Bataille des Quatre-Chemins

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Bataille des Quatre-Chemins
Informations générales
Date
Lieu Près de L'Oie
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Commandant Barbier François-Athanase de Charette
Jean-Baptiste Joly
Jean Savin

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 48′ 35″ nord, 1° 08′ 20″ ouest

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Bataille des Quatre-Chemins

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Bataille des Quatre-Chemins

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Bataille des Quatre-Chemins

La bataille des Quatre-Chemins se déroula lors de la guerre de Vendée. Le , les Vendéens s'emparent d'un camp fortifié républicain.

Bataille[modifier | modifier le code]

Réunis, les généraux vendéens Charette, Joly et Savin décident de se porter sur l'Anjou afin de pouvoir y recruter des renforts pour reprendre le pays de Retz et le Bas-Poitou, conquis par les Républicains. Après avoir passé la nuit aux Essarts, les Vendéens attaquent le camp des Quatre-Chemins le 11 décembre à une heure de l'après-midi. Le général Joly attaque au sud, par la route des Sables, avec la colonne principale, mais les troupes de Charette, prises à tort pour des renforts, attaquent de l'autre côté, par la route de La Rochelle et surprennent les Républicains qui sont mis en déroute avec des pertes importantes. Des renforts, venus de Saint-Fulgent, sont également repoussés avec pertes. Maîtres du camp, les Vendéens s'emparent d'un canon, ainsi que de poudre et de souliers[1],[2]

« Les généraux avaient décidé au conseil d'aller dans le haut Poitou recruter ceux qui n'avaient pas passé la Loire et revenir chasser l'ennemi trop nombreux pour notre petite armée. Pour exécuter ce projet nous vînmes coucher aux Essarts, mais les républicains occupaient le poste des Quatre-Chemins ; on se décida à l'attaquer et les soldats reçurent l'ordre en cas de déroute de se jeter sur la droite et de traverser le chemin de La Rochelle.

Le vieux Joly commandait l'avant-garde, il attaqua trop vivement par le chemin des Sables ; ses soldais allaient prendre la fuite si son intrépidité ne les avait soutenus ; deux fois il pénétra dans les rangs des républicains, une troisième il traversa un de leurs bataillons : les soldats le prenant pour un de leurs chefs lui demandèrent si le renfort n'arrivait pas. Je vais le chercher leur dit-il, tenez bon. Il passa alors sur le chemin de la Rochelle par où M. Charette arrivait. Il avait fallu du temps pour faire ce grand détour ; enfin nous approchâmes du camp sans que l'ennemi tirât sur nous, on nous prenait sans doute pour le renfort attendu. Lorsque nous nous fûmes déclarés par une décharge générale, l'ennemi désabusé se partagea pour s'opposer à notre entrée, mais les cris de Vive le Roi ayant annoncé à l'avant-garde notre arrivée, les soldats qui la composaient redoublèrent d'ardeur et dans un instant nous entrâmes dans le camp qui devint une boucherie. On y prit une pièce de canon, beaucoup de poudre et un grand nombre de paires de souliers dont nous avions grand besoin ; les nôtres étaient restés dans le Marais de Bouin et nous marchions presque tous nu-pieds[1]. »

— Mémoires de Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière

« Le poste des quatre chemins a été attaqué aujourd'hui. L'affaire s'est engagée à une heure après midi. L'ennemi a attaqué sur trois colonnes, la cavalerie à la tête de celle du centre. La troupe des quatre chemins a été surprise et mise en déroute; elle s'est repliée sur les Herbiers et sur Luçon. Celle du poste de Saint-Fulgent qui allait à son secours a rencontré l'ennemi sur son passage et a beaucoup souffert; elle se replie sur Moutaigu.

On attend demain à Saint-Fulgent trois mille hommes commandés par l'adjudant-général Dufour qui réparera facilement cet échec[2]. »

— Rapport du commandant Barbier au général Vimeux, le 11 décembre.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]