Guillec

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Guillec • Quillec
Illustration
La partie amont de l'estuaire du Guillec vue de la rive droite côté Plougoulm
Caractéristiques
Longueur 25,3 km
Bassin 43 km2
Débit moyen 0,674 m3/s (Trézilidé)
Régime pluvial océanique
Cours
Source dans le Bois Tréanton
· Localisation Saint-Vougay
· Altitude 94 m
· Coordonnées 48° 34′ 35″ N, 4° 08′ 28″ O
Embouchure la Manche
· Localisation entre Sibiril et Plougoulm
· Altitude m
· Coordonnées 48° 41′ 15″ N, 4° 04′ 19″ O
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Régions traversées Bretagne
Principales localités Plouzévédé, Plougoulm, Sibiril

Le Guillec (ou Quillec) est un cours d'eau du pays de Léon, un fleuve côtier du Finistère qui se jette dans la Manche[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La longueur de son cours d'eau de 25,3 kilomètres[1]. La source du Guillec est dans le Bois de Tréanton, situé au sud du château de Kerjean sur la commune de Saint-Vougay, à l'altitude 94 mètres[2]. Il serpente d'abord vers l'est, passant au sud de Plouzévédé, jusqu'à Trézilidé où il commence à se diriger vers le nord, servant de limite avec Mespaul, puis entre Plougoulm et Tréflaouénan, puis entre Plougoulm et Sibiril. À proximité de Saint-Jacques en Sibiril, sa vallée est franchie par le viaduc de Saint-Jacques, laissant passage à la ligne désaffectée de Saint-Pol-de-Léon à Plouescat des chemins de fer départementaux du Finistère.

Il s'élargit à partir de là en une ria et se jette dans la Manche au sud de l'île de Sieck, entre Moguériec (en Sibiril) et Plougoulm, dans une baie située juste au sud-ouest de la plage du Dossen (en Santec) dans laquelle se jette aussi un autre petit fleuve côtier, l'Horn[2].

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Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Dans le département du Finistère, Le Guillec traverse huit communes[1] et trois cantons :

Soit en termes de cantons, le Guillec prend source dans le canton de Plouzévédé, traverse le canton de Plouescat et conflue dans le canton de Saint-Pol-de-Léon.

Affluent[modifier | modifier le code]

Le Guillec a un affluent référencé[1] :

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Une station hydrométrique est implantée à Trézilidé[4]. Son bassin versant est alors de 43 kilomètres carrés pour une altitude de 35 mètres. Son module est alors de 0,676 m3/s et son VCN3 de 0,180 m3/s.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le des paysans révoltés démantelèrent un pont sur le Guillec, qui permettait à la route allant de Lesneven à Saint-Pol-de-Léon de traverser ce cours d'eau, afin d'empêcher les troupes révolutionnaires se rendant à Saint-Pol-de-Léon où des échauffourées avaient eu lieu le de le franchir. Les insurgés se positionnèrent sur la rive droite du Guillec afin de prendre à revers les troupes dirigées par le général Canclaux et l'équipe chargée de la réparation du pont. Mais le bruit des canons de 4 livres, plus que les tirs eux-mêmes, effrayèrent les insurgés, faiblement armés (quelques fusils, des faux, des crocs et des fléaux) et les mirent en déroute[5].

Article détaillé : Bataille de Kerguidu.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d SANDRE, « Fiche rivière le guillec (J302400A) » (consulté le 21 novembre 2009)
  2. a et b IGN - Géoportail, « Géoportail » (consulté le 21 novembre 2009)
  3. SANDRE, « Fiche ruisseau le stang (J302430A) » (consulté le 21 novembre 2009)
  4. Banque Hydro - Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, « Fiche station J3024010 : Le Guillec à Trézilidé » (consulté le 21 novembre 2009)
  5. Albert Laot, "La bataille de Kerguidu. Révolte contre-révolutionnaire en Basse-Bretagne, mythe et réalité", Skol Vreizh n°65, 2013