Nina Berberova

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Nina Nikolaïevna Berberova
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Nina Berberova avec Vladislav Khodassevitch à Sorrente en 1925

Naissance
Saint-Pétersbourg, Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Décès (à 92 ans)
Philadelphie, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Auteur

Œuvres principales

C'est moi qui souligne, L'Accompagnatrice

Nina Nikolaïevna Berberova (en russe : Ни́на Никола́евна Бербе́рова) née à Saint-Pétersbourg le et morte à Philadelphie le , est une femme de lettres et poétesse russo-américaine connue pour ces récits de Russes en exil.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née d'un père arménien et d'une mère russe, Nina Berberova grandit à Saint-Pétersbourg. Dès son enfance, elle écrit des poèmes.

Sa dernière année au lycée est marquée par des événements majeurs : la Révolution russe, la paix de Brest-Litovsk avec l'Allemagne.

Elle quitte la Russie en 1922 avec le poète Vladislav Khodassevitch. Le couple vit dans plusieurs villes européennes dont Berlin, avant de s'installer à Paris en 1925. Elle y côtoie de nombreux artistes russes, notamment Anna Akhmatova, Vladimir Nabokov, Boris Pasternak, Marina Tsvetaïeva et Vladimir Maïakovski.

En 1950, elle émigre aux États-Unis. En 1954, elle épouse George Kochevitsky, un pianiste et enseignant russe. Elle commence sa carrière académique à l'Université Yale en 1958, où elle enseigne la littérature russe. En 1959, elle acquiert la nationalité américaine.

En parallèle de son enseignement, elle continue d'écrire, principalement des nouvelles, des critiques littéraires et de la poésie.

En 1963, elle quitte Yale pour l'Université de Princeton, où elle enseigne la littérature russe jusqu'à sa retraite en 1971.

En 1991, elle part s'installer à Philadelphie, où elle s’éteint deux ans plus tard.

Succès[modifier | modifier le code]

En France, elle a connu un grand succès à la fin de sa vie, et une bonne partie de ses œuvres seront publiées à titre posthume. Parmi les plus célèbres, on peut citer son autobiographie, C'est moi qui souligne (parue en français en 1989), et L'Accompagnatrice (parue en français en 1985), qui donnera lieu au film du même nom de Claude Miller.

Elle a également écrit la première biographie du compositeur Piotr Ilitch Tchaïkovski en 1936, suscitant une controverse par son ouverture concernant l'homosexualité du compositeur.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Seules sont mentionnées ici les premières éditions des traductions françaises de ses œuvres.

Romans[modifier | modifier le code]

  • L'Accompagnatrice, Actes Sud, 1985.
  • Le Laquais et la putain, Actes Sud, 1986.
  • Astachev à Paris, Actes Sud, 1988.
  • Le Roseau révolté, Actes Sud, 1988.
  • La Résurrection de Mozart, Actes Sud, 1989.
  • Le Mal noir, Actes Sud, 1989.
  • De cape et de larmes, Actes Sud, 1990.
  • À la mémoire de Schliemann, Actes Sud, 1991.
  • Roquenval, Actes Sud, 1991.
  • La Souveraine, Actes Sud, 1994.
  • Le Livre du bonheur, Actes Sud, 1996.
  • Les Derniers et les premiers, Actes Sud, 2001.
  • Le Cap des tempêtes, Actes Sud, 2002.

Récits[modifier | modifier le code]

  • Chroniques de Billancourt, Actes Sud, 1992.
  • Où il n'est pas question d'amour, Actes Sud, 1993.
  • Les Dames de Saint-Pétersbourg, Actes Sud, 1995.
  • Zoïa Andréevna, Actes Sud, 1995.
  • Nabokov et sa Lolita, Actes Sud, 1996.
  • La grande ville, Actes Sud, 2003.

Biographies[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • L'affaire Kravtchenko, Actes Sud, 1990.
  • Les Francs-maçons russes du XXe siècle, Actes Sud & Noir sur Blanc, 1990.

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Anthologie personnelle, Actes Sud, 1998.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ida Junker, Le monde de Nina Berberova, Paris, L'Harmattan, 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]