Saint-Arnac

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Saint-Arnac
Le village et la « ligne » des Corbières en arrière-plan.
Le village et la « ligne » des Corbières en arrière-plan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades[1]
Canton La Vallée de l'Agly
Intercommunalité Communauté de communes Agly Fenouillèdes
Maire
Mandat
Guy Calvet
2014-2020
Code postal 66220
Code commune 66169
Démographie
Gentilé Saintarnacois
Population
municipale
122 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 46′ 51″ nord, 2° 31′ 48″ est
Altitude Min. 212 m
Max. 583 m
Superficie 6,60 km2
Localisation

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Saint-Arnac

Saint-Arnac est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Saintarnacois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Arnac fait partie du Fenouillèdes.

C'est un petit village entouré de vignes et de garrigue, situé sur une colline qui domine le fleuve Agly. Au bord duquel, se trouve un ancien moulin d'abord à huile, puis à farine et actuellement devenu une petite usine hydraulique. Le village est lui-même dominé par le « Roc de Vergès » qui culmine à 583 mètres, duquel la vallée de l'Agly, les Corbières et le château de Quéribus sont visibles, la plaine du Roussillon et le Canigou, la côte de Leucate à Collioure et à l'opposé la Cerdagne, le Madrès et le pic de Bugarach. La culture principale est la vigne, et un élevage de chèvres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Arnac[2]
Lesquerde
Saint-Martin-de-Fenouillet Saint-Arnac[2] Lansac
Ansignan Caramany

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau du village
Formes du nom

Le nom original de la commune est Centernach, cité en 899 (villare Centernacho). Alors qu'au XIIe siècle on trouve encore Centernacum, dès 1137, Ermengaud de So mentionne Sent Ernach, devenu ensuite Sant Arnach ou Sanctum Arnachum, puis Saint-Arnac ou Saint-Arnach en français[4],[5].

Étymologie

Le nom de Saint-Arnac dans sa forme initiale, Centernach, a trois origines possibles, tous des noms de personnes liées à un domaine, sans doute à l'époque carolingienne, et suivi du suffixe -acum[5].

  • Centerinus (de Centenus) ;
  • Cincturinus (de Cinctura) ;
  • Centuriones (du centurion).

La confusion par homonymie, qui a lieu au XIIe siècle, fait référence à un supposé saint Arnach, personnage n'ayant pourtant jamais existé. Le nom d'Arnach était un nom de domaine d'origine germanique jadis assez répandu. Il a pour racine arn, l'aigle, suivi du même suffixe -acum et a mené directement à de nombreux toponymes en France[5].

Saint-Arnac fait partie de l'Association des communes de France aux noms burlesques et chantants.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention du lieu en 899 spécifie qu'il est la propriété d'un certain noble Estève et de son épouse Anna. Celle-ci est la petite-fille du comte Berà[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1944 1945 François Bes    
1945 1983 Achille Calvet    
1983 2001 Jean-Louis Bourges    
2001 2008 André Rollat[6],[7],[8]    
2008 en cours Guy Calvet[9],[10]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f).

Évolution de la population
1693 1720 1774 1789
48 f 9 f 16 f 14 f
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 122 habitants, en diminution de -2,4 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
85 96 113 122 121 150 143 137 120
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
120 118 124 112 118 115 120 122 118
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
109 118 101 105 104 109 97 85 85
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
102 95 67 68 65 82 120 121 122
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[15] 1975[15] 1982[15] 1990[15] 1999[15] 2006[16] 2009[17] 2013[18]
Rang de la commune dans le département 189 175 188 192 179 171 168 174
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 29 juin[19] ;
  • Fête communale : 1er août[19].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale de Saint-Arnac est dédiée à saint Pierre. Déjà citée en 1215, on y trouve une statue de saint Pierre du XVIIIe siècle ainsi qu'une statue de la Vierge du XVIIe siècle. Il y a également un oratoire, dédié lui aussi à saint Pierre[19].

Une fontaine de 1881 est située sur la place du village.[réf. nécessaire]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'abbé Ruffié Jean-Baptiste, ancien professeur de philosophie, curé doyen d'Alet (Aude) possède une concession perpétuelle dans la commune[20].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Arnac Blason D’azur à l’ombre de triangle, la pointe en bas, au chef d’or chargé d’une croisette patté de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Modification des limites territoriales des arrondissements », Préfet des Pyrénées-Orientales
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Plan séisme » (consulté le 8 mai 2017)
  4. a et b Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  5. a, b et c Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.
  6. A. Rollat a parrainé la candidature de Jean Saint-Josse à l'élection présidentielle de 2002, cf. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
  7. A. Rollat a parrainé la candidature de Frédéric Nihous à l'élection présidentielle de 2007
  8. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 200
  9. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  10. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  19. a, b et c Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  20. "Cucugnan village que j'aime" de Marcel Baillat