological Interactions, 180(3), 499-505.
  15. L Bremnes (1996). L'œil nature - Les plantes aromatiques et médicinales - Citrus (oranger et citronniers). Ed. Bordas. p. 46-47. ISBN 2-04-027061-2
  16. Miyazawa, M., Okuno, Y., Fukuyama, M., Nakamura, S. I., & Kosaka, H. (1999). Antimutagenic activity of polymethoxyflavonoids from Citrus aurantium. Journal of agricultural and food chemistry, 47(12), 5239-5244 (résumé).
  17. Jayaprakasha, G. K., Mandadi, K. K., Poulose, S. M., Jadegoud, Y., Gowda, G. N., & Patil, B. S. (2008). Novel triterpenoid from Citrus aurantium L. possesses chemopreventive properties against human colon cancer cells. Bioorganic & medicinal chemistry, 16(11), 5939-5951 (résumé)
  18. De Simone, M., Russo, M. P., Puleo, G., Marsan, P. A., Lorenzoni, C., Marocco, A., & Reforgiato Recupero, G. (1998) Construction of genetic maps for Citrus aurantium and C. latipes based on AFLP, RAPD and RFLP markers. Fruits, 53(6), 383-390 (Notice Inist-CNRS & résumé).
  19. Ghorbel, R., Domínguez, A., Navarro, L., & Peña, L. (2000). ''High efficiency genetic transformation of sour orange (Citrus aurantium) and production of transgenic trees containing the coat protein gene of citrus tristeza virus. Tree physiology, 20(17), 1183-1189.
  20. Rochdi, A., Lemsellek, J., Bousarhal, A., & Abdellatif, R. (2005). Evaluation sous serre de la tolérance à la salinité de quelques porte-greffes d'agrumes: Citrus aurantium et deux hybrides de Poncirus trifoliata (Poncirus x Citrus sinensis et Poncirus x Mandarinier sunki). Biotechnologie, agronomie, société et environnement, 9(1), 65-73.
  21. Ben-Hayyim, G., Spiegel-Roy, P., & Neumann, H. (1985). Relation between ion accumulation of salt-sensitive and isolated stable salt-tolerant cell lines of Citrus aurantium Plant Physiology, 78(1), 144-148.
  22. Schwanz, P., Kimball, B. A., Idso, S. B., Hendrix, D. L., & Polle, A. (1996). Antioxidants in sun and shade leaves of sour orange trees (Citrus aurantium) after long-term acclimation to elevated CO2. Journal of Experimental Botany, 47(12), 1941-1950 (résumé).
  23. Peñuelas, J., Idso, S. B., Ribas, A., & Kimball, B. A. (1997). Effects of long‐term atmospheric CO2 enrichment on the mineral concentration of Citrus aurantium leaves. New Phytologist, 135(3), 439-444.
  24. Idso, S. B., Idso, K. E., Garcia, R. L., Kimball, B. A., & Hoober, J. K. (1995). Effects of atmospheric CO2 enrichment and foliar methanol application on net photosynthesis of sour orange tree (Citrus aurantium; Rutaceae) leaves. American Journal of Botany, 26-30 (résumé).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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