Le Jardin des Finzi-Contini (film)

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Le Jardin des Finzi-Contini
Description de cette image, également commentée ci-après
Dominique Sanda
Titre original Il giardino dei Finzi-Contini
Réalisation Vittorio De Sica
Scénario Vittorio Bonicelli
Ugo Pirro
Acteurs principaux
Sociétés de production Documento Films (Italie)
CCC-Filmkunst (Berlin)
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Allemagne de l'Ouest Allemagne de l'Ouest
Genre Drame
Durée 94 minutes
Sortie 1970

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Jardin des Finzi-Contini (titre original italien : Il giardino dei Finzi-Contini) est un film italien réalisé en 1970 par Vittorio De Sica, librement adapté[1] du roman éponyme de Giorgio Bassani avec Dominique Sanda dans le rôle de Micòl Finzi Contini, Helmut Berger, Fabio Testi, Romolo Valli. Le film suit en fait de près la trame du livre, en racontant les relations entre jeunes gens de la haute-bourgeoisie juive dans la ville de Ferrare, en pleine ascension de Mussolini et du fascisme italien dans les années 1930.

Le film a remporté l’Ours d’or du festival de Berlin ainsi que l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1971.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Au début du Jardin, au cours de l'été 1938, la jeunesse dorée juive de Ferrare, qui s’est vu interdire l’accès aux courts de tennis, investit le palais et le terrain de tennis du domaine privé des Finzi-Contini. Ceux-ci ont toujours vécu à l’écart, retranchés derrière leurs murs. Leurs enfants suivaient les cours de professeurs particuliers, mais Micòl, leur fille, rencontrait le narrateur, Giorgio, lors des examens ainsi qu'à la synagogue que la famille, aux moeurs sécularisées, fréquentait toutefois épisodiquement. Devenue une très belle jeune fille, elle accueille ses amis et les amis de ses amis avec un sens parfait de l'hospitalité. Le quotidien des jeunes gens s'égraine au long de parties de tennis et de balades bucoliques à vélo dans le vaste et magnifique domaine arboré. Giorgio est par ailleurs devenu un grand ami d'Alberto, frère de Micòl.

Les visites dans la demeure des Finzi-Contini vont permettre à Giorgio d’avouer son amour à Micòl, qui se refuse à lui, tout en semblant pourtant éprouver une profonde affection pour lui. Pour Giorgio, déchiré, cette conduite reste totalement énigmatique et est à l'origine d'une profonde souffrance.

En toile de fond de cet amour contrarié, la vie se déroule et Alberto, frère de Micòl, meurt. Micòl noue une intrigue étrange avec Malnate, ami intime de Giorgio, non juif et communiste mais ayant ses entrées parmi le cercle. Dans le même temps, le régime fasciste multiplie les mesures vexatoires contre les juifs. La famille Finzi-Contini, pilier de l’aristocratie de Ferrare depuis plusieurs générations, refuse de croire à l’imminence de la menace. Pourtant, hors des murs du vaste domaine, le pire se prépare. Petit à petit, sous l'effet des lois discriminantes, le quotidien de ces quelques familles se referme entièrement sur le domaine arboré des Finzi-Contini, protégé du monde extérieur par d'épais murs et clôtures arborées. Dans un premier temps, les enfants sont chassés de l'université de Ferrare où il y poursuivaient leurs doctorats. Se refusant à constater la réalité de la situation, ils décident de partir les terminer ailleurs en France et en Italie, respectivement à Grenoble et à Venise. Pourtant, par la suite, lors de leur retour à Ferrare, même une simple sortie à vélo dans les rues de la ville s'avère risquée.

Le film se clôt brusquement sur la description de l’arrestation expéditive de la famille, son rassemblement dans les locaux d'une école de Ferrare, courant 1943, et sa probable déportation.

Certains interprètes ont voulu voir dans ce film une critique de l'aveuglement et du laisser-faire des classes bourgeoises et libérales européennes face à la montée des totalitarismes, et à la diffusion de l'idéologie de la peur et de l'arbitraire au sein des sociétés européennes. La passivité résignée avec laquelle les familles se laissent arrêter, sans opposer aucune forme de résistance à la police, est en effet troublante.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Du roman au film[modifier | modifier le code]

La question de l’arrestation n'est pas abordée dans le livre ailleurs qu’en préambule. Rien ne dit dans le livre que le père de Giorgio est déporté comme on le voit dans le film.

Le début du livre raconte l’existence de Micòl et Giorgio avant les parties de tennis dans le jardin. Ces événements ne sont repris qu’en flash-back dans le film.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Comme indiqué au générique d'ouverture de la version originale.

Liens externes[modifier | modifier le code]