Hillion

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Hillion
Hillion
Baie de Saint-Brieuc vue d'Hillion.
Blason de Hillion
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Canton Trégueux
Intercommunalité Saint-Brieuc Armor Agglomération
Maire
Mandat
Mickaël Cosson
2014 - 2020
Code postal 22120
Code commune 22081
Démographie
Gentilé Hillionnais
Population
municipale
4 097 hab. (2015 en augmentation de 0,52 % par rapport à 2010)
Densité 165 hab./km2
Population
aire urbaine
170 779 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 51″ nord, 2° 40′ 03″ ouest
Altitude 25 m
Min. 0 m
Max. 86 m
Superficie 24,76 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-hillion.fr

Hillion [iljɔ̃] est une commune française située près de Saint-Brieuc dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au fond de la baie de Saint-Brieuc, Hillion présente les caractéristiques d'une péninsule entourée par la Manche avec à l'ouest l'anse d'Yffiniac, au nord la baie et à l'est l'anse de Morieux dans lequel se jette le Gouessant. Sans grand relief, Hillion est traversé en plus du Gouessant par l'Évron et le Cré.

Avec un littoral d'environ 13 km, Hillion est au cœur de la zone humide d'intérêt international que constitue la baie de Saint-Brieuc, classée réserve naturelle le . La maison de la baie est située sur la commune à proximité de la plage de l'Hôtellerie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Hillion
Morieux
Hillion Coëtmieux
Yffiniac Yffiniac Pommeret

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat d'Hillion est identique de celui de la ville de Saint-Brieuc. Voir : Climat Saint-Brieuc.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Hillion est relié au reste de l'agglomération du lundi au samedi grâce à la ligne 20 des Transports urbains briochins (TUB).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune regroupe deux bourgs Hillion et Saint-René qui regroupent 45 % de la population communale. La majorité de la population est dispersée sur une dizaine de hameaux : la Grandville, les Quilles, Lermot, Fortville, les Ponts-Neufs, Pissoisson, Licantois, Licellion, les Grèves, Carquitté.

Logements[modifier | modifier le code]

En 2009, les 1 904 logements de la commune sont à 88,8 % des résidences principales, uniquement des maisons. Les habitants sont majoritairement propriétaires (79,8 %) et 18,8 % sont locataires.

Plus de la moitié (57,3 %) des ménages en 2009 occupent leur résidence principale depuis dix ans ou plus. Sur le total des 1 691 résidences principales, 986 (58,3 %) possèdent plus de cinq pièces. Le nombre moyen de pièces se situe à 4,8 en 2008. La très grande majorité des résidences (98,3 %) possèdent une salle de bain disposant d'une baignoire ou d'une douche. 81,1 % des résidences possèdent au moins un emplacement de stationnement et 89,8 % des ménages sont équipés d'au moins une automobile.

Entre 1999 et 2009, le nombre de logements est passé de 1 617 à 1 904 soit une augmentation de 287 logements. Sur la même période, le nombre d'habitants a augmenté de 3 786 à 4 082, soit un solde de 296 habitants. L'explication de ces chiffres proches (1 habitant par logement) n'est pas lié à une augmentation du nombre de résidences secondaires (de 122 à 146, +24), mais à l'évolution de la taille des ménages 27 % de ménage à 1 personne en 2009.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

En mars 2012, le projet de plan local d'urbanisme a été présenté. La loi littoral s'appliquant sur la commune, les futurs lotissements seront situés sur les bourgs d'Hillion et de Saint-René.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Helyon au XIe siècle, Hilium en 1148, Hyllion en 1216, Hillion en 1219, Hilyon en 1224, Hillion en 1229, Hilion en 1232, Helion en 1241, Hylion en 1242, Hillion en 1267 et en 1303, Hillian vers 1330, Hyllyon en 1536, Hillon en 1569[1].

Le nom de la commune vient du nom du camp romain Iliacus Roboris (« camp du Rouvre »)[2] qui était installé sur les lieux de l'actuelle ferme de Carbien, qui en garde la forme générale, une enceinte fortifiée avec des tours d'angle, plus récentes, mais construites sur les anciennes limites du camp[réf. nécessaire].

Le nom en breton de la commune est Helion.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines d'Hillion[modifier | modifier le code]

Les traces de présence humaine remonte au Néolithique, comme en témoigne le menhir de Carquitté.

Le hameau de Licellion, anciennement appelé La Vieille-Étable, a servi de relais de poste à l'époque romaine. Vers le hameau de L'Hôtellerie, à l'Ouest du bourg, des monnaies celtiques et des vestiges romains du IIIe siècle ont été retrouvés au XIXe siècle.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Hillion semble être paroisse au IXe siècle et l'évêque, le principal décimateur. En 1790, Hillion élit son premier maire : le fermier du Taniot. La population s'élève à plus de 1 700 habitants.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands installent des blockhaus au bout de la pointe. Ils s’installent également dans le château des Marais. La ville sera libérée le même jour que Saint-Brieuc, le 6 août 1944.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie d'Hillion
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1792 Guillaume Guinard    
1792 1795 François Gautier    
1795 1800 Jean Jaffrelot    
1800 1808 François Frémin    
1808 1815 Joseph Dayot    
1815 1830 Jean-Baptiste Le Corgne de Bonabry Légitimiste Comte, député
1830 1840 Jean Botrel    
1840 1848 Pierre Jaffrelot    
1848 1852 Jean Botrel    
1852 1871 Pierre Delanoë    
1871 1908 Henri du Fou de Kerdaniel Légitimiste Vicomte, avocat
1908 1920 Henri du Fou de Kerdaniel fils Légitimiste Vicomte, officier d'Infanterie
1920 1934 Olivier Provost    
1934 1945 Jean Meheust    
1945 1948 Mathurin Guernion    
1948 1989 Ernest Gaillard    
1989 1995 Françoise Hébert    
1995 2008 Claude Campion UDF  
2008 2014 Yvette Doré DVG Directrice générale des services
2014 en cours Mickaël Cosson SE Responsable à la DDTM

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales d'Hillion[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal d'Hillion s'établit à 6 756 000 € en dépenses et 6 360 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 3 576 000 € de charges (858 € par habitant) pour 4 194 000 € de produits (1 007 € par habitant), soit un solde de 619 000 € (148 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour une somme de 2 013 000 € (56 %), soit 483 € par habitant, ratio supérieur de 17 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (413 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio augmente de façon continue de 351 € à 483 € par habitant ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 4] pour un montant de 1 787 000 € (43 %), soit 429 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 375 € à 429 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité d'Hillion[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une valeur de 1 284 000 € (40 %), soit 308 € par habitant, ratio inférieur de 18 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (375 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 214 € par habitant en 2012 et un maximum de 701 € par habitant en 2011 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour une valeur de 359 000 € (11 %), soit 86 € par habitant, ratio supérieur de 13 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (76 € par habitant).

Les ressources en investissement d'Hillion se répartissent principalement en[A2 4] :

  • subventions reçues pour une valeur de 319 000 € (15 %), soit 76 € par habitant, ratio supérieur de 12 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (68 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 55 € par habitant en 2010 et un maximum de 143 € par habitant en 2011 ;
  • fonds de Compensation pour la TVA pour 122 000 € (6 %), soit 29 € par habitant, ratio inférieur de 26 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (39 € par habitant).

L'endettement d'Hillion au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour un montant de 6 340 000 €, soit 1 521 € par habitant, ratio supérieur de 87 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (814 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 998 € par habitant en 2009 et un maximum de 1 690 € par habitant en 2011[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur de 448 000 €, soit 107 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 107 € par habitant en 2013 et un maximum de 458 € par habitant en 2010[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour 768 000 €, soit 184 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 152 € par habitant en 2011 et un maximum de 195 € par habitant en 2010[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 8 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ 2 années en 2005 et un maximum d'environ 11 années en 2011.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Hillionnais (Hilionad (Hilioniz), Hilionadez (-ed) en breton).

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Hillion depuis cette date :

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7731 6271 8572 4302 5182 5272 7002 8732 748
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7082 7102 6492 5532 6382 6482 6662 6442 723
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5892 4732 3172 0291 9711 9531 9501 9572 006
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 1222 2352 8583 2323 5913 7864 0014 0314 049
2015 - - - - - - - -
4 097--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Renault PR-112 N°408.2 TUB.JPG

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 997 [5], ce qui place Hillion au 6 600e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole, et le revenu net imposable moyen s'élevait à 24 621 [5]. Au sein de la commune, 62,4 % des foyers fiscaux étaient imposables[5]. Les revenus déclarés étaient pour 60,7 % des revenus salariés, pour 24,4 % des pensions, retraites et rentes et pour 10,2 % des revenus non salariés[6].

Activités économiques[modifier | modifier le code]

La mytiliculture est une activité importante puisque 10 % des moules françaises, soit environ 3 000 à 4 000 tonnes, sont issues de la production hillionnaise. Il s'agit d'une production par élevage sur bouchots situés à l'est de la Pointe des Guettes. L'accès à la zone est située sur la plage de Bon Abri. Les espèces présentes sont la Mytilus galloprovincialis, adaptée au climat, et la Mytilus edulis.

L'activité agroalimentaire est présente sur la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Viaduc des Ponts-Neufs

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jean-Baptiste : cette église du XIVe siècle a été classée Monument Historique en 1970.
  • L'église Saint-Ronan de Saint-René.
  • Menhir de Carquitté : Il est le seul mégalithe de la commune.
  • Le Viaduc des Ponts-Neufs : Il a été construit à partir de 1913 par Louis Auguste Harel de La Noë pour les Chemins de Fer des Côtes-du-Nord. Il fait 237 mètre de long, 27 mètre de haut et possède 13 travées.
  • Le Château des Marais : Le château a été construit en 1893. De 1940 à 1944, il était occupé par les Allemands. En 1990, le château est laissé à l'abandon, puis en 1996, il fut acheté et rénové. Aujourd'hui, il est ouvert au public.
  • Le Château de Carbien - privé
  • La Villa de Georges Palante : Georges Palante, né en 1862, professeur agrégé de philosophie à Châteauroux en 1888, fait construire cette maison où il vient passer ses moments de repos.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Ronan (dont le nom a été francisé en Saint René) : il aurait vécu un temps dans la commune (d'où l'église Saint-Ronan et l'ancienne paroisse de Saint-René)[7].
  • Guillaume Guéguen, fils de Guillaume Guéguen, écuyer, seigneur du Clos-Guéguen. Né à Lamballe vers 1440 et décédé à Nantes le 29 novembre 1506.
  • François-Joseph, chevalier du Fou (1777-1865), chevalier héréditaire, chef chouan commandant la 7ème Légion(dite Légion des Côtes-du-Nord), officier d'Infanterie, chevalier de l'Ordre de Saint-Louis et de La Légion d'Honneur, décoré du Lys, est inhumé à Hillion[8].
  • Jean-Baptiste Marie Louis, comte Le Corgne de Bonabry, chevalier, seigneur de Bonabry en Hillion, (1786-1843), conseiller d’arrondissement, député des Côtes-du-Nord le 13 juin 1830 et démissionnaire le 23 août suivant, maire d'Hillion de 1815 à 1830.
  • Henri François Marie, vicomte du Fou de Kerdaniel, chevalier, châtelain de Bonabry, (1833-1910), fils de François-Joseph du Fou, avocat, maire d'Hillion de 1871 à 1910, représentant attitré du « comte de Chambord » dans les Côtes-du-Nord[9].
  • Henri Joseph Aristide Louis Marie, vicomte du Fou de Kerdaniel, chevalier, châtelain de Bonabry, (1865-1939), fils du précédent, officier d'Infanterie, chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre 14/18 avec étoile de bronze, Croix du Combattant Volontaire, maire d'Hillion de 1910 à 1920.
  • Henri Edouard Marie, vicomte du Fou de Kerdaniel, chevalier, châtelain de Bonabry, (1904-1982), fils du précédent, sous-officier d'Infanterie, Croix du Combattant, créateur et maître d'équipage du Rallye Penthièvre, lieutenant de louveterie, commissaire aux courses.
  • Yves Henri Jean Marie, vicomte du Fou de Kerdaniel, chevalier, (1939-1991), fils du précédent, officier d'Infanterie, Croix du Combattant, Titre de Reconnaissance de la Nation.
  • Le père Tanguy : marchand de couleurs de Vincent van Gogh et portraituré par lui, était marié à une native d'Hillion.
  • Georges Palante : (1862 – 1925), « nietzschéen de gauche », avait sa résidence secondaire à La Grandville, commune d'Hillion. C'est là qu'il s'est suicidé le 5 août 1925. Il est enterré dans le cimetière d'Hillion et la nouvelle salle porte son nom.
  • Patrice Carteron : footballeur, entraîneur de Dijon Football Côte d'Or y a vécu.
  • L'écrivain Louis Doucet, qui a une résidence secondaire à La Grandville, évoque Hillion dans son recueil Images I et dans son roman Rhizomes.
  • Minou Drouet , poétesse, née à Hillion le 24 juillet 1947.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la bande d'argent chargée de trois mouchetures d'hermine de sable.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pièces justificatives d'une requête au Conseil d'État de Jean-Baptiste Lefebvre, conseiller au parlement de Bretagne, pour la construction d'une digue entre la côte d'Hillion et celle de Cesson, près de Saint-Brieuc, 1759-1763. (Procès-verbal de visites des juges et ingénieurs de l'Amirauté de Saint-Brieuc, 1762). Cote 15 J 189 > Fonds de Langle (15 J), Archives I&V.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Hillion. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources d'Hillion.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Hillion »
  2. « étymologie et histoire d'Hillion », sur http://www.infobretagne.com (consulté le 17 juillet 2014)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  5. a b et c « Résumé statistique de la commune d'Hillion », sur INSEE (consulté le 2 mai 2010)
  6. « Dossier local de la commune d'Hillion », sur INSEE (consulté le 2 mai 2010)
  7. Jacques Baudouin, "Grand livre des saints: culte et iconographie en Occident", éditions Créer, 2006, [ (ISBN 978-2-84819-041-9)], consultable https://books.google.fr/books?id=6Hwa38EjyoAC&pg=PA417&lpg=PA417&dq=Saint-Ren%C3%A9-du-Bois+Locronan&source=bl&ots=LFoSzzCH_I&sig=uXNfPNc9HK0LUh2kqrpGuShabzI&hl=fr&ei=7VdGTcPmOIav4AakrNVB&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=8&ved=0CEgQ6AEwBw#v=onepage&q=Saint-Ren%C3%A9-du-Bois%20Locronan&f=false
  8. Le Chevalier du Fou de Kerdaniel (1777-1865). Anatole de La Bintinaye, Revue de Bretagne et de Vendée, dixième année, tome IX de la collection, année 1866, premier semestre : La ville de Saint-Brieuc vient de voir s'éteindre une de ces longues existences, héroïques à leur origine, calmes et majestueuses à leur déclin, dont la curiosité contemporaine recherche avec tant d'avidité les moindres détails biographiques. Certes, dans le récit des actions intrépides, bien souvent même téméraires, des dangers innombrables, des blessures, des souffrances, dont est parsemée cette vie toute dévouée au service des plus nobles convictions, et où apparaît constamment l'inspiration du caractère le plus élevé, notre génération pourrait trouver d'utiles et intéressantes leçons. Mais, au rebours de tant de gens qui racontent beaucoup sans avoir rien fait, le chevalier du Fou était plein de modestie ; pour lui, le témoignage de sa conscience et la vénération de quelques amis valaient mieux qu'un fastueux étalage de ses titres de gloire sous les yeux du public. Issu de cette race batailleuse des vicomtes du Faou ou du Fou, dont le nom revient à chaque page de nos vieilles annales bretonnes, le jeune François-Joseph du Fou de Kerdaniel, né le 23 mars 1777, était naturellement destiné à la carrière militaire. Il se trouvait à l'École de la Marine, à Vannes, quand, en 91, cette École fut violemment dispersée par les dragons de Bessières. Malgré sa tendre jeunesse (il n'avait que quatorze ans), il n'hésita pas à suivre son père et son frère aîné en Belgique, et à se jeter dès ce moment dans la vie, pleine de périls, qu'il dut mener pendant huit années. Entré d'abord dans le corps de la marine en Belgique, il se voit battu et repoussé. Sans se laisser aller au découragement, il pénètre en Bretagne, où il sert sous les ordres de M. de la Moussaye. Battu de nouveau, il traverse l'Angleterre et se rend au régiment de Loyal-Emigrant, sous les ordres du duc de la Châtre. Après de désastreuses campagnes en Belgique et en Hollande, il est embarqué avec les débris de son régiment pour Quiberon. Il y aurait perdu la vie, comme ses glorieux compagnons d'infortune, si, deux jours avant le débarquement général, il n'eût été mis à terre avec trois autres officiers : ils étaient chargés de porter à Georges Cadoudal des fonds et des dépêches. Ce fut cette périlleuse mission qui lui sauva la vie. Quand il arriva au quartier-général, à Grandchamp, après mille dangers, Georges n'y était plus ; il était parti dans la direction des Côtes-du-Nord, pour faire diversion et favoriser un débarquement d'armes et de munitions. Après l'avoir rejoint, le jeune royaliste sert successivement sons les ordres de Lantivy et de le Mercier, dit la Vendée ; puis il devient chef lui-même, et conjointement avec M. de Keranflec'h, il dirige plusieurs expéditions et quelques heureux coups de main. Il faut lire dans l'Itinéraire en Bretagne, de M. Pol de Courcy (pages 98 et suivantes), le récit dramatique de la prise de Saint-Brieuc, à laquelle contribua si brillamment le jeune du Fou de Kerdaniel. Ce n'est qu'un épisode entre mille ; mais il suffit pour montrer quelle était l'existence de ces pauvres Chouans, et de quelle énergie, de quelle foi indomptable ils devaient être animés pour se soumettre à de pareilles souffrances. En 1801, M. du Fou fit sa soumission et fut placé en surveillance spéciale pendant dix années. Plus de quarante fois il avait été jeté en prison ; il avait subi cinq jugements : à Nantes, la Rochelle, Vannes, Nantes et Saint-Brieuc. Condamné deux fois à la déportation, il l'évita en s'évadant. Le 23 octobre 1815, il fut nommé capitaine au 5e de la garde royale, où il était chef de bataillon en 1830. Ses services lui avaient mérité la double décoration de Saint-Louis et de la Légion-d'Honneur. A cette époque, M. le chevalier du Fou de Kerdaniel, profondément attristé de la chute d'un trône auquel il avait tout sacrifié, n’hésita pas, malgré sa passion pour l'état militaire, et malgré les brillantes propositions que le gouvernement nouveau lui adressa sous la forme la plus flatteuse, à briser son épée et à vouer prématurément sa vieillesse à la retraite. Au bout de peu d'années, il trouva dans Mlle Mourin d'Arfeuille une compagne digne de lui, et se renferma entièrement dans la vie de famille. M. le chevalier du Fou était resté le type de cette urbanité exquise, de cette courtoisie envers les femmes, si rare, si démodée même de nos jours, et dont les vieillards seuls semblent avoir conservé le secret. Depuis quelques années déjà, des douleurs rhumatismales, héritage de ses laborieuses campagnes, l'avaient condamné à une réclusion complète. Mais Dieu, dont il avait si vaillamment défendu l'autel, en même temps qu'il combattait pour le trône, lui avait ménagé des consolations précieuses, en lui donnant, avec une foi inébranlable, une courageuse résignation, et en l'entourant des enfants les plus dévoués et les plus affectueux. Il y a seulement quelques jours, son bonheur patriarcal avait été couronné par la naissance d'un petit-fils ardemment désiré. Rien ne faisait présager la fin prochaine de M. du Fou, et cependant, — était-ce un pressentiment ? — lundi, 18 décembre, il se fit apporter son petit-fils ; et c'était chose touchante de voir celte majestueuse tête de vieillard se courber en souriant et en pleurant de joie sur cette blonde tête d'enfant ; puis, il le bénit, demandant sans doute à Dieu que son petit-fils, lui aussi, restai toujours fidèle à la vieille devise de ses pères : Dieu, l'honneur. — Quelques heures après, comme si sa mission sur la terre était accomplie, le chevalier du Fou, se sentant plus oppressé que de coutume, avait de nouveau recours à cette religion, qui l'avait tant de fois soutenu dans ses épreuves, et au milieu des siens, sans effroi et presque sans souffrances, il rendait son âme à Dieu, qui lui accordait ainsi, après la vie d’un preux, la mort d’un chrétien.
  9. Le clocher d’Hillion, L’écho de Saint-René, n°13bis – avril 1910.  Obsèques de M. le Vte du Fou de Kerdaniel - Discours et articles nécrologiques de MM. Guillaume Corfec, l’abbé Barré, le Vte de La Bintinaye, le Cte de La Barre de Nanteuil, Al. Raison du Cleuziou, Imprimerie de R. Prud’homme, 1912. C’est bien à bon chrétien pratiquant et convaincu que s’appliquaient tout à l’heure les paroles de la liturgie sacrée : Subvenite, sancti dei… Elus de Dieu et Anges du Ciel, venez à la rencontre de son âme pour l’accompagner devant le Très-Haut. C’est bien pour ce chrétien fidèle que le prêtre peut chanter avec conviction cette belle prière de l’Ordine : « Seigneur, vous à qui appartient l’indulgence et le pardon, vous recevrez avec miséricorde votre serviteur, parce que dans sa vie, il a fait votre volonté et qu’il a mis en vous son espérance. » Et maintenant, MT, nous allons le conduire à sa dernière demeure. Dans le vieux cimetière d’Hillion, une tombe est fraichement ouverte au milieu d’autres tombes habitées depuis longtemps. Mr du Fou de Kerdaniel a voulu que ses restes s’en viennent reposer dans ce tombeau de famille à l’ombre de la croix. Là, il aura sa place toute naturelle au milieu de ses chers défunts d’ Hillion qui furent en si grand nombre ses administrés et recouraient si souvent à ses conseils et à côté de son vaillant compagnon d’armes qui a combattu avec lui le bon combat dans ce pays et qui l’a précédé de peu de temps dans la mort : Mr le Comte de la Noue. Réunis dans la mort, ils le seront aussi un jour dans la joie de la Résurrection. Tout nous le fait espérer en ce temps Pascal où les chants de l’église ne cessent (de) redire l’Alléluia mettant en ( ) l’invincible confiance de nous retrouver ( ) l’éternelle vie. « Ainsi soit-il » Au cimetière, un vieil ami du regretté défunt, Mr le Vicomte de la Bintinaye, conseiller général du canton d’Evran, prend à son tour la parole et adresse à Mr le Vicomte Henri du Fou de Kerdaniel cet adieu ému qui fait couler bien des larmes : Discours de Mr Le Vicomte de la Bintinaye : « Chers habitants de la commune d’Hillion, Avant que cette tombe soit fermée et en souvenir de la tendre affection qui me lia intimement pendant plus de 60 années à celui que vous pleurez tous, permettez-moi de vous rappeler en quelques mots les innombrables bienfaits et les magnifiques exemples que nous a lassés ce grand chrétien. En 1861, Mr le Vicomte Henri du Fou de Kerdaniel épousa Mlle Cécile Le Corgne de Bonabry. Par son mariage, il devenait votre concitoyen et dès le premier moment, il sentit battre en lui un vrai cœur d’Hillionais. Il se donna à vous tout entier, sans réserve et pour toujours. Sa situation, en haute intelligence et les nombreuses sympathies qui l’entouraient déjà lui ouvraient un grand avenir politique ? Mais s’il avait accepté d’être sénateur ou député, il lui aurait fallu quitter pour une grande partie de l’année sa chère commune d’Hillion. Il ne voulait jamais y consentir. La Providence l’y avait placé pour en soutenir les intérêts, pour y donner de bons conseils, pour y consoler les douleurs, pour y soulager les misères. Il y avait de la besogne pour tous les jours de l’année. Il s’y consacra tout entier en refusant toutes les propositions qui l’auraient éloigné de vous. J’ai été bien des fois le témoin ému de ses audiences qu’il donnait au Château de Bonabry chaque matin à tous ceux qui avaient besoin de lui et vous le savez mieux que moi, mes chers amis, chacun s’en retournait chez soi, les uns avec des conseils, les autres avec des aumônes, tous avec des paroles de consolation et d’espérance. La confiance de ses concitoyens ne tarda pas à lui remettre la mairie qu’il garda 37 ans. Vous savez tous avec quel zèle intelligent il s’acquitté de ses fonctions. Son titre de docteur (en) droit et sa connaissance approfondie des lois (lui) permettaient d’obtenir de la Préfecture pour la commune tout ce qu’il était possible d’en tirer. Il réussissait bien souvent là où les autres avaient échoué. Je ne crois pas qu’aucun maire l’ait égalé par le zèle et par le talent. Mais au dessus de toute chose, votre excellent maire plaçait les intérêts de la morale et de la Religion. Ainsi quand arriva l’heure des spoliations sacrilèges, nul ne lutta plus vaillamment pour la défense des droits de l’Eglise, nul ne donna plus généreusement pour conserver aux pères et aux mères de famille leurs droits sacrés sur la conscience et sur l’âme de leurs enfants. Malheureusement, les luttes sans cesse renouvelées, les courses quotidiennes et par tous les temps, soit à la mairie, soit à des villages éloignés, avaient altéré la santé de Mr du Fou. Il s’était mis à votre service, et il arriva un moment où il fut obligé de quitter avec larmes sa chère commune d’Hillion pour aller chercher à Saint Brieuc un repos indispensable. Ce fut un deuil général et votre conseil municipal s’honora en choisissant pour le remplacer à la mairie, son fils, le Capitaine du Fou, comme le plus grand continuateur de l’œuvre paternelle. Depuis quelque temps, Mr de Fou semblait avoir le sentiment de sa fin prochaine. Il avait toujours été un grand chrétien, et ces jours derniers, après avoir fait pieusement ses Pâques, il rentra chez lui en disant : « Je viens de faire ma préparation pour le grand voyage. Je suis prêt maintenant ». C’était comme une inspiration divine. Dieu semble s’être rendu à son appel, en attirant tout doucement auprès de Lui ce fidèle serviteur, et en lui épargnant les douleurs de l’agonie et les déchirements de la séparation. Et maintenant, adieu et à bientôt, mon cher et excellent ami. Repose en paix dans cette terre d’Hillion sur laquelle tu as répandu tant de bienfaits, jusqu’au jour du grand réveil où tous ceux qui se sont aimés ici-bas et qui auront été comme toi de vrais chrétiens se retrouveront au Ciel sous le plus magnifique et le plus consolant des rendez-vous. » Par une pensée délicate du regretté défunt, les pauvres n’avaient pas été oubliés. Après la cérémonie, plus de 600 livres de pain ont été distribuées par le soin des Religieuses d’Hillion, à une centaine de famille des paroisses d’Hillion et Saint-René. Et maintenant qu’il me soit permis à notre tout d’offrir à Mme la Vicomtesse du Fou de Kerdaniel, à Mr le Maire et à Mme la Vicomtesse Henri du Fou de Kerdaniel, à Mr le Vicomte et à Mme la vicomtesse de Kerdrel, à Mr le Comte et à Mme la comtesse de Roquefeuille, à Mlle la Vicomtesse Marie de Kerdaniel, l’hommage de nos prières, de nos regrets et de nos plus respectueux sentiments de vives condoléances.