Aiti

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Aiti
Aiti
Vue d'Aiti.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Golo-Morosaglia
Intercommunalité Communauté de communes Pasquale Paoli
Maire
Mandat
Gérard Orsoni
2014-2020
Code postal 20244
Code commune 2B003
Démographie
Population
municipale
33 hab. (2015 en diminution de 5,71 % par rapport à 2010)
Densité 2,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 24′ 00″ nord, 9° 14′ 41″ est
Altitude 735 m
Min. 240 m
Max. 1 120 m
Superficie 12,17 km2
Localisation

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Aiti est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Le village appartient à la piève de Vallerustie, en Castagniccia.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama d'Aiti.

Situation[modifier | modifier le code]

Aiti est située à l'adret de la vallée de la Casaluna en Castagniccia, en limite du « territoire de vie » éponyme du parc naturel régional de Corse, dans la pieve de Vallerustie.

Communes limitrophes
Rose des vents Omessa Saliceto Saliceto Rose des vents
Omessa N San Lorenzo
O    Aiti    E
S
Omessa Lano Lano

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Aiti occupe une partie septentrionale du chaînon montagneux à l'ouest du massif du Monte San Petrone (1 767 m) dont elle est séparée par vallée de la Casaluna.

La commune se situe dans le « Deça des monts » (Cismonte en langue corse) ou « Corse schisteuse » au nord-est de l'île, dans le prolongement de l'arête schisteuse du Cap Corse qui se poursuit avec le massif du San Petrone et se termine au sud de la Castagniccia. Ce massif est un bloc de schistes lustrés édifié au tertiaire lors de la surrection des Alpes sur un socle hercynien, de la fin de l'ère primaire.

Le culmen se situe à la Cima a l'Orzale (1 121 m), au sud de la commune, et le point le plus bas sur le bord du Golo, à 238 m au nord-ouest.

Commune de moyenne montagne, voire de collines en Castagniccia occidentale, son territoire occupe une faible partie d'une zone dépressionnaire appelée « cuvette de Ponte Leccia », l'une de la série de dépressions centrales s'étendant de L'Île-Rousse à Solenzara en passant par Ponte-Leccia, Corte et Cateraggio. Il comporte de nombreux petits vallons dans lesquelles s'écoulent des ruisseaux affluents, suivant les flancs, du Golo ou de la Casaluna.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Casaluna (rivière).

Le principal cours d'eau est le Golo qui longe sur près de 500 m le territoire communal à l'ouest. À l'est la Casaluna arrose le territoire communal sur près de 1 750 m et le sépare de San Lorenzo.

Plusieurs ruisseaux sillonnent la commune, naissant de part et d'autre du chaînon secondaire précité. Les principaux sont les ruisseaux de Poggie, de Coticcio[1] alimenté par les ruisseaux de Campo et de Riduri, et le ruisseau de Fossa Ceca.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

La commune est verte et boisée. Un haut maquis composé de bruyères, arbousiers, lentisques, salsepareille, parsemé de bosquets de chênes verts, couvre son territoire, hormis une forêt de pins maritimes.

Forêt territoriale de Pineto[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forêt de Pineto.

La forêt territoriale de Pineto (ou Pinetu) s'étend sur le territoire de trois communes : Gavignano, Saliceto et Aiti. Elle ne couvre que 16,7537 ha de la commune. C'est une forêt à peuplement pur de pins maritimes.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

On accède à Aiti par la route D 239, soit :

Transports[modifier | modifier le code]

Village se trouvant au centre de l'île, hors des circuits touristiques, Aiti est distant, par route, de :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Quartier sud d'Aiti

La majorité des gens demeurent au village qui est haut perché, dans des habitations alignées sur la crête d'une arête de montagne. L'église paroissiale Saint-Étienne, qui se situe en bout de celle-ci, est à 739 m d'altitude.

Dans la vallée du Golo, à Ghiunchelle et Valghe, se trouvent quelques habitations éparses de plus récente construction (années 1980-90). Ce lieu, "Le Fiuminale d'Aïti" n'était jusque-là qu'une dépendance de l'économie d'auto-subsistance du village proprement dit. Chaque famille d'Aïti avait sa maison d'habitation principale au village et une maison de vignes au Fiuminale pour les travaux agricoles saisonniers, dont la production de vin (pressoir au rez de chaussée et chambres à l'étage). Les dernières vendanges ont eu lieu en 1993. Depuis, cet habitat saisonnier dispersé a été abandonné sauf une bâtisse en pierre du Golo qui reste entretenue actuellement par les héritiers d'Agostini Hyacinthe (1861-1939). Les trois habitations récentes le long du Golo ont été construites comme résidences principales par les petits enfants du même ancêtre. Nés dans les années 1910-20 de familles nombreuses, ces nouveaux retraités désireux de s'installer en corse n'avaient pas de place au village. Ils ont donc été les premiers habitants permanents du Fiuminale d'Aïti.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom en corse de la commune est Àiti.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Santo Stefano était la Pieve de Vallerustie. Il n'en reste aujourd'hui qu'un amas de pierres.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Vers 1520, la pieve de Valle Rustia comptait environ 2100 habitants. Elle avait pour lieux habités Carticasi, Candia, Loriani, Corsuli, Santo Quilico, li Forci, lo Tribio, Coibiti, le Noce, lo Borgo, Aiti, Lano, Errone, Rusia[2].

Au début du XVIIe siècle, selon le rapport[3] de l'abbé Francesco Maria Accinelli, la pieve de Vallerustie comprenait les communautés de Carticasi (111 hab), Cambia (105 hab), Borgo, e Sermano (64 hab), Forci, e Pente (92 hab), Corsoli (73 hab), Russio, ed Errone (332 hab), Aiti, e Lano (208 hab), Tribio, e Cobiti con 2 ville (267 hab), Loriani e S.Quilico (180 hab).

Au XVIIIe siècle, par le traité de Versailles du 15 mai 1768, la Corse est définitivement rattachée au patrimoine personnel du Roi de France, cédée par les Génois. L'île passe sous administration militaire française. La pieve de Vallerustie prend le nom de canton de Vallerustie.

  • 1790 - Après la révolution, l’île de Corse ne forme provisoirement qu’un seul département.
  • 1793 - la Convention divise l'île en deux départements : El Golo et Liamone. Aiti se trouve dans le canton de Vallerustie, dans le district de Corte et dans le département d'El Golo.
  • 1801 - Aiti passe dans le canton de Vallerustie, dans l'arrondissement de Corte, dans le département d'El Golo.
  • 1811 - La Corse devient un département.
  • 1828 - Aiti passe dans le canton de San-Lorenzo.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Gérard ORSONI PRG Dentiste
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2015, la commune comptait 33 habitants[Note 1], en diminution de 5,71 % par rapport à 2010 (France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
297311294356332340314304293
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
284282277273322306239250231
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
21820025623420420914315066
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015
593216262429323433
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale (Santo Stefano) relève du diocèse d'Ajaccio.

Le 3 août, saint Étienne le saint patron est fêté.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts

Église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Église Saint-Étienne.

Bâtie au XIVe siècle ou XVe siècle (?), rénovée au XVIIIe siècle, l'église a été reconstruite au XIXe siècle, comme l'indique l'année 1837 gravée sur une pierre murale, à la suite du déplacement de son ancien site, en même temps que le reste du village[8]. Elle se situe depuis en bout et en bas de l'arête rocheuse sur laquelle ont été construites les maisons. L'église paroissiale Saint-Étienne dresse son haut clocher à quatre étages, surmonté d'un bulbe, visible depuis le fond de la vallée de la Casaluna. Ce clocher a été construit en 1860. L'édifice religieux a repris le vocable de Santo Stefano de l'ancienne piévanie.

Ancienne église Santo Stefano[modifier | modifier le code]

Cette église dont il ne subsiste qu'un amoncellement de pierres écroulées, était l'église principale de la piève de Vallerustie. C'était un petit édifice de plan allongé, à nef unique et abside orientée vers l'est, construit probablement aux IXe et Xe siècles comme les églises romanes voisines de San Giovanni de Corte et de Santa Maria de Valle-di-Rostino)[9]. Le site qui est nommé San Stefano sur les cartes IGN, se situe à environ 700 m « à vol d'oiseau » à l'E-SE du village ; il est accessible par un sentier.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 2e génération :

Forêt de Pineto

La zone d'une superficie de base de 1 000 ha des communes de Gavignano, Saliceto et Aiti, recouvre le petit massif qui occupe l'interfluve entre le Golo à l'ouest et la Casaluna au nord et à l'est. Son intérêt porte sur l'espèce déterminante présente de l'Autour des palombes (Accipiter gentilis (Linnaeus, 1758))[10].

Landes et pelouse sommitales du Monte Piano-Maggiore

La zone couvre une superficie de 1 173 ha d'une dizaine de communes de Haute-Corse ; elle est matérialisée par une ligne de crête qui isole la Castagniccia occidentale de la région cortenaise et du Bozio, et qui est une succession de plateaux recouverts d'une végétation basse, qui sont utilisés comme zone d'estive par les troupeaux en élevage extensif. On y trouve plusieurs espèces de plantes endémiques strictes dont une espèce déterminante, le Chiendent de Corse (Elytrigia corsica (Hack.) Holub, 1977)[11].

Natura 2000[modifier | modifier le code]

Zone de Protection Spéciale (Dir. Oiseaux)
Forêts Territoriales de Corse
La forêt de Pineto à peuplement pur de pins maritimes qui couvre une partie de la commune (16,7537 ha) sur 160,16 ha), fait partie de la zone qui couvre une superficie totale de 13 223 ha. Cette zone est inscrite à l'Inventaire national du patrimoine naturel sous la fiche FR9410113 - Forêts Territoriales de Corse[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Coticcio (Y7021260) » (consulté le 16 novembre 2013)
  2. ADECEC Éléments pour un dictionnaire des noms propres Cervioni
  3. Francesco-Maria ACCINELLI L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. [1] Église paroissiale Saint-Etienne dite San Stefanu - Antone Casanova, Jean-François Guignon, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, consulté le 8 décembre 2017.
  9. Geneviève Moracchini-Mazel in Églises romanes de Corse - 1967
  10. ZNIEFF 940004147 - Forêt de Pineto sur le site de l’INPN.
  11. ZNIEFF 940004144 - Landes et pelouse sommitales du Monte Piano-Maggiore sur le site de l’INPN.
  12. .html Fiche FR9410113  - Forêts Territoriales de Corse sur le réseau Natura 2000 (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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