Laurent Hénart

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Laurent Hénart
Laurent Hénart à Nancy, en septembre 2014.
Laurent Hénart à Nancy, en septembre 2014.
Fonctions
Président du Parti radical
(par intérim du au )
En fonction depuis le
(2 ans 10 mois et 8 jours)
Élection
Prédécesseur Jean-Louis Borloo
Maire de Nancy
En fonction depuis le
(3 ans et 24 jours)
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur André Rossinot
Député de la 1re circonscription
de Meurthe-et-Moselle

(6 ans 9 mois et 5 jours)
Prédécesseur Corinne Marchal-Tarnus
Successeur Chaynesse Khirouni

(1 an 10 mois et 11 jours)
Prédécesseur Jean-Jacques Denis
Successeur Corinne Marchal-Tarnus
Secrétaire d'État chargé de l'Insertion
professionnelle des jeunes

(1 an et 2 mois)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin III
Biographie
Date de naissance (48 ans)
Lieu de naissance Laxou (Meurthe-et-Moselle)
Nationalité Française
Parti politique UDI
Diplômé de IEP de Paris

Laurent Hénart, né le à Laxou (Meurthe-et-Moselle), est un homme politique français, membre de l'UDI. Il est secrétaire d'État chargé de l'Insertion professionnelle des jeunes de 2004 à 2005. Ancien député de Meurthe-et-Moselle, il est maire de Nancy et président du Parti radical depuis 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Laurent Hénart a étudié à la faculté de droit de Nancy[1], et est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. En 1993, après son service militaire, il devient collaborateur du groupe UDF à l’Assemblée nationale. Il rejoint ensuite, en 1998, comme juriste d’entreprise, la banque SNVB[2].

En septembre 2012, il est devenu avocat au barreau de Nancy[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Laurent Hénart crée le mouvement des Jeunes Radicaux en 1991, alors qu’il est étudiant à Sciences-Po.

Il est élu, en 1995, à Nancy, conseiller municipal chargé de la jeunesse et du monde associatif, sur la liste d'André Rossinot. En 2001, il devient adjoint au maire, chargé de la culture et de la jeunesse.

Élections législatives de 2002[modifier | modifier le code]

Laurent Hénart se présente aux élections législatives de 2002 dans la 1re circonscription de Meurthe-et-Moselle et est élu avec 54 % des suffrages face au député sortant, Jean-Jacques Denis (PS). Parmi les plus jeunes députés de l’Assemblée nationale, il est membre de la commission des Finances, et se fait connaître notamment pour son rapport sur le budget de l'enseignement supérieur, sur le mécénat et sur les lois de décentralisation.

Secrétaire d'État[modifier | modifier le code]

Lors de la formation du gouvernement Jean-Pierre Raffarin III à la suite des élections régionales, il intègre le pôle « cohésion sociale » de Jean-Louis Borloo, en tant que secrétaire d'État à l'Insertion professionnelle des jeunes. Benjamin du gouvernement, il participe à l'élaboration du plan de cohésion sociale, et porte l'accent sur la revalorisation de l'apprentissage et de l’ensemble des formations en alternance, convaincu qu’il est nécessaire de renforcer les passerelles entre formation et monde du travail.

Élections législatives de 2005 et 2007[modifier | modifier le code]

À la suite de son éviction du gouvernement Dominique de Villepin en mai 2005, il provoque une élection législative partielle en septembre 2005 et est réélu, intégrant cette fois la commission des affaires sociales. En janvier 2006, il est désigné comme rapporteur du projet de loi pour l'égalité des chances. Face à la crise provoquée par l’amendement gouvernemental sur le contrat première embauche, il est choisi avec trois autres parlementaires pour trouver une sortie de crise en négociation avec l’ensemble des partenaires sociaux, dont les représentants des organisations étudiantes.

En juin 2007, Laurent Hénart est réélu député de la 1re circonscription de Meurthe-et-Moselle, en battant Mathieu Klein avec 50,80 % des suffrages[3]. Il est membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de Assemblée nationale[4].

Élections régionales de 2010[modifier | modifier le code]

Laurent Hénart, entouré des trois autres têtes de liste départementales : Gérard Longuet, Gérard Cherpion et Anne Grommerch.

Laurent Hénart est désigné, le , par les militants UMP pour conduire la liste du parti majoritaire en Lorraine lors des élections régionales de 2010[5].

Il parvient à réunir autour de lui les personnalités UMP locales et sa liste, qui s'ouvre au Mouvement démocrate et au Nouveau Centre, reçoit le soutien du Parti radical de gauche, un cas unique en France[6]. Pour ces élections, les têtes de listes départementales seront lui-même en Meurthe-et-Moselle, Anne Grommerch en Moselle, Gérard Cherpion dans les Vosges, et Gérard Longuet en Meuse.

Au second tour, alors que seules trois régions sont gagnées ou conservées par la droite, la liste de Laurent Hénart se place en deuxième position avec 31,55 % des voix, contre 50,01 % pour la liste socialiste du président sortant Jean-Pierre Masseret et 18,44 % à la liste FN[7].

Élections législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections législatives de 2012, il perd son mandat face à la socialiste Chaynesse Khirouni, qui obtient 52,2 % des suffrages exprimés face à lui.

Maire de Nancy et Vice-Président du Grand Nancy[modifier | modifier le code]

Le maire sortant de Nancy, André Rossinot, ne se représentant pas, Laurent Hénart se déclare candidat en vue de l'élection municipale de 2014. Il conduit une liste UDI-UMP-MoDeM, associant 29 personnalités issues de la société civile (sur 55 candidats) et du monde socio-économique[8]. Sa liste l'emporte avec 52,91 % des voix face à celle de la gauche, conduite par Mathieu Klein. Il est élu maire de Nancy par le conseil municipal le .

Le 18 avril 2014, il devient vice-Président de la Métropole du Grand Nancy[9], délégué à l'attractivité et rayonnement du territoire, à l'accueil des entreprises[10].

Président du Parti radical[modifier | modifier le code]

Il devient secrétaire général du Parti radical en 2006[11], puis secrétaire général de l'UDI conjointement avec Jean-Christophe Lagarde[12].

Après la démission de Jean-Louis Borloo, en avril 2014, il devient président du Parti radical par intérim. Candidat face à Rama Yade, il est élu président du parti le 22 juin 2014. Peu de temps après son élection, il est accusé par son adversaire de votes truqués. Rama Yade dénonce des irrégularités dans la liste des adhérents, gonflée, selon elle, en faveur du maire de Nancy[13]. En mai 2015, le tribunal de grande instance de Paris déboute Rama Yade de sa plainte et la condamne à verser 51 000 euros de frais de justice à son parti et à Laurent Hénart[14].

Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[15].

Le 2 mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon, il appelle le candidat LR François Fillon à se retirer au profit d'Alain Juppé en vue de l'élection présidentielle[16],[17].

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Il est à partir octobre 2005, et jusqu'à sa dissolution en 2014, président de l'Agence nationale des services à la personne. À sa tête, il lance avec Jean-Louis Borloo le Chèque emploi service universel. Il est, depuis la même année, président du cercle de réflexion « France République », au sein duquel il a notamment lancé une étude sur l’université et sur les liens entre celle-ci et le monde du travail. En tant qu’adjoint à la culture à Nancy, il revalorise l'opéra de la ville, en le faisant inscrire comme « scène nationale ». Il est d'ailleurs depuis 2002 président de la Réunion des opéras de France. Il a piloté également, toujours pour la mairie de Nancy, le chantier du centre régional des musiques actuelles, baptisé L'Autre Canal, qui a ouvert ses portes en 2007.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Histoire de la faculté | fac-droit.univ-lorraine.fr », sur fac-droit.univ-lorraine.fr (consulté le 20 septembre 2016)
  2. a et b Biographie de Laurent Hénart
  3. Élections législatives de 2007 - résultats dans la 1re circonscription de Meurthe-et-Moselle sur le site du ministère de l'Intérieur
  4. Groupe d'études sur le problème du Tibet
  5. Les résultats aux primaires régionales UMP
  6. Nicolas Bastuck, « Élections régionales : en Lorraine, la droite mise sur l'union » », sur Le Monde, (consulté le 5 juillet 2010)
  7. Site officiel du ministère de l'Intérieur, « Résultat des élections Régionales 2010 en Lorraine » (consulté le 5 juillet 2010)
  8. L'article du site Ici-c-Nancy.fr à la suite de la présentation de la liste de Laurent Hénart
  9. Pascal Salciarini, « Grand Nancy : André Rossinot élu président de la Communauté urbaine », L'Est Républicain,‎ (lire en ligne)
  10. « Grand-Nancy : Les élus », sur www.grandnancy.eu (consulté le 24 avril 2017)
  11. Laurent Hénart (UDI), le dauphin devenu maire sur lemonde.fr
  12. Le bureau de l'Union des Démocrates et Indépendants - UDI sur son site internet
  13. Selon l'assignation à la demande de Rama Yade, plus de 8600 irrégularités ont été relevées, concernant 1104 votes. Il est notamment fait état de dates de naissance comme 2027, de « 113 personnes âgées de 114 ans », de « 36 bébés de moins de deux ans », d'adhésions hors délai, de « l'apparition soudaine de centaines d'adhérents » notamment en Martinique. Cf. Ghislain de Violet, « Le rififi continue au Parti radical, sur fond de guérilla entre Rama Yade et Laurent Hénart » sur Le Lab (Europe 1), 13 mars 2015.
  14. Parti radical : Rama Yade, déboutée en justice, devra rembourser 51 000 euros, Metronews, 19 mai 2015.
  15. Caroline Vigoureux, « Laurent Hénart, nouveau soutien centriste d’Alain Juppé », lopinion.fr, 12 octobre 2016.
  16. Amandine Réaux, « Des élus de la droite et du centre lâchent en masse François Fillon », lelab.europe1.fr, 2 mars 2017.
  17. Philippe Rivet, « Laurent Hénart : l’appel à Juppé », L'Est Républicain,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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