Madeleine (métro de Paris)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Madeleine.
Madeleine
Un des mâts particuliers des accès à la station.
Un des mâts particuliers des accès à la station.
Localisation
Pays France
Ville Paris
Arrondissement 8e
Coordonnées
géographiques
48° 52′ 12″ nord, 2° 19′ 31″ est

Géolocalisation sur la carte : 8e arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 8e arrondissement de Paris)
Madeleine

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Madeleine
Caractéristiques
Transit annuel 7 475 264 (2013)
Historique
Mise en service 5 novembre 1910 (12)
13 juillet 1913 (8)
15 octobre 1998 (14)
Gestion et exploitation
Propriétaire RATP
Exploitant RATP
Code de la station 10-03 et MAD
Ligne(s) (8)(12)(14)
Correspondances
Bus (BUS) RATP 24 42 52 84 94
(8)
Précédent Concorde Opéra Suivant
(12)
Précédent Saint-Lazare Concorde Suivant
(14)
Précédent Saint-Lazare Pyramides Suivant

Madeleine est une station des lignes 8, 12 et 14 du métro de Paris, située dans le 8e arrondissement de Paris.

Il s'agit d'une des six stations de métro à porter le nom d'une femme, Marie de Magdala, alias Marie Madeleine, les cinq autres femmes étant Marguerite de Rochechouart, Louise Michel, Marie Curie, Marguerite Boucicaut et Amélie Lagache.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une entrée de la station en 1918.

Par-delà celui de la sainte chrétienne, Marie de Magdala dite Marie Madeleine, son nom rappelle le petit bourg qui s’était développé au VIe siècle, à l'ouest de la capitale, autour d’un fief de l’évêque de Paris. Il s’appela rapidement La Ville-l’Évêque et sa chapelle fut dédiée à Sainte Madeleine au XIIIe siècle.

La station est ouverte le . Elle est alors desservie par la ligne A de la Société du chemin de fer électrique souterrain Nord-Sud de Paris (Nord-Sud), qui deviendra la ligne 12 lors de l'absorption de cette société par la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP) en 1931. La ligne 8, appartenant alors à la CMP, dessert la station à partir du . Enfin, c'est la Régie autonome des transports parisiens (RATP) qui fait arriver la ligne 14 le lors de la création de cette ligne dont la station fut le terminus nord-ouest jusqu'à son prolongement à Saint-Lazare en 2003.

En 2011, 7 412 746 voyageurs sont entrés à cette station[1]. Elle a vu entrer 7 475 264 voyageurs en 2013 ce qui la place à la 34e position des stations de métro pour sa fréquentation[2].

Services aux voyageurs[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Quais[modifier | modifier le code]

Ligne 8[modifier | modifier le code]

Les quais de la ligne 8 sont de configuration standard : au nombre de deux, ils sont séparés par les voies situées au centre et la voûte est elliptique. Ils sont aménagés dans le style « Andreu-Motte » et possèdent des rampes lumineuses jaunes, des banquettes et débouchés des couloirs en carrelage jaune plat et des sièges « Motte » jaunes. Cependant, les débouchés des couloirs permettant la correspondance avec la ligne 14 ont un carrelage plat blanc. Ces aménagements sont mariés avec ce même carrelage plat blanc. Le nom de la station est inscrit sur plaques émaillées en police de caractères Parisine et les cadres publicitaires sont métalliques.

Ligne 12[modifier | modifier le code]

Comme pour ceux de la ligne 8, les quais de la ligne 12 sont également de configuration standard : au nombre de deux, ils sont séparés par les voies situées au centre. La voûte est semi-elliptique, forme spécifique aux anciennes stations du Nord-Sud. Ils sont également aménagés dans le style « Andreu-Motte » : ils possèdent des rampes lumineuses rouges, des banquettes en carrelage rouge plat et des sièges « Motte » rouges. Les débouchés des couloirs sont en carrelage rouge plat, sauf ceux permettant la correspondance avec la ligne 14 qui ont soit un carrelage plat blanc soit du marbre caractéristiques des couloirs de la ligne 14. Comme pour la ligne 8, ces aménagements sont mariés avec le carrelage plat blanc sur l'ensemble de la voûte et des piédroits, le nom de la station est inscrit sur plaques émaillées en police de caractères Parisine et les cadres publicitaires sont métalliques.

Ligne 14[modifier | modifier le code]

Les quais de la ligne 14 sont tristement réputés pour l'odeur nauséabonde qui y règne en raison de l'émanation de sulfure d'hydrogène due à la mauvaise étanchéité de la station[3]. Trois œuvres d'art sont implantées dans les couloirs ou sur les quais créés à l'occasion de la ligne 14 : « La Prière » et « Ryaba la Poule » se trouvent dans le couloir de correspondance avec la ligne 12 tandis que « Tissignalisation n°14 » orne la voûte des quais.

« La Prière »[4] est une sculpture créée par Constantin Brâncuşi[5]. Cette œuvre, reproduction de l’œuvre de 1907, est exposée dans la station depuis et présente une femme qui prie. Offerte à la France, par le président de la fondation franco-roumaine internationale, le sculpteur Remus Botar Botarro, afin de célébrer le 125e anniversaire de la naissance de Constantin Brâncuşi (1876-2001), cette copie à l’identique a été fabriquée dans la fonderie d’art Noack à Berlin, en 2000, d’après un moulage de caoutchouc siliconique[6].

« Tout y participe. Le trou d’ombres des yeux, l’absence des traits particuliers, son caractère anonyme, la suppression des détails inutiles (les oreilles, les doigts), le mouvement lent et grave de la tête, de la main, des épaules, l’amputation de l’avant-bras gauche qui aurait gêné le rythme presque rituel de la composition, la dissymétrie des jambes, l’une étant plus avancée que l’autre, le moulage tourmenté, âpre, morcelé et surtout l’intensité spirituelle, de cet invisible que l’artiste rend visible par la forme animée. À l’espace émotif de la sculpture, Brâncuşi ajoute une nouvelle dimension : celle du temps, exprimée par le rythme continu et par la marche vers l’humain. Une humanité vue dans le recueillement et la foi, une humanité animée par la charité et la nostalgie du ciel. » (D’après Ionel Jianu – « La sculpture Moderne en France »).

« Ryaba la Poule » est une œuvre de l'artiste russe Ivan Loubennikov. Installée en 2009, il s'agit d'un vitrail de 40 m2 composé de 20 panneaux incrustés d'éléments verriers[7] placés sur la mezzanine d'accès aux quais, au débouché du couloir de correspondance avec la ligne 12. En échange de cette œuvre, les transports franciliens ont offert au métro de Moscou un édicule Guimard, installé à l'entrée de la station Kievskaïa de la ligne Koltsevaïa[8].

« Tissignalisation n°14 » est une œuvre de l'artiste français Jacques Tissinier. Créée en même temps que la station, elle est installée sur la voûte. Il s'agit d'une installation mettant en œuvre un millier de disques encastrés en acier émaillé coloré. Chaque disque mesure 16 cm de diamètre et représente une feuille de papyrus stylisée colorée en rouge, blanc, bleu et orange.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La station est desservie par les lignes 24, 42, 52, 84, 94 du réseau de bus RATP.

À proximité[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Entrants annuels provenant de l'extérieur de la station (voie publique, correspondances bus, réseau SNCF, etc.), sur le site data.ratp.fr. Consulté le 21 juin 2013.
  2. Trafic annuel entrant par station (2013), sur le site data.ratp.fr, consulté le 31 août 2014.
  3. « Ce métro à l’odeur morose », sur metro-pole.net,‎ article du (consulté le 9 mars 2017) ; ce document est une archive.
  4. Photos de l'œuvre, visibles sur le site d'un blogueur, article du 30 mars 2010 (en bas de la page), consultée le 9 mars 2017.
  5. Né le 19 février 1876 en Roumanie et mort le 16 mars 1957 à Paris, Brâncuşi fut un des sculpteurs les plus influents du début du XXe siècle. Il est considéré comme ayant poussé l'abstraction sculpturale jusqu'à un stade jamais atteint dans la tradition moderniste.
  6. Les archives 1993-2003 FFRI. Documentaire de la Société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques (ADAGP).
  7. « Des stations qui regorgent de trésors : Dossier de presse » [PDF], sur ratp.fr,‎ (consulté le 9 mars 2017) : « RYABA LA POULE, œuvre d’art d’Ivan Loubennikov », p. 7.
  8. « Une vaste fresque russe inaugurée à la station de métro Madeleine à Paris », sur Le Parisien,‎ (consulté le 9 mars 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]