Queyrac

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Queyrac
Queyrac vue d'avion
Queyrac vue d'avion
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Lesparre-Médoc
Canton Le Nord-Médoc
Intercommunalité CC Médoc Atlantique
Maire
Mandat
Véronique Chambaud-Berran
2014-2020
Code postal 33340
Code commune 33348
Démographie
Gentilé Queyracais
Population
municipale
1 370 hab. (2014en diminution de -0.65 % par rapport à 2009)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 47″ nord, 0° 58′ 37″ ouest
Altitude Min. 3 m – Max. 13 m
Superficie 30,73 km2
Localisation

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Queyrac est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Queyracais et les Queyracaises ou en dialecte médocain: les "Marabouts"[réf. nécessaire].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le département de la Gironde (région de Nouvelle-Aquitaine), Queyrac est une commune du Médoc en plein cœur des vignes. La commune s'étend sur 30,7 km2 et compte 1379 habitants en 2009. Queyrac est situé à 30 km au sud-est de Royan, la plus grande ville des environs. Situé à 10 mètres d'altitude, Le ruisseau des Douze Pieds est le principal cours d'eau qui traverse la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Queyrac
Vensac Jau-Dignac-et-Loirac
Vendays-Montalivet Queyrac Bégadan
Gaillan-en-Médoc Civrac-en-Médoc

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité remonte à un type toponymique *CARIACU, issu du gaulois *Cariacon, nom de domaine en -acon, suffixe précédé du nom du propriétaire Carios (ou Carius), anthroponyme gaulois[1].

Homonymie avec Cayrac, etc[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de la commune semble fort ancienne. Non seulement des documents du XIIIe siècle attestent son existence; mais encore des sarcophages du VIe siècle ont été découverts sur la place du bourg. On rapporte que dans l'ancienne église, aujourd'hui disparue, s'élevait une statue de Charlemagne. Au XVIIe siècle, des Flamands entreprennent l'assèchement du marais de Queyrac. Jusqu'alors, l'atmosphère de ces terres marécageuses était pestilentielle et les habitants souffraient d'une maladie fort répandue dans la région, la « Médoquine » (sans doute une sorte de malaria). Son église de construction récente, fin XIXe siècle, est venue remplacer une construction romane datant du XIIe siècle qui fut démolie et dont les pierres ont servi en partie à la reconstruction de celle que nous voyons aujourd'hui, sous la direction de l'architecte Bonnore, commencée en 1896, elle fut inaugurée en avril 1901. Sa silhouette caractéristique domine les vignobles environnants où mûrissent les cépages nobles du Médoc.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 En cours Véronique CHAMBAUD-BERRAN Vivre, agir ensemble
SE
Agricultrice - Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 370 habitants, en diminution de -0,65 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 088 1 690 1 989 2 106 2 012 1 990 1 971 1 941 1 906
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 877 1 928 1 793 1 779 1 816 1 880 1 868 1 698 1 576
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 624 1 553 1 408 1 333 1 234 1 162 1 158 1 106 1 111
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 109 1 099 1 030 1 127 1 129 1 164 1 323 1 388 1 370
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Hilaire[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Hilaire

L'église paroissiale Saint-Hilaire a été construite de 1896 à 1901 par l'architecte Édouard Bonnore[7]. L'ancienne église de Queyrac, dont le dessin a été présenté à la Société le 11 décembre dernier, est aujourd'hui presque entièrement démolie. La tradition du pays en attribue la fondation à Charlemagne, lorsqu'il allait combattre les Sarrasins. L'abside qui datait du XIIIe siècle, contemporaine du clocher, fut détruite au début du siècle. Elle se rapprochait de celle de Bégadan, mais avec des proportions moindres. On l'a remplacée par une absicle, romane aussi, mais sans cachet. Le clocher était percé de deux baies pour les cloches et consistait en un mur très épais regardant à l'ouest, au nord duquel s'accrochait une tourelle contenant l'escalier. En bas, entre deux contreforts carrés, se trouvait la porte principale, qui fut modifiée et remplacée en même temps que l'abside. La grande nef était voûtée primitivement; la voûte fut, au commencement du siècle, remplacée par une charpente en bois. Les bas-côtés, qui communiquent avec la grande nef par des arceaux romans, sont plus récents. Les piliers des arceaux n'ont ni chapiteaux, ni moulures, ni sculptures comme en ont ordinairement ceux du XIIe siècle. Ils sont carrés. Ou ne sait à quelle époque ils furent construits d'autant plus qu'au-dessus d'eux, ou voit trois fenêtres romanes longues et étroites paraissant fort anciennes et qui donnent à l'église une apparence fortifiée. Lorsque la charpente fut faite, ces fenêtres se trouvèrent prises entre la toiture et la voûte en bois des bas-côtés. Devenues alors inutiles, elles furent murées.

Chapelle Saint-Roch[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Roch

Datant du début du XIXe siècle et construite en pierre de taille, elle est située à Lescapon[8].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • château Bernon
  • château Guidon
  • château Carcanieux
  • château du Mouva

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Éric Holder, romancier, résident depuis 2005 dans la commune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1979.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. « Église Saint-Hilaire », notice no IA00024669, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Chapelle Saint-Roch », notice no IA00024670, base Mérimée, ministère français de la Culture

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 1, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne), article 1.XIII, pages 116-120.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]