Harcèlement (film)

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Harcèlement
Titre original Disclosure
Réalisation Barry Levinson
Scénario Paul Attanasio
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros.
Baltimore Pictures
Constant c Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre thriller
Durée 128 minutes
Sortie 1994

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Harcèlement (Disclosure) est un film américain de Barry Levinson, sorti en 1994. Il est adapté du roman du même nom de Michael Crichton paru la même année.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Cadre dans une firme spécialisée en réalité virtuelle, un père de famille est accusé par sa patronne de harcèlement sexuel. Il réussit à se disculper, mais l'affaire rebondit lorsqu'il découvre que l'accusation visait à masquer d'importantes manipulations techniques dans la firme.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent de la base de données IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Harcèlement est à l'origine un roman écrit par Michael Crichton, publié en 1994[2]. L'auteur vend les droits d'adaptation cinématographie du roman à 1 million de dollars avant qu'il ne soit publié[3]. L'adaptation est confié au scénariste Paul Attanasio, créateur de la série Homicide et — plus tard — de la série Dr. House[4]. Milos Forman est associé au projet pour le réaliser, mais s'est retiré en raison de divergences créatives avec Crichton[2]. C'est finalement Barry Levinson, en lice avec Alan J. Pakula parmi les prétendants, qui est choisi pour mettre en scène le long-métrage[2].

Le rôle principal masculin est confié à Michael Douglas, qui avait déjà joué dans un film réalisé par Crichton, Morts suspectes, dix-sept ans auparavant[2]. Harcelement est dans la continuité de rôles incarnés par Douglas dans Liaison fatale et Basic Instinct : en effet, Douglas n'a jamais caché son addiction au sexe, au point que celle-ci a souvent été l'objet de scandales ou de railleries et à l'écran, l'acteur aime également le contact charnel avec des personnages féminins manipulateurs, comme c'est le cas dans ces trois films[2]. Pour jouer le personnage de la sulfureuse Meredith Johnson, Annette Bening est approchée, mais renonce car étant enceinte de Warren Beatty, puis les noms de Geena Davis et Michelle Pfeiffer sont évoquées avant que Demi Moore n'obtienne le rôle[2]. Bien que Moore prend le dessus sur Douglas dans le film, il en est tout autrement au sujet des salaires, puisque Douglas a touché 12 millions de $, alors que Moore a obtenu un cachet de 5 millions[2].

Crichton a écrit le personnage de Mark Lewyn spécifiquement avec Dennis Miller à l'esprit pour le film. Le personnage du livre a été quelque peu modifié pour le scénario en fonction de la personnalité de Miller[3]. Le rôle de l'épouse du personnage joué par Douglas, incarnée par Caroline Goodall, est renforcée quand elle s'est engagée sur le film, alors que dans le roman, le personnage disparaissait dans la majorité de la dernière partie de l'histoire[3]. Donald Sutherland, qui joue le président de DigiCom, avait, tout comme Douglas, joué dans un film réalisé par Crichton, La Grande attaque du train d'or[2]. Le tournage se déroula du 22 mai au , essentiellement à Seattle, dans l’État de Washington, et ses environs, notamment à Bainbridge Island[2]. Vers la fin du tournage, Caroline Goodall glisse sur un déversement d'eau chez elle et se casse l'épaule, finissant de tourner ses scènes en prenant des analgésiques et enlevant son bandage[3].

Accueil[modifier | modifier le code]

Sortie du film et box-office[modifier | modifier le code]

Harcèlement prend rapidement la première place du box-office américain avec 10 068 126 $ de recettes le week-end de sa sortie, dans une combinaison de 1 675 salles et une moyenne de 6 010 $ par salles[5]. Le film se maintient durant les quatre semaines suivantes tout en étant diffusé jusque dans 2 168 salles[5]. Il finit son exploitation à 83 015 089 $, soit 19 457 400 entrées[6], ce qui en fait un certain succès commercial au vue de son budget de production (55 millions de $)[5]. À l'international, le long-métrage rapporte 131 000 000 $, portant le total des recettes mondiales à 214 015 089 $[5]. Il est à ce jour à la troisième place des meilleures recettes au box-office américain dans la carrière de Barry Levinson, derrière Rain Man et Good Morning, Vietnam[7] et à la seconde place des meilleures recettes au box-office mondial derrière Rain Man[7].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Le film obtient un accueil critique mitigé, obtenant 59% d'opinions favorables sur le site Rotten Tomatoes, sur la base de 58 critiques et une moyenne de 6/10[8].

Polémique[modifier | modifier le code]

En France, l'affiche du film largement équivoque a engendré une polémique. Pour certaines associations comme Familles de France, il s’agissait d'un « appel à la sexualité à tous les coins de rue »[9]. Finalement, le film a terminé sa carrière dans les salles françaises avec une affiche différente et plus soft.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Secrets de tournage du film », sur AlloCiné (consulté le 15 avril 2016)
  3. a, b, c et d (en) Disclosure - Trivia sur l’Internet Movie Database (consulté le 15 avril 2016)
  4. Meredith Berkman, "The Pagemaster", Entertainment Weekly, December 16, 1994, retrieved September 7, 2013.
  5. a, b, c et d (en) « Disclosure (1994) », sur Box Office Mojo, IMDb (consulté le 15 avril 2016)
  6. (en) « Disclosure (1994) : Domestic Total Estimate Tickets », sur Box Office Mojo, IMDb (consulté le 15 avril 2016)
  7. a et b (en) « Barry Levinson Movie Box Office Results », sur Box Office Mojo, IMDb (consulté le 15 avril 2016)
  8. (en) « Disclosure (1994) », sur Rotten Tomatoes (consulté le 14 avril 2016)
  9. (fr) « ""Harcèlement"": Une affiche «harcelée» par les zélateurs de la censure - Libération »