Saint-Trivier-sur-Moignans

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Saint-Trivier-sur-Moignans
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Blason de Saint-Trivier-sur-Moignans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Villars-les-Dombes
Intercommunalité Dombes
Maire
Mandat
Marcel Lanier
2014-2020
Code postal 01990
Code commune 01389
Démographie
Gentilé Utingeois(e)(s)
Population
municipale
1 848 hab. (2014)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 24″ nord, 4° 53′ 51″ est
Altitude Min. 230 m – Max. 289 m
Superficie 41,99 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-sainttriviersurmoignans.fr

Saint-Trivier-sur-Moignans – autrefois « Saint-Trivier-en-Dombes », son ancien nom – est une commune française, chef-lieu de canton de l'Ain, située à 32 km au sud-est de Mâcon.

Les habitants s’appellent des Utingeois(e)(s)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Trivier-sur-Moignans se situe dans le Département de l'Ain dans la Dombes.

La commune comprend 4200 hectares de campagne au relief très peu contrasté, si ce n'est les quelques dénivellations dues aux moraines glaciaires, avec quelques zones boisées qui subsistent entre la ville et le hameau de Romanans et sur la périphérie.

Le Moignans, rivière affluent de la Chalaronne, ce "fleuve des amazones", a accolé son nom à celui du saint patron de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chaneins Baneins Relevant Rose des vents
Francheleins N Sandrans
O    Saint-Trivier-sur-Moignans    E
S
Villeneuve Sainte-Olive Bouligneux

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers 1050[2], Eustache, comte de Forez, l'inféode à Guichard II de Beaujeu.

Saint-Trivier constitue au XIIe siècle un fief symbolique des sires de Beaujeu qui s'orientent davantage dans leurs projets d'expansion vers le Forez[3] (L'actuel département de la Loire).

Il faut attendre le traité de paix du 8 avril 1222 entre Humbert V de Beaujeu et Guy II ou Guigues II, comte de Forez, pour que la politique des sires de Beaujeu s'oriente vers l'est et donc au-delà de la Saône.

La seigneurie de Saint-Trivier, officiellement bien vassal des Forez, reste fidèle dans les faits à Humbert V de Beaujeu. Saint-Trivier prend alors un intérêt nouveau pour les barons du Beaujolais qui s'appuient sur cette assise territoriale pour s'emparer ou acquérir par achat ou paréage un chapelet de localités en Dombes: Villars-les-Dombes (1227), Chaneins (1234), Riotiers _ou Riottier_ (1234), etc.[3].

Vers 1260, Guichard V, baron de Beaujeu, demande à son vassal, Gui de Chabeu, seigneur de Saint-Trivier, de bâtir un château sur un promontoire de la rive gauche de la Saône. Ce château, finalement bâti vers 1290, donnera son nom à la commune de Beauregard (département de l'Ain)[4].

La fidélité de la maison de Saint-Trivier aux barons de Beaujeu est ainsi une constante du Moyen Âge : pour preuve, le traité d'alliance avec les Saint-Trivier est renouvelé au début du règne d'Antoine de Beaujeu, le 29 juillet 1361, lorsque celui-ci est sous la curatelle de son oncle Guillaume d'Amplepuis[5]. Le 2 janvier 1370, Jean de Saint-Trivier se rend à Thoissey pour prêter hommage à Antoine de Beaujeu. On le voit, cette alliance, qui est en fait un lien de vassalité, est une constante de plus d'un siècle. Elle permet aux Beaujeu de contenir les ambitions des seigneurs de Thoire et Villars, plus au sud, installés à Trévoux, et surtout celle grandissante des comtes de Savoie au XIVe siècle. Elle permet aux seigneurs de Saint-Trivier de se présenter comme un rouage stratégique important dans la Dombes. Pourtant, tout est remis en cause lors de la guerre seigneuriale qui voit s'affronter Édouard II de Beaujeu et le comte Amédée de Savoie entre 1378 et 1383. La défaite du baron de Beaujeu pousse Hugue de Saint-Trivier, "en tant que seigneur des Dombes, ainsi qu'il s'intitule lui-même fièrement dans l'acte d'hommage" à rendre l'hommage au comte de Savoie.

Le traité de paix définitif entre les 2 parties, signé le 31 mai 1383, rétablit l'influence d’Édouard II de Beaujeu en Dombes mais en second rang. Si les seigneurs de Saint-Trivier doivent toujours l'hommage aux Beaujeu, ils sont désormais tenus par l'hommage lige aux comtes de Savoie[6]. C'est ainsi que, progressivement, Saint-Trivier et une partie de la Dombes rentrent dans l'influence de la Savoie tout en conservant des liens avec le Beaujolais.

Le 23 juin 1400[2], Édouard II, sire de Beaujeu, donne la seigneurie à Louis II, duc de Bourbon.

Saint-Trivier-en-Dombes fut une des châtellenies de la principauté de Dombes[Note 1].

L'ancienne commune de Béreins est incorporée à Saint-Trivier-sur-Moignans.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1943 Jules (Eugène Joannès) Lançon   Médecin
Données inconnues    
Andrée Bou Pisani    
2014 Madeleine Cornuault DVD  
2014 en cours Marcel Lanier SE Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 848 habitants, en diminution de -3,09 % par rapport à 2009 (Ain : 5,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 262 925 1 166 1 422 1 536 1 580 1 620 1 585 1 662
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 609 1 702 1 818 1 787 1 669 1 678 1 650 1 632 1 535
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 483 1 582 1 612 1 514 1 429 1 348 1 318 1 186 1 127
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 105 1 140 1 151 1 233 1 471 1 537 1 864 1 817 1 848
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.


Armes de Saint-Trivier-sur-Moignans

La commune de Saint-Trivier-sur-Moignans porte :

D'or à la bande crénelée de gueules accompagnée, en chef, d'un besant du même chargé d'une couronne comtale du champ et, en pointe, de trois besants aussi de gueules ordonnés en orle[11].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maison à colombage du XVe siècle, située derrière la mairie.
  • Maison à colombage du XVe siècle, derrière la mairie.
  • Puits, à côté de la maison à colombage.
  • Église Saint-Trivier-et-Saint-Denis de Saint-Trivier-sur-Moignans.
  • Église Saint-Martin de Montagneux, citée dès 944 dans la donation qu'en fait dame Gisèle et son fils Hugues à l’abbaye de Cluny pour le repos de leur époux et père, Bermon, seigneur de Bouligneux. L'église actuelle ne remonte pas à cette époque. Elle date probablement du XVe ou XVIe siècle. Les textes nous apprennent qu'elle était ruinée en 1614.
  • Vestiges de la poype de Béreins ou de Mons ou d'Armand
  • Château des sires de Chabeu (pour mémoire)
Le château fut bâti par les sires de Chabeu à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle et reconstruit à la limite du XIVe – XVe siècle.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

Panneau Village fleuri.

En 2014, la commune de Saint-Trivier-sur-Moignans bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antonin Poncet est né dans la commune, le 28 mars 1849, son père y exerçait la profession de notaire. Chirurgien des Hôpitaux de Lyon, il a occupé le poste prestigieux de chirurgien-major de l’Hôtel-Dieu de Lyon ; il fut l’un des promoteurs, en France, de l’antisepsie puis de l’asepsie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir la catégorie : Saint-Trivier-sur-Moignans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Dombes était formée de deux territoires non contigus avec onze châtellenies dont une partie était en Bresse (Trévoux, Thoissey, Saint-Trivier, Ambérieux, Beauregard, Villeneuve, Montmerle, Baneins), et les trois autres faisaient partie de l'autre Dombes (Chalamont, Lent, Le Chatelard).
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Ain > Saint-Trivier-sur-Moignans (01990) », sur habitants.fr (consulté le 7 décembre 2013).
  2. a et b Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg-en-Bresse, Gromier Ainé, (lire en ligne), p. XXXVIII.
  3. a et b Cf. "Le Beaujolais au Moyen Âge" - Mathieu Méras (1956), page 55
  4. Voir la page Wikipedia de la commune de Beauregard (Ain), catégorie Histoire
  5. Cf. "Le Beaujolais au Moyen Âge" - Mathieu Méras (1956), page 128, référence à J-L Alphonse Huillard-Bréholles, no 2829.
  6. Cf. "Le Beaujolais au Moyen Âge" - Mathieu Méras (1956), page 145, référence aux Archives nationales, p. 13611.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Armes de Saint-Trivier-sur-Moignans, sur labanquedublason2.com
  12. « les remparts », sur www.mairie-sainttriviersurmoignans.fr (consulté le 7 décembre 2013).
  13. « Remparts de Saint-Trivier-sur-Moignans », notice no PA01000016, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  15. Julien Veyre, « St-Trivier-sur-Moignans - Louis Delort en finale de The Voice », sur voixdelain.fr, Voix de l'Ain, (consulté le 17 mai 2012).