Martha Bernays

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Martha Bernays
Martha Bernays.jpg
Informations générales
Naissance
Décès
Nationalité
Conjoint
Sigmund Freud (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Ernst Ludwig Freud (en)
Anna FreudVoir et modifier les données sur Wikidata

Martha Freud, née Martha Bernays (26 juillet 1861, Hambourg2 novembre 1951, Londres) était la femme du psychanalyste Sigmund Freud.

Biographie[modifier | modifier le code]

Martha était la deuxième fille d'Emmeline et Berman Bernays, une famille juive et commerçante de Hambourg. Son grand-père paternel, Isaac Bernays, était un grand rabbin de Hambourg. Sigmund Freud et Martha se sont connus en avril 1882[1]. Néanmoins, le jeune couple ne se marie que le 14 septembre 1886 à Hambourg, Freud ayant conditionné son alliance avec Martha Bernays à l'obtention de son cabinet de consultation. Ils ont eu ensemble six enfants : Mathilde (née en 1887), Jean-Martin (né en 1889), Oliver (né en 1891), Ernst (né en 1892), Sophie (née en 1893) et Anna (née en 1895). La sœur cadette de Martha, Minna Bernays, est connue pour avoir été une «compagne intellectuelle»[2] de Sigmund[3].

Martha et Minna Bernays sont les nièces de Jacob Bernays, « le premier Juif pratiquant à être nommé sur un poste proprement universitaire dans l'Allemagne du dix-neuvième siècle » [4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Katja Behling, Martha Freud, la femme du génie, Albin Michel, 2006
  • Gérard Badou, Madame Freud, Payot, 2006
  • Clifford York, « Freud-Bernays, Martha », p. 663-665, in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 1. A/L. Calmann-Lévy, 2002, (ISBN 2-7021-2530-1).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dans une lettre à Martha Bernays, le 19 juin 1882, Freud écrivait : « Martha est ma fiancée, cette douce jeune fille dont chacun parle avec admiration, qui, en dépit de toute ma résistance, a su dérober mon cœur dès notre première rencontre, la jeune fille que j'ai craint de courtiser et qui est venue vers moi avec une confiance des plus nobles, qui m'a permis de reprendre confiance en ma propre valeur et qui m'a donné un nouvel espoir et de l'énergie pour travailler au moment où j'en avais le plus besoin. »
  2. Clifford York, « Freud-Bernays, Martha », cf. bibliographie.,
  3. Cf. notamment Correspondance (1882-1938) Sigmund Freud, Minna Bernays, Paris, Seuil, 2015.
  4. J. Glucker et A. Laks, Lille / Tel Aviv, Octobre 1995, en « Avant-propos » à Jacob Bernays. Un philologue juif (éd. John Glucker et André Laks, avec l'aide de Véronique Barré), Villeneuve d'Ascq (Nord) Presses universitaires du Septentrion, 1996, (ISBN 2-85939-305-6)p. I

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]