Optimist

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Optimist
Image illustrative de l'article Optimist
Optimist avec sa voile unique, sur un chariot de mise à l'eau
logo de la classe
Symbole de classe
Symbole de classe

Type Dériveur monocoque
Fonction Initiation enfant, régate
Gréement Catboat à voile aurique
Histoire
Architecte Clark Mills
Fabrication Fibre de verre
Design Monotype
Lancement 1947
Équipage
Équipage 1
Caractéristiques techniques
Longueur 2,36 m
Longueur de coque 2,18 m
Maître-bau 1,12 m
Tirant d'eau 0,1-0,8 m.
Déplacement 35 kg (de 33 à 37 selon les versions)[1]
Appendice dérive sabre ou pivotante
Hauteur de mât 2,26 m.
Voilure 3,59 m²

L’Optimist est un petit voilier solitaire, conçu en 1947 pour l'usage des enfants (jusqu'à 15 ans). Généralement construit en fibre de verre, l'Optimist est utilisé pour l'initiation à la voile et pour la pratique de régates.

L'Optimist est l'un des types de voilier les plus populaires au monde, avec plus de 150 000 bateaux officiellement enregistrés dans la classe, reconnue comme une classe internationale par la Fédération internationale de voile.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Optimist a été conçu en 1947 par l'architecte naval américain Clark Mills. Le Major Clifford McKay, inspiré par la course annuelle de caisse à savon, organisée par le club Optimist International (en) de la ville de Clearwater en Floride, proposa de trouver une activité régulière pour occuper la jeunesse et lutter ainsi contre la délinquance : la pratique de la voile. À la demande de Clifford McKay, Clark Mills dessina donc un voilier pour enfant pouvant être construit par des amateurs à partir d'une seule plaque de contreplaqué. Il offrit les plans du bateau au club de Clearwater, qui déposa un brevet (copyright) sur le « prame de classe Optimist ». La première flotte fut sponsorisée par des commerçants locaux, avec un prix de construction de 75 $ par bateau. Très vite, les organisateurs comprirent que l'intérêt des jeunes pour la voile était renforcé par la pratique de régates[2].

Le dessin fut légèrement amélioré par le danois Axel Damgaard et le bateau fut introduit en Europe à partir des pays scandinaves. Damgaard fut soutenu par son compatriote le multi-médaillé olympique Paul Elvstrøm. La conception de l'Optimist a été standardisée en 1960 et il devient un monotype strict en 1995.

L'Optimist International est pratiqué dans plus de 120 pays par plus de 160 000 navigateurs. Il est l'un des deux dériveurs pour enfant (moins de 16 ans) agréés par la fédération internationale de voile. Aux Jeux Olympiques de Londres, près de 80 % des compétiteurs en voile étaient d'anciens pratiquants d'Optimist, la plupart d'entre eux ayant atteint le niveau international dans cette classe.

Description[modifier | modifier le code]

Pratiquante au rappel, pour maintenir la coque à plat. Ses pieds sont coincés sous la sangle de rappel, la barre est contrôlée avec le stick.

Gréement[modifier | modifier le code]

Le gréement de l'Optimist est en catboat : il est constitué d'une voile unique et d'un mât, dépourvu de haubans, situé très à l'avant du bateau.

La grand-voile est une voile aurique (forme trapézoïdale), maintenue par le mât, une bôme et une livarde (sorte de perche pivotante) en bois ou aluminium.

La chute de la voile est rigidifiée par deux lattes. La voile est fixée le long du guindant par des liens entourant le mât et la tête de mât, et maintenue vers le bas par un hale-bas. Ce hale-bas permet de régler la voile selon les conditions de vent ; le hale-bas est généralement resserré dans le vent fort et relâché dans le vent léger. Les nombreuses écoutes et drisses (bout ou corde pour les terriens) permettent également d'ajuster la forme de la voile.

Sur la voile est affiché le monogramme de la classe : le sigle « IO » (pour International Optimist). La voile peut aussi être marquée d'un numéro national, formé de l'abréviation olympique du pays (FRA pour la France) suivi d'un numéro séquentiel.

Les Optimist d'initiation (école de voile) sont souvent pourvus d'une voile de surface réduite.

Coque[modifier | modifier le code]

La coque peut-être lourde (pour les d3) ou rigide (pour les d2-d1)

Dérive[modifier | modifier le code]

Bien que l’eau soit beaucoup plus dense que l’air, elle est aussi considérée comme un fluide. En hydrodynamisme, c’est le plan qui se déplace dans le fluide. Le mouvement du fluide eau (houle, vague, courant) se déplace de manière beaucoup moins importante sur le plan. La dérive forme le plan. Ici nous parlons d’un plan bi-convexe, car le plan est bombé des deux côtés.

La dérive joue un rôle important dans la bonne marche du bateau. En effet, sans la dérive, le bateau avance sur le côté à cause de la force aérodynamique. Pour contrer ce déplacement sur le côté, on utilise la dérive et sa force hydrodynamique. Ce déplacement en latéral s’appelle communément : « se déplacer en crabe ». Mais le plan de dérive ne solutionne pas complètement la dérive du bateau. Effectivement, le bateau dérive toujours car la force aérodynamique est plus importante que la force hydrodynamique. A ce moment-là, le barreur, ayant son plan de dérive abaissé au maximum, doit viser au vent de son point d’arrivée. Ici en l’occurrence pour atteindre la croix rose, le barreur doit anticiper sa dérive en visant au vent sur la croix verte. Sinon avec l’angle de dérive, il arriverait sur la croix rouge donc, sous le vent de son point d’arrivée.

Performances[modifier | modifier le code]

Pratiques[modifier | modifier le code]

Passage de bouée dans une régate internationale
Régate de ligue PACA en mai 2011 à Martigues

Doté d'une coque à fond plat, équipé d'une voile unique, c'est un bateau léger, stable et très simple à manœuvrer. Il est souvent utilisé pour l'apprentissage de la voile chez les enfants, mais il est aussi utilisé pour des compétitions appelées régates pour les enfants de 8 à 15 ans.

Au fil du temps les constructeurs d'Optimist se sont spécialisés pour fournir deux marchés distincts : D'une part celui des écoles de voile, qui recherchent le bas prix et la robustesse au détriment de la légèreté et ont réalisé des Optimist en polyester renforcé, en polyéthylène (matériau souple peu sensible aux chocs), voire en tôle d'aluminium.

D'autre part le marché de la compétition avec une sophistication croissante de la construction, des coupes de voiles et une envolée des prix.

Fabricants[modifier | modifier le code]

Ces dernières années, plus de 4000 bateaux ont été fabriqués par une trentaine de constructeurs à travers le monde. Les Optimist de Erplast et Blueblue seraient les plus utilisés en compétition depuis 2005 [réf. nécessaire].

Classe et marque déposée[modifier | modifier le code]

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Le terme « Optimist » et son logo sont des éléments déposés auprès des organismes officiels d'enregistrement des marques. Ces termes devraient être exclusivement utilisés pour désigner les Optimist de compétition qui correspondent à un cahier des charges extrêmement précis. Si cela entraîne un coût plus élevé que celui des bateaux écoles, cela permet de garantir à tout enfant dans le monde d'avoir un bateau strictement identique, sans aucune course à l'armement. Il est ainsi très équitable de courir en louant un bateau à l'autre bout du monde, ce qui est rarement le cas pour d'autres séries.

Les constructeurs de bateaux-écoles ont bénéficié de la tolérance de la IODA (International Optimist Dinghy Association) pour attribuer le terme Optimist à des bateaux fort éloignés des règles définies par la classe. Cela pose aujourd'hui des problèmes dans la mesure où la presse nationale française a beaucoup parlé de l'Optimist d'école pour le critiquer en l'assimilant à l'Optimist de compétition[réf. nécessaire].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

2. http://www.culture-maritime.com/fr/page-he2_cours.xhtml

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]