Ansignan

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Ansignan
Ansinhan
La rue principale du village.
La rue principale du village.
Blason de AnsignanAnsinhan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades[1]
Canton La Vallée de l'Agly
Intercommunalité Communauté de communes Agly Fenouillèdes
Maire
Mandat
Jean-Pierre Pilart
2014-2020
Code postal 66220
Code commune 66006
Démographie
Gentilé Ansignanais(es)
Population
municipale
188 hab. (2014 en diminution de 1,05 % par rapport à 2009)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 45′ 43″ nord, 2° 30′ 59″ est
Altitude Min. 155 m
Max. 583 m
Superficie 7,84 km2
Localisation

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Ansinhan

Ansignan (en occitan Ansinhan ou Ancinhan) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Ansignanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Ansignan se situe dans le canton de la Vallée de l'Agly et dans l'arrondissement de Prades, dans la région du Fenouillèdes. Ansignan se définit comme étant le « centre du Fenouillèdes », car située au centre des trois cantons qui composaient cette région : Saint-Paul-de-Fenouillet, Sournia et Latour-de-France[2].

Situation de la commune (en vert) relativement au département.
Situation d'Ansignan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ansignan[2]
Saint-Martin-de-Fenouillet Saint-Arnac
Felluns Ansignan[2] Caramany
Trilla

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 784 hectares. L'altitude varie entre 155 et 583 mètres[3].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[4].

Ansignan avait des carrières de feldspath[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur une colline, dominant la vallée de l'Agly. La Desix, venue de Sournia, en est un affluent. C'est au confluent de ces deux cours d'eau que naît le barrage sur l'Agly de Caramany.

Aqueduc romain d'Ansignan.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L'essentiel des zones urbanisées est situé entre la rive droite de l'Agly et la rive gauche de la Désix[2].

Logement[modifier | modifier le code]

Ansignan comprend en 2009 157 logements, parmi lesquels 55,4 % sont des résidences principales, 41,3 % sont des résidences secondaires et 3,3 % sont vacants. 73,3 % des ménages sont propriétaires de leur logement[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vue générale du village.
Formes du nom

Les anciennes mentions du nom donnent Villa Ansiniano (1012), Anciyas (1395) et Ansinhan (XVIIe siècle)[5]. La forme Ansignan apparaît au XVIIIe siècle[7].

Le nom de la commune est Ansinhà en occitan et Ansinyà en catalan[7].

Étymologie

Le nom d'Ansignan vient probablement du propriétaire d'un domaine romain, Ancinius ou Ansinius, suivi du suffixe -anum[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence du pont-aqueduc, dont les fondations pourraient dater du IIIe siècle apr. J.-C. (220-270), permet de supposer une présence romaine. Plusieurs monnaies anciennes ont été retrouvées, datant notamment de la Narbonne pré-romaine, ainsi qu'un denier de 46 av. J.-C.[5].

L'église pré-romane, située au lieu-dit « le Moulin » (près du confluent de l'Agly et de la Désix), marque l'ancien emplacement du village. Sa construction date des alentours du IXe siècle ou du Xe siècle. Elle est dédiée à Saint-Nazaire et Saint-Celse. Les habitants se sont déplacés sur la colline, à quelques centaines de mètres, pour éviter semble-t-il les crues répétées de la rivière proche. Une porte fortifiée romane, marque d'une ancienne fortification, situe la naissance du nouveau village autour du XIIIe siècle.

Du XIVe siècle jusqu'à la Révolution, la famille du Vivier possède la majeure partie du territoire. Après Antoine du Vivier, Pierre du Vivier est seigneur d'Ansignan en 1503. Puis en 1750, c'est au tour du sieur de Roquefort du Vivier, doyen du chapitre de Saint-Paul-de-Fenouillet.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Sceau de la mairie d'Ansignan en 1815.

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune d'Ansignan est rattachée au canton de Saint-Paul, renommé plus tard canton de Saint-Paul-de-Fenouillet, qu'elle ne quitte plus par la suite[8],[3].

À compter des élections départementales de 2015, la commune d'Ansignan rejoint le nouveau canton de la Vallée de l'Agly.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

L'équipe municipale comprend en 2014 onze élus : sept hommes (le maire, deux adjoints et quatre conseillers municipaux) et quatre femmes (quatre conseillères municipales)[9].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Signature du maire Joseph Grand (fils) en 1815.
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1977 Etienne Bascou    
1977 1999 Guy Barbaza    
1999 2001 Guy Audouy    
2001 2014[12] Mauricette Pelissier DVG  
2014 juillet 2016 Jean-Pierre Pilart[13]    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune pratique le tri sélectif des déchets. La déchèterie la plus proche est située à Lesquerde[14].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1693 1709 1720 1774 1788 1789
38 f 44 f 31 f 44 f 187 H 46 f
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2014, la commune comptait 188 habitants[Note 1], en diminution de 1,05 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : +4,58 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
221 248 276 277 317 306 307 288 301
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
271 287 293 295 273 276 281 289 274
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
300 278 248 252 246 268 263 245 229
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
225 259 225 194 212 198 181 196 188
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

La première moitié du XIXe siècle est marquée par une augmentation de la population, avec un maximum de 317 habitants en 1831. En 1901, le village compte encore 300 habitants. Pour l'essentiel des habitants, le travail de la terre est la principale activité.

Le XXe siècle voit un lent déclin démographique. On ne compte plus que 225 habitants en 1962, et la population de la commune paraît durablement établie en dessous de la barre des 200 habitants. Mais elle n'a pas connu le déclin catastrophique atteint par les autres communes du Fenouillèdes.

Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[19] 1975[19] 1982[19] 1990[19] 1999[19] 2006[20] 2009[21] 2013[22]
Rang de la commune dans le département 120 130 134 133 137 150 148 145
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ansignan dispose d'une école maternelle et élémentaire publique, pour un effectif de 24 élèves[23].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 24 juillet[24] ;
  • Fête communale : 22 août[24].

Santé[modifier | modifier le code]

Les services de santé ainsi que la pharmacie les plus proches sont situés à Saint-Paul-de-Fenouillet[25].

Sports[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune un club de pétanque[26].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 17 187 €[27]. En 2011, ce revenu est de 18 526 €[28].

Emploi[modifier | modifier le code]

L'effectif total de l'emploi sur Ansignan en 2009 est de 30 personnes, parmi lesquelles 61,8 % sont salariées. L'effectif total a diminué de 4,3 % de 1999 à 2009[6].

En 2009, le taux d'activité des 15-64 ans est de 62,2 % et le taux de chômage de 17,4 %. La commune comprend au 13 demandeurs d'emploi toutes catégories confondues, parmi lesquels figurent 11 demandeurs d'emploi de catégorie A[6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

On trouve à Ansignan en 2009 20 établissements actifs, parmi lesquels 40 % sont du secteur de l'agriculture, 15 % du secteur de la construction, 30 % du secteur du commerce et 15 % du secteur de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé et de l'action sociale[6].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale.

On trouve sur la commune de nombreux vestiges anciens[5].

  • Le dolmen de la Rouyre ;
  • Le pont-aqueduc d'Ansignan : d'origine romaine et médiévale, qui enjambe l'Agly, au nord du village ;
  • Ruines de l'église Saint-Nazaire-et-Saint-Celse, préromane ;
  • Ruines de l'ancien pont médiéval, situé près de l'église préromane ;
  • Ruines du château des Albas (XIe et XIIe siècles) et de son église (XIIIe siècle) : placé au sommet d'un rocher dominant la rivière et aujourd'hui réduit à une tour, sa fonction d'origine est inconnue, étant situé trop bas pour communiquer avec les tours à signaux du Fenouillèdes, par exemple[29] ;
  • L'église paroissiale Saint-Nazaire, du XVIIe siècle, contenant une chaire de la même époque et diverses statues du XVIIIe siècle[24].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune possède une ludothèque associative. Une bibliothèque est en cours de création[26].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Ansignan

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De gueules à la croix clêchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or, à l'aqueduc en comble d'argent de neuf arches de sable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Modification des limites territoriales des arrondissements », Préfet des Pyrénées-Orientales
  2. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. a et b Notice Cassini d'Ansignan
  4. « Plan séisme »
  5. a, b, c et d Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  6. a, b, c et d Fiche Insee 2009
  7. a, b et c Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.
  8. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  9. Site de la mairie, section L'équipe municipale
  10. MairesGenWeb
  11. a et b Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Ansignan, 18 juin 1815, 11 janvier 2014
  12. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  13. « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  14. Site de la mairie, section Urbanisme et environnement
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  19. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  20. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  21. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  22. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  23. Ministère de l'Éducation nationale, École élémentaire d'Ansignan
  24. a, b et c Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  25. Site de la mairie, section Services
  26. a et b Site de la mairie, section Vie associative
  27. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  28. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 août 2013).
  29. Annie de Pous, Le Pays et la Vicomté féodale de Fenollède : du VIIIe au XIVe siècle, Paris, Roudil, coll. « La Grande et la petite histoire des communes françaises », , 167 p. (notice BnF no FRBNF35318016)