Les Contes de Canterbury (film)

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Les Contes de Canterbury
Description de cette image, également commentée ci-après
Ninetto Diavoli dans Les Contes de Canterbury

Titre original I racconti di Canterbury
Réalisation Pier Paolo Pasolini
Scénario Pier Paolo Pasolini
d'après Geoffrey Chaucer
Acteurs principaux
Sociétés de production Produzioni Europee Associati
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Genre comédie dramatique
Durée 118 minutes
Sortie 1972

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Contes de Canterbury (titre original I racconti di Canterbury) est un film italien réalisé par Pier Paolo Pasolini, inspiré des Contes de Canterbury de Geoffrey Chaucer.

Réalisé en 1972, ce film est le deuxième volet de la Trilogie de la Vie, après Le Décaméron (1971) et avant Les Mille et une nuits (1974). Pasolini y adapte successivement les grands récits de l'Italien Boccace, de l'Anglais Geoffrey Chaucer (interprété par Pasolini lui-même), et des mythes orientaux.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film est une adaptation de huit des vingt-quatre Contes de Canterbury : Le Conte du Marchand, Le Conte du Frère mendiant, Le Conte du Cuisinier (Pasolini développe abondamment ce conte abandonné par Chaucer après seulement une cinquantaine de vers), Le Conte du Meunier, le prologue du Conte de la Bourgeoise de Bath (mais pas le conte en lui-même), Le Conte du Régisseur, Le Conte du Vendeur d'indulgences et Le Conte de l'Huissier d'église. Contrairement au texte original, le lien entre les contes n'est pas assuré par les interactions entre les pèlerins, mais par la seule personne de Chaucer, que l'on voit occupé à leur rédaction[1].

Le film consiste en huit histoires, introduites par un prologue. Avec d'autres pèlerins, Chaucer (interprété par Pasolini) est en route pour Canterbury. Tout en marchant, ces hommes et ces femmes, à l’invitation de l'écrivain, racontent les histoires habituelles d'adultère, de querelles familiales, de désirs lubriques et de querelles entre prêtres rusés et religieuses cloitrées naïves.

Dans la première histoire, le marchand ser Gennaio perd momentanément la vue et son épouse Maggio peut rejoindre Damiano, son jeune amant. Dans la seconde, le Diable fait en sorte que deux jeunes hommes soient tués par le bras de l'Inquisition parce qu'ils sont homosexuels. Ayant pris la forme humaine il se lie d'amitié avec l'inquisiteur qui les a tués tous les deux, mais, constatant que cet homme éprouve un grand plaisir à avoir débarrassé la Terre de ces deux condamnés, il décide de prendre son âme à lui aussi. Dans la troisième Perkin, un imbécile s'implique dans une intrigue amoureuse puis, quand il cherche du travail, il ne fait que créer du désordre dans la ville d'Oxford. Dans la quatrième, deux jeunes garçons séduisent Alison, l’épouse du charpentier Giovanni, et lorsqu'ils risquent d'être découverts, ils se font passer pour des voyants et prédisent l'arrivée du nouveau Déluge Universel. Dans la cinquième, dans le village de Bath, une matrone épouse l'étudiant Giannozzo, mais le bonheur ne durera pas longtemps. Dans la sixième, à Cambridge, deux étudiants passent des nuits merveilleuses avec Molly, l’épouse du meunier Simone. Une nuit, en s’attendant à faire l'amour avec chacun des deux garçons, elle va se coucher et pensant parler à l'un des deux, raconte tout : en fait, celui qui est au lit est son mari. Dans le septième, trois étudiants à l'esprit cruel sont rejoints par un vieil homme qui leur prédit une mauvaise fin. Les jeunes n'ont pas peur, mais lorsqu'ils boivent un vin empoisonné, ils se retrouvent rapidement en compagnie de la Mort elle-même. Dans le huitième et dernier récit, un moine joyeux essaie de gagner beaucoup à manger en échange de l'extrême-onction à un mourant : le soir même, il reçoit un ange dans le couvent, qui le conduit en enfer pour lui montrer les terribles punitions qui incombent aux frères qui trahissent le message du Christ. Toutes les histoires sont liées à l'arrivée d'un groupe de pèlerins au sanctuaire de Canterbury, y compris le poète Geoffrey Chaucer qui, pendant les pauses dans la taverne avec des amis, écrit et raconte des nouvelles dans le but de moraliser et de distraire le public.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. (en) Steve Ellis, Chaucer at Large : The Poet in the Modern Imagination, University of Minnesota Press, (ISBN 0-8166-3376-2), p. 124-128.

Liens externes[modifier | modifier le code]