Gammaridae

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La famille des Gammaridae (gammaridés) appartient à l'ordre des amphipodes.

Quand les conditions leur conviennent les gammares atteignent des densités d'environ 10 000 individus par m2 (ici en forêt dans le parc naturel de Podkomorské lesy, République Tchèque, Moravie du Sud

Gammares bioindicateurs[modifier | modifier le code]

Les gammares sont des crustacés qui consomment des microalgues, des microchampignons aquatiques[1] et qui peuvent être éventuellement détritivores.

Ils sont considérés comme de bons marqueurs biologiques et bioindicateurs de la qualité de l'eau. Les gammares sont sédentaires et résistants aux micro polluants. Lors de l'évaluation de l'indice biotique général normalisé d'un cours d'eau, la présence de gammares peut indiquer un milieu de qualité médiocre si d'autres espèces plus exigeantes ne sont pas présentes et si la gamme d'espèces de gammares est faible[2].

Alimentation : Comme les aselles, les gammares mangent des algues, qu'on retrouve dans leur estomac. Mais ils en mangent moins que les aselles. La plupart des taxons d'algues sont retrouvés dans le tube digestif des aselles et gammares dans des proportions reflétant leur abondance relative dans leur l'environnement, hormis pour quelques taxons qui semblent un peu plus sélectivement recherchés ou évités, a priori sur la base de facteurs biochimiques et/ou mécaniques[3].
Lors d'une étude faite en Angleterre au début des années 1970 dans 4 cours d'eau, on a montré que les algues constitueaient au moins 3 % du bol alimentaire des gammares collectées sur des substrats rocheux et au moins 6 % chez ceux qui vivent parmi les cladophores ; alors que ces valeurs étaient de 14% du bol alimentaire des Aselles collectées sur des substrats rocheux et 30% chez celles qui vivent parmi les cladophores[3].
Les Aselles digèrent mieux les algues que les gammares, quelle que soit la température naturelle de l'eau. Une partie des algues ingérées ne sont pas digérées et traversent l'intestin sans dommage pour l'animal et pour l'algue, avec des différences selon le taxon d'algue. Ainsi la diatomée Achnanthes minutissima était dans ce contexte la mieux digérée dans l'intestin du gammare (1,5 à 14% d'algues survivantes) alors que toutes les espèces du genre Cymbella spp. résistaient mieux (taux de survie : 18 à 62%)[3]. Il faut environ 25 h à une aselle pour vider son intestin d'algues et de détritus végétaux à 15°C et 75 h à 5°C, contre respectivement 18 et 40 h pour le gammare. Le broutage par ces deux espèces a selon probablement peu d'effet sur le nombre d'algues présentes dans l'environnement [3]

Cette famille comporte les genres suivants :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (fr)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Graça, M. A. S., Maltby, L., & Calow, P. (1993). Importance of fungi in the diet of Gammarus pulex and Asellus aquaticus I: feeding strategies. Oecologia, 93(1), 139-144.
  2. http://www.siavb.fr/iso_album/fiche_technique_ibgn.pdf
  3. a, b, c et d Moore, J. W. (1975). The role of algae in the diet of Asellus aquaticus L. and Gammarus pulex L. The Journal of Animal Ecology, 719-730. (résumé)