Music Box (film)

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Music Box
Réalisation Costa-Gavras
Scénario Joe Eszterhas
Sociétés de production Carolco Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 124 minutes
Sortie 1989

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Music Box est un film américain réalisé par Costa-Gavras, sorti en 1989.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Ann Talbot, avocate, prend en charge la défense de son père, réfugié hongrois aux États-Unis ayant acquis la nationalité américaine. Veuf et anticommuniste, il a élevé ses deux enfants en Amérique avant d'être convoqué devant la justice car il aurait menti pour acquérir la nationalité américaine pour avoir été membre d'une section spéciale nazie de Budapest.

Ann accepte de le défendre, convaincue de son innocence. Elle charge une de ses collaboratrices d'enquêter sur son père afin de découvrir s'il ne lui cache pas quelque chose. La seule ombre au tableau est une somme d'argent versée régulièrement à un homme d'origine hongroise. De plus en plus mal à l'aise, lors des contre-interrogatoires de témoins hongrois aux témoignages simples et émouvants, elle ne peut que se borner à les contrer sur des points juridiques ou leur éventuelle manipulation par les autorités hongroises (le procureur travaillant avec les mêmes autorités). Elle refuse à demander à un expert américain s'il est d'origine juive (le juge l'est lui-même mais restera impartial). Ann insinue de gros doutes et même le procureur reconnaît qu'on s'achemine vers un non-lieu.

Lors de l'audience d'un témoin à l'article de la mort à Budapest, Ann rend visite à la sœur de l'homme auquel son père a versé de l'argent. Elle est troublée car l'homme en question a été tué par un chauffard quelques années plus tôt. Elle découvre une femme ignorant tout de la vie de son frère aux États-Unis, n'ayant reçu à la mort de celui-ci qu'un ticket qu'Ann identifie comme un bon de prêt sur gages. Prenant le ticket à la demande de la sœur afin de lui rendre l'objet en question, Ann voit une photo du frère et découvre avec horreur qu'il est un des hommes décrits par un témoin du procès comme l'autre tortionnaire, camarade de son père. Ann récupère l'objet chez le prêteur sur gages, une boîte à musique et découvre au fond des photos de son père posant devant les cadavres de ceux qu'il vient d'exécuter : son père lui versait probablement de l'argent en échange de son silence et l'a sans doute aussi tué.

Au cours d'une entrevue poignante (son père a été acquitté), Ann lui réclame des explications mais son père se mure dans un déni et l'accuse d'être manipulée par les communistes, et la rejette en lui affirmant que personne ne la croira. Ann lui interdit de revoir son fils et envoie les photos au procureur et à un grand quotidien qui les publie.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

C'est durant le tournage de leur précédente collaboration, La Main droite du diable (1988), que le scénariste Joe Eszterhas présente l'idée de Music Box au réalisateur Costa-Gavras[1]. Le scénario s'intitule initialement Sins of the Fathers (« Les Péchés des Pères »)[2].

Kirk Douglas et Walter Matthau ont exprimé leur intérêt pour le rôle de Michael Laszlo et ont contacté Costa-Gavras. Ce dernier a également envisagé Marlon Brando pour le rôle. Il choisit cependant Armin Mueller-Stahl, qui voulait travailler avec lui depuis qu'il avait vu Missing (1982) au cinéma[2].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Commentaire[modifier | modifier le code]

En 1990, peu de temps après la sortie du film, le scénariste Joe Eszterhas découvre que son père Istvan Eszterhas fait l'objet d'une enquête du département de la Justice des États-Unis pour avoir écrit de la propagande antisémite à Hongrie dans les années 1930 et 1940. Il refusera alors tout contact avec son père jusqu'à la mort de ce dernier[4],[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Secrets de tournage - Allociné
  2. a b et c (en) Trivia sur l’Internet Movie Database
  3. (en) Awards sur l’Internet Movie Database
  4. (en) Andrew Goldman, « Joe Eszterhas Sure Cleaned Up », sur New York Times, (consulté le 24 avril 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]