Pordic

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Pordic
Plage du Petit Havre
Plage du Petit Havre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Canton Plérin
Intercommunalité Saint-Brieuc Agglomération
Maire
Mandat
Maurice Battas
2014-2020
Code postal 22590
Code commune 22251
Démographie
Gentilé Pordicais, Pordicaise
Population
municipale
6 044 hab. (2012)
Densité 209 hab./km2
Population
aire urbaine
170 779 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 16″ N 2° 48′ 59″ O / 48.5711111111, -2.8163888888948° 34′ 16″ Nord 2° 48′ 59″ Ouest / 48.5711111111, -2.81638888889
Altitude 100 m (min. : 0 m) (max. : 143 m)
Superficie 28,94 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune

Pordic [pɔʁdik] (en breton Porzhig) est une commune française située près de Saint-Brieuc dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de Pordic a été occupé dès le Néolithique, mais les mégalithes érigés sur la commune ont été détruits au XIXe siècle. La période gallo-romaine y a laissé un certain nombre de traces, notamment les ruines du Camp des Bernains, situées à proximité du village de Quéré. Ce camp faisait vraisemblablement partie d’un ensemble défensif plus complet comprenant aussi celui de la ville Oria en Trégomeur et du Rocher-Collet en Lantic.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Pordic a été créée au haut Haut Moyen Âge par démembrement de la paroisse primitive de Plérin. Elle comprenait aussi à l’époque le territoire de Tréméloir.

La première mention qui a été conservée de son nom date de 1160, à l’occasion d’une donation à l’abbaye Sainte Croix de Guingamp. possession de Conan, fils cadet du comte de Penthièvre ; la paroisse a été attribuée en donation à l’abbaye de Beauport (près de Paimpol) lors de la création de cette abbaye, en 1202, par Alain, son frère aîné. De cette date jusqu’à la Révolution, la paroisse de Pordic dépendra d’ailleurs de l’abbaye de Beauport. Elle a traversé les diverses vicissitudes de l’histoire de la Bretagne mais en a gardé peu de traces ; même le donjon fortifié construit au XVIe siècle à la Côte de Courbiot pendant la guerre de la Ligue, a été détruit depuis.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Pordic élu sa première municipalité en 1790. En 1836, la commune a été amputée d’une partie de son territoire située sur la rive droite de l’Ic, attribuée à Binic dont la commune venait d’être créée quelques années auparavant (1821) par démembrement de celle d’Etables-sur-Mer.

Au XIXe et pendant la première partie du XXe siècle, la commune de Pordic apparaissait comme une commune rurale traditionnelle avec cependant une activité maritime importante liée à la pêche côtière traditionnelle (Petit Havre), et surtout aux emplois fournis par la grande pêche à la morue (Binic, Saint-Quay-Portrieux et Paimpol) ainsi qu’à des activités annexes, comme des corderies.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Bunker

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands installèrent quatre bunkers dans le hameau du Vaudic. Ils avaient pour objectif de protéger le port de Binic situé à 2 km.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Héraldique & Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune ne possède pas de Blason. Cependant, elle possède un logo.
- Image du logo de la ville.

Le nom de Pordic vient du port situé à l’embouchure de l’Ic (« port d’Ic ») qui faisait partie autrefois du territoire pordicais. Il dépend aujourd’hui de celui de Binic, commune créée au début du xixe siècle par démembrement partiel de celles d’Étables-sur-Mer et Pordic.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue de la pointe de Pordic1.JPG

D’une superficie de 2 894 hectares, la commune est située au bord de la Manche, à environ 10 km au nord-ouest de la ville de Saint-Brieuc. Avec une altitude moyenne d’environ 100 m, elle occupe une partie du plateau qui entoure la baie de Saint-Brieuc. Ce plateau est entaillé par des vallées profondes, dont plusieurs délimitent le territoire de la commune (Parfond de Gouët, Rodo, Ic, ruisseau du Vau Madec).

Sur sa façade maritime, il est bordé par une côte à falaises qui laisse de temps à autres la place à de petites plages, (Tournemine, Petit Havre) ou à des grèves de galets (Barillet, Port Jéhan).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Pordic est identique de celui de la ville de Saint-Brieuc. Voir : Climat Saint-Brieuc.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Hillion
Lantic Binic
Trégomeur Hillion
Tréméloir Trémuson Plérin

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Carte de la commune

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville regroupe au centre la majeure partie de la population. Sont dispersée plusieurs hameaux dans la campagne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La commune de Pordic fait partie du canton de Plérin qui comprend les communes de Plérin, Pordic et Trémuson. Depuis le développement de l’intercommunalité autour de Saint-Brieuc, Pordic adhère aux diverses structures intercommunales qui se sont succédé pour organiser ce territoire :

  • Charte intercommunale en décembre 1988.
  • District urbain en décembre 1991.
  • Communauté d'agglomérations en octobre 1999.

Par délibération du 26 février 2009, cette communauté qui comprend 14 communes et compte un peu plus de 115 000 habitants est désormais dénommée Saint Brieuc Agglomération Baie d’Armor.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1808 Julien MINIER    
1808 1831 Louis GUIBERT    
1831 1832 Jean-René BOUGONNIERE    
1832 1834 Jean-Louis DUCHESNE    
1834 1853 Louis GUIBERT    
1854 1860 Jean-Marie CORBEL    
1860 1875 Alexandre RUELLAN    
1875 1890 Emile BLAIZE de MAISONNEUVE    
1890 1891 Louis-Raimont HAUTERTRE    
1892 1896 Alexandre RUELLAN    
1896 1903 Louis BLAIZE de MAISONNEUVE    
1903 1904 Alexandre RUELLAN    
1904 1909 Louis BLAIZE de MAISONNEUVE    
1909 1929 René PATUREL    
1929 1935 Jean EPIVENT    
1935 1944 René PATUREL    
1944 1947 Jean ANDOUARD    
1947 1969 Gabriel GUEGAN    
1969 1971 Louis AUFFRAY DVD Conseiller général
1971 1979 Jean TREVILY    
1979 15 mars 1983 Théophile MINIER    
15 mars 1983 25 juin 1995 Louis AUFFRAY DVD Conseiller général
25 juin 1995 25 mars 2001 André GUEDE DVG  
25 mars 2001 17 mars 2008 Guy FONTEIX    
17 mars 2008 28 mars 2014 Gilbert GASPAILLARD PS  
28 mars 2014   Maurice BATTAS    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Pordicais.

En 2012, la commune comptait 6 044 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 999 3 999 3 962 4 030 4 450 4 290 4 394 4 669 4 980
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 709 4 992 4 917 4 028 3 815 4 610 4 447 4 410 4 442
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 661 3 701 3 779 3 440 3 205 3 023 2 905 2 854 2 974
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
3 043 2 957 3 343 4 288 4 635 5 176 5 612 5 737 6 044
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Heuliez GX-107 côté.JPG

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Pordic est relié au reste de l'agglomération grâce à la ligne C des Transports urbains briochins (TUB).

Culture locale, patrimoine et tourisme[modifier | modifier le code]

Viaduc du Parfond
Wikivoyage-logo.svg

Pour toutes informations concernant la culture et le tourisme de la commune : article sur Wikivoyage.

Commune côtière, Pordic est réputée pour la beauté et le caractère encore sauvage de sa côte à falaises. Longée par le sentier des douaniers celle-ci offre en permanence des vues superbes sur l’ensemble de la baie de St Brieuc, de Paimpol au cap Fréhel.
Ceux qui connaissent un peu mieux la commune aiment tout autant les vallées profondes et qui s’enfoncent dans la campagne.
La commune est parcourue par un réseau de sentiers balisés de grande et petite randonnée régulièrement entretenu.

Édifices religieux et civils[modifier | modifier le code]

La commune possède par ailleurs plusieurs monuments intéressants notamment :

  • La chapelle du Vaudic : fin du 14e et 17e.
  • Le manoir du Pré-Créhant : 16e.
  • Les vestiges du Corps de Garde : à la pointe de Pordic.
  • Le pont de Percée : (vallée du parfond du Gouet), témoin de la voie ferrée St Brieuc-Paimpol, construit par Harel de la Noë.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de personnages célèbres sont liés à Pordic dont :

  • Louis Félix Conen de Prépean : (1777-1837), né à Pordic qui peut être considéré comme l’un des fondateurs de la sténographie.
  • L'abbé Perrot : (vers 1800 - après 1870) écrivit la Grève de Pordic ou la Pordicane (1872).
  • Ferdinand Massignon, dit Pierre Roche : (1855-1922) sculpteur lié à Auguste Rodin qui fit bâtir la résidence de la Ville L’Evêque où il passait une partie de l’année.
  • Louis Massignon : (1883-1962) fils de Ferdinand Massignon, spécialiste des civilisations arabo-islamiques, professeur au Collège de France. Fondateur du Pardon « islamo chrétien » des Sept Dormants d’Ephèse à Vieux Marché, (près de Lannion).
  • Sébastien Hinault : originaire de Pordic,il a plusieurs fois participé au Tour de France.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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