Saint-Paul-de-Fenouillet

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Saint-Paul-de-Fenouillet
Saint-Paul-de-Fenouillet
Saint-Paul
Blason de Saint-Paul-de-Fenouillet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades[1]
Intercommunalité Communauté de communes Agly Fenouillèdes
(siège)
Maire
Mandat
Jacques Bayona
2021-2026
Code postal 66220
Code commune 66187
Démographie
Population
municipale
1 779 hab. (2020 en diminution de 3,42 % par rapport à 2014)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 48′ 40″ nord, 2° 30′ 20″ est
Altitude Min. 170 m
Max. 966 m
Superficie 43,90 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Perpignan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales La Vallée de l'Agly
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web st-paul66.com

Saint-Paul-de-Fenouillet Écouter (en occitan Sant Pau de Fenolhet) est une commune française, située dans le nord du département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Fenouillèdes, une dépression allongée entre les Corbières et les massifs pyrénéens recouvrant la presque totalité du bassin de l'Agly.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par l'Agly, la Boulzane, la Maury et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (les « Basses Corbières ») et six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Saint-Paul-de-Fenouillet est une commune rurale qui compte 1 779 habitants en 2020. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan. Ses habitants sont appelés les Saint-Paulais ou Saint-Paulaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune de Saint-Paul-de-Fenouillet se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 34 km à vol d'oiseau de Perpignan[2], préfecture du département, à 23 km de Prades[3], sous-préfecture, et à 30 km de Rivesaltes[4], bureau centralisateur du canton de la Vallée de l'Agly dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie d'Ille-sur-Têt[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[5] : Lesquerde (2,2 km), Saint-Arnac (3,9 km), Saint-Martin-de-Fenouillet (4,1 km), Ansignan (5,6 km), Feilluns (5,7 km), Le Vivier (6,0 km), Prugnanes (6,1 km), Fosse (6,5 km).

Sur le plan historique et culturel, Saint-Paul-de-Fenouillet fait partie du Fenouillèdes, une dépression allongée entre les Corbières et les massifs pyrénéens recouvrant la presque totalité du bassin de l'Agly. Ce territoire est culturellement une zone de langue occitane[6].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune a été l'épicentre d'un tremblement de terre le 18 février 1996, de magnitude 5,6. Légers dégâts[7] - Etude scientifique.

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[8].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 2]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive oiseaux : 0[10], d'une superficie de 29 495 ha, sont un site important pour la conservation des rapaces : l'Aigle de Bonelli, l’'Aigle royal, le 'Grand-duc d’Europe, le 'Circaète Jean-le-Blanc, le 'Faucon pèlerin, le 'Busard cendré, l’'Aigle botté[11].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Quatre ZNIEFF de type 1[Note 3] sont recensées sur la commune[12] :

  • la « crête de la Quille » (1 391 ha), couvrant 4 communes dont deux dans l'Aude et deux dans les Pyrénées-Orientales[13] ;
  • les « gorges de Galamus et massif du pech d'Auroux » (1 008 ha), couvrant 4 communes dont trois dans l'Aude et une dans les Pyrénées-Orientales[14] ;
  • la « plaine de l'aérodrome de Saint-Paul-de-Fenouillet » (46 ha)[15] ;
  • la « serre de la clue de la Fou » (465 ha), couvrant 3 communes du département[16] ;

et deux ZNIEFF de type 2[Note 4],[12] :

  • le « massif du Fenouillèdes » (34 157 ha), couvrant 40 communes dont une dans l'Aude et 39 dans les Pyrénées-Orientales[17] ;
  • le « massif du Fenouillèdes septentrional » (14 046 ha), couvrant 14 communes dont neuf dans l'Aude et cinq dans les Pyrénées-Orientales[18].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Paul-de-Fenouillet est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[19],[I 2],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Perpignan, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 118 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (53,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (40,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (23,8 %), forêts (19 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (10,9 %), zones agricoles hétérogènes (3,9 %), zones urbanisées (2 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ligne 500 (Quillan - Perpignan) du réseau régional liO assure la desserte de la commune.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Saint-Paul-de-Fenouillet est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à deux risques particuliers, les risques radon et minier[23],[24].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau du bassin de l'Agly[25].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des glissements de terrains, soit des chutes de blocs, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[26]. Une cartographie nationale de l'aléa retrait-gonflement des argiles permet de connaître les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à-vis de ce phénomène[27]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[28].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[29].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines[30].

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Saint-Paul-de-Fenouillet est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments[31].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en occitan est Sant Pau de Fenolhet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Autrefois habité par des humains de la Préhistoire, le site des "gorges de Galamus", site naturel classé et protégé, fut sans doute le premier lieu habité de Saint-Paul. Ces grottes calcaires percent à cet endroit des parois vertigineuses

Les grottes de Galamus, dès le VIIe siècle auraient été un refuge pour les ermites. Ceux-ci vécurent dans la prière et l'abstinence. Ils placèrent le site sous la protection de saint Antoine le Grand, patriarche des moines du désert. Ces lieux, aménagés au XVe siècle par les franciscains, sont devenus un lieu de pèlerinage traditionnel les lundis de Pâques, celui des lundis de Pentecôte attirant des croyants jusqu’en Catalogne.

Un sceau découvert sur le territoire de Saint-Paul atteste du passage des armées musulmanes vers l'année 720.

Le monastère de Saint-Paul est documenté en 961 dans un procès puis en 966 dans le testament de Sunifred II comte de Cerdagne, qui possède par ailleurs le territoire de la vicomté de Fenouillèdes où se trouve le monastère. "Monisat" ou "Monedarias" serait le premier nom de la localité[32]. Elle est donnée en l'an 1000 par Bernard Ier de Besalú à Saint-Michel de Cuxà avant de devenir une dépendance de l'abbaye de Joucou en Pays de Sault. Elle change encore plusieurs fois d'autorité passant notamment sous Saint-Pierre de Moissac et Sante-Marie d'Alet. En 1173, le vicomte Arnaud Ier de Fenouillet fait fortifier la ville et entre en conflit avec l'abbaye d'Alet.

L'abbaye est transformée en église collégiale en 1317, situation matérialisée par la construction de l'actuelle église du chapitre de Saint-Paul.

Sur le territoire de la commune actuelle, l'église Saint Pierre de Peyrelade est une possession de l'abbaye de Saint-Martin-Lys au moins depuis 927. En 1271, l'archevêque de Narbonne hérite du lieu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

La commune est le chef-lieu du canton éponyme, qui dépend de la deuxième circonscription des Pyrénées-Orientales dont le député est Fernand Siré (UMP, maire de Saint-Laurent-de-la-Salanque).

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1983 Roland Gandou DVG  
1983 1995 Pierre Estève PS Notaire, Député (1988-1993)
mars 2001 mars 2014 Bernard Foulquier[33],[34],[35]    
mars 2014 septembre 2020 Jacques Bayona[36]    
Septembre 2020 mars 2021 Délégation spéciale    
mars 2021 En cours Jacques Bayona    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1693 1709 1720 1744 1774 1788 1789
180 f179 f179 f700 H211 f1 180 H325 f
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[38].

En 2020, la commune comptait 1 779 habitants[Note 7], en diminution de 3,42 % par rapport à 2014 (Pyrénées-Orientales : +3,52 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2351 3401 4051 5521 7431 8451 9282 0582 054
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1642 1862 2312 1732 2972 3402 2502 2802 004
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3101 8781 9052 0372 0252 0701 9642 0042 064
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 4362 6352 5312 3502 2141 8581 9381 9201 879
2015 2020 - - - - - - -
1 8121 779-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[41] 1975[41] 1982[41] 1990[41] 1999[41] 2006[42] 2009[43] 2013[44]
Rang de la commune dans le département 15 21 28 33 51 55 55 60
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Club Tennis
  • Club Nautique
  • Club de Rugby à XIII : Fenouillèdes XIII

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 841 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 1 704 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 16 390 [I 5] (19 350  dans le département[I 6]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 7] 12,8 % 16,2 % 15 %
Département[I 8] 10,3 % 12,9 % 13,3 %
France entière[I 9] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 954 personnes, parmi lesquelles on compte 68 % d'actifs (53,1 % ayant un emploi et 15 % de chômeurs) et 32 % d'inactifs[Note 9],[I 7]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Perpignan, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 10]. Elle compte 599 emplois en 2018, contre 539 en 2013 et 568 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 512, soit un indicateur de concentration d'emploi de 117 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 42,4 %[I 11].

Sur ces 512 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 336 travaillent dans la commune, soit 66 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 68,3 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,2 % les transports en commun, 20,4 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 9,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

164 établissements[Note 10] sont implantés à Saint-Paul-de-Fenouillet au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 11],[I 14].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 164
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
22 13,4 % (8,7 %)
Construction 25 15,2 % (14,3 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
55 33,5 % (30,5 %)
Activités financières et d'assurance 8 4,9 % (3 %)
Activités immobilières 7 4,3 % (6,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
11 6,7 % (13 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
26 15,9 % (13,9 %)
Autres activités de services 10 6,1 % (8,5 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 33,5 % du nombre total d'établissements de la commune (55 sur les 164 entreprises implantées à Saint-Paul-de-Fenouillet), contre 30,5 % au niveau départemental[I 15].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[46] :

  • Saint Paul Distribution, supermarchés (8 294 k€)
  • Pech Prestation Service, activités de soutien aux cultures (1 431 k€)
  • Fourc, travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment (145 k€)
  • Gazeu, travaux d'installation électrique dans tous locaux (125 k€)
  • Themax, restauration de type rapide (79 k€)

Par ailleurs :

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans les « Corbières du Roussillon », une petite région agricole occupant le nord du département des Pyrénées-Orientales[48]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est la viticulture[Carte 3].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 257 107 59 58
SAU[Note 13] (ha) 1 122 866 735 688

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 257 lors du recensement agricole de 1988[Note 14] à 107 en 2000 puis à 59 en 2010[50] et enfin à 58 en 2020[Carte 4], soit une baisse de 77 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 73 % de ses exploitations[51],[Carte 5]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1122 ha en 1988 à 688 ha en 2020[Carte 6]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 4 à 12 ha[50].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Le centre-ville de Saint-Paul, en forme typique « en parapluie », voit ses rues converger vers l'église du XIVe siècle, dédiée à Saint-Pierre. Son clocher est habillé d'un campanile en fer forgé et possède un très beau retable du XVIIe siècle parfaitement conservé.

Le bâtiment le plus symbolique de Saint-Paul est son église du chapitre (Logo monument historique Classé MH (1989)), et surtout le clocheton du XVIIe siècle qui surplombe sa chapelle. Cette collégiale, très riche jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, fut vendue comme bien national à la Révolution française et transformée en appartements privés. Elle est ornée de gypseries.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La spécialité Saint-Paulaise est le croquant. Il s'agit d'un biscuit sec généralement accompagné d'une amande. Il peut également être agrémenté de chocolat ou de noisettes.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Paul-de-Fenouillet Blason
De gueules à une épée d'argent garnie d'or, la pointe en bas.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[9].
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  8. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  9. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  10. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  11. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  12. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  13. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  14. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[49].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Métadonnées de la commune de Saint-Paul-de-Fenouillet » (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  3. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Perpignan » (consulté le ).
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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