Tréveneuc

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Tréveneuc
Tréveneuc
Église Saint-Colomban de Tréveneuc
Blason de Tréveneuc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Canton Plouha
Intercommunalité Saint-Brieuc Armor Agglomération
Maire
Mandat
Marcel Serandour
2014-2020
Code postal 22410
Code commune 22377
Démographie
Gentilé Tréveneucois, Tréveneucoise
Population
municipale
785 hab. (2016 en augmentation de 1,29 % par rapport à 2011)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 52″ nord, 2° 52′ 08″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 87 m
Superficie 6,65 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune de Tréveneuc

Tréveneuc [tʁevənœk] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France. Tréveneuc appartient au pays historique du Goëlo.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Tréveneuc se situe dans la baie de Saint-Brieuc, sur la côte du Goëlo, à égale distance de Saint-Brieuc (préfecture, 23 km au sud-est) et de Paimpol (23 km au nord-ouest).

Le village est traversé par l'ancienne route nationale D 786 de Saint-Malo (95 km à l'est) et Saint-Brieuc à Lannion (sous-préfecture, 54 km à l'ouest) et Morlaix (81 km au sud-ouest en passant par Guingamp).
Saint-Quay-Portrieux est à 4,2 km au sud-est, Guingamp (sous-préfecture) à 27 km au sud, Rennes à 121 km au sud-est[1].

Description[modifier | modifier le code]

Le littoral se caractérise par de hautes falaises dont la pointe du "Bec de Vir" avec panorama sur la baie de Saint-Brieuc, et plusieurs plages et grèves. Les falaises sont longées par le "sentier des douaniers" (sentier de grande randonnée GR34). L'anse de Saint-Marc abrite une zone de mouillage pour petits bateaux de pêcheurs plaisanciers locaux, ainsi qu'une grève facilement accessible aux personnes à mobilité réduite. La plage de Port Goret offre un très vaste estran à marée basse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Plouha (Manche) (Manche) Rose des vents
Plouha N Saint-Quay-Portrieux
O    Tréveneuc    E
S
Plouha
Plourhan
Plourhan Plourhan

Cadre géologique[modifier | modifier le code]

Carte géologique du Massif armoricain, avec au nord-est le batholite mancellien et ses nombreux plutons de granite cadomien (Trégor, Lanhélin, Louvigné, Vire, Avranches…). Ce batholite dessine une ellipse de 150 km (d'Alençon à la Rance) sur 90 km (de Vitré à Vire)[2].

Tréveneuc est localisée dans la partie médiane du domaine nord armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagne successives. Le site géologique de Tréveneuc se situe plus précisément dans un bassin sédimentaire essentiellement briovérien (constitué de formations volcano-sédimentaires) limité au nord-est par un important massif granitique cadomien, le batholite du Trégor, et au sud-ouest le pluton de Lanhélin qui font partie d'un ensemble plus vaste, le batholite mancellien[Note 1],[3].

L'histoire géologique de la région est marquée par le cycle cadomien (entre 750 et 540 Ma) qui se traduit par la surrection de la chaîne cadomienne qui devait culminer à environ 4 000 m[4]. À la fin du Précambrien supérieur, les sédiments briovériens environnants sont fortement déformés, plissés et métamorphisés par l'orogenèse cadomienne, formant essentiellement des schistes et des gneiss[5]. Les massifs granitiques du Mancellien[6] scellent la fin de la déformation ductile de l'orogenèse cadomienne[7].
L'unité de Saint-Brieuc comporte ainsi, au-dessus d'un socle granitique (750-650 Ma), une épaisse séquence volcanique et sédimentaire (600 Ma)[8], elle-même intrudée par de nombreux plutons gabbro-dioritiques (580 Ma) contemporains de la déformation[9]. Cette unité correspond à la subduction d'un domaine océanique au nord avec la marge septentrionale du Gondwana, ayant formé soit un bassin intra-arc, soit une zone de chevauchement, les deux hypothèses restant débattues[10].

La qualité des affleurements, excellente sur le littoral[11], permet d'observer au niveau de la grève de Port Goret la diorite quartzique traversée de filons d'hématite (rouge) et de l'épidote, formations secondaires dues à la circulation de l'eau dans les fractures de la roche. La texture grenue de la diorite (plagioclases blancs, amphiboles noires nettement visibles à l'œil nu), essentiellement isotrope, est caractéristique[12]. En suivant la grève vers l'Ouest pendant 300 m (à marée suffisamment basse), on observe la zone de contact entre le pluton de diorite et son encaissant, la formation de Binic constituée ici de grès fins très métamorphisés, d'abord cataclasés (broyage tectonique sur près de 40 m) puis migmatisés (couches orientées nord-est sud-ouest, à pendage 70 °, localement recoupées par des failles décrochantes senestres). Ces couches sont traversées de lentilles et filonnets de quartz et feldspath qui évoquent une fusion partielle indiquant une migmatisation de contact[13].

Touristiquement, les principaux aspects de la géologie de cette bande côtière peuvent être abordés au cours de promenades géologiques qui permettent d'observer sur un espace réduit des roches d'âge et de nature différents, des structures géologiques (cisaillement, faille, pli, schistosité) témoins de phénomènes géologiques d'ampleur (magmatisme, tectogenèse, métamorphisme, érosion…)[14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Trevenech en 1224 et en 1225[15], Trevenoc en 1231 et en 1277 et Trevenec en 1240[16].
On trouve l'appellation Trevenec en 1414[17] et Treveneuc dès 1428[18].

Le nom de la commune viendrait du breton treb (village) et de Venec ou Veneuc, variante de Saint Guéthénoc le frère de Saint Guénolé. Il s'agit du fondateur du monastère de Landévennec au VIIe siècle[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l’ancien régime, Tréveneuc était une paroisse appartenant à l’évêché de Saint-Brieuc et au comté du Goëlo.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de Saint-Brieuc Armor Agglomération depuis sa création, le .

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2001 Yves Chuinard PCF Maire-honoraire
mars 2001 mars 2008 Alain Le Cornec DVG  
mars 2008 mars 2014 Louis Gauffeny   Retraité
mars 2014 En cours Marcel Serandour DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2016, la commune comptait 785 habitants[Note 2], en augmentation de 1,29 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
514470506669690760787817878
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
865933918808853809726722697
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
712743641636657703648628634
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
592546553599607593716779775
2016 - - - - - - - -
785--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Colomban qui date XIVe siècle,
  • Le château de Pommorio de la même époque,
  • La chapelle Saint-Marc près de l'anse du même nom, également du XIVe.
La chapelle Saint-Marc
Chapelle Saint-Marc

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

L'inventaire national du patrimoine naturel comprend plusieurs sites de la commune, sous deux classifications différentes[24].

La ZNIEFF continentale de type 2 des « Falaises de Plouha »[25], soit 4 256,4 hectares sur six communes : Binic, Étables-sur-Mer, Plouha, Pordic, Saint-Quay-Portrieux et Tréveneuc[Note 3]. Elle vise les côtes rocheuses et falaises maritimes.
La ZNIEFF continentale de type 1 de la « Pointe de Saint-Marc »[26], soit 15,96 hectares sur les deux communes de Saint-Quay-Portrieux et Tréveneuc. Elle vise les côtes rocheuses (les rochers de l'estran) et les falaises maritimes entre la plage Saint-Marc sur Tréveneux et la Grève de Fonteny sur Saint-Quay-Portrieux.
La ZNIEFF continentale de type 1 du « Bec de Vir »[27], soit 15,54 hectares sur Tréveneuc. Elle prolonge vers le nord-ouest la ZNIEFF de la Pointe de Saint-Marc, visant elle aussi les côtes rocheuses dont les rochers de l'estran et les falaises maritimes ; elle entoure complètement la pointe du Bec de Vir, s'étendant depuis la plage Saint-Marc au sud-est jusqu'à la plage de Port Goret sur le côté nord-ouest de la pointe.
  • L'espace protégé et géré des « Falaises du Goëlo »[28] est un ensemble de terrains acquis par le Conservatoire du Littoral, d'une surface totale de 148 287 hectares soumis à un arrêté préfectoral de protection de biotope passé le 18 février 1997. Il s'agit de petits terrains isolés et disséminés le long des falaises et des cours d'eau de la région, et sur les plateaux en bord de falaises. Sur la commune, six terrains se regroupent en deux lieux : le plateau et la falaise de la plage de Port Goret (terrain d'environ 180 m de large descendant le long de la falaise, incluant l'estran en bas et environ 100 m de plateau), et le même type de terrain à Saint-Marc.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Robert de Treveneuc (1860-1940) : homme politique né à Tréveneuc.
  • Hervé Chrétien de Tréveneuc : son portrait figure dans la galerie des croisades du château de Versailles.
  • Armand Maloumian, rescapé du Goulag qui vînt finir ses jours à Tréveneuc.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries de Tréveneuc

Les armoiries de Tréveneuc se blasonnent ainsi :
« De sinople à la fasce d’or accompagnée de trois casques du même tarés de profil. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. De Mancellia, nom latin de la région du Maine, domaine structural de la partie nord-est du Massif armoricain dénommé en 1949 par le géologue Pierre Pruvost. Il est caractérisé par un Précambrien récent au sein duquel se sont mis en place des granitoïdes intrusifs antérieurement au dépôt des terrains paléozoïques ; ce domaine surélevé a été épargné par les transgressions marines du Cambrien.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  3. La cartographie de l'INPN montre une zone qui inclut aussi une petite partie de la commune de Lanloup, vers Kerjolis.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte de Tréveneuc sur google maps de google.fr.
  2. Carte géologique de la France au 1/50000 Fougères 13-17, éditions du BRGM, 1981, p. 5
  3. Géologie de la France, éditions du BRGM, , p. 11.
  4. « Une promenade, à la découverte des pierres… », sur ouest-france.fr, .
  5. François de Beaulieu, La Bretagne. La géologie, les milieux, la faune, la flore, les hommes, Delachaux et Niestlé, , p. 15.
  6. (en) Richard Simon D'Lemos, The Cadomian Orogeny, Geological Society Publishing House, , p. 128.
  7. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 30.
  8. La formation de Lanvollon, en rive gauche de la baie de Saint-Brieuc, est une formation volcano-sédimentaire essentiellement constituée de volcanites (micaschistes, leptynites et amphibolites de Lanvollon dont les faciès les moins métamorphisés s'observent de part et d'autre de l'anse d'Yffiniac). La formation d'Erquy est son équivalent en rive droite. Ces roches sont surmontées par les sédiments détritiques de la formation de Binic.
  9. Michel Ballèvre, Valérie Bosse, Marie-Pierre Dabard, Céline Ducassou, Serge Fourcade, et al, « Histoire Géologique du massif Armoricain : Actualité de la recherche », Bulletin de la Société Géologique et Minéralogique de Bretagne, nos 10-11,‎ , p. 12
  10. Michel Ballèvre, opcite siècle, p. 21
  11. Cette qualité décroît rapidement à l'intérieur des terres, par suite de l'altération du socle et des placages limoneux.
  12. [PDF] E. Égal, É. Le Goff, P. Lebret ; avec la collaboration de J.-A. Barrat, A. Carn, J. Chantraine, A. Cocherie, C. Guerrot, B. Hallégouët, J.-L. Monnier, Notice explicative de la feuille Pontrieux-Étables-sur-mer à 1/50000, éditions du BRGM, 1999, p. 154
  13. Bernard Le Gall et Martial Caroff, Curiosités géologiques de la baie de Saint-Brieuc au Mont-Saint-Michel, éditions Apogée, , p. 44.
  14. Bernard Le Gall et Martial Caroff, Curiosités géologiques de la baie de Saint-Brieuc au Mont-Saint-Michel, éditions Apogée, , p. 7.
  15. Dans les chartes de l'abbaye de Beauport et dans un acte de donation du quartier de la Ville Hailech.
  16. Anciens Evêchés, IV, 81, 83, 90, 110.
  17. Dans des lettres de Jean V, n° 1170.
  18. Archives de Loire-Atlantique, B2979.
  19. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Tréveneuc »
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  24. Tréveneuc, fiche sur inpn.mnhn.fr.
  25. « Falaises de Plouha » - 530014725. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  26. « Pointe de Saint-Marc » - 530013338. Fiche ZNIEFF Natura 2000.
  27. « Bec de Vir » - 530013344. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  28. « Falaises du Goëlo » - FR1100710. Fiche et cartographie espace protégé et géré Natura 2000.