Max Eitingon

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Max Eitingon
Portrait de Max Eitingon

Max Eitingon

Biographie
Naissance
à Mohilev (Russie)
Décès (à 62 ans)
à Jérusalem
Enterrement Cimetière juif du mont des OliviersVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité(s) Allemagne
RussieVoir et modifier les données sur Wikidata
Père Chaim Eitingon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Médecin
Psychanalyste
Profession(s) Médecin et psychanalysteVoir et modifier les données sur Wikidata
Intérêts Psychanalyse
Œuvres principales Institut psychanalytique de Berlin
Auteurs associés
Influencé par Sigmund Freud

Max Eitingon, né à Mohilev (Biélorussie) le avec le prénom de Mark qu'il a changé plus tard, et mort à Jérusalem le , est un médecin, un psychanalyste et un mécène du mouvement psychanalytique allemand des années 1920.

Biographie[modifier | modifier le code]

Poul Bjerre Eugen Bleuler Maria Moltzer Maria Gincburg Lou Andreas-Salomé Beatrice M. Hinkle Emma Jung Maria von Stach Toni Wolff Martha Sigg-Böddinghaus Franz Riklin Otto Rank Ludwig Binswanger Debout première rangée, 3e depuis la gauche Isidor Sadger Oskar Pfister Sándor Ferenczi Carl Gustav Jung Debout première rangée, 5e depuis la droite Debout première rangée, 4e depuis la droite James Jackson Putnam Ernest Jones Wilhelm Stekel Jan Nelken Ludwig Jekels Max Eitingon Sigmund Freud Karl Abraham Debout deuxième rangée, 4e depuis la droite Debout deuxième rangée, 3e depuis la droite Debout deuxième rangée, 2e depuis la droite Johannes Jaroslaw Marcinowski Debout troisième rangée, 1er depuis la gauche Debout troisième rangée, 2e depuis la gauche Alphonse Maeder Debout troisième rangée, 4e depuis la gauche Debout troisième rangée, 4e depuis la droite Debout troisième rangée, 3e depuis la droite Debout troisième rangée, 2e depuis la droite Debout troisième rangée, 1er depuis la droite Abraham A. Brill Debout quatrième rangée, 4e depuis la droite Paul Federn Debout quatrième rangée, 2e depuis la droite Debout quatrième rangée, 1er depuis la droite Eduard Hitschmann Debout cinquième rangée, 2e depuis la gauche Debout cinquième rangée, 3e depuis la gauche
Image cliquable du 3e congrès international de psychanalyse en 1911. Max Eitingon y figure au troisième rang près du centrevdm

Il est issu d'une famille russe juive orthodoxe qui s'installe en Allemagne alors qu'il a 12 ans. Son père fait du commerce de fourrure avec les États-Unis. Max réalise un parcours scolaire compliqué et n'obtient pas son baccalauréat, mais il parle une dizaine de langues. En 1902, il est étudiant libre aux universités de Halle, Heidelberg et Marburg avant de pouvoir entreprendre des études de médecine à l'université de Leipzig, puis il se rend à Zurich, où il occupe un poste d'interne à la clinique psychiatrique du Burghölzli, dans le service d'Eugen Bleuler tout en rédigeant sa thèse de médecine. En 1907, celui-ci l'envoie à Vienne, avec pour mission de se renseigner sur la psychanalyse, auprès de Freud. Sa présence à Vienne est attestée par les Minutes de la Société psychanalytique de Vienne, les 23 et 30 janvier 1907[1]. Son analyse, sans doute réalisée dans une perspective didactique, dure quelques semaines, et prend la forme de promenades vespérales avec Freud.

À son retour à Zurich, Max Eitingon devient l'assistant de Carl Gustav Jung et soutient sa thèse de médecine sur l'épilepsie[2]. Il fait la connaissance, au Burghölzli, de Karl Abraham, Sabina Spielrein et Ludwig Binswanger.

Il retourne à Berlin, au début des années 1920, et est le cofondateur avec Ernst Simmel et Karl Abraham de la Policlinique psychanalytique de Berlin qui est la première du genre. Il épouse en 1913 une actrice d'origine russe, Mirra Birrens (Mirra Burovskaya). Il prend la nationalité autrichienne et s'engage comme médecin durant la guerre de 1914-1918 dans l'armée autrichienne, notamment à Miskolc où il retrouve Sandor Ferenczi. Il revient à Berlin à l'issue de la guerre et contribue au développement de la psychanalyse, notamment sur le plan financier. Son épouse et lui devinrent très populaires et reçurent d'éminents personnages de la politique, de la psychanalyse, de la littérature (Aleksey Remizov) et notamment le philosophe Léon Chestov.

Il devient président de l'Association psychanalytique internationale en 1925, succédant à Karl Abraham. Il est un généreux mécène du mouvement psychanalytique allemand, dont il finance les publications, et également, selon Mikhail Reshetnikov, soutenant financièrement la famille Freud durant les difficiles années de guerre[2]. Il fuit le nazisme en 1933, et émigre en Palestine, où il fonde la Société psychanalytique de Palestine et un institut de formation psychanalytique[2]. Il meurt à Jérusalem en 1943.

Homonymie[modifier | modifier le code]

Il a un homonyme, Nahum Eitingon, agent secret, avec lequel il n'a pas de liens de parenté. Celui-ci, qui adopte le prénom russe de Leonid à son entrée dans les services secrets et qui devient général du KGB, a notamment participé à l'assassinat de Léon Trotski. Leur parenté, hautement controversée est parfois faussement associée[2], tandis que des allégations concernant des liens de Max Eitingon avec le service de renseignement soviétique sont restées à l'état de rumeurs.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Correspondance avec Freud[modifier | modifier le code]

  • Sigmund Freud - Max Eitingon : Correspondance 1906-1939, trad.: Olivier Mannoni, Paris, Hachette, 2009, (ISBN 2012357490)
  • Sigmund Freud, Max Eitingon : Briefwechsel 1906-1939, édition Diskord, 2004, (en allemand), (ISBN 389295741X)
  • (Recension) Michel Plon, «Sigmund Freud-Max Eitingon, Correspondance 1906-1939», Essaim, no 23, 2009/2, p. 127-131, [article en ligne lire en ligne].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michelle Moreau Ricaud
    • « Max Eitingon (1881-1943) et la politique », Revue internationale d'histoire de la psychanalyse, 1992, 5, p. 55-69.
    • « Eitingon, Max », p. 498-499, in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 1. A/L. Calmann-Lévy, 2002, (ISBN 2-7021-2530-1) Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Mikhail Reshetnikov, « Deux Eitingon », Topique, 2013/3, « Pensée, politique et engagement », no 124, p. 193-205 Document utilisé pour la rédaction de l’article.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michelle Moreau Ricaud, « Eitingon, Max »
  2. a, b, c et d Mikhail Reshetnikov, « Deux Eitingon », Topique, cf. bibliographie.

Liens internes[modifier | modifier le code]