Vensac

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Vensac
Vensac
La mairie et le monument aux morts de Vensac
Blason de Vensac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Lesparre-Médoc
Canton Le Nord-Médoc
Intercommunalité Communauté de communes Médoc Atlantique
Maire
Mandat
Jean-Luc Piquemal
2014-2020
Code postal 33590
Code commune 33541
Démographie
Population
municipale
972 hab. (2016 en augmentation de 7,28 % par rapport à 2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 56″ nord, 1° 02′ 24″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 30 m
Superficie 34,00 km2
Localisation

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Liens
Site web www.vensac-medoc.com

Vensac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe à la pointe du Médoc. Elle est bordée à 9 km à l'ouest par l'océan Atlantique, derrière un cordon dunaire dénué de constructions puis une pinède-chênaie de 2 000 ha trouée de quelques champs. À l'est s'étendent les vignes, de part et d'autre de la ligne de chemin de fer Bordeaux-Le Verdon. La surface encore humide mais drainée laisse apparaître de rares étangs. Vensac est traversée à l'est par la route départementale D1 (route de Saint-Vivien), issue de la départementale D1215, puis en son centre par la D101, dite route de la Lande puis La Graouse, pour rejoindre 6 km plus loin la route des Lacs. La Gironde s'écoule 10 km à l'est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vensac
Grayan-et-l'Hôpital Saint-Vivien-de-Médoc
Océan Atlantique Vensac Jau-Dignac-et-Loirac
Vendays-Montalivet Queyrac

Histoire[modifier | modifier le code]

Vensac (ou Bensac, Benssac[1] conformément à la prononciation gasconne) est mentionnée dès le XVe siècle sur les cartes, sous les traits d'un plateau entouré de lagunes sablonneuses et de marais ponctués de pins maritimes, derrière un cordon dunaire[2]. Une voie romaine, qualifiée comme telle par la mémoire collective, laisse imaginer une activité humaine remontant au moins à l'antiquité. Cette voie, nommée « chemin de la Reyne », traverse le marais de la Perge au Gua, puis continue en ligne droite jusqu'à la Graouse (selon un cheminement bordé au sud puis partiellement repris par la ligne à haute tension et appelé chemin rural n° 21 de la Reine), avant de poursuivre vers Grayan-et-l'Hôpital d'où elle rejoint la route du littoral. Son nom, aussi connu sous l'Aleyreyne, proviendrait d'une légende évoquant l'accouchement d'une reine sur une large pierre creusée par la voie, au lieu-dit Peyrereyne.

Des premières installations matérielles chrétiennes ne reste que l'église romane Saint-Pierre, datée pour une part du XIIe siècle (abside), complétée au XVIIe siècle par une nef ornée de décorations polychromes et d'une flèche. Une activité agricole locale accompagnait les pêcheries installées tout autour des nombreux étangs, il en subsiste un moulin à vent de meunier daté du XVIIIe siècle qui restera exploité jusqu'en 1939.

Vensac était le fief de deux seigneuries, celle de Sarsins (ou Cercins) à l’ouest et celle de Tastes. Cette dernière disposait, non loin du Gua, d'une maison fortifiée avec douves et trois tours avec créneaux[3], qui lui permettait de contrôler les échanges entre le Haut et le Bas-Médoc.

Les dunes qui bordent le littoral de la commune ont enseveli l’ancien village d'Artigue-Estremeyre au XVIIe siècle[4].

Au XVIIIe siècle, on comptait les villages de Gaudin, Le Treuil, Les Arrestieux, Panissas, Les Gahets[5]… et les dunes dénommées Piquey de la Moulineyre, des Hougasses, de l'Estremeyre et de Coutet.

En 1856 apparaissent les premiers travaux de drainage sous la supervision de François Chambrelent, chargé du développement de la sylviculture en Gironde. Ces aménagements réduiront de manière significative le nombre de pêcheries et l'élevage, deux activités prépondérantes jusqu'alors. La naissance d'une forêt mêlant feuillus et résineux amènera l'apparition d'une population de gibiers abondante. À partir des années 1960 les polycultures s'effacent inexorablement devant la forêt, les parcelles sont abandonnées au profit de quelques constructions supplémentaires.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vensac

« Parti, au premier d'argent aux trois pins de sinople fûtés d'argent sur une terrasse d'or sommée d'une mer d'azur, au second d'azur au moulin d'argent ouvert de sable accosté de deux grappes d'argent sur une terrasse de sinople ; le tout au chef de gueules chargé d'un lion léopardé d'or sommé de l'inscription « Vensac » en lettres capitales de sable ; à la champagne d'argent chargée de seize rais de sinople divergeant du chef à la pointe sommée d'argent. »


Dessin originel

Le dessin originel du blason est une composition paysagère contemporaine non blasonnable. Le blason vectoriel est une reconstitution alliée à une simplification permettant le blasonnement et le respect des codes héraldiques. Le paysage urbain a été remplacé par le moulin du XVIIIe siècle de la commune, figure du tourisme local, accosté de deux grappes évoquant l'activité viticole. La champagne d'argent à seize rais remplace le dessin paysager des vignes. Cette version est ouverte aux améliorations.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Jean-Luc Piquemal   Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2016, la commune comptait 972 habitants[Note 1], en augmentation de 7,28 % par rapport à 2011 (Gironde : +7,04 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8068387188899959609941 0601 089
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0671 0561 0351 0201 1321 1641 1841 1551 087
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 054987882781760713679583706
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
641662620680658694762772932
2016 - - - - - - - -
972--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique concerne principalement les secteurs du vin et du tourisme. Des sociétés de services gravitent autour d'un noyau artisanal, avec la présence d'une pépinière et d'un paysagiste. Un marché aux saveurs a lieu durant la période estivale.

Viticulture[modifier | modifier le code]

Vensac abrite cinq exploitations viticoles produisant du vin de Médoc : Château David, Château de Taste, Château Les Artigues, Clos Fourest et Château Le Bernardot.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La commune accueille les visiteurs par trois campings, de une à trois étoiles, et quelques gîtes ruraux.

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Une supérette magasin d'alimentation.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

  • Bureau de poste.

Manifestations et vie locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Croix de mission, colonne monumentale avec statue métallique de la Vierge.

L'église paroissiale[modifier | modifier le code]

L'église, dédiée à saint Eutrope de Saintes et à saint Pierre est d'origine romane. Elle date du XIIe siècle, avec une rénovation au XIIIe siècle. L'église avait la forme classique d'une croix latine avec chevet semi-circulaire et voûté en cul-de-four. Au XVIIe siècle les bas-côtés sont ajoutés au nord et au sud, pour donner la forme rectangulaire que l'on trouve aujourd'hui.

L'église Saint-Pierre

A l'extérieur, la seule partie romane qui subsiste est l'abside, formée de sept pans : deux pans avec fenêtres aveugles, qui correspondent au choeur, et cinq avec fenêtres, qui correspondent au chevet.

  • Chaque pan est divisé horizontalement en trois parties par deux cordons.
  • Les chapiteaux des colonnes qui séparent les pans ont une décoration végétale, malheureusement assez dégradée.
  • La corniche est supportée par une série de modillons, dont trois, sur les pans sud sont figurés. Les autres sont sans décoration.

L'intérieur de l'église est décoré avec des peintures murales et la majorité des colonnes de la nef et du transept sont peints, comme à l'époque romane.

La nef
  • Quelques chapiteaux romans. Parmi les chapiteaux figurés on trouve des classiques de l'art roman : le lion bi-corporé ; une bête avec tête humaine ; un homme avec les oreilles d'âne et des têtes humaines grimaçantes. La décoration végétales est aussi classique et typique de la fin du XIIe siècle.
Chapiteaux avec décoration figurée
Chapiteaux avec décoration végétale
  • Les murs des bas-côtés nord et sud sont décorés par une série de peintures murales. Malheureusement ces peintures ont besoin d'une restauration. Les trois peintures qui sont en le moins mauvais état sont illustrées dessous.
  • Les vitraux du chevet de l'église sont l’œuvre du maître-verrier bordelais Marcel Feur et datent de 1924.
Les vitraux du chevet
  • Décor de l'église
    • Le font baptismal est creusé dans un bloc de pierre et décoré avec des cannelures verticales. On trouve des fonts semblable en Charente, Charente-Maritime et en Gironde. Ils datent presque tous du XVe siècle.
    • Le confessionnal de l'église date, très probablement du XVIIIe siècle
    • Le Chaire à prêcher en bois est enroulée autour d'un colonne du côté nord de la nef.
    • le mémorial aux morts de la première guerre mondiale porte les noms des 29 hommes de Vensac morts dans la période 1914-1918.
  • contiennent d'autres illustrations.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Moulin de Vensac
  • Moulin de Vensac : moulin tour à vent du XVIIIe siècle à visiter. Toutes les pièces sont d'origine et il fabrique de la farine pendant les visites, qui est à la vente pour les visiteurs. Patrimoine en bon état de conservation[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Titres gascons
  2. Histoire de la commune sur le site internet - Article.
  3. Jacques Baurein, article 2.IV, p. 247.
  4. Auguste Pawlowski, Géographie historique des côtes charentaises (ainsi que du Médoc et Bas-Poitou), 1998 (compilation d’articles parus de 1901 à 1908).
  5. Jacques Baurein, article 2.IV, p. 246.
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. Moulin de Vensac