Daniel Borrillo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Daniel Ángel Borrillo
Naissance
Buenos Aires, Argentine
Profession
juriste et chercheur

Daniel Ángel Borrillo, né en 1961 à Buenos Aires, est un intellectuel argentin, spécialisé dans l'étude du Droit, la bioéthique, les droits des sexualités, le droit de la non discrimination et les nouvelles formes familiales.

Il est chercheur associé au Centre de recherche sur les sciences administratives et politiques (CNRS).

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille modeste, il commence à travailler dans un magasin de chaussures à l’âge de 16 ans pour financer ses études. Après son baccalauréat, il entre à la faculté de droit de l’université de Buenos Aires. Convaincu que seule la restauration de la démocratie permettra à l’Argentine de sortir des années sombres de la dictature militaire, il voit dans le droit une garantie des libertés individuelles et une arme contre l’arbitraire des dominants. Participant activement à la résistance contre la dictature militaire[réf. nécessaire], il risque de perdre son emploi à la Cour des comptes (où il travaillait depuis sa première année universitaire) ainsi que son inscription à la faculté de droit.

En 1985, à 24 ans, il devient avocat et obtient une bourse pour un séjour d'études l'American University de Washington. Il se spécialise en sociologie et philosophie du droit et part pour la France en 1987. Il prépare une thèse sur la propriété réflexive (L’homme propriétaire de lui-même ?) à l’université de Strasbourg et obtient en 1992 un poste de maître de conférences en droit à l’université de Paris X-Nanterre. Lauréat de la Fondation de France pour son travail scientifique, il bénéficiera également d’une bourse de la Commission européenne pour un post-doctorat au Conseil supérieur de la recherche scientifique à Madrid où il travaillera sur les implications juridiques du développement scientifique (régulation de la génétique humaine et brevetabilité des innovations biologiques).

À la suite de la mort de son meilleur ami, il s’engage dans la lutte contre le sida. Il devient en 1995 volontaire de l’association AIDES créée en 1984. Son activité militante et son travail de recherche juridique sur le VIH lui permettent de développer plusieurs études et de mener des actions politiques en faveur des séropositifs. Le témoignage des centaines d’usagers qui s’adressent au service juridique de l’association conduit Daniel Borrillo à s’engager pour l’égalité des minorités sexuelles. Il est un des premiers juristes en France à revendiquer le droit au mariage pour les couples de même sexe. Il publie plusieurs ouvrages sur l’homosexualité qui deviendront des références internationales mais qui constitueront aussi un obstacle à sa carrière universitaire[réf. nécessaire]. Afin d’éviter les pressions de ses collègues universitaires, il décide de demander une délégation au Conseil supérieur de la recherche scientifique pour continuer en toute tranquillité son travail universitaire.

Intellectuel engagé, Daniel Borrillo a été à l'origine en 2004, avec Didier Eribon, du Manifeste pour l'égalité des droits qui a conduit au premier mariage entre personnes du même sexe en France, célébré à Bègles par le député-maire Noël Mamère. Ses analyses sur l’homophobie lui permettront d’élargir son champ scientifique et de s’intéresser également au sexisme, à l’antisémitisme, au racisme et aux autres formes de marginalisation sociale et culturelle.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Daniel Borrillo anime deux séminaires de recherche, l’un sur le droit de la sexualité dans le cadre du diplôme de Master Droits de l'homme de l’université de Paris X-Nanterre[1] et l’autre sur les politiques publiques de l’égalité des chances et la lutte contre les discriminations dans un laboratoire du CNRS à Paris[2].

Il enseigne également le droit privé, le droit pénal et le droit civil espagnol ainsi que la traduction juridique. Il a été professeur aux universités suivantes : Carlos III de Madrid (Espagne), do Estado do Rio de Janeiro (Brésil), Boston College (États-Unis), Universität Potsdam (Allemagne), Université McGill (Montréal, Canada), King’s College (Londres), Daito Bunka University (Tokyo, Japon), Universidad de Buenos Aires (Argentine), Institut universitaire européen de Florence (Italie), Université Laval (Québec), Faculdade de Direito de Campos (Brésil). Universidad de Comillas (Madrid), Universita Alma Mater Bologne

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]