Agly

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l'Agly
Au fond le Canigou.
Au fond le Canigou.
Caractéristiques
Longueur 81,7 km [1]
Bassin 1 055 km2 [1]
Bassin collecteur l'Agly
Débit moyen 6,5 m3/s (Le Barcarès) [réf. nécessaire]
Organisme gestionnaire SMBVA ou syndicat mixte du bassin versant de l'Agly[2]
Régime pluvial méridional
Cours
Source au nord-est du Pech de Bugarach (1 230 m)
· Localisation Bugarach
· Altitude 940 m
· Coordonnées 42° 52′ 30″ N, 2° 23′ 05″ E
Embouchure la Mer Méditerranée
· Localisation entre Le Barcarès et Torreilles
· Altitude 0 m
· Coordonnées 42° 46′ 44″ N, 3° 02′ 20″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Maury, Verdouble, Roboul
· Rive droite Boulzane, Désix
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Aude, Pyrénées-Orientales
Régions traversées Occitanie

Sources : SANDRE:« Y06-0400 », Géoportail, Banque Hydro

L'Agly (Aglí en catalan) est un fleuve côtier du sud de la France, qui coule en Roussillon, dans la nouvelle région Occitanie, dans les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales et se jette dans la mer Méditerranée.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lac de retenue de Caramany.
L'embouchure.

Son ancien nom était Sordus au Ve siècle, ce qui signifie « sourdre, source ». Le nom actuel vient de Aquilinus en 1162, sans doute de aquila « aigle », divinité éponyme ou de aqua « eau »[réf. souhaitée].

Géographie[modifier | modifier le code]

La longueur de son cours d'eau est de 81,7 km[1].

L'Agly prend sa source au col de Linas, au nord-est du Pech de Bugarach (1 230 m) dans les Corbières, département de l'Aude, à 940 m d'altitude.

Il passe ensuite dans les Pyrénées-Orientales par les gorges de Galamus, arrose Saint-Paul-de-Fenouillet, est retenu par un barrage nommé "barrage sur l'Agly", situé sur la commune de Cassagnes, passe à Estagel où il reçoit le Verdouble. Un aqueduc romain traverse l'Agly à hauteur de Ansignan.

Il se jette dans la mer Méditerranée au sud de la station balnéaire du Barcarès à la limite de Torreilles.

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

l'Agly traverse vingt-trois communes dans les deux départements suivants de :

Communes des Pyrénées-Orientales traversées par l'Agly.

Toponymes[modifier | modifier le code]

L'Agly a donné son hydronyme aux deux communes suivantes de Camps-sur-l'Agly et Espira-de-l'Agly.

Bassin versant[modifier | modifier le code]

L'Agly traverse les huit zones hydrographiques Y060, Y061, Y062, Y063, Y064, Y065, Y066, Y067 pour une superficie totale de 1 055 km2[1]. Ce bassin versant est constitué à 71,23 % de « forêts et milieux semi-naturels », à 26,70 % de « territoires agricoles », à 1,81 % de « territoires artificialisés », à 0,20 % de « surfaces en eau »[1]. Le bassin versant de l'Agly concerne soixante-cinq communes des deux départements de l'Aude et Pyrénées-Orientales[2].

Organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

L'organisme gestionnaire est le SMBVA ou syndicat mixte du bassin versant de l'Agly, créé en janvier 2015, et sis à Saint-Paul-de-Fenouillet[2],[3],[4].

Affluents[modifier | modifier le code]

L'Agly a dix-neuf affluents[1] dont les principaux sont :

Hydrologie[modifier | modifier le code]

L'Agly dans les gorges de Galamus

L'Agly est un petit fleuve fort irrégulier.

L'Agly à Estagel[modifier | modifier le code]

Son débit a été observé sur une période de 42 ans (1967-2008), à Estagel, au Mas de Jau à une vingtaine de kilomètres de son embouchure et après avoir reçu les eaux du Verdouble[5]. Le bassin versant du fleuve y est de 903 km2, c'est-à-dire 86,4 % de la totalité de celui-ci.

Le module du fleuve à cet endroit vaut 6,31 3/s[5].

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Y0664040 - L'Agly à Estagel pour un bassin versant de 903 km2[5]
(Données calculées sur 42 ans)
Source : Banque Hydro - MEDDE

L'Agly présente des fluctuations saisonnières typiques d'un régime pluvial méridional. Les hautes eaux se situent en hiver et au printemps, de décembre à mai inclus, et portent le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 7,74 et 12,2 3/s, avec un maximum en février. Elles sont suivies d'une chute rapide du débit jusqu'à la période de basses eaux qui va de fin juin à début octobre et qui mènent le débit à son étiage d'été avec son minimum moyen du mois d'août (0,439 3/s). Cependant les fluctuations sont bien plus prononcées sur de courtes périodes.

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque 0 <abbr class=abbr title="mètre puissance 3/s">m3/s, en cas de période quinquennale sèche, et le fleuve peut ainsi tomber à sec.

Crues[modifier | modifier le code]

Les crues peuvent être très importantes. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 400 et 710 3/s. Le QIX 10 est de 920 3/s et le QIX 20 de 1 100 3/s. Quant au QIX 50, il se monte à 1 400 3/s. Cela signifie que, par exemple, tous les deux ans on doit s'attendre à une crue de l'ordre de 400 3/s, et tous les vingt ans une crue de 1 100 3/s doit survenir, statistiquement du moins. Ce dernier chiffre équivaut au débit moyen du Rhône en aval de Lyon et de son confluent avec la Saône. Pour se faire une idée de l'importance de ces débits, on peut les comparer à ceux de l'Yonne à son confluent, rivière redoutée des parisiens pour ses crues[6]. Le QIX 5 de l'Yonne vaut 600 3/s (contre 400 pour l'Agly) et son QIX 20 se monte à 820 3/s (soit bien moins que les 1 100 3/s de l'Agly). Ainsi les crues de l'Agly peuvent être nettement supérieures à celles de l'Yonne en amont de Paris (voir aussi débit de la Seine à Paris).

Le débit instantané maximal enregistré a été de 1 410 3/s le , tandis que la valeur journalière maximale était de 1 020 3/s le . En comparant la première de ces valeurs avec l'échelle des QIX du fleuve, il apparaît que les crues de septembre 1992 étaient cinquantennales, et donc peu fréquentes.

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

La lame d'eau écoulée dans le bassin versant de l'Agly est de 221 millimètres annuellement, ce qui n'est pas très élevé. Le débit spécifique du fleuve (ou Qsp) atteint le chiffre moyen de 7,5 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Aménagements et écologie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Virginie Ropiot, « Trois exemples d'axes fluviaux en Languedoc occidental et en Roussillon du VIe s. au IIe s. av.n.è. », Dialogues d'histoire ancienne, vol. . 29, no 1,‎ , . 77-107 (DOI 10.3406/dha.2003.1551)

Références[modifier | modifier le code]

Bases de données géographiques : GeoNames • OpenStreetMap • SandreVoir et modifier les données sur WikidataNotices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque nationale de France (données)