Maison de Thoire-Villars

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Famille de Villars
puis de Thoire-Villars
Armes de la famille.
Armes de la famille : Famille de Villars
puis de Thoire-Villars

Blasonnement Bandé d'or et de Gueules de six pièce
Devise Cri : Villars
Période IXe siècle - XVe siècle
Pays ou province d’origine Bugey
Allégeance Beaujeu
Fiefs tenus Bouligneux, Montellier, Montribloud, Riverie, Rossillon, Saint-Sorlin, Thoire, Thor, Trévoux, Varax, Villars.
Vassaux Alleman, Juis, Luyrieu, Montellier, Rougemont
Demeures Ambérieux-en-Dombes, Bouligneux, Jasseron, Loyes, La Sallaz, Matafelon, Montréal, Montribloud, Poncin, Thoire, Trévoux, Varax, Villars
Charges comte de Genève
Capitaine général du pape Clément VII
Recteur du Comtat Venaissin
Gouverneur de Nice
Damoiseau des comtes de Savoie
Fonctions militaires Colonel, Général de division
Fonctions ecclésiastiques Archevêque de Lyon, évêques, abbés, prieurs
Récompenses civiles Chevalier de l’ordre du Camail

La maison de Thoire-Villars est une famille noble, d'extraction chevaleresque originaire du Bugey, issue de l'alliance des familles de Thoire et de Villars, vers la fin du XIIe siècle, d'où l'usage patronymique de Thoire et Villars ou Thoire-Villars. La maison s'éteint au début du XVe siècle.

La puissance de cette maison se mesure notamment, comme relaté dans le recueil de Samuel Guichenon (1607-1664), par les hautes alliances qu'elle contracta. Elle peut être parfois considérée comme une famille comtale (cf. infra) ou une maison souveraine[1].

Titres[modifier | modifier le code]

Le médiéviste Bernard Demotz qualifie cette famille de « type même de la seigneurie qui s'est élevée au rang comtal sans en avoir le titre »[2].

Liste non exhaustive des titres que portèrent suivant les périodes les sires de Thoire :

Historique[modifier | modifier le code]

Origines des Thoire[modifier | modifier le code]

Samuel Guichenon (1607-1664), historien et généalogiste bugiste, indique que les origines de la famille de Thoire sont obscures[4],[5]. La famille tire son nom du château de Thoire, installé sur un rocher au-dessus de la rive gauche de la rivière de l'Ain[6],[7], et relevant du comté de Bourgogne[5]. Cette forteresse surplombait le village de Thoirette, à l'ouest d'Oyonnax, dans l'actuel département français du Jura (à la frontière sud avec l'Ain)[8].

Les terres de la sirerie de Thoire « correspondent tout ce qui est situé de la rivière d'Ain à Châtillon-de-Michaille (sauf la terre de Nantua), et du nord au midi depuis Dortan jusqu'à Châtillon-de-Corneille »[5].

Les premiers seigneurs de Thoire (XIe – XIIe siècles)[modifier | modifier le code]

Le premier seigneur mentionné remonterait vers la fin du XIe siècle avec Hugues († avant v. 1110/31), seigneur de Thoire[8]. L'archiviste Georges Debombourg (1820-1877) indique, dans son Histoire de l'abbaye et de la ville de Nantua (1858), qu'il aurait « servi de caution en 1086 à Hugues de la Balme dans un traité d'alliance […] avec l'abbé de Nantua »[5]. Ce personnage semble attesté par des donations à l'abbaye Saint-Pierre de Nantua, en 1110[8],[9],[10]. Il semble également être signataire d'un traité, vers 1120, avec l'évêque de Mâcon, Bérard de Châtillon[8]. Son fils, Humbert [I] († après 1131), lui succède puis très rapidement son petit-fils, Guillaume [I] († v. 1164/88)[8]. Ce dernier est mentionné aux côtés de ses frères, Humbert, Gilbert et Ponce, dans une donation à la Chartreuse de Meyriat, vers 1164, avec le consentement de sa mère et sa femme[8]. Son jeune frère, Ponce, est évêque de Belley[11].

Le , le seigneur Humbert [II], fils de Guillaume [I], épouse Alix de Coligny, dame de Cerdon, de Poncin et d'Espierres, héritière de Humbert II de Coligny[12] et de Ida de Vienne [Bourgogne-Comté][13]. Par ce mariage les Thoire obtiennent les places et les terres de Géovreissiat, Izernore, Brion et son château ainsi que Sénoches[14],[15] (qui va se confondre avec Montréal-la-Cluse); leur permettant en partie le contrôle des régions de Lons-le-Saunier, de Nantua et du Revermont[12].

Les tentatives pour s'implanter en Michaille, en Valromey, mais aussi d'unir le Bugey sous leur domination échouent face à la politique d'expansion des comtes de Savoie[2].

L'alliance des Thoire et des Villars[modifier | modifier le code]

Étienne [I], fils d'Humbert [II], épouse en 1188 Agnès de Villars[7], qui apporte en dot tous ses biens, notamment la terre de Villars[16],[2]. Aux terres du Bugey, entre autres Cerdon, Montréal, Arbent, Matafelon, Beauregard, Belvoir des Thoire s’ajoutent une grande partie de la Bresse avec les terres dombistes des Villars[2], qui comprenaient les seigneuries d'Ambérieux-en-Dombes, du Châtelard, de Trévoux et de Villars. Cette acquisition devient de fait une « sorte de second bailliage dont le centre est déplacé de l'énorme motte de Villars vers le prestigieux château de Trévoux »[2]. Ils étaient également en possession de la terre de la Montagne[Note 1],[17].

Les successeurs d'Étienne [I] sont seigneurs de Thoire et de Villars, d'où le patronyme Thoire-Villars[16]. Le centre politique de la seigneurie de Villars est transféré de Villars au château de Trévoux[2].

XIIIe – XIVe siècles[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, la famille abandonne sa forteresse et s'installe dans celui de Montréal[2] (Montréal-la-Cluse). Vers 1244-1248, Étienne [II] fait édifier la forteresse de Montréal (Mons Régalis), sur un escarpement rocheux[15]. Ainsi en 1280, Humbert IV fait migrer le centre politique vers le nord de la ville de Nantua afin de mieux surveiller les frontières de son domaine. C'est lui qu'il est également à l'origine de la création de la ville de Coppet, en 1294 (canton de Vaud)[7]. Par ce rapprochement de Nantua, Humbert IV cherche à s'emparer de la Terre de Nantua, puisqu'il possède déjà les sites de Brion, situé au Nord-Ouest, et d'Apremont, au Nord[2].

La famille de Thoire cherche ainsi à obtenir le contrôle du prieuré de Nantua, que lui dispute également la famille de Savoie[2]. La famille obtient de l'abbé de Nantua, en 1287, un paréage qui lui permet le contrôle de la rive gauche de la Valserine[2].

Obtention en 1271 des seigneuries d'Aubonne, d'Hermance et de Commugny, dans le canton de Vaud[7].

Entre le XIIIe siècle et le début du siècle suivant, la politique familiale est de chercher à unir ses terres de Thoire avec celles de Villars[2]. Ces ensembles étaient constitués de l'équivalent d'une demi-douzaine de châtellenies et unissaient une quarantaine de familles vassales[2]. Toutefois, ils sont coincés entre deux puissances régionales, les Beaujeu, en Bresse, et les Savoie[2]. Le médiéviste Demotz souligne par ailleurs leurs difficultés de gestion caractérisées par « une médiocre organisation domaniale, puis administrative »[2].

En 1291, la famille s'allie aux dauphins de Viennois dans la guerre qui oppose ces derniers aux comtes de Savoie[2],[18]. Elle n'en tirera aucun bénéfice particulier[2].

Les derniers seigneurs de Thoire[modifier | modifier le code]

Humbert [VII] de Thoire († 1423/24), est le dernier héritier[7]. Ce dernier épouse en premier mariage Alix de Roussillon, puis en secondes noces Marie de Genève, fille du comte Amédée III de Genève[19]. Il a trois enfants issu de ses mariages : Humbert († 1363/63), Humbert († 1400), et une fille Louise[19].

La numérotation des derniers Humbert fait débat et prête souvent à confusion. Pour l'historien Pierre Duparc, spécialiste du comté de Genève, Humbert de Thoire est désigné sous le numéro [VII][20], tandis que le site de généalogie Foundation for Medieval Genealogy donne le numéro [VI][19]. Son second fils est dit Humbert de Villars (par Duparc[20]) ou Humbert de Thoire-Villars (DHS)[3]. Le site Foundation for Medieval Genealogy respectant sa logique de présentation lui attribue le numéro [VII][19], mais certains auteurs lui associent le numéro [VIII] (Marie-José de Belgique[21], Renée-Paule Guillot[22]).

Humbert de Villars, de par sa mère, Marie de Genève († 1382), est le neveu du comte de Genève Pierre III, qui en fait son héritier, à la suite d'un accord avec son père, Humbert [VII], son oncle paternel, Odon, et Guillaume de Vienne Odon[20],[23]. Le frère du comte de Genève, Robert, devenu anti-pape, conteste en 1393 la succession et prend le titre, sous condition qu'il fasse de son neveu Humbert son héritier[20]. Le pape meurt l'année suivante et Humbert hériter le titre de comte de Genève[20],[3]. Là encore, les dernières héritières de la maison de Genève contestent cette succession[24], de même que le comte de Savoie, Amédée VIII[23]. À la suite d'un procès[25], une solution est trouvée en 1395[20],[24]. Humbert de Villars hérite du comté de Genève, et reçoit la reconnaissance de l'Empereur[24]. Humbert de Villars meurt vers la fin du mois de mars 1400[20],[24]. Quelque temps auparavant, son testament du 10 mars, désignait comme héritier son fils posthume et à défaut son oncle Odon de Villars[20],[24].

Humbert VII de Thoire, son père, vend, vers 1401/1402, l'ensemble de ses droits, tout en gardant l'usufruit, sur ses seigneuries du Bugey et de la Bresse au comte de Savoie Amédée VIII[7],[26],[27],[28]. Il meurt vers 1423/24[19]. Son cousin, Odon de Villars, dont la succession du comté de Genève est également contestée lors de nombreux procès[3], meurt, sans postérité, en 1418[29].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Famille de Thoire-Villars

Les armes de la famille de Thoire-Villars se blasonnent ainsi :

bandé d'or et de Gueules de six pièces[4],[30], accompagné de la maxime « Secrelum domini de Villars » sur leur sceau.

Cimier : un taureau ailé d'or[4]

Supports : deux sauvages tenant en main la bannière de Villars[4]

Cri : « Villars ! »[4],[30]

Filiations[modifier | modifier le code]

Il est à noter qu'après le mariage d'Étienne de Thoire avec Agnès de Villars et l'union des deux seigneuries (vers 1190 ou peu après), les cadets de ce lignage, adoptèrent pour patronyme le nom de Villars tandis que l'aîné seul portait celui de Thoire-Villars.

  • Hugues de Thoire (vivant en 1080-†après 1120), sire de Thoire, marié à N dame de Saint-André et de Saint-Vincent.
    • Humbert Ier (!1131 - †1158/), sire de Thoire.
      • Guillaume de Thoire (°1115 - †1165), sire de Thoire.
        • Humbert (II) de Thoire (°1145 - †Ca 1188), sire de Thoire, marié le 11 juillet 1188 à Alix de Coligny, dame de Cerdon et Espierres, fille héritière d'Humbert II de Coligny[12] qui lui apporte la région de Lons-le-Saunier, et les terres entre Nantua et le Revermont. Il reçoit également les droits sur le péage de Trévoux[12].
          • Étienne Ier de Thoire (°ca 1178 -†1235), sire de Thoire-Villars, marié à Agnès de Villars (†après 1242), qui lui porte en dot en 1187 les biens de cette famille[31].
            • Étienne II (°1200 - †1248), sire de Thoire-Villars, marié à Béatrix de Faucigny (°v.1210-†ap. le )[31].
              • Humbert III (°1235 - †1279), sire de Thoire-Villars, Montréal, Brignon, Chatelard, Montelier et Arbonne, marié à Alix ou Béatrice de Bourgogne[31] .
                • Humbert IV (°1255 - †1301 le ), sire de Thoire-Villars, mariée en à Marguerite de La Tour du Pin.
                  • Humbert V (!1304 - †1336/), sire de Thoire-Villars, marié en 1296 à Éléonore de Beaujeu[32],[33],[34],[35].
                    • Isabeau de Villars, mariée le en premières noces à Henri de Bourgogne, chevalier, seigneur de Montrond, puis en deuxièmes noces, en 1325, à Jean de Jarès, seigneur d'Iseron.
                    • Humbert VI (vivant en 1331-†1372, le ), sire de Thoire-Villars, marié à : 1/ Béatrix de Savoie (†1340), fille du prince Philippe Ier de Piémont le - 2/ Béatrix de Chalon, dame de Montgeffon en Comté, fille de Jean de Châlon, comte d'Auxerre et de Tonnerre, et d'Alix de Montbéliard, le [31],[32],[35].
                      • 1/ Marie de Villars, dame de Brion en Bugey, mariée, en 1350, à Guy de Vienne, chevalier, seigneur de Ruffey et de Chevreau.
                      • 2/ Humbert (VII) (vivant en 1366-†1424, le à Trévoux), sire de Thoire-Villars, de Riverie de Rossillon et de Trévoux, marié : 1/ Alix de Rossillon, le , fille d'Aimon de Rossillon et d'Alix de Poitiers - 2/ Marie de Genève, fille d'Amédée III, comte de Genève et de Mathilde dite « Mahaut d'Auvergne » le - 3/ Isabelle d'Harcourt, fille de Jean III, comte d'Harcourt, et de Catherine de Bourbon, le [31],[32],[33],[34],[35].
                      • 2/ Alix de Villars (vivante en 1379-†1412), dame de Montgeffon, mariée en premières noces à : 1/ Philippe de Savoie le seigneur de Vigon, de Villefranche, etc., fils de Jacques de Savoie, prince d'Achaïe et de Sibille de Baux - 2/ Henri de Vienne, chevalier, seigneur de Sainte-Croix, etc., avec lequel elle vivait en 1379. En 1396, elle avait acquis la seigneurie de Montgeffon.
                      • 2/ Éléonore de Villars, dame de Buys, mariée en premières noces à : 1/ Édouard, seigneur de Beaujeu - 2/ Philippe III de Lévis-Mirepoix, vicomte de Lautrec : leur fils Philippe IV de Lévis continue les barons de Villars.
                      • 2/ Marguerite de Villars, mariée en premières noces à : 1/ Guichard d'Oingt en 1360 - 2/ Aymard de Montferrand, chevalier.
                    • Henri (II) de Villars (†1317, le ), chanoine de Lyon, puis évêque de Viviers et de Valence et enfin archevêque de Lyon (),
                    • Éléonore de Villars, dame d'Andelot, mariée à Étienne II de Coligny, seigneur d'Andelot.
                    • Guillaume de Villars, chevalier, seigneur de Beauvoir et du Châtelard en Dombes, marié à Marguerite de la Roche-en-Montagne.
                      • Marguerite de Villars, mariée en 1340, à Guillaume Baron de Tournon.
                    • Jean de Villars (vivant en 1331), chevalier, seigneur de Montellier et de Beauvoir, marié à : 1/ Isabelle de Gresy, 2/ Agnès de Montagu[36].
                      • Odon de Villars ou Eudes ou Odo (°1354-†1415, le sans enfants), chevalier, seigneur de Baux, de Montribloud (Saint-André-de-Corcy), du Montellier, de Saint-Sorlin et du Thor, comte de Genève, Capitaine général du pape Clément VII, recteur du Comtat Venaissin et gouverneur de Nice, damoiseau des comtes de Savoie, chevalier de l’ordre du Camail, etc., marié à Elix de Baux, comtesse d'Avelin et de Beaufort, fille unique de Raymond de Baux et de Jeanne de Beaufort[Note 2].
                    • Louis de Villars († à Valence), chanoine, archidiacre, puis doyen de l'église de Lyon en 1331, évêque de Valence et de Die (1361-1370), enfin administrateur général de l'archevêché de Vienne en Dauphiné. Il fut élevé à la dignité de cardinal.
                    • Guy de Villars (vivant en 1377), chevalier.
                    • Jean de Villars, chanoine et chambrier en l'église de Lyon.
                    • Béatrix de Villars, prieure de Poleteins.
                    • Marie de Villars, religieuse à Poleteins.
                    • Guillaume de villars, bâtard de Villars à l'origine de la branche des seigneurs de Glareins, de Surpierre et de Berchies.
                  • Louis de Villars († ), chanoine et archidiacre de l'église de Lyon, puis archevêque de Lyon en .
                  • Jean de Villars († 1322, le ), chanoine, puis chambrier de l'église de Lyon. Il était seigneur de Saint-André-de-Corcy et de Monthieux.
                  • Amé de Villars (vivant en 1299), damoiseau.
                  • Béatrix de Villars, mariée à Jean de la Chambre, chevalier.
                  • Leoneta ou Lyonnette de Villars, mariée à Guichard, seigneur d'Anthon.
                  • Alix de Villars (†1302), dame de Pouilly-sur-Saône, mariée à Hugues II, comte de Vienne, seigneur de Pagny, de Lons-le-Saulnier, etc.
                  • Agnès de Villars (vivante en 1323 et 1328), mariée à : 1/ Guillaume Aleman, chevalier, seigneur de Valbonnais, 2/ Johann von Greierz ou Jean, comte de Grueres.
                  • N, mariée au seigneur de Cossonay en pays de Vaud.
                  • Étienne de Villars (vivant en 1299), abbé de Saint-Claude.
                • Guillermin ou Guillaume de Villars, abbé de Saint-Claude (v. 1285), sous le nom de Guillaume II.
                • Amé de Villars (vivant en 1286), chevalier.
                • Étienne de Villars, chartreux et prieur de Lugny, mort en 1304 et inhumé à Poleteins.
                • Sibille, mariée à Louis d'Oingt en Lyonnais.
              • Alix de Villars (†1304), mariée à Aynard de Clermont, chevalier.
              • Agnès de Villars (°1238-†1298), mariée à Aynard II de La Tour, chevalier, seigneur de Vinay.
              • Henri Ier de Villars (†1301 le à Rome), seigneur de Trévoux, abbé de Chassagne, chambrier de l'église et comte de lyon (v. 1270), prévôt de Fourvières, puis archevêque de Lyon (1296-1301)[34].
              • Simone de Villars, mariée à Girard, seigneur de Cusance-en-Comté.
              • Étienne de Villars.
              • Jeanne de Villars.
            • Jeanne de Villars, prieure de la chartreuse de Poleteins (v. 1281).
          • Ponce de Thoire (vivant en 1199-†1220), évêque de Mâcon (v. 1199).
          • Humbert de Thoire (vivant en 1217), chevalier.
          • Bernard de Thoire (vivant en 1200 et encore cité en 1230), abbé de Saint-Claude sous le nom de Bernard III (1200-1230)[37].
          • Boniface de Thoire (vivant en 1215), prieur de Nantua en 1200 puis évêque de Belley en 1215.
          • Poncia de Thoire x Amédée Ier de Genève-Gex.
        • Bernard de Thoire, abbé de Saint-Claude, évêque de Belley.
        • N de Thoire, marié à Turembert de Châtillon de Michaille.
        • N de Thoire.
      • Humbert de Thoire, chevalier.
      • Gislebert ou Gilbert de Thoire, chevalier, qualifié beau-frère de Jean, seigneur de Balmey, en 1185.
      • Ponce de Thoire (vivant en 1162), abbé de Saint-Claude (Saint-Oyen), puis évêque de Belley (v. 1162).

Possessions[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Thoire-Villars ont détenu une dizaine de châteaux[38]. Voici une liste non exhaustive des possessions tenues en nom propres ou en fief :

Charges[modifier | modifier le code]

Certains membres ont été châtelains pour les comtes de Savoie[39] :

Alliances[modifier | modifier le code]

Villars, de Bourgogne, Savoie, Genève, Genève-Gex, Poitiers, Clermont, La Chambre, Rossillon, Beaujeu, Coligny, Montagu, Chalon, Harcourt, Vienne, Luys, Baux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La terre de la Montagne était le Haut-Bugey, c’est-à-dire l’ancienne principauté de Thoire et la Michaille.
  2. Marie-Claude Guigue le nomme Ode et le donne vivant en 1347, op. cit, p. 247.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin de l'École antique de Nîmes, Bibliothèque municipale, Nîmes, 1979, p. 153.
  2. a b c d e f g h i j k l m n o et p Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine, , 496 p. (ISBN 2-05-101676-3), p. 246-247.
  3. a b c et d Paul Guichonnet, « Genève (de) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  4. a b c d et e Guichenon 1650, p. 213 (présentation en ligne).
  5. a b c et d Georges Debombourg, Histoire de l'abbaye et de la ville de Nantua, F. Dufour, , 398 p. (lire en ligne), p. 80-83.
  6. Guichenon 1650, p. 214 (présentation en ligne).
  7. a b c d e et f Ansgar Wildermann (trad. : Véronique Wezranowska-Jacot), « Thoire-Villars, de » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  8. a b c d e et f MedLands, p. Hugues (présentation en ligne).
  9. Guichenon 1650, p. 216 (présentation en ligne).
  10. Henri Beaune, Jules d'Arbaumont, La noblesse aux états de Bourgogne de 1350 à 1789, Dijon, , 351 p. (lire en ligne), p. 324.
  11. Jean Prieur, Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé, , 191 p. (ISBN 978-2-84206-465-5, présentation en ligne), p. 74.
  12. a b c et d Kersuzan, 2005, p. 22 (présentation en ligne).
  13. MedLands, p. Humbert II Thoire (présentation en ligne).
  14. coll., Richesses touristiques et archéologiques du canton de Nantua : Nantua, Apremont, Brion, Charix, Geovreissiat, Lalleyriat, Le Poizat, Les Neyrolles, Maillat, Montréal-La Cluse, Port, Saint Martin du Fresne, Association Histoire, monuments, sites du Haut-Bugey, coll. « Richesses touristiques et archéologiques », , 336 p. (ISBN 978-2-90765-621-4), chap. 17, p. 151.
  15. a et b coll., Richesses touristiques et archéologiques du canton de Nantua : Nantua, Apremont, Brion, Charix, Geovreissiat, Lalleyriat, Le Poizat, Les Neyrolles, Maillat, Montréal-La Cluse, Port, Saint Martin du Fresne, Association Histoire, monuments, sites du Haut-Bugey, coll. « Richesses touristiques et archéologiques », , 336 p. (ISBN 978-2-90765-621-4), chap. 17, p. 243.
  16. a et b MedLands, p. Etienne I Thoire (présentation en ligne).
  17. Paul Cattin, op. cit., p. 5.
  18. Paul Cattin, La construction d'un château au XIVe siècle : Château-Gaillard, Cahiers René de Lucinge, 4e série no  26, 1990, p. 4.
  19. a b c d et e MedLands, p. Humbert VI Thoire died 1423 (présentation en ligne).
  20. a b c d e f g et h Pierre Duparc, Le comté de Genève, (IXe-XVe siècles), t. XXXIX, Genève, Société d’histoire et d’archéologie de Genève, coll. « Mémoires et documents » (réimpr. 1978) (1re éd. 1955), 621 p. (lire en ligne).
  21. Marie-José de Belgique, La maison de Savoie : Amédée VIII, le duc qui devint pape, vol. 2, Paris, A. Michel, (ASIN B00CJ720YG, lire en ligne), p. 133.
  22. Renée-Paule Guillot, Histoire secrète de Genève, L'Age d'homme, , 293 p. (ASIN B0000EA36A, lire en ligne), p. 103.
  23. a et b Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel, Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes. Le Genevois et Lac d'Annecy (Tome III), Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 2-7171-0200-0), p. 12-13..
  24. a b c d et e Christian Regat, « Pourquoi le roi des Pays-Bas porte les armes des comtes de Genèves ? », Les Rendez-vous de l’Académie salésienne, no 28,‎ , p. 19 (lire en ligne [PDF]).
  25. Nicolas Carrier, La vie montagnarde en Faucigny à la fin du Moyen Âge : Économie et société (fin XIIIe début XIVe siècle), L'Harmattan, coll. « Logiques historiques », , 620 p. (ISBN 978-2-7475-1592-4, lire en ligne), p. 49.
  26. Guichenon 1650, p. 25 (présentation en ligne).
  27. Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine, , 496 p. (ISBN 2-05-101676-3).
  28. Johannès Pallière, De la Savoie au Comté de Nice en 1760. La question des Alpes : aspects de la question des Alpes occidentales jusqu'a 1760, vol. 2, Montmélian, La Fontaine de Siloé, , 517 p. (ISBN 978-2-84206-339-9, lire en ligne), p. 17.
  29. MedLands, p. Eudes Villars died before 1418 (présentation en ligne).
  30. a et b Antoine Charles N. Lateyssonnière, Recherches historiques sur le département de l'Ain. 5 vols, 1838, p. 71-74.
  31. a b c d et e Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg, Gromier Ainé, , 518 p. (notice BnF no FRBNF30556006, lire en ligne), p. 208.
  32. a b et c Marie-Claude Guigue, op. cit., p. 260.
  33. a et b Marie-Claude Guigue, op. cit., p. 298.
  34. a b et c Marie-Claude Guigue, op. cit., p. 405.
  35. a b et c Marie-Claude Guigue, op. cit., p. 428.
  36. Marie-Claude Guigue, op. cit., p. 247.
  37. Marie-Claude Guigue, op. cit., p. 188.
  38. Bernard Demotz, « Les fortifications de pierre dans le Comté de Savoie », L'Histoire en Savoie : revue de culture et d'information historique,‎ , p. 119-134 (lire en ligne).
  39. « SA - Comptes des châtellenies, des subsides, des revenus et des judicatures », sur le site des Archives départementales de la Savoie - enligne.savoie-archives.fr (consulté en ), p. 3

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 5, Grenoble, Allier Frères, 1863-1966, p. 527-543
  • Samuel Guichenon, Histoire de Bresse et de Bugey : contenant ce qui s'y est passé de mémorable sous les Romains, rois de Bourgogne et d'Arles, empereurs ... jusques à l'eschange du marquisat de Saluces : divisé en quatre parties, vol. 3, Jean Antoine Huguetan, (lire en ligne), p. 213-238, « Thoire. Sires de Thoire et de Villars, Comtes de Genève, d'Avelin et de Beaufort »
  • Alain Kersuzan, Défendre la Bresse et le Bugey : les châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné, 1282-1355, vol. 14, Presses universitaires de Lyon, coll. « Collection d'histoire et d'archéologie médiévales », , 433 p. (ISBN 978-2-7297-0762-0, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]