Hillion

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Hillion
Hillion
Baie de Saint-Brieuc vue de Hillion.
Blason de Hillion
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Saint-Brieuc Armor Agglomération
Maire
Mandat
Mickaël Cosson
2020-2026
Code postal 22120
Code commune 22081
Démographie
Gentilé Hillionnais
Population
municipale
4 160 hab. (2018 en augmentation de 2,31 % par rapport à 2013)
Densité 168 hab./km2
Population
agglomération
170 779 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 49″ nord, 2° 40′ 04″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 86 m
Superficie 24,76 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Brieuc
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Trégueux
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairie-hillion.fr

Hillion [iljɔ̃] est une commune française située près de Saint-Brieuc dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

La commune de Hillion se situe en bord de mer, au nord-centre du département des Côtes-d'Armor, à l'Est de Saint-Brieuc et à l’extrême Est de l'agglomération dont elle fait partie : Saint-Brieuc Armor Agglomération.

Les communes les plus proches sont : Yffiniac (4 km), Morieux (4,9 km), Coëtmieux (6,1 km), Pommeret (7,7 km) et Andel (8,7 km).

Communes limitrophes de Hillion
Manche Manche Manche
Manche Hillion Morieux
Yffiniac Pommeret Coëtmieux

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Plage de galets à la pointe du Grouin.

La géologie de Hillion est la même que celle de Saint-Brieuc (voir : Cadre géologique Saint-Brieuc). La commune est localisée dans la partie médiane du domaine nord armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui est le résultat de trois chaînes de montagne successives.

Des roches volcaniques sont bien visibles à Hillion au niveau de l'anse d'Yffiniac (tufs schistosés et poudingues vers la plage de l'Hôtellerie[1]) et de la carrière du Vaugas où affleurent des leptynites acides[2], des amphibolites à grenat de haut métamorphique[3], alternant avec des gneiss dioritiques, des gabbros[4] et quelques cumulats ultrabasiques. « Cette carrière donne une bonne image du complexe métamorphique et plutonique qui constitue le fond de la baie de Saint-Brieuc[5] ».

Touristiquement, les principaux aspects de la géologie de cette bande côtière peuvent être abordés au cours de promenades géologiques qui permettent d'observer sur un espace réduit des roches d'âge et de nature différents, des structures géologiques (cisaillement, faille, pli, schistosité) témoins de phénomènes géologiques d'ampleur (magmatisme, tectogenèse, métamorphisme, érosion…)[6].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Gouessant et la centrale hydroélectrique.

Située au fond de la baie de Saint-Brieuc, Hillion présente les caractéristiques d'une péninsule entourée par la Manche avec à l'ouest l'anse d'Yffiniac, au nord la baie et à l'est l'anse de Morieux dans lequel se jette le Gouessant. Sans grand relief, Hillion est traversé en plus du Gouessant par l'Évron et le Cré.

Avec un littoral d'environ 13 km, Hillion est au cœur de la zone humide d'intérêt international que constitue la baie de Saint-Brieuc, classée réserve naturelle le .

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Les dunes de Bon-Abri, au cœur de l'anse de Morieux, malgré leur modeste superficie (4 hectares), riches de leur biodiversité naturelle (dunes de sable nu, prairies humides, dunes boisées, etc.. constituent une mosaïque de milieux naturels), floristique et faunistique, constituent une réserve naturelle acquise par le département des Côtes-d'Armor en 1981. Elles abritent notamment 5 mares, dont deux permanentes, issues de l'exploitation industrielle du sable pendant une quarantaine d'années où vivent notamment 7 espèces de batraciens et 4 espèces de reptiles, dont des espèces rares comme le pédolyte ponctué, le crapaud des joncs, le triton palmé[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Hillion est identique à celui de la ville de Saint-Brieuc. Voir : Climat Saint-Brieuc.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Hillion est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Brieuc, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 51 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[10],[11].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune se compose de deux bourgs : Hillion et Saint-René, qui regroupent 45 % de la population communale. La majorité de la population est dispersée sur une dizaine de hameaux : la Grandville, les Quilles, Lermot, Fortville, les Ponts-Neufs, Pissoisson, Licantois, Licellion, les Grèves, Carquitté.

Logements[modifier | modifier le code]

En 2009, les 1 904 logements de la commune sont à 88,8 % des résidences principales, uniquement des maisons. Les habitants sont majoritairement propriétaires (79,8 %) et 18,8 % sont locataires.

Plus de la moitié (57,3 %) des ménages en 2009 occupent leur résidence principale depuis dix ans ou plus. Sur le total des 1 691 résidences principales, 986 (58,3 %) possèdent plus de cinq pièces. Le nombre moyen de pièces se situe à 4,8 en 2008. La très grande majorité des résidences (98,3 %) possèdent une salle de bain disposant d'une baignoire ou d'une douche. 81,1 % des résidences possèdent au moins un emplacement de stationnement et 89,8 % des ménages sont équipés d'au moins une automobile.

Entre 1999 et 2009, le nombre de logements est passé de 1 617 à 1 904 soit une augmentation de 287 logements. Sur la même période, le nombre d'habitants a augmenté de 3 786 à 4 082, soit un solde de 296 habitants. L'explication de ces chiffres proches (1 habitant par logement) n'est pas lié à une augmentation du nombre de résidences secondaires (de 122 à 146, +24), mais à l'évolution de la taille des ménages 27 % de ménage à 1 personne en 2009.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

En , le projet de plan local d'urbanisme a été présenté. La loi littoral s'appliquant sur la commune, les futurs lotissements seront situés sur les bourgs de Hillion et de Saint-René.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Hillion est relié au reste de l'agglomération du lundi au samedi grâce à la ligne 20 des Transports urbains briochins (TUB).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Helyon au XIe siècle, Hilium en 1148, Hyllion en 1216, Hillion en 1219, Hilyon en 1224, Hillion en 1229, Hilion en 1232, Helion en 1241, Hylion en 1242, Hillion en 1267 et en 1303, Hillian vers 1330, Hyllyon en 1536, Hillon en 1569[12].

Les historiens de référence de la Bretagne : Dom Lobineau, Dom Morice, Arthur de la Borderie, s'appuyant sur un manuscrit daté du XIe ou XIIe siècle (Vita Briocii), situent la fondation du village de Hillion (alors Lis-Helion) à la fin du Ve siècle, "aux environs de l'an 490". Ce texte décrit précisément la "cour de justice de Helyon" (Aulam Helyoni ou Helioni). Ce lieu est ainsi devenu, selon ces historiens, dont Arthur de la Borderie dans son "Histoire de Bretagne", "le siège de l'autorité qui régissait le plou d'Helion, (qui) fut nommé désormais la cour de justice d'Helion, Aula Helioni, en breton Lis-Helion ...". Le nom de Licellion, hameau situé à 3 km au sud de Hillion, subsiste de nos jours.

Le nom en breton de la commune est Helion.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de Hillion[modifier | modifier le code]

Les traces de présence humaine remonte au Néolithique, comme en témoigne le menhir de Carquitté.

Le hameau de Licellion (voir plus haut), anciennement appelé "Vetus stabulum" ("Vieille étable" ou "Vieille auberge",selon le dictionnaire Gaffiot Latin-Français), a servi de relais de poste à l'époque romaine. Vers le hameau de L'Hôtellerie, à l'Ouest du bourg, des monnaies celtiques et des vestiges romains du IIIe siècle ont été retrouvés au XIXe siècle.

Saint Ronan[modifier | modifier le code]

Saint Ronan serait mort au VIe siècle à Hillion dans le hameau de Saint-Ronan, dont le nom fut changé en Saint-René par la volonté de francisation des saints bretons imposée par les autorités ecclésiastiques au XVIIe siècle ; sa dépouille fut ramenée à Locronan pour qu'il y soit inhumé.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Hillion semble déjà être une paroisse au IXe siècle et l'évêque, le principal décimateur.

Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1790, Hillion élit son premier maire : Guillaume Guinard, fermier de Tanio. La population s'élève alors à plus de 1 700 habitants.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les habitants de Hillion, Yffiniac et Langueux se livraient au colportage du sel extrait des salines de Langueux. Il était réputé pour sa blancheur éclatante et son goût ; on vendait aussi les résidus, attachés aux parois des chaudières ayant servi à l'évaporation de l'eau de mer, et qui formaient un sel de moins bonne qualité[13].

Les salines d'Yffiniac et de Langueux cessèrent leur activité vers 1860, victimes de la concurrence du sel provenant de salines plus méridionales, permettant d'obtenir du sel par des procédés plus économiques.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La 1ère Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts porte les noms de 81 soldats Morts pour la France, dont 1 qui a péri en mer[14].

La 2ème Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands construisent des blockhaus au bout de la pointe. Ils s’installent également dans le château des Marais. La ville sera libérée le même jour que Saint-Brieuc, le .

12 soldats sont morts pour la France. Parmi eux 2 ont péri en mer.

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

1 soldat est tombé au Champ d'Honneur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Hillion
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1792 Guillaume Guinard    
1792 1795 François Gautier    
1795 1795 Jean Jaffrelot    
1800 1808 François Frémin    
1808 1815 Joseph Dayot    
1815 1830 Jean-Baptiste Le Corgne de Bonabry Légitimiste Comte, député
1830 1840 Jean Botrel    
1840 1848 Pierre Jaffrelot    
1848 1852 Jean Botrel    
1852 1871 Pierre Delanoë    
1871 1908 Henri du Fou de Kerdaniel Légitimiste Vicomte, avocat
1908 1920 Henri du Fou de Kerdaniel fils Légitimiste Vicomte, officier d'Infanterie
1920 1934 Olivier Provost    
1934 1945 Jean Meheust    
1945 1948 Mathurin Guernion    
1948 1989 Ernest Gaillard
(1910-2005)[15]
SFIO puis PS Cultivateur
1989 1995 Jeanine Hébert    
1995 2008 Claude Campion UDF Employé de banque
2008 2014 Yvette Doré DVG Directrice générale des services
2014 En cours Mickaël Cosson SE Responsable à la DDTM

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Hillion[Note 3].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Hillion s'établit à 6 756 000 € en dépenses et 6 360 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 4] se répartit en 3 576 000 € de charges (858 € par habitant) pour 4 194 000 € de produits (1 007 € par habitant), soit un solde de 619 000 € (148 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 5] pour une somme de 2 013 000 € (56 %), soit 483 € par habitant, ratio supérieur de 17 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (413 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio augmente de façon continue de 351 € à 483 € par habitant ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 6] pour un montant de 1 787 000 € (43 %), soit 429 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 375 € à 429 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Hillion[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 7] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 8] pour une valeur de 1 284 000 € (40 %), soit 308 € par habitant, ratio inférieur de 18 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (375 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 214 € par habitant en 2012 et un maximum de 701 € par habitant en 2011 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 9] pour une valeur de 359 000 € (11 %), soit 86 € par habitant, ratio supérieur de 13 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (76 € par habitant).

Les ressources en investissement de Hillion se répartissent principalement en[A2 4] :

  • subventions reçues pour une valeur de 319 000 € (15 %), soit 76 € par habitant, ratio supérieur de 12 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (68 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 55 € par habitant en 2010 et un maximum de 143 € par habitant en 2011 ;
  • fonds de Compensation pour la TVA pour 122 000 € (6 %), soit 29 € par habitant, ratio inférieur de 26 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (39 € par habitant).

L'endettement de Hillion au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 10], l'annuité de la dette[Note 11] et sa capacité de désendettement[Note 12] :

  • l'encours de la dette pour un montant de 6 340 000 €, soit 1 521 € par habitant, ratio supérieur de 87 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (814 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 998 € par habitant en 2009 et un maximum de 1 690 € par habitant en 2011[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur de 448 000 €, soit 107 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 107 € par habitant en 2013 et un maximum de 458 € par habitant en 2010[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour 768 000 €, soit 184 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 152 € par habitant en 2011 et un maximum de 195 € par habitant en 2010[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 8 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ 2 années en 2005 et un maximum d'environ 11 années en 2011.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Hillionnais (Hilionad (Hilioniz), Hilionadez (-ed) en breton).

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Hillion depuis cette date :

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7731 6271 8572 4302 5182 5272 7002 8732 748
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7082 7102 6492 5532 6382 6482 6662 6442 723
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5892 4732 3172 0291 9711 9531 9501 9572 006
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 1222 2352 8583 2323 5913 7864 0014 0314 049
2017 2018 - - - - - - -
4 1374 160-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Renault PR 112 n°408 - TUB1.jpg

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2007, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 997 [18], ce qui place Hillion au 6 600e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole, et le revenu net imposable moyen s'élevait à 24 621 [18]. Au sein de la commune, 62,4 % des foyers fiscaux étaient imposables[18]. Les revenus déclarés étaient pour 60,7 % des revenus salariés, pour 24,4 % des pensions, retraites et rentes et pour 10,2 % des revenus non salariés[19].

Activités économiques[modifier | modifier le code]

La mytiliculture est une activité importante puisque 10 % des moules françaises, soit environ 3 000 à 4 000 tonnes, sont issues de la production hillionnaise. Il s'agit d'une production par élevage sur bouchots situés à l'est de la Pointe des Guettes. L'accès à la zone est située sur la plage de Bon Abri. Les espèces présentes sont la Mytilus galloprovincialis, adaptée au climat, et la Mytilus edulis.

L'activité agroalimentaire est présente sur la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jean-Baptiste (XIe – XIXe siècle). Elle présente un plan en croix latine :  nef à trois vaisseaux de trois travées précédée d’une avant-nef, clocher à la croisée de transept et chœur avec bas-côtés de trois travées à chevet plat. Elle est couverte de charpente. L’église a conservé du XIe siècle la partie supérieure des murs de la nef : on voit nettement les petites fenêtres obstruées au nord et au sud, au dessus des grandes arcades. L’arc diaphragme ouest (pignon occidental d’origine de l’édifice roman) est percé d’une petite fenêtre de plein cintre très ébrasée[20]. Fin XIVe siècle - début XVe siècle, l’édifice est profondément remanié : la nef romane est précédée d’une avant-nef et d’une nouvelle façade ouest et flanquée de bas-côtés[21]. L’ancienne façade ouest et les murs latéraux sont repris en sous-œuvre et percés de grandes arcades en tiers-point[20]. Le transept sud est agrandi. On reconstruit le chœur et la tour de croisée[21]. Au XVIIe siècle, le bras sud du transept est repris et la tour de croisée reconstruite. Les fenêtres sont reprises au XIXe siècle[20]. L'église est classée monument historique en 1970[22].
  • L'église Saint-Ronan de Saint-René.
  • Menhir de Carquitté : Il est le seul mégalithe de la commune.
  • Le Viaduc des Ponts-Neufs : Il a été construit à partir de 1913 par Louis Auguste Harel de La Noë pour les Chemins de Fer des Côtes-du-Nord. Il fait 237 mètre de long, 27 mètre de haut et possède 13 travées.
  • Le Château des Marais : Le château a été construit en 1893 à la place de l'ancien manoir fortifié des XVème et XVIIème. De 1940 à 1944, il était occupé par les Allemands. En 1990, le château est laissé à l'abandon, puis en 1996, il fut racheté et rénové. Aujourd'hui, il est ouvert au public.
  • Le Château de Carbien (XVIIème) - privé
  • La Villa de Georges Palante : Georges Palante, né en 1862, professeur agrégé de philosophie à Châteauroux en 1888, fait construire cette maison où il vient passer ses moments de repos.
  • Château de Bonabry (XVIème et XVIIème), avec sa chapelle Saint-Loup-et-Saint-Gilles et son colombier - privé
  • Croix de Bonabry (XVIème), à l'origine "croix de Lesmeleuc", portant les armoiries d'Adrien du Fay et de Catherine Madeuc.
  • Château des Aubiers (XIXème) et son ancien manoir (XVIème), privé
  • Manoir des Chauchix
  • Pigeonnier du Clos-Guéguen (XVIème), à l'entrée du bourg
  • Manoir de Lesmeleuc, (XVème), disparu
  • Manoir des Vergers (XVème)
  • Manoir des Portes (XVème - XVIème)
  • Manoir de Licantois (XVIème)
  • Manoir de La Ville-Pierre (XVIème)

Autres[modifier | modifier le code]

  • La maison de la baie, située sur la commune à proximité de la plage de l'Hôtellerie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Ronan (dont le nom a été francisé en Saint René) : il aurait vécu un temps dans la commune (d'où l'église Saint-Ronan et l'ancienne paroisse de Saint-René)[23].
  • Guillaume Guéguen, fils de Guillaume Guéguen, écuyer, seigneur du Clos-Guéguen. Né à Lamballe vers 1440 et décédé à Nantes le .
  • Georges Palante : (1862 – 1925), « nietzschéen de gauche », avait sa résidence secondaire à La Grandville, commune de Hillion. C'est là qu'il s'est suicidé le . Il est enterré dans le cimetière de Hillion et la nouvelle salle porte son nom.
  • L'écrivain Louis Doucet (1949) réside à La Grandville. Il évoque le hameau dans plusieurs de ses ouvrages, notamment dans Images I et dans Rhizomes.
  • Patrice Carteron : footballeur, entraîneur de Dijon Football Côte d'Or y a vécu.
  • Minou Drouet , poétesse, née à Hillion le .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la bande d'argent chargée de trois mouchetures d'hermine de sable.

Algues vertes[modifier | modifier le code]

Dans son enquête journalistique consacrée aux algues vertes[24], Inès Léraud fait état de la mort de deux chiens sur une des plages de Hillion en 2008[25]. Entre les 24 et , ce sont au total 36 sangliers qui seront retrouvés morts dans l'estuaire du Gouessant à Hillion[26]. L'hypothèse retenue est celle d'une mort provoquée par la décomposition des algues vertes, validée par la présence de sulfure d'hydrogène dans les poumons et le sang des animaux[27]. En 2016, c'est un joggeur qui est retrouvé mort dans l'estuaire du Gouessant. Là-encore, la mort a été provoquée par une intoxication due à la décomposition des algues vertes[28].

Le Maire de Hillion, Mickaël Cosson, a pris un arrêté de fermeture de la plage de Grandville du au [29], là-encore, du fait des risques liés à la décomposition des algues vertes pour la santé humaine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pièces justificatives d'une requête au Conseil d'État de Jean-Baptiste Lefebvre, conseiller au parlement de Bretagne, pour la construction d'une digue entre la côte de Hillion et celle de Cesson, près de Saint-Brieuc, 1759-1763. (Procès-verbal de visites des juges et ingénieurs de l'Amirauté de Saint-Brieuc, 1762). Cote 15 J 189 > Fonds de Langle (15 J), Archives I&V.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Hillion. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  4. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  5. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  6. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  7. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  8. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  9. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  10. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  11. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  12. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources d'Hillion.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Au nord, présence de filons de dolérite qui s'altèrent en boules, d'orientation N.-S. La pointe nord montre l'affleurement de « nombreuses coulées surtout massives, des sills et des métasédiments surtout gréso-feldspathiques… Au-delà encore, après des niveaux d'amphibolite et de gneiss, dans la falaise très basse, on observera un poudingue à très gros galets (taille de la tête d'un homme) non allongés, faits de diorite quartzique ». Cf Hubert Lardeux, op. cit., p. 39
  2. Elles résultent du métamorphisme de volcanites acdes.
  3. Elles résultent du métamorphisme de coulées de lave en coussins.
  4. « Le rubanement de ces métagabros, d’échelle millimétrique à centimétrique, est souligné par l’alternance de niveaux sombres riches en amphibole et de niveaux clairs riches en plagioclase. Il s’agit vraisemblablement d’un litage d’origine magmatique, du moins pour partie » Cf E. Égal, É. Thomas, P. Guennoc... [et al.], Carte géologique de la France à 1/50 000. no 243, Saint-Brieuc, éditions du BGM, 2005, p. 73.
  5. Hubert Lardeux, Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 38.
  6. Bernard Le Gall et Martial Caroff, Curiosités géologiques de la baie de Saint-Brieuc au Mont-Saint-Michel, éditions Apogée, , p. 7.
  7. Stéphanie Brousse, "Batraciens et reptiles en Bretagne", Yoran Embanner, Fouesnant, 2014, (ISBN 978-2-916579-63-4)
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  12. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Hillion » (consulté le 1er février 2017)
  13. Francis Habasque, "Notions historiques, géographiques, statistiques et économiques sur le littoral des Côtes-du-Nord", 1832.
  14. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le 25 février 2021)
  15. http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article50383, notice GAILLARD Ernest par François Prigent , version mise en ligne le 29 mai 2009, dernière modification le 29 mai 2009.
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  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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  22. « Eglise Saint-Jean-Baptiste », notice no PA00089205, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  24. Inès Léraud, Algues vertes : l'histoire interdite, Lyon/Paris, Editions Delcourt & la Revue dessinée, , 159 p. (ISBN 978-2-413-01036-4), p. 145-157
  25. Alexandre Brun et Jean-Paul Haghe, 2016/2 Les médias, les algues vertes et le modèle agricole breton, p. 142-156
  26. « Sangliers morts à Morieux. 33 cadavres, des taux d'hydrogène sulfuré inquiétants », sur https://www.letelegramme.fr/, Le Télégramme, (consulté le 2 janvier 2020)
  27. « Sangliers morts. L'hypothèse algues vertes pas remise en cause », sur https://www.letelegramme.fr, Le Télégramme, (consulté le 2 janvier 2020)
  28. « Algues vertes. « Le joggeur d’Hillion est décédé d’une intoxication » », sur https://www.ouest-france.fr/, Ouest France, (consulté le 2 janvier 2020)
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