Marcel Bich

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Bic 20050710.png

Marcel Bich (Turin, Italie, - Neuilly-sur-Seine, ), appelé aussi le baron Bich est un industriel français créateur du célèbre stylo Bic et du groupe homonyme.


Biographie[modifier | modifier le code]

Coupe de l'America. Marcel Bich commence par racheter Sovereign, ici dans le Vieux-Port de Marseille, puis Constellation, avant d'armer le premier défi français à la Coupe de l'America.

Origine[modifier | modifier le code]

Marcel Bich est le fils de Aimé-Mario (1882-1955) et de Marie Muffat de Saint-Amour de Chanaz (1886-1967). Il est issu d'une famille valdôtaine originaire de Châtillon. Le titre de « Baron » a été accordé à son arrière-grand-père Emmanuel Bich, « Syndic » d’Aoste, le par Charles-Albert de Sardaigne, duc de Savoie. Son père après des expériences industrielles décevantes en Italie émigre en France. Marcel Bich est naturalisé Français avec ses parents le . Il fait ses études et obtient une Licence de droit

Début[modifier | modifier le code]

En octobre 1945, Marcel Bich, alors directeur de production des « Encres Stephens », rachète avec un collègue technicien Édouard Buffard (1908-1996) pour 500.000 francs un petit atelier à Clichy dans l'actuel département des Hauts-de-Seine où ils fondent l’entreprise « P.P.A » (Porte-plumes, Porte-mines & Accessoires) qui connait des débuts difficiles comme sous-traitant. En reprenant le brevet du hongrois László Biró, qui datait de 1938, l'entreprise crée en 1950 sous la marque Bic, une plume révolutionnaire le Bic Cristal à un prix dérisoire . Le trait de génie de Marcel Bich fut de proposer un produit à jeter à la poubelle… après usage, bien sûr. L'entreprise doit faire face à un procès pour plagiat de la société Biro qui se règle par une transaction financière. En 1953 la société Bic remplace P.P.A et en 1958 elle rachètent Biro. Bic, devient alors le leader mondial des stylos à bille. C’est le concept du jetable qu’il avait inventé. Il s’en est vendu plus de 100 milliards sur les cinq continents depuis 1950.

Diversifications[modifier | modifier le code]

En 1973, c’est un briquet qu’il lance sur le même principe et, à nouveau, sans l’avoir inventé. En effet le briquet jetable a été inventé en 1948, au départ il était rechargeable. Son créateur, Jean Inglessi, est l’inventeur de la bouteille à gaz à usage domestique en 1934, et l’entrepreneur de la marque Primagaz. Les premiers briquets non rechargeables, donc jetables, sont créés en France. Cricket les lance en 1962, suivi en 1964 par Feudor. En 1971, Marcel Bich, fondateur de la Société Bic, croit au développement futur du briquet jetable et décide de se lancer sur ce marché. En 1974, 290 000 briquets Bic sont vendus chaque jour dans le monde, dès 1975, presque le double, faisant de Bic le premier producteur mondial de ces briquets. Gillette aussi s’est essayé au briquet jetable, ce fut sa seule diversification qui tourna court. Cricket, briquet jetable lancé par ST Dupont en 1964[1] est cédé à Swedish Match en 1984[2]et ST Dupont, acquis en 1971, est cédé à Dickson Concept en 1987.

En 1974-1975, BIC commercialise en France le rasoir jetable. Il doit faire face à un nouveau contentieux pour plagiat avec The Gillette Company qui se termine cette fois encore par une transaction financière.

Marcel Bic veut étendre sa formule du jetable au parfum. C'est un échec commercial qui, en 1988-1990, coûte à Bic 250 millions de francs français. Dans sa biographie, son épouse Laurence Bich relativise cette déconvenue et affirme que si le parfum fut un échec commercial en déficit de 140 millions de francs français en 1989 et 1990, la cession des actifs a dégagé une plus-value nette de 339 millions de francs français.

Succession[modifier | modifier le code]

Marcel Bich avait la réputation d'être un entrepreneur traditionaliste, toutefois en 1972 20% du capital de BIC est introduit en bourse et en 1979 il cède son poste de P.D.G à son fils Bruno Bich [3]. Sa disparation en 1994 ouvre une succession complexe à ses onze enfants, nés de trois unions, mais le contrôle du capital de BIC demeure familial avec l'appoint des héritiers Buffard.

le mécène sportif[modifier | modifier le code]

Marcel Bich est également l’un des personnages marquants de la Coupe de l’America. Il devient ainsi le premier non anglophone à participer à celle-ci en 1970, à bord du France 1 qu'il a spécialement fait construire. Il participera de nouveau aux éditions 1974, 1977, et 1980.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurence Bich, Le baron Bich : un homme de pointe, Paris, Perrin,‎ (ISBN 2-262-01717-4).
  • Alain Chatriot, Danièle Fraboulet, Patrick Fridenson, Hervé Joly Dictionnaire historique des patrons français.Flammarion Paris 2010 (ISBN 9782081228344).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Boutié et Bertrand Roussel, La grande aventure du feu : histoire de l'allumage du feu des origines à nos jours, Edisud,‎ , 95 p. (ISBN 978-2-744-90630-5).
  2. (en) Rita Ricardo-Campbell, Resisting Hostile Takeovers : The Case of Gillette, Greenwood Publishing Group,‎ , 254 p. (ISBN 978-0-275-95830-5), p. 57.
  3. né le 2 octobre 1946

Lien externe[modifier | modifier le code]