Bataillon de quartier général du Corps européen

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Bataillon de quartier général du Corps européen
Création 2001
Pays Drapeau de la France France
Allégeance Europe Europe
Fait partie de Corps européen
Garnison Strasbourg
Surnom BQG Eurocorps

Le bataillon de quartier général du Corps européen, créé en 2001, a pour mission principale de soutenir le quartier général du Corps européen en temps de paix, pendant les exercices et en opérations réelles.

Installé au quartier Lizé, au Neuhof à Strasbourg, son effectif est de 430 hommes et peut atteindre plus de 500 hommes en opération de réaction aux crises et pour les conflits de haute intensité[1].

Composition[modifier | modifier le code]

Le bataillon est composé d'un état-major et de trois compagnies multinationales :

  • la compagnie de quartier général ;
  • la compagnie de transport ;
  • la compagnie de montage de poste de commandement.

Toutes ces unités sont armées par du personnel des nations cadres du Corps Européen : Allemands, Belges, Français et Espagnols.

L'insigne du bataillon[modifier | modifier le code]

L'insigne de poitrine a été créé par un officier du Bureau Emploi de l'État-Major des Armées françaises, le lieutenant-colonel Pellabeuf. Cet insigne, homologué le 18 juin 1993 sous le numéro G4000, fut réalisé par la société Delsart et, sur ordre du chef d’état-major, le général Clerc, porté pour la première fois le 5 novembre 1993, lors de la cérémonie officielle de création de l’Eurocorps et en présence des ministres de la défense des trois pays participants à l’époque à l’Eurocorps (Allemagne, France et Belgique).

Description héraldique :

insigne en forme d’écu symbolisant la défense du continent européen.

L’Europe est représentée par deux symboles :

  • le fond azur et les étoiles d’or de la communauté,
  • une silhouette symbolique du continent qui permet de cacher quelques-unes des étoiles et d’éviter ainsi une identification trop poussée avec l’Union Européenne.

Une épée qui rappelle que ce corps est une grande unité militaire.

Histoire du quartier Lizé [réf. nécessaire][modifier | modifier le code]

Les détachements nationaux sont représentatifs des traditions militaires de leurs pays, pour deux d'entre eux de régiments ou bataillon dissous avec les drapeaux ou étendards correspondant.

Ainsi, pour la France, le 20e Régiment du train français créé par l'Empereur Napoléon Ier en 1804.

Pour l'Allemagne, le 861e Bataillon de transport autrefois stationné à Achern et dissout depuis.

L'ensemble des bâtiments militaires, comprenant de nos jours le quartier Lizé (y compris la partie ouest) et le quartier Lyautey, fut construit entre 1907 et 1909 à la demande du XVe Corps d'armée allemand en garnison à Strasbourg. Le 1er octobre 1909, le 15e Régiment d'Artillerie de Campagne de Haute-Alsace (Ober-Elsässisches Feldartillerieregiment Nr. 15), commandé par l'Oberstleutnant Moyzischewitz, s'installe dans la partie nord (actuel quartier Lyautey). Au sud (actuel quartier Lizé), c'est le 51e régiment d'artillerie de Campagne de Haute-Alsace (Ober-Elsässisches Feldartillerieregiment Nr. 51), commandé par l'Oberstleutnant Fabarius, qui s'installe.

En 1913, le 15e régiment d'artillerie cédera sa place à la première section du 84e régiment d'artillerie de Campagne de Strasbourg (I. Abteilung des Straßburger Feldartillerie-Regiments Nr. 84), aux ordres de l'Oberst von Stumpff, pour y installer ses trois batteries.

Ces deux régiments garderont garnison dans cette enceinte jusqu'au Traité de Versailles. En 1919, l'imposante caserne des Artilleurs (ainsi appelée à l'époque), redevenue française, prend le nom de Lizé et ouvre ses portes simultanément aux 8e régiment de Hussards et 2e régiment d'aviation de chasse. Ce dernier régiment s'installera en réalité sur deux quartiers, le premier au nord (quartier Lyautey) pour abriter son parc d'aviation, le second à l'est (quartier Guynemer) devenu depuis Aubert de Vincelles, afin de pouvoir utiliser le terrain d'aviation du Polygone.

En 1929, le 8e régiment de hussards a quitté le quartier.

En 1933, l'entité de l'emprise militaire de Lizé est scindée en deux, la partie nord prend le nom de quartier Lyautey et le 3e régiment de hussards remplace le régiment d'aviation de chasse en s'installant sur l'ensemble des deux quartiers. À la fin de 1939, la garnison redevient allemande[2].

De 1945 à 1960, se succèdent dans ce quartier le 1er bataillon autonome du génie, suivi du 12e régiment du génie et enfin, après le départ de ce dernier pour l'AFN, de la compagnie de dépôt de ce dernier régiment[2].

Entre-temps, en 1947, la partie ouest du quartier Lizé est mise à la disposition du ministère de l'Éducation Nationale, pour une durée de 18 ans. L'arrêté de cession définitif interviendra le 13 mai 1963[2].

Puis successivement la clé des lieux est passé au 1er régiment de génie de 1960 à 1976. De 1976 à 1984, au 406e bataillon de commandement et de soutien qui deviendra le 6e régiment de commandement et de soutien en 1977, de 1984 à 1985, au 62e groupe divisionnaire, de 1985 à 1991, au 5e régiment du matériel, de 1991 à 1993, au 1er régiment du génie voisin pour assurer la garde du quartier. Enfin à l'été 1993, le bataillon de quartier général de l'Eurocorps est créé et prend le quartier en compte[2].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Divers auteurs : Neuhof, un village aux portes de Strasbourg : Son âme, ses souvenirs, ses réalisations, Editions Coprur, Strasbourg 1996, 320 p. (ISBN 2-8420-8011-4)
  • Edith Lauton et autres: Edouard Schimpf à Strasbourg, architecte d'une ville en renouveau. Sélection d'ouvrages à consulter au centre de documentation. Document réalisé par la Ville de Strasbourg. Strasbourg 2010