Marché de l'art

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Honoré Daumier,Le Marchand d'estampes (seconde moitié du XIXe siècle), huile sur toile, Männedorf, collection Staub Terlinden (de).

Le marché de l'art désigne l'ensemble des transactions sur les objets d'art et les œuvres d'art entre les différents acteurs du commerce de l'art que sont les artistes, les marchands et antiquaires, galeries ou courtiers, les collectionneurs et amateurs.

Apparu au début du XVIe siècle, ce commerce n'a cessé d'évoluer, il est segmenté par pays, législation et par diverses catégories conventionnelles mais qui suivent la chronologie de l'histoire des représentations artistiques et des productions humaines.

Le marché au niveau mondial pèse actuellement en termes de volumes de transactions connus plus de 50 milliards de dollars.

Structures du marché au niveau mondial[modifier | modifier le code]

Définition et volume[modifier | modifier le code]

La dénomination « marché de l'art » recouvre des réalités diverses et contradictoires, puisque objets et œuvres d'art sont vendues soit à travers des galeries (transaction de gré à gré), marché privé dont le chiffre d'affaires n'est pas connu, soit à travers des ventes aux enchères dont les chiffres et résultats sont les seuls publiés donc connus.

Au niveau mondial, le volume des transactions connues est estimé à près de 51,3 milliards d'euros en 2018 par la foire de Bâle et la banque UBS[1],[2]. Sur les 14 000 salles des ventes recensées dans le monde, cinq réalisent 50 % du chiffre d'affaires des ventes monde[3] .

Pour donner un ordre de grandeur, en 1990, sur la seule place parisienne, l’économiste Philippe Simonnot estimait le marché des ventes aux enchères à 7,6 milliards d'euros et les ventes privées à neuf fois plus[4]. En 2013, le rapport du ministère de la Culture français évalue l'apport économique des marchands d'art (ventes privées et publiques) à 2,7 milliards d'euros dans un secteur soumis à la délocalisation[5]. En 2015 le chiffre d'affaires français des ventes publiques s'était effondré à moins de 500 millions d'euros[6].

Segmentations[modifier | modifier le code]

Le marché mondial est divisé en catégories qui recouvrent des réalités de l'art différentes, et, suivant les contextes, tendent à varier sensiblement. De nos jours, le marché est largement dominer par l'expertise anglo-saxonne, pour des raisons historiques financières, et ce, depuis 1945. Cependant, au profit des nouveaux acteurs tels que les marchands chinois, indiens, moyen-orientaux, russes, les catégories évoluent, de même que l'histoire de l'art n'est pas figée dans une représentation culturo-centrée, des niches émergent qui nécessitent une expertise à la fois locale et plus fine.

Le premier critère est la datation. La répartition par grandes époques se fait de façon conventionnelle en suivant une chronologie imposée par l'Occident : antiquités, art médiéval, art classique, art moderne (art nouveau, art déco, etc.), art contemporain. Elle se traduit également par courants artistiques, pour une approche plus historicisante, par période répertoriée de création et de vente : primitifs flamands, art classique de 1600 à 1840, académisme, moderne de 1840 à 1940 (mais les Britanniques considèrent 1900 comme date butoir du modernisme), pompiers, impressionnisme, après-guerre (après 1945), contemporain, cette dernière évoluant en un reclassement ou une catégorisation plus précise à mesure que le temps passe. L'impact politique joue un rôle majeur : on a un avant et un après les grandes périodes révolutionnaires ou les guerres.

Le deuxième est l'origine par secteur géographique et par pays, puisque d'une part l'évolution de l'histoire de l'art n'est pas limitée à l'Occident, et d'autre part, les réglementations fiscales, les définitions de l'œuvre d'art, les droits varient d'un pays l'autre (France, Angleterre, États-Unis, Chine…). On trouve ainsi des secteurs comme les arts primitifs ou arts premiers (Afrique, Amériques pré-colombiennes, Océanie, etc.), l'art chinois, l'art japonais, les arts de l'islam, etc.

Mais le marché est également segmenté localement : à l'intérieur d'un pays, par exemple en France, des marchés régionaux existent autour des capitales régionales (Lyon, Toulouse, etc.), ou aux États-Unis, d'un État l'autre, etc. On trouve dans le marché des objets d'art d'énormes clivages, des catégories très pointues comme « les automates et montres fabriquées dans le Jura au XVIe siècle », les « livres imprimés à Venise avant 1500 », ou les « monnaies frappées par un atelier au cœur d'une vallée en Bohême avant 1600 », etc.

Suivant les pays, certains objets ont une fiscalité particulière. Certaines œuvres peuvent être interdites de vente étant considérées comme trésor national, d'un intérêt patrimonial majeur. En ce cas, les pouvoirs publics peuvent user d'un droit de préemption.

Aussi, selon Raymonde Moulin, l'analyse des résultats des ventes publiques « exige une connaissance subtile du marché réservé aux habitués, pour ne pas dire aux initiés »[7].

Acteurs du marché de l'art[modifier | modifier le code]

Jan Van Eyck, Les Époux Arnolfini (1434) : Giovanni Arnolfini, un des plus grands marchands d'art de la Renaissance.

À l'échelle mondiale, on identifie les acteurs du marché de l'art suivant :

Part du marché par grandes villes[modifier | modifier le code]

Selon le rapport 2017 publié par Artprice, mesurant le marché de l'art mondial[9], New York représente 43 % des ventes d'art contemporain contre 22 % pour Londres, 10 % pour Hong Kong et 8 % pour Pékin. Pour les ventes d'art classique, New York représente 31 %, Londres 19 %, Hong Kong 7 %, et Pékin 16 %.

La place de Paris représentait en 1950, 80 % du marché de l'art mondial, en 1990 elle présentait encore 40 %, en 2010, elle réprésente moins de 5 %, et en 2016, on tombe à 3 %[10]. Cette « décadence » peut s'analyser de deux manières : soit par la perte d'influence de la place de Paris sur les artistes dans leur créativité, soit par la globalisation du marché de n'importe quel art au niveau mondial, avec la réapparition d'acteurs qui avaient quitté la scène, les Chinois en particulier depuis 1939, ou le retour de la place de Londres avec la transformation du statut des ventes en 1978, le chiffre d'affaires de la place de Paris étant en constante croissance depuis cinquante ans…

Rentabilité du marché de l'art[modifier | modifier le code]

Depuis plus de trente ans, des études diverses ont tenté de démontrer la rentabilité du marché de l'art. Suivant les configurations choisies la rentabilité serait inférieure au rendement des actions (avec moins de 1 % de rentabilité), d'autres études démontrent le contraire avec 6 à 7 % environ. Un pôle d'attraction de l'art comme une valeur refuge patrimoniale a été établi lors de l'éclatement de bulles spéculatives.

Les indices comme le Art Sale Index excluent en général de leurs calculs les résultats des ventes inférieures à deux mille euros.

Dans le rapport du Sénat français consacré au marché de l'art[11], conduit par Yann Gaillard sur la spéculation sur les œuvres d'art dans les années 1980 et 1990, il est analysé les conditions « mythiques » des prix élevés du marché de l'art, records largement répercutés par les médias qui se fondent sur une « sélection des peintres les plus connus du monde, dont on comprend intuitivement qu'elle consiste à ne retenir pour calculer le rendement du pari sur les courses que les chevaux placés à l'arrivée ». Il y est également souligné le rôle sous-évalué des marchands et intermédiaires. « L'investissement en œuvres d'art est une loterie, dont on ne peut se contenter de calculer la rentabilité en ne prenant en compte que les billets gagnants : citer le cas d'une œuvre de David Hockney achetée 200 dollars en 1961 et vendue 2,5 millions de dollars en 1995, n'a guère plus de signification que d'évoquer le cas d'un joueur qui a gagné le tiercé ; ce qu'il faudrait prendre en considération, c'est l'ensemble des dépenses faites par le gagnant - le coût de tous les tickets achetés par l'ensemble des parieurs »[12].

En 2014, le chiffre d'affaires des enchères d'œuvres d'art est en hausse de 26 % sur un an à 15,2 milliards de dollars, dont 1679 enchères supérieures à 1 million de dollars[13]. Selon Artprice, ce marché offre en 2015 des rendements annuels de +10 à 15 % pour les œuvres d'art supérieures à 100 000 dollars[14].

Des critiques s'élèvent pour dénoncer des dérives que ce soit des ventes fictives ou montées pour fausser les cotations, pratiques interdites ou tolérées suivant les États, aussi bien que le non-paiement d'une œuvre sur trois par exemple en Chine[15],[16].

Au premier semestre 2016, le marché de l'art marque le pas avec une forte baisse, les observateurs constatant que l'offre ne satisfait plus la demande[17].


Le marché en France[modifier | modifier le code]

Définition de l'œuvre d'art au regard du droit[modifier | modifier le code]

En France, les œuvres d'art sont considérées comme des meubles, par le code civil[18], distinct des "meubles meublants" dont le seul usage est de meubler un appartement (chaise, table, etc..) en étant des objets de collection[19]. En droit français sont définis comme œuvre d'art : les tapis et tapisseries, exécutés d'après le carton de l'artiste et contrôlés par lui-même, les tableaux, peintures et dessins faits entièrement à la main par l'artiste, les gravures et estampes originales, statues et sculptures originales exécutées de la main de l'artiste, les céramiques et les émaux sur cuivre signés de la main de l'artiste, les photographies à tirage limité à moins de trente exemplaires, les installations et œuvres numériques à moins de douze exemplaires[20]. Les objets de collection tels que livres de collection, véhicules de collection, mobilier, objets décoratifs (s'ils ont plus de cent ans), suivent un régime analogue mais dont la TVA peut-être différente.

En France, l'art n'est pas regardé comme une simple « valeur de placement » mais relève, selon la loi Sapin, de « l’intermédiation en biens divers »[21].

Cerfification[modifier | modifier le code]

Le marché repose donc sur l'identification des œuvres et des artistes, leur expertise et l'état des œuvres. La facture fait foi. Un artiste effectuant une vente sans intermédiaire, doit également fournir une facture. La valeur des certificats d'authenticité est aléatoire, l'expertise n'étant pas réglementée[22].

Les catalogues raisonnés ou livres de raison sont les inventaires des œuvres d'un artiste écrits par un spécialiste ou un expert. Ils sont donc des outils recherchés pour l'identification. Cependant ils sont considérés en droit comme une œuvre de l'esprit, en conséquence les catalogues raisonnés n'ont pas de valeur légal puisqu'ils sont soumis à la totale liberté d'expression et d'opinion de leurs auteurs [23].

Le Comité Professionnel des Galeries d'Art publie un Code de Déontologie où sont énoncés les usages professionnels en usage et se rapportant à la législation, à la jurisprudence et à la réglementation[24].

Professions et acteurs[modifier | modifier le code]

En France, les professions d'antiquaires et de brocanteurs sont des professions libres déclarées auprès des autorités préfectorales, et le titre d'expert en art n'est pas réglementé[25]. On ne doit pas le confondre avec l'expert judiciaire en objets d'art auprès des cours d'appel.

Le marché de l'art en France[modifier | modifier le code]

En France, la loi no 2000-642 du 10 juillet 2000 a mis fin au monopole des commissaires-priseurs et libéralisé dans une certaine mesure le marché des ventes publiques aux enchères. Les prix au marteau annoncés par les commissaires-priseurs dans la salle sont dits « hors frais ». Il faut y adjoindre les frais d'adjudication (taxes et les honoraires) pour trouver le prix payé par l'acheteur et y soustraire les taxes et les honoraires pour trouver le gain du vendeur. De plus aux honoraires du commissaire-priseur payés par le vendeur et par l'acheteur (environ 10 % de frais de commission pour le vendeur, 28 % pour l'acheteur) peuvent également s'ajouter le droit de suite 4 %, ou la taxe à l'importation de 5,5 %, si l'œuvre a été importée pour être vendue en France par le vendeur. Les honoraires sont soumis à la TVA (20,6 %) et la vente est soumis à l'impôt sur les plus-values, une taxe forfaitaire de 5 % pour le vendeur. Par ailleurs si la vente n'atteint pas le prix de réserve, le vendeur devra payer 3 % du prix atteint au Commissaire-Priseur, cette clause est appelée « le rachat ». Aussi certains commissaires -priseurs proposent au vendeur une garantie de l'estimation (et donc de la vente) contre 1,5 % du prix de l'adjudication en plus.

En fait le vendeur touche environ les deux tiers du prix de l'adjudication « hors frais », l'acheteur paye 28 % en plus du prix de l'adjudication « hors frais », le commissaire-priseur touche environ le tiers du prix de l'adjudication « hors frais », l'ensemble des taxes représentent environ 11 % du prix de l'adjudication « avec frais ».

Les entreprises peuvent acquérir des œuvres d'artistes vivants, dont la valeur d'achat est déductible de leur résultat imposable si les œuvres sont accessibles à leurs salariés et à leurs clients dans la limite de 5 ⁰/oo du chiffre d'affaires.

Le marché de l'art français bénéficie d'une fiscalité particulière : les œuvres d'art acquises ne sont pas par exemple incluses dans la base d'imposition de l'ISF en 2017.

La vente des œuvres d'art est soumise à l'autorité croisée du ministère de la Culture, des Finances et des Douanes : l'exportation des œuvres peut être interdite par le classement d'office[26], le Code du patrimoine; La dation permet à un héritier d'acquitter les droits de succession (et d'éventuelle ISF)[27] ou d'acquitter le droit de préemption de l'État[28].

En France en 2010, l'enchère moyenne se situe autour de cent euros[29], alors que l'enchère haut de gamme se situe dans une fourchette moyenne de onze mille euros[30] à 33 500 euros[31].

Terminologie française[modifier | modifier le code]

Convention de langage en usage pour décrire les œuvres[32] distinguant, celles dont l'origine est sûre, de celles considérées comme incertaines.

Garantie[modifier | modifier le code]

  • « œuvre par… ; œuvre de…  » : garantie que l'auteur indiqué est bien l'auteur de l'œuvre — exemple : « œuvre du Titien ».
  • « signé de… ; estampillé de… » : garantie que l'auteur indiqué, sous la forme d'une inscription, est l'auteur de l'œuvre, sauf réserves expresses — exemple : « signé en bas à droite Eug. Delacroix ».
  • « attribué à…  » : forte présomption que l'œuvre est bien de l'auteur indiqué — exemple : « attribué à Ghirlandaïo ».
  • « atelier de…  » : œuvre exécutée dans l'atelier d'un maître et sous sa direction — exemple : « tableau de l'atelier du Greco ».
  • « école de… » : l'auteur est élève du maître cité — exemple : « Anonyme, école du Greco ».
  • « époque… ; siècle… » : indique que l'œuvre a été produite dans le temps indiqué — exemple : « Commode XVIIIe d'époque estampillée Reisener ».

Sans aucune garantie[modifier | modifier le code]

  • « dans le goût » — exemple : « un trumeau dans le goût rococo ».
  • « dans le style » — exemple : « une commode de style Empire ».
  • « manière de… » — exemple : « un tableau XVIe siècle dans la manière du Titien ».
  • « genre de… » — exemple : « dans le genre de Watteau ».
  • « d'après… » — exemple : « d'après Lebrun ».
  • « façon…  » — exemple : « une chaise façon modern-style ».

Aux termes de l'article 1er du décret du 3 mars 1981, les vendeurs en vente publique ou privée d'œuvres d'art doivent délivrer une facture, une quittance ou un certificat spécifiant la nature de l'œuvre d'art suivant la terminologie.

Pour la distinction entre scupture « bronze original » et « bronze d'art » , on se reportera à l'article Bronze d'art (Réglementation française).

Réglementation internationale[modifier | modifier le code]

Interdiction de vente[modifier | modifier le code]

Saisie d'objets d'art en ivoire par les douanes américaines.
Article détaillé : Liste de tableaux volés.

Les biens spoliés pendant la Seconde Guerre mondiale sont interdits de vente internationalement et doivent être restitués à leurs propriétaires ou ayants droit[33].

Également aux termes de la « Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé » de 1954[34]. En 2015, dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 2199 qui interdit le commerce des biens « enlevés illégalement d'Irak depuis le 6 août 1990 et de Syrie depuis le 15 mars 2011 »[35], et la Commission européenne veut imposer un nouveau système de licence[36] depuis juillet 2017.

Les œuvres d'art ne sont pas « libres de circulation » dans l'espace européen et ne peuvent être exportés sans autorisation des douanes et de ministère de la Culture. Les objets volés – et déclarés comme tels – sur les bases de données de la police, gendarmerie, Interpol : Office central de lutte contre le trafic des biens culturels sont également interdits de vente.

Le recel d'œuvres d'art volées est sans prescription de temps depuis la loi du 30 novembre 1987[37].

Sont également interdits de vente et de transports, les objets d'art fabriqués à partir d'animaux en voie d'extinction suivant la Convention de Washington de 1973 dite CITES (Convention on International Trade of Endangered Species)[38].

Port franc[modifier | modifier le code]

Attribué à Léonard de Vinci, Salvator Mundi (vers 1500), huile sur toile, 45,4 × 65,6 cm.

Pour pouvoir conserver les œuvres et les objets de collections sans avoir à les déclarer (au fisc, au douane) et ainsi d'éviter de payer les taxes à l'importation, TVA, etc., à chaque transaction ou déplacement, certains grands collectionneurs utilisent les « ports francs », comme celui de Genève, de Luxembourg ou de Singapour.

En 2015, un scandale[39] éclate dans le port-franc de Genève (créé il y a 125 ans), entre un collectionneur russe et le propriétaire du port franc faisant fonction de transitaire, à propos de la vente d'œuvres dont une de Léonard de Vinci, le Salvator Mundi, une de Modigliani (Nu sur un coussin bleu) et un Rothko[40].

Il y aurait un million d'œuvres d'art entreposées dans le port franc de Genève[41].

Le Marché de l'art hors France[modifier | modifier le code]

Une vente chez Christie's à Londres en 1808.

En droit anglo-saxon[modifier | modifier le code]

Le Royaume-Uni est un pays de droit coutumier qui n'a pas de code du commerce régulant les ventes aux enchères publiques, aussi la définition des œuvres d'art est-elle plus simple.

La vente aux enchères est un contrat de droit commun qui s'établit entre l'acheteur, l'auctionneer (le commissaire-priseur) et le vendeur sur la qualité de l'objet vendu.

Les commissaires-priseurs sont regroupés dans deux syndicats professionnels. La profession est libre sans formation particulière. Les frais de commission sont équivalents, de 10 à 20 %. De plus la garantie décennale n'existe pas, la contestation de la qualité de l'objet doit être faite à la réception de l'objet. Cependant Christie's ou Sotheby's offre une garantie de cinq ans si l'objet est un faux. Par ailleurs le vendeur sera taxé sur la différence entre 6 000 £ et le prix de vente, suivant un barème de 10 %, 20 % ou 40 %. Depuis le 1er janvier 2010, les artistes résidents en Angleterre bénéficient du « droit de suite »[42].

Par ailleurs, les salles de ventes aux États-Unis et en Angleterre peuvent garantir les prix à la vente au vendeur et la rentabilité de l'achat à l'acheteur sur x années, pour se faire prêter ou organiser le prêt d'une partie du prix de l'achat en garantissant ainsi le placement effectué. Les sociétés d'auctionneers peuvent avoir ainsi une activité bancaire. Elles peuvent être également cotées en bourse. Aux États-Unis, les musées peuvent vendre ou revendre tout ou partie de leurs collections pour faire vivre leurs musées. Seuls les œuvres déclarés « inaliénables » des musées nationaux sont invendables et elles sont rares. Le passage par l'auctionneer et la vente aux enchères permet alors d'optimiser le flux financier créé, tant pour le vendeur que pour l'acheteur, puisque dans ce cas l'achat et la vente sont défiscalisés.

Aux États-Unis, la définition d'œuvre d'art a été établie à travers le procès en 1928 gagné par le sculpteur Brancusi contre les douanes américaines qui souhaitaient lourdement taxer sa sculpture Oiseau en acier comme objet manufacturé et refusaient de la concevoir comme art[43].

En droit allemand[modifier | modifier le code]

En juillet 2015, le gouvernement allemand propose de « plafonner » le marché de l'art avec une interdiction de sortie du territoire (soumise à condition) pour les œuvres de plus de 50 ans ou valant plus de 150 000 euros[44]. Cette proposition crée le scandale, les peintres Georg Baselitz et Gerhard Richter retirant leurs toiles en dépôt dans les musées allemands et disant vouloir émigrer.
En juillet 2016, la loi sur le patrimoine est adoptée avec des modifications. Elle établit « des seuils pour l’exportation des œuvres d’art vers l’Europe, et conditionne la sortie de biens culturels à l’obtention d’un passeport. Un bien archéologique ne peut être vendu que s’il est accompagné d’un certificat d’exportation du pays d’origine. »[45], en plus du passeport allemand. Bien qu'il y ait eu une grande manifestation le 4 juillet 2016 avec plus de 48000 personnes défendant le droit à la collection privée, la loi est adoptée avec une interdiction de sortie de territoire pour toutes les œuvres de plus de 75 ans et pour toutes celles de plus de 300 000 euros.

La « TVA » sur les œuvres d'art est portée à 19 % et la taxe sociale, payée par les marchands pour financer la sécurité sociale des artistes, est fixée à 5,2 % depuis 2014[46].

En droit suisse[modifier | modifier le code]

La photographie n'est pas considérée comme œuvre d'art pour le droit Suisse[47].

Histoire d'un commerce et de ses pratiques[modifier | modifier le code]

De la Renaissance au Temps modernes[modifier | modifier le code]

L'Enseigne de Gersaint d'Antoine Watteau de 1720, présente l'intérieur de la boutique du marchand Edme-François Gersaint.
Giovanni Paolo Pannini, une collection de peintures à Rome en 1757, au centre un Moïse d'après Michel-Ange.

Apparu à la Renaissance, le marché de l'art a longtemps été un marché éclaté entre les villes du Nord de l'Europe, Anvers et Bruges et les villes du Sud Florence et Venise, où prédomine cependant un modèle lié à la commande soit ecclésiastique ou princière. Les grandes collections sont alors le fait des grands princes et rois où des grands évêques à Rome, à Paris ou à Londres[48]. Entre 1580 et 1680, c'est entre 4,5 et 5,3 millions d'œuvres d'art qui sont vendus aux Pays-Bas[49]. Au XVIIe siècle apparaissent les salles des ventes qui permettent aux marchands de déstocker leurs invendus, et c'est à Londres que les ventes aux enchères sont régulées pour la première fois. La maison de vente aux enchères Sotheby's est fondée en 1744, Christie's en 1766. Après l'apparition des ventes londoniennes, le marchand Edme-François Gersaint introduit la pratique des ventes aux enchères à Paris. Dans son Salon de 1767, Denis Diderot, loin de déplorer l'écrasant monopole étatique que représente l'Exposition officielle à Paris qui se tient tous les deux ans, loue les vertus d'un tel système au nom du placement que représente un tableau pour les futurs héritiers. Il poursuit son analyse en démontrant que le Salon constitue une garantie pour l'acheteur, l'artiste s'évertuant à produire alors ce qu'il peut de mieux, l'exposition agissant comme d'un filtre. C'est peu avant qu'apparaissent aussi les premières critiques d'art, les querelles entre experts se faisant à coup de brochures. On s'étonne aussi dès cette époque du pourquoi d'un tel prix, de l'évolution des cotes, de l'emballement sur certains tableaux. Se mettent en place les différents acteurs du marché de l'art tels que nous les connaissons aujourd'hui[50].

C'est Christie's qui est au cœur de l'une des plus grosses transactions de l'histoire du marché de l'art : en 1798, la maison londonnienne s'active autour de ce qui reste des tableaux issus de l'immense collection de la maison d'Orléans.

Le commerce de l'art et sa pratique des enchères est interrogée par les philosophes comme Adam Smith, dans son essai, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776). Il se demande pourquoi une tapisserie vaut-elle moins chère qu'une peinture alors qu'elle a demandé beaucoup plus d'heures de travail ? pourquoi les nobles veulent-ils acquérir tel type de peinture plutôt que tel autre équivalent ? Il conclut que la valeur de l'œuvre d'art n'est pas intrinsèque à l'œuvre, mais une représentation du pouvoir de celui qui l'achète[51].

XIXe – XXe siècles[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle voit apparaître de grandes collections universelles, formées à partir de fonds nationalisés, des musées comme le Louvre à Paris (« Muséum central des arts de la République  », 1793), la Alte Pinakothek de Munich ou la National Gallery de Londres (1824). Ces grandes collections achètent le patrimoine européen, auprès des antiquaires ou des marchands intermédiaires, quand ils ne recueillent pas le fruit de saisies politico-économiques, ou de prises de guerre (lequelles ont pu conduire à des restitutions). Au milieu du XIXe siècle, le système des grandes galeries internationales représentant des artistes en exclusivité apparaît avec des marchands comme Colnaghi, Adolphe Goupil, ou Paul Durand-Ruel qui défendra les modernes et les impressionnistes.

Dès la fin du XIXe siècle, Paris est devenue la plaque tournante du commerce triangulaire continental de l'art européen, entre New York et Londres, mais Berlin joue un rôle non négligeable. Les œuvres sont vendus en galeries, à l'Hôtel des ventes de Drouot ou déstockées aux marchés aux puces de St-Ouen. Paris reste incontournable jusque dans les années 1970 quand New York devient la grande place du commerce internationale.

L'histoire de l'art est fondée sur le plan historiographique au milieu du XIXe siècle pour tenter de cataloguer, identifier, ficher l'origine des œuvres acquises ou mises à la vente, en reconstituant la vie des artistes et de leurs œuvres, en créant des écoles comme l'école du Louvre ou des départements spécialisés dans les grandes universités américaines, qui vont alors acheter les archives des marchands ou des artistes.

Avec la diffusion de la richesse après la deuxième révolution industrielle, suivant le protocole bourgeois et pendant la période de la constitution des musées du XVIIIe siècle, il s'est progressivement démocratisé dans l'ensemble des pays occidentaux. Cependant il est très divisé en fonction des produits et des styles. Son type de reconnaissance conventionnel (académique) ou non est lié à l'existence des Beaux-arts reconnus comme tels.

L'histoire du marché de l'art est liée aux grandes collections des « grands collectionneurs » d'antiquités et de peintures de la Renaissance. Évoluant au cours des siècles, traversant des âges d'or, en Hollande au XVIIe siècle, Paris au XXe siècle, ou des périodes de diète, la notion de marché de l'art a été et est largement commentée en philosophie qui considère que l'art est d'un acte politique et une représentation politique[52], en sociologie[53], en histoire de l'art[54].[réf. incomplète]

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Une toile spoliée puis restituée, le Portrait d'Adele Bloch-Bauer I par Gustav Klimt, vendue 135 millions de dollars en 2006.

Aujourd'hui très médiatisé pour ces records de prix, le marché de l'art international repose sur une centaine d'artistes de renom et de célèbres marchands, tels que Gagosian, Christie's et Sotheby's dans de grandes capitales comme Bâle, Londres, New York, et Shangaï. Le marché est donc fortement oligopolistique, c'est-à-dire concentré entre très peu d'acteurs-vendeurs. L'objet vedette est donc la peinture, mais d'autres domaines ont le vent en poupe comme l'horlogerie ancienne, les bijoux, etc.

Depuis 2000, les prix du marché de l'art (et de la peinture en particulier) n'ont cessé de monter. Une conjonction de facteurs l'explique : l'augmentation du nombre de milliardaires (rien qu'en 2014, il y en a 2 325, en hausse de 7 % sur l'année) ; le rétrécissement de l'offre (les œuvres acquises par les musées disparaissent du marché, généralement de façon définitive) alors que la demande explose avec l'industrie muséale qui est devenue un véritable secteur économique (multiplication du nombre de musées et de centres d'art, publics ou privés dans le monde)[55] ; la garantie des ventes par les maisons d'enchères (quitte à payer de leur poche la différence) ; le rôle de valeur refuge de l'art dans un monde financier incertain[56].

Cependant, si l'on analyse par domaine, rien que sur la peinture, l'évolution des prix pour chaque période, entre 1998 et 2015, révèle des tendances non uniformes : maîtres anciens, stable mais offre rare ; XIXe siècle, en baisse ; art moderne, en baisse ; après-guerre, tendance baissière ; art contemporain, tendance à la hausse[57]. D'une manière générale, l'artiste moderne le plus coté actuellement sur ce segment du marché est Pablo Picasso, comme le montrent les statistiques ci-dessous.

Le marché de l'art moderne et contemporain avant la crise de 2007-2008[modifier | modifier le code]

À l'échelle mondiale, le marché de l'art est désormais très concentré sur quelques pays. Les États-Unis représentaient ainsi en 2000, 49,8 % du marché, contre 28,75 % pour le Royaume-Uni et 5,6 % pour la France[58]. C'est au total un marché que la Commission européenne évalue à 8 milliards d'euros tandis que le sénateur Yann Gaillard l'évalue lui à 2,29 milliards d'euros pour les peintures et dessins[59].

Selon les chiffres d'Artprice de 2004, les États-Unis représentent des flux de 46,3 % du marché total, le Royaume-Uni 26,9 %, la France 7,2 %, l'Italie 3,7 %, l'Allemagne 2,9 % et Hong Kong 1,9 %[60]. Cette même année 2004, les records de vente aux enchères ont été atteints par Pablo Picasso avec le Garçon à la pipe, vendu le 5 mai pour 93 millions de dollars, Paul Gauguin pour Maternité (II) vendu le 4 novembre pour 35 millions de dollars et Amedeo Modigliani pour Jeanne Hébuterne devant une porte vendu le 4 novembre pour 28 millions de dollars.

En 2006, les dix artistes dont la vente des œuvres avaient atteint les plus fortes valeurs étaient en millions de dollars américains (M$) :

Fin 2007, le marché de l'art a connu quelques turbulences, qu'Artprice a liées à la crise des subprimes[62]. Les ventes suivantes ont cependant confirmé les prix élevés observés depuis plusieurs années sur le marché de l'art contemporain[63].

En 2007, la peinture la plus chère du monde serait N°5, 1948 de Jackson Pollock, vendue 140 M$, battant le précédent record de 135 M$ pour Portrait d'Adele Bloch-Bauer I de Gustav Klimt [64].

Depuis 2010[modifier | modifier le code]

En 2010, selon Artprice, la Chine (avec Hong-Kong) représente 33 % du marché des ventes aux enchères, les États-Unis 30 %, le Royaume-Uni 19 % et la France 5 %. L'artiste ayant réalisé le chiffre d'affaires le plus important en vente publique étant Qi Baishi, devant Zhang Daqian, Xu Beihong et Fu Baoshi. Dans le classement du top 10 des artistes contemporains ayant eu les enchères les plus importantes, 6 sont des artistes chinois : Zeng Fanzhi, Chen Yifei, Wang Yidong, Zhang Xiaogang, Liu Xiaodong et Liu Ye contre trois américains : Jean-Michel Basquiat, Jeff Koons, et Richard Prince [65].

Toujours en 2010, les artistes ayant atteint les 10 enchères les plus importantes sont :

  • Pablo Picasso - 95 M$ ;
  • Alberto Giacometti - 92,5 M$ ;
  • Amedeo Modigliani - 61,5 M$ ;
  • Andy Warhol - 56,5 M$ ;
  • Wen Zong - 44,8 M$ ;
  • Henri Matisse - 43,5 M$ ;
  • Joseph M.William Turner - 40,2 M$ ;
  • Gustav Klimt - 38,2 M$ ;
  • Roy Lichtenstein - 38 M$ ;
  • Lawrence Alma-Tadema - 32 M$.

En 2014, les artistes ayant les transactions les plus importantes sont[66] :

  • Pablo Picasso - 345,8 M$ ;
  • Andy Wahrol - 299,2 M$ ;
  • Francis Bacon - 236,5 M$ ;
  • Claude Monet - 176,6 M$ ;
  • Qi Bashi - 168,9 M$ ;
  • Gerhardt Richter - 159,2 M$ ;
  • Mark Rothko - 146,4 M$ ;
  • Jean-Michel Basquiat - 131,9 M$ ;
  • Alberto Giacometti - 116,7 M$ ;
  • Zhang Daqian - 118,5 M$.
En 2015, les précédents records ont à nouveau été battus[Comment ?] ; ils sont désormais les suivants[67] :
  • en vente publique : 179 M$ (avec les frais) pour Les Femmes d'Alger, version « O », de Pablo Picasso (Christies, New York, mai 2015) ;
  • de gré à gré : 300 M$ pour Nafea Faa Ipoipo ? de Paul Gauguin (acquis par les musées du Qatar, février 2015).

Le marché de l'art en ligne[modifier | modifier le code]

Depuis la fin des années 2000 et le début des années 2010, le marché de l'art en ligne a connu une très forte croissance. En 2013, il représentait 1,37 milliard de dollars, en 2014, 2,64 milliards de dollars ; il est estimé qu'il atteindra 6,3 milliards en 2019[68].

Il existe plusieurs types d'initiatives[69],[70] dont :

  • des places de marché qui syndiquent des marchands, où les vendeurs sont des galeries d'art ou des maisons de vente ;
  • des galeries vendant directement en ligne ;
  • des sites de vente aux enchères rattachés à des grosses maisons, par exemple Christie's Live ou encore Drouot Live ;
  • des sites d'expertise en ligne ;
  • des sites de vente de gré à gré ;
  • des sites dédiés à des artistes vivant et vendant directement en ligne.

L'Observatoire du Web social dans l'art contemporain a publié en 2016 une étude intitulée « Le Marché de l'art et Web social en 2016 » faisant état du retard de la France dans l'art contemporain sur les réseaux sociaux[71].

Scandales récents liés au marché de l'art[modifier | modifier le code]

Des faux[modifier | modifier le code]

En 2012, le FBI dévoile une affaire de faux tableaux de peintres américains modernes, impliquant l'une des plus prestigieuses galerie d'art, Knoedler (New York). Le montant de l'escroquerie se monte à plus de 100 millions de dollars et conduit la galerie à fermer ses portes[72],[73].

En septembre 2016, éclate l'affaire du « faux tableau de Cranach » durant la Biennale des antiquaires de Paris[74].

Système de Ponzi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aristophil.

Régulièrement des placements financiers en œuvres d'art, photographies ou en manuscrits avec des promesses de rendements mirobolants s'avèrent être des Systèmes de Ponzi faisant de nombreuses victimes : l'affaire Aristophil (2015), et celle d'Artecosa en témoignent[75] ...

Panama papers[modifier | modifier le code]

En avril 2016, les révélations de la presse dite « The Panama Papers » démontrent l'utilisation de sociétés opaques et offshore au Panama par différents acteurs du monde de l'art (collectionneurs, héritiers, galeries et maison de ventes)[76],[77].

Ces révélations sur des transactions frauduleuses concernent entre autres, la spoliation et le recel d'œuvres volés[78] ainsi que différents records.

Affaires dites « des faux meubles XVIIIe » et « des designers »[modifier | modifier le code]

En 2016, une vaste escroquerie dite « aux faux meubles XVIIIe siècle de Marie-Antoinette »[79] est découverte en France. Il s'agit d'une affaire où différents experts, maison de ventes aux enchères, galeries, antiquaires et conservateurs de musées sont impliqués[80]. Les techniques d'analyse (dendrochronologie) des fabrications et de l'âge des bois utilisés en ébénisterie ayant fait des progrès, de nombreux meubles sont déclassés. En Suisse un laboratoire scientifique affirme même, et ce depuis 2014, que 70 à 90 % des œuvres qu'il doit analyser sont des faux[81] et que la moitié du marché de l'art concerne des faux ! [82]. À ces différents scandales s'adjoigent les rumeurs sur des faux meubles de designers modernes des années 1930 et 1950, fabriqués en 2000[83],[84].

Affaires des « cols rouges » de Drouot[modifier | modifier le code]

Le 6 septembre 2016, l'Union des commissionnaires de l'Hôtel des ventes de l'hôtel Drouot à Paris est jugée et condamnée pour vol et recel en bande organisée. Les « cols rouges », suivant le surnom donné aux manutentionnaires travaillant dans la salle de ventes, avaient pris l'habitude de mettre de côté des objets et des lots qu'ils vendaient dans leur propre intérêt avec la complicité de certains commissaires-priseurs[85].

Formation aux métiers du marché de l'art[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Hors-France[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roxana Azimi, L’embellie du marché de l’art ne profite qu’à une poignée d’acteurs, in Le Monde du 14 mars 2018.
  2. Estimé par Artprice à 15 milliards d'euros en 2016, in Bilan du marché de l'art 2016, statistiques sur artprice.com.
  3. idem note 1
  4. Le marché de l'art en 1990, ministère des Affaires étrangères (France).
  5. [PDF] Création sous tension, Panorama de l'économie de la culture et de la création en France.
  6. L'incroyaable déclin de la France sur le marché de l'art, sur Capital.
  7. Raymonde Moulin, Le Marché de l'art, Mondialisation et nouvelles technologies, Flammarion, 2000, p. 9.
  8. (en) art as exotic asset class, Financial Times, 15 juin 2007.
  9. Le Marché de l'art contemporain 2017, sur artprice.com.
  10. Le marché de l'art français en demi teinte, site lemonde.fr.
  11. Yann Gaillard, Procès-verbal du rapport d'information consacré au Marché de l'Art, 1999.
  12. Rapport du Sénat.
  13. Le marché de l'art en plein boom en 2014, Challenges, 26 février 2015.
  14. Guillaume Hamonic, « Picasso et Giacometti : double record de vente chez Christie's », sur lefigaro.fr, .
  15. Blanchiment la part d'ombre du marché de l'art, site lesechos.fr.
  16. Marché de l'art, enchères et en hausse, site libération.fr.
  17. Harry Bellet, le marché de l'art tombe de son socle,, site lemonde.fr.
  18. Article 527 du Code civil.
  19. Article 764 du Code général des impôts.
  20. Décret du 17 février 1995.
  21. Voir la loi Sapin du 17 mai 2017, in Autorités des marchés financiers, placements atypiques : de nouvelles règles pour mieux vous protéger, 14 juin 2017.
  22. La valeur des certificats d'authenticité des objets d'art, par Gilles Perrault, expert.
  23. Cour d'appel de Versailles, 3e chambre, , RG n°14/02561 : « Les catalogues raisonnés écrits par des spécialistes d’un artiste, ne sont régis par aucun texte et leur autorité, parfois déterminante sur le marché de l’art, ne tient qu’à la compétence reconnue de leurs auteurs. Ces derniers bénéficient par conséquent d’une totale liberté d’expression et d’opinion. En particulier, et même si le mot catalogue contient une idée d’énumération exhaustive, il a toujours été admis que l’auteur d’un catalogue raisonné avait une totale liberté dans la sélection des œuvres qu’il y intégrait, en fonction de son opinion sur leur authenticité ou leurs qualités », in La liberté d’expression de l'auteur du Catalogue raisonné d'un artiste confirmé, UGGC Avocats, le 15 février 2016.
  24. Code de déontologie, Comité des galeries d'art.
  25. Antiquités-brocante, site advalorem-expertise.fr.
  26. Loi du 31 décembre 1913.
  27. art 2 de la loi no 68-1251 du 31 décembre 1968.
  28. art 37 de la loi de finances du 31 décembre 1921 et art. 24 de la loi du 23 juillet 1987.
  29. Selon le Figaro du 20 décembre 2010, in Le marché de l'art retrouve le sourire de Béatrice de Rochebouet, l'enchère moyenne des deux millions d'objets vendus par les 580 commissaire-priseurs français est de cent euros, alors que l'achat sur internet ne dépasserait pas cinquante euros.
  30. cf. prix moyen chez Drouot.
  31. prix moyen chez Sotheby's-France.
  32. Décret du 3 mars 1981
  33. [PDF] Conférence de Washington D.C. du 3 décembre 1998, document en ligne sur culture.gouv.fr.
  34. Premier protocole de 1954 et deuxième de 1999,voir le portail de l' UNESCO.
  35. Juillete Bénabent, Télérama, le 28/06/2015.
  36. L'UE s'attaque au trafic d'œuvre d'art, site chalenges
  37. Mirelle Ballestrazzi, Direction centrale de la police judiciaire, Paris, Le vol et le recel des œuvres et objets d'art, site doc.ocim.fr.
  38. Voir sur le sujet l'article en ligne de la gazette Drouot.
  39. Les ports franc de Genève, l'autre coffre-fort suisse, site lepoint.fr.
  40. Yves Bouvier, l'homme d'affaires suisse qui jouait sur tous les tableaux, site lemonde.fr.
  41. « Il y aurait entre 900000 et 1000000 d'œuvres d'art des plus grands peintres au monde » selon Yves Bouvier, directeur du PortFranc de Genève, interviewé le 22 mars 2015, par la télévision Suisse Romande dans l'émission « Mise au point ». 
  42. Voir l'article de la Gazette Drouot.
  43. Nathalie Heinich, « C'est un oiseau ! Brancusi vs Etats-Unis, ou quand la loi définit l'art », in Persée, année 1996, n°34, pp. 649-672.
  44. Un texte de loi met l'art allemand en émoi, site letemps.ch.
  45. L’Allemagne adopte la loi controversée de protection du patrimoine, site lequotidiendelart.com.
  46. Une nouvelle loi affecte le marché de l'art allemand, site blog.artsper.com.
  47. Photographies vos papiers svp, site letemps.ch.
  48. Mathieu Perona, « Les débuts des marchés de l'art en Europe », in Revue Panurge, 10 juin 2018.
  49. M. Perona (2018), op. cit.
  50. Annie Becq, « L'image moderne de l'artiste », in Dix-huitième siècle : revue annuelle publiée par la Société française d'étude du XVIIIe siècle, no 14, Paris, Garnier, 1982, pp. 138-147sur Gallica.
  51. Adam Smith, Essais esthétiques, L’imitation dans les arts et autres textes, Paris, Vrin, édition de 1997.
  52. Max Weber, Histoire du capitalisme.
  53. Pierre Bourdieu.
  54. Le marché de l'art à Paris, INHA.
  55. « Le marché de l'art dopé par la multiplication des musées », sur culturebox.francetvinfo.fr, .
  56. Catherine Cochard, Pourquoi les prix de l’art flambent, letemps.ch, 9 avril 2015.
  57. [PDF] Le marché de l'art en 2015, rapport Artprice et AMMA.
  58. Alain Quemin (2001), Rapport au ministère des Affaires étrangères.
  59. Yann Gaillard, Le Marché de l’art français aux enchères, Paris, Economica, 2000.
  60. Artprice Global Index 2004
  61. Après une frayeur, les prix de l'art s'envolent, Le Figaro Économie, 19 novembre 2007.
  62. Van Gogh victime de la crise subprime ?, site Boursier.com, 15 novembre 2007
  63. L´art contemporain à New-York - La confiance règne..., Artprice.com, novembre 2007.
  64. Site productionmyart
  65. site artpressagency.worldpress
  66. Selon le rapport de Artnet du 24 juillet 2014.
  67. Michel Santi, Picasso : le prix de tout, latribune.fr, 31 août 2015.
  68. Site hiscox.fr.
  69. Site letemps.ch.
  70. Le filon de l'art en ligne, site jdd.fr.
  71. Les réseaux sociaux un levier mal exploité face au déclin sur le marché de l'art, site huffingtonpost.fr.
  72. (en) « Now Defunct Knoedler Gallery Settles Lawsuits for Fake Rothkos », par Guelda Volen, In: The Observer, du 8 décembre 2015.
  73. « Affaire Knoedler : issue mystérieuse pour une grande arnaque aux faux tableaux », par Jéremy Billault, in L'Exponaute du 16 février 2016.
  74. Biennale des antiquaires Parfum de scandale, site lefigaro.fr.
  75. « Le nombre de victimes s'élèveraient à 35000 » in Marie Potard, Placements Financiers, Une nouvelle affaire dans le marché des manuscrits, Artecosa, dans le sillage d’Aristophil, Le Journal des Arts n° 488, le 3 novembre 2017.
  76. Panama-papers dans l'art, maisons de vente, héritiers et galeristes collectionnent les comptes offshores, site lemonde.fr.
  77. (en) Art secrecy offshore, site panamapapers.icij.org.
  78. Panama-papers, le Modigliani était bien caché, site lemonde.fr.
  79. Scandale du faux mobilier XVIIIe siècle, site connaissance des arts.com.
  80. Emmanuel Fensten, les fausses chaises qui valaient trois millions, site liberation.fr, 2 septembre 2016.
  81. Suisse: des limiers scientifiques traquent les faux tableaux, site ladepeche.fr.
  82. La moitié des œuvres d'art sur le marché seraient des faux, site artmediaagency.com.
  83. Clariise Fabre, Six personnes interpellées pour avoir fabriqué du « faux » mobilier de maîtres, Le Monde, 2008 
  84. Une avocate vendait de faux objets d'art, site ladepeche.fr.
  85. Drouot : chronologie du scandale des « cols rouges », Les Échos, 5 septembre 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Georgina Adam, Big Bucks: The Explosion of the Art Market in the Twenty-First Century, Lund Humphries Publishers Ltd, 2014, (ISBN 9781848221383), 280 p.
  • Anne-Laure Bandle, L'art a-t-il un prix ? The Art of Pricing the Priceless, Éditions Schulthess, 2014, (ISBN 9783725570485), 160 p.
  • Francis Haskell (1963), Mécènes et peintres, traduit de l'anglais fr. Patrons and painters, Paris, Gallimard, 1991.
  • Emmanuel Hoog et Michel Hoog, Le Marché de l'Art, coll. « Que sais-je ? », no 2630), Paris, PUF, 1995.
  • Yann Kerlau, Chercheurs d'art : les marchands d'arts hier et aujourd'hui, Paris, Flammarion, 2014.
  • Henri Mahé de Boislandelle, Le marché des antiquités en France, Paris, Presses Universitaires de France, 1973.
  • Henri Mahé de Boislandelle, Marché de l'art et gestion de patrimoine, Paris, Economica, 2005 (ISBN 978-2717849660).
  • Raymonde Moulin, Le Marché de l'art : mondialisation et nouvelles technologies, Paris, Flammarion, 2003.
  • Alain Quemin, Le Rôle des pays prescripteurs sur le marché et dans le monde de l'art contemporain, Rapport au ministère des Affaires étrangères, Paris, juin 2001.
  • Alain Quemin, Les Commissaires-priseurs. La mutation d'une profession, Paris, Anthropos/Economica, 1997.
  • Dominique Sagot-Duvauroux et Nathalie Moureau, Le Marché de l'art contemporain, Paris, La Découverte, 2006.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]