Martha Bernays

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Martha Bernays
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 90 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Bermann Bernays (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Emmeline Bernays (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Minna Bernays
Eli Bernays (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Anna Freud
Mathilde Freud (d)
Oliver Freud (d)
Martin Freud (d)
Ernst Ludwig Freud (en)
Sophie Freud (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Martha Freud (née Martha Bernays le à Hambourg et morte le à Londres) est l'épouse du psychanalyste Sigmund Freud.

Biographie[modifier | modifier le code]

Martha est la deuxième fille d'Emmeline et Berman Bernays, une famille juive et commerçante de Hambourg. Son grand-père paternel, Isaac Bernays, était un grand rabbin de Hambourg.

Sigmund Freud et Martha se sont connus en [1]. Néanmoins, le jeune couple ne se marie que le à Hambourg, Freud ayant conditionné son alliance avec Martha Bernays à l'obtention de son cabinet de consultation.

Ils ont ensemble six enfants :

  • Mathilde (née en 1887),
  • Jean-Martin (né en 1889),
  • Oliver (né en 1891),
  • Ernst (né en 1892),
  • Sophie (née en 1893),
  • Anna (née en 1895).

Famille[modifier | modifier le code]

Minna Bernays[modifier | modifier le code]

Minna Bernays est la sœur cadette de quatre ans de Martha. D'une constitution maladive, mais vive et intelligente, elle resta toute sa vie célibataire, vivant dans le foyer des Freud et fut proche de ce dernier. Cela donna lieu à de vives spéculations sur la possibilité d'une relation adultérine.

Ely Bernays[modifier | modifier le code]

Un des frères de Martha, Ely Bernays, est le père d'Edward Bernays, le père de la propagande politique institutionnelle et de l'industrie des relations publiques.

Jacob Bernays[modifier | modifier le code]

Martha, Ely et Minna Bernays sont les neveux de Jacob Bernays, « le premier Juif pratiquant à être nommé sur un poste proprement universitaire dans l'Allemagne du dix-neuvième siècle »[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans une lettre à Martha Bernays, le 19 juin 1882, Freud écrit :

    « Martha est ma fiancée, cette douce jeune fille dont chacun parle avec admiration, qui, en dépit de toute ma résistance, a su dérober mon cœur dès notre première rencontre, la jeune fille que j'ai craint de courtiser et qui est venue vers moi avec une confiance des plus nobles, qui m'a permis de reprendre confiance en ma propre valeur et qui m'a donné un nouvel espoir et de l'énergie pour travailler au moment où j'en avais le plus besoin. »

  2. J. Glucker et A. Laks, Lille/Tel Aviv, octobre 1995, en « Avant-propos » à Jacob Bernays. Un philologue juif (éd. John Glucker et André Laks, avec l'aide de Véronique Barré), Villeneuve d'Ascq (Nord) Presses universitaires du Septentrion, 1996 (ISBN 2-85939-305-6) p. I.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Katja Behling, Martha Freud, la femme du génie, Albin Michel, 2006
  • Gérard Badou, Madame Freud, Payot, 2006
  • Clifford York, « Freud-Bernays, Martha », p. 663-665, in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 1. A/L. Calmann-Lévy, 2002 (ISBN 2-7021-2530-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]