Vignoble du Sud-Ouest

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vignoble du Sud-Ouest
Vignobles sud ouest.png
Carte des vignobles du Sud-Ouest.
Désignation(s) Vignoble du Sud-Ouest
Appellation(s) principale(s) bergerac, côtes-de-bergerac, montravel, monbazillac, buzet, fronton, cahors, gaillac, madiran, pacherenc-du-vic-bilh, côtes-de-gascogne, jurançon[1], etc.
Type d'appellation(s) AOC-AOP, AOVDQS-AOP et IGP
Reconnue depuis
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble du Sud-Ouest
Régions viticoles
vignoble du Sud-Ouest
Aquitaine et Midi-Pyrénées
Localisation Ariège, Aveyron, Dordogne, Haute-Garonne, Gers, Landes, Lot, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Tarn et Tarn-et-Garonne
Climat océanique vrai à océanique dégradé par les influences montagnarde et méditerranéenne
Cépages dominants colombard B, gros manseng B, mauzac B, muscadelle B, petit manseng B, sauvignon B, sémillon B, ugni blanc B, abouriou N, cabernet franc N, cabernet sauvignon N, côt N, duras N, fer servadou N, merlot N, négrette N, tannat N[2], etc.
Vins produits rouges, rosés, blancs, moelleux, liquoreux ou mousseux
Production 3 517 000 hectolitres en 2010[3]
Pieds à l'hectare minimum 4 000 pieds à l'hectare pour les AOC
Rendement moyen à l'hectare maximum variant selon les appellations, de 30 hectolitres par hectare (monbazillac) à 105 hectolitres par hectare (VDP blancs)[4]

Le vignoble du Sud-Ouest est une région viticole importante de la France, constituée de plusieurs îlots de vignobles et vignes entre Aurillac et Rodez au nord-est jusqu’à la frontière entre l'Espagne et la France au sud de Hendaye. La région couvre plus ou moins l’Aquitaine (à l'exclusion de la Gironde où l'on trouve le vignoble de Bordeaux) et Midi-Pyrénées.

On y produit des vins d'appellation d'origine contrôlée (AOC-AOP), des vins délimités de qualité supérieure (AOVDQS-AOP), des vins de pays (IGP) ou des vins de table. S'y rajoute l’armagnac (une eau-de-vie) et le floc de Gascogne (un mistelle).

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine ampélographique[modifier | modifier le code]

Au premier abord, cette région viticole semble hétéroclite avec des vins et des cépages différents pour chaque appellation.

Selon Guy Lavignac[5] ampélographe français, il existe une unité très ancienne pour les appellations du Sud-Ouest. Chaque cépage appartient à une famille plus vaste et ces familles sont communes aux appellations méridionales :

À la lecture de cet historique, il ne fait aucun doute que les vignobles de Bordeaux et des Charentes appartiennent à la même entité historique que le vignoble du Sud-Ouest. Seule la classification des AOC en a fait une région à part, probablement fondée sur la notoriété des vins de Gironde.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Lors de l'arrivée des Romains en Aquitaine antique, le vin existait déjà ; les Gaulois, cultivaient la vigne à Montans, près de Gaillac. Marchands avisés, les Gaulois emboitent le pas aux Romains et implantent la vigne partout où elle peut pousser. Confrontés au climat océanique, les Gallo-romains découvrent le biturica. Ce cépage cité par Pline est un cousin du cabernet franc, voire le cabernet lui-même. Probablement rapporté du Pays basque espagnol, il permet de planter de la vigne près de Burdigala.

Les coteaux argilo-calcaires du Sud-Ouest sont bien drainés, le climat est clément, les rivières navigables et le commerce du vin peut se mettre en place, vers Rome et le monde romain mais aussi vers l'Europe du Nord.

L'arrêt de Domitien en 92, oblige à l'arrachage de 50 % du vignoble gaulois. Il touche le vignoble gaulois avant que Caracalla en 213, puis Probus en 276 et 282 ne libèrent la culture de la vigne[5].

Le Moyen Âge et l'époque moderne[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La fin de l'Empire romain perturbe un temps le commerce du vin, mais la christianisation des envahisseurs permet de reprendre un fructueux commerce. Le royaume wisigoth de Toulouse stabilise la région pendant près de trois siècles. Bon nombre de villa continuent la viticulture, soutenue par le clergé qui a besoin de vin pour la messe.

Le commerce du vin est quasi anéanti au VIIIe siècle par les pillages des Vikings et des musulmans (installés en Espagne et en Septimanie) qui ciblent villes et monastères. Les ports se fortifient et les acheteurs potentiels ont d'autres soucis que celui de leur approvisionnement en boisson. La vie en autarcie se généralise, c'est le début de la féodalité.

Les vins du haut-pays[modifier | modifier le code]

Port de Bordeaux en 1758, lieu d'exportation des vins du haut-pays. (peinture de Claude Joseph Vernet).

Le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II d'Angleterre fait entrer l'Aquitaine dans l'empire Plantagenêt. Un marché florissant du vin se développe à partir du port de Bordeaux.

Les viticulteurs bordelais obtiennent du roi Henri III d'Angleterre le privilège bordelais en 1241[6]: les vins du haut-pays ne peuvent entrer dans le port de Bordeaux avant la Noël[6]. À cette date, la navigation est plus difficile et de nombreux bateaux sont déjà repartis chargés. Ce privilège permet aux vignerons bordelais d'écouler leur production. Le roi de France devient suzerain de Bordeaux après la bataille de Castillon en 1453. Pour s'attacher le respect de ses nouveaux sujets, il renouvelle le privilège. C'est finalement Louis XVI qui réglera le conflit plus de cinq siècles plus tard en 1773[6], en mettant en place une médiation entre les viticulteurs.

Le vignoble en amont de Bordeaux, sur la Garonne, prennent le nom de « vins du haut-pays ». Vins à la qualité reconnue, ils remontent en couleur les vins de Bordeaux. L'origine géographique commence à être connue. Les vins sont nommés par le nom du port qui les expédie : Bergerac, Cahors, Moissac… ou par celui de l'expéditeur : les vins chargés au port de Rabastens prennent le nom de Gaillac puisque expédiés par l'abbaye Saint-Michel de Gaillac.

Cependant, le marché de vin de coupage sépare les vins de leur origine. Le négociant vend du bordeaux ; peu à peu, cahors ou gaillac y perdent leur identité.

Les pèlerinages[modifier | modifier le code]

Guy Lavignac[5] accorde une grande importance aux pèlerins de retour de Saint-Jacques-de-Compostelle comme diffuseurs de cépages. Les voyageurs goûtent le vin des régions traversées et parfois rapportent des boutures pour les essayer chez eux. Ainsi, le fer servadou N gagne Gaillac et l'Aveyron, tandis que le côt N et le cabernet franc N gagnent Bordeaux puis la vallée de la Loire.

L'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Les vins de masse[modifier | modifier le code]

En 1773, Louis XVI met en place une médiation entre les viticulteurs[6], faisant cesser le privilège bordelais. Cependant, le vignoble du Sud-Ouest n'en profite pas longtemps ; les guerres de la Révolution et de l'Empire bloquent le commerce maritime de Bordeaux. Les besoins en vin de coupage cessent, poussant les vignobles du haut-pays à chercher d'autres marchés. Celui de la classe ouvrière en plein essor n'est pas négligé mais nécessite des vins à bas prix. Pour cela, des cépages productifs sont plantés en terrain fertile. La réputation des vins en souffre.

La construction des grands réseaux de chemin de fer ouvre des marchés considérables dans le nord de la France et de l'Europe, mais il l'ouvre également à la concurrence. Un foisonnement ampélographique se produit à cette époque. Le voyage à travers la France de Jules Guyot[7] permet d'en avoir un aperçu. Des cépages peu productifs disparaissent, alors que d'autres sont introduits de Beaujolais (gamay N) ou du vignoble du Languedoc-Roussillon (grenache ou cinsaut).

Le phylloxera[modifier | modifier le code]

L'arrivée du phylloxera va dévaster le vignoble. La seule solution sera celle préconisée par Victor Pulliat : le greffage. Les vignerons ruinés doivent alors investir dans des plantations, sans réellement savoir si le remède est durable. De fait, l'arrivée du mildiou dans les années 1885 semble leur donner raison. Finalement, le greffage restera la meilleure solution durable.

À la même époque, la grave pénurie de vin pousse les Bretons et Normands à planter une pommeraie à cidre destinée à abreuver les masses populaires. Des négociants véreux essaient de diluer le vin ou même d'en fabriquer artificiellement. Ces pratiques dénoncées par les vignerons vont conduire les voisins languedociens à la révolte des vignerons de 1907.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Durant le XXe siècle, la production de masse de vins de table permet le développement d'un grand vignoble, à partir de cépages productifs (jurançon noir N, valdiguié N, béquignol N, mérille, mais aussi hybrides producteurs directs) et dans les zones fertiles. (le causse de Cahors est abandonné) Ces éléments jettent un discrédit sur les productions de vin de qualité. De plus, la production de vin de table est plus rémunératrice que celle de vin de qualité.

Le renouveau va naître, paradoxalement, d'une nouvelle catastrophe. Le gel de 1956 anéantit une partie des vignes. Les exploitants mal structurés ou peu intéressés par la viticulture abandonnent. Seuls les plus motivés replantent. Avec l'apport technique et financier des rapatriés d'Algérie, le vignoble renaît de ses cendres. De nombreux vignobles locaux accèdent à une reconnaissance géographique : AOC, VDQS ou vin de pays. La restructuration des vignes s'accompagne du réencépagement en variétés régionales ou locales qualitatives. Des cépages améliorateurs sont introduits à bon escient : sauvignon blanc B, merlot N, syrah N ou cabernet sauvignon N.

Le vignoble[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Le vignoble du Sud-Ouest couvre deux régions françaises, l'Aquitaine et Midi-Pyrénées.

Climatologie[modifier | modifier le code]

Le Sud-Ouest subit un climat océanique lié à sa façade Atlantique. La taille de cette région explique cependant des nuances importantes. Plus on se déplace vers le sud-est, plus l'influence océanique s'estompe, remplacée par une tendance méditerranéenne très présente à Gaillac et en côtes de Millau. Le relief influe également fortement sur le climat, en particulier sur le piémont pyrénéen (Madiran, Jurançon, etc.) et du Massif central (vignobles de l'Aveyron et de Cahors).

Géologie et orographie[modifier | modifier le code]

Vignoble très pentu d'Irouléguy.

Il est circonscrit aux limites du bassin aquitain. Cette zone fut marine durant le mésozoïque[réf. nécessaire]. Du calcaire se déposa en couches épaisses, plus ou moins mêlées d'argile. Cette zone subit alors les effets de l'orogenèse alpine. Elle est alors soulevée et émerge de l'océan. La partie nord est seulement soulevée, la partie sud est aussi fortement plissée par l'érection des Pyrénées. À partir de cette phase, la roche-mère va subir l'érosion. Les cours d'eaux vont creuser leur lit et amener sur la roche mère calcaire des roches détritiques arrachées aux massifs montagneux qui les a vu naître. La granulométrie des sédiments évolue des plus gros proche du relief au plus fin en aval[8].

Pour le vignoble du haut-pays, les roches-mères sont des roches sédimentaires calcaires et marneuses à pH supérieur à 6,5. Elles se présentent en plateaux appelés causses. Les dépôts alluviaux ont créé des terrasses de sol de nature détritique à pH plutôt acide en fond de vallée. La granolométrie varie des argiles, sables et limons délavés (boulbène) aux sables et graviers appelés graves.

Le relief a créé sous le vignoble du piémont pyrénéen, des amas plus épais de roches détritiques et de sédiments récents sur des terrains très plissés par l'orogénèse alpine. Les vignobles sont implantés sur des collines à pentes douces à fortes ou sur des terrasses de vallée fluviale.

Encépagement[modifier | modifier le code]

Duras N.
Sauvignon B.
Merlot N.
Petit manseng B.

Dans le Sud-Ouest, une soixantaine de cépages sont obligatoires ou conseillés. À travers cette mosaïque de saveurs se trouve un fil conducteur à ce vignoble complexe. La lecture de l'histoire de l'encépagement du sud-ouest donne un lien fédérateur : chaque AOC a ses cépages parfois uniques, mais leur appartenance à des familles de cépages donne généralement des assemblages avec dans chaque AOC, des représentants de plusieurs famille de cépages du Sud-Ouest.

Famille des Carmenets[modifier | modifier le code]

La Famille des Carmenets descend du biturica, le cépage cité par Columelle, le spécialiste romain de l'agriculture. Selon des tests ADN réalisés sur ces cépages, le plus ancien est le cabernet franc N. Croisé avec le sauvignon B, il a donné le cabernet-sauvignon N et avec la magdeleine noire des Charentes N, il est père du merlot N. Son lien de famille n'est pas encore décrypté avec le fer servadou et la carmenère mais leur ressemblance est manifeste. Le cabernet franc, le cabernet sauvignon N et le merlot N sont agréés dans presque toutes les AOC du Sud-Ouest, des Pyrénées au Massif central et constituent la base de l'encépagement du vignoble de Bergerac.

Famille des Cotoïdes[modifier | modifier le code]

La Famille des Cotoïdes regroupe des cépages présentant des caractères communs. Le nom de famille vient du plus répandu de ce groupe, le côt N. À la lumière d'analyses de tests ADN, le nom de famille aurait pu être « prunelard-oïde », vu que le côt N est issu du métissage du prunelard et de la magdeleine noire des Charentes N. Le côt est présent dans tous les vignobles au nord de la Garonne et prépondérant à Cahors. Le prunelard, quasi disparu dans les années 1970, renaît doucement à Gaillac. La négrette N, après avoir connu une grande extension au XIXe siècle, est aujourd'hui réduite à être le marqueur des vins de Fronton. Le tannat N est présent dans tous les vignobles au sud de la Garonne.

Liste des zones viticoles[modifier | modifier le code]

Le vignoble du Sud-ouest se situe sur un axe Aveyron/Pays basque, entre Massif central et Pyrénées. Il est bordé par deux vignobles en terrasses (le marcillac en Aveyron et l'irouléguy au Pays basque). Comme l'ont montré Guy Lavignac et Pierre Casamayor, ce vignoble est relié par les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. L'existence de ce lien historique explique, la diffusion des cépages issus des Pyrénées (transportés par les pèlerins sur le chemin du retour) ainsi que l'existence de valeurs typiques du Sud-Ouest et communes à l'ensemble des identités culturelles le composant (basques, béarnais, landais, gascons, aveyronnais…). Toutefois, malgré cette cohérence géographique et historique, il est possible de distinguer plusieurs sous-ensembles ou zones viticoles homogènes.

Un vin de pays régional couvre presque tout le Sud-Ouest : le comté-tolosan (couvrant les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, le Lot-et-Garonne, le Lot, le Cantal, l'Aveyron, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, la Haute-Garonne, le Gers, les Hautes-Pyrénées et l'Ariège).

Les vignobles du haut-pays[modifier | modifier le code]

Ce sont des vignobles de terrasses des vallées de la Garonne et de la Dordogne. Les vignes ont colonisé les terrasses les plus moins fertiles et les mieux drainées, ainsi que les premiers coteaux, délaissant les causses trop secs et infertiles. Du nord au sud se distinguent quatre zones autour de quatre cours d'eau.

La Dordogne et le vignoble de Bergerac[modifier | modifier le code]

Article détaillé : vignoble de Bergerac.

Autour de la ville de Bergerac, sur les deux rives de la Dordogne, est implanté la plus vaste surface : le vignoble de Bergerac est composé des AOC régionales bergerac et côtes-de-bergerac. Sept AOC locales distinguent des terroirs plus restrictifs: montravel, haut-montravel, côtes-de-montravel, monbazillac, pécharmant, rosette et saussignac. Deux vins de pays sont aussi produits, les IGP dordogne et périgord.

La Garonne[modifier | modifier le code]

Vendange mécanique de sauvignon B en côtes de Duras.

En remontant le fil du fleuve vers le sud-est, on trouve l'AOC côtes-du-marmandais et sa voisine le côtes-de-duras sur la rivière Dropt, affluent de la Garonne, puis le buzet et le côtes-du-brulhois, le tout dans le département du Lot-et-Garonne. Deux vins de pays sont produits dans cette zone, les IGP agenais et thézac-perricard.

Plus en amont, se trouve le vignoble du département de Tarn-et-Garonne avec l'AOC fronton entre Tarn et Garonne et les appellations d'origine de lavilledieu et une partie du coteaux-du-quercy. Au chapitre des vins de pays, trois IGP sont à mentionner : le tarn-et-garonne, le haute-garonne et le coteaux-et-terrasses-de-montauban.

Le Lot[modifier | modifier le code]

Cette longue rivière voit s'épanouir de nombreuses vignes, réparties entre l'AOC cahors, l'AOC coteaux-du-quercy (depuis 2011) et les IGP lot et coteaux-de-glanes dans le département du Lot et les AO-VDQS d'entraygues-et-du-fel et d'estaing en Aveyron.

Le Tarn[modifier | modifier le code]

En remontant cette rivière se trouve le vignoble tarnais avec les AOC gaillac et Gaillac-premières-côtes et l'IGP côtes-du-tarn. Dans le département de l'Aveyron, le Tarn draine le vignoble AO-VDQS des côtes-de-millau. Au nord de cette rivière se trouve un des rares vignoble non associé avec une rivière, l'AOC marcillac et aussi l'IGP aveyron.

Vignoble du piémont pyrénéen[modifier | modifier le code]

Coteaux de Gascogne[modifier | modifier le code]

Paysage du vignoble gascon à Castelnau-d'Auzan.

Cette vaste région est plantée d'un vignoble très étendu et varié. La tradition ancienne en faisait un vignoble de vin de chaudière pour la production d'eau-de-vie d'Armagnac et la mistelle qui lui est associée, le floc de Gascogne, lui aussi en AOC. Le déclin de cette production a conduit des producteurs à se reconvertir en vin de pays ; ils peuvent revendiquer les dénominations IGP gers, Côtes-du-condomois, côtes-de-gascogne ou encore côtes-de-montestruc.

Plus au sud, à la limite des Pyrénées se trouve une zone très qualitative. Elle comporte trois AOP : madiran en rouge, pacherenc-du-vic-bilh en blanc et saint-mont en rouge, blanc et rosé.

Les Landes[modifier | modifier le code]

Une AOC (depuis 2012), tursan, et trois vins de pays : les IGP coteaux-de-chalosse, landes et terroirs-landais concernent ce département.

Vignoble pyrénéen[modifier | modifier le code]

Trois AOC sont implantées dans cette zone : béarn, jurançon et irouléguy, AOC, complétées par quatre vins de pays, les IGP pyrénées-atlantiques, ariège, hautes-pyrénées et bigorre.

Quelques chiffres[modifier | modifier le code]

Vignoble régional Appellation Superfície
(hectares)
Volume
(hectolitres)
Vignoble de Bergerac bergerac et côtes-de-bergerac 10 000[a 1] 500 000[a 1]
montravel 246[9] 11 523[9]
haut-montravel 49[10] 2 362[10]
saussignac 53[11] 1 179[11]
monbazillac 1905[12] 51 040[12]
pécharmant
rosette
Côtes-de-duras
Côtes-du-marmandais
Buzet
Cahors
Fronton
Gaillac
Marcillac
Madiran
Pacherenc-du-vic-bilh
Béarn
Jurançon
Irouléguy

Les vins[modifier | modifier le code]

Vins blancs secs[modifier | modifier le code]

Vins blancs doux et liquoreux[modifier | modifier le code]

Vins rouges[modifier | modifier le code]

Vins rosés[modifier | modifier le code]

Millésimes[modifier | modifier le code]

Ils sont notés : année exceptionnelle Article de qualité, grande année Bon article, bonne année ***, année moyenne **, année médiocre *, pas de données ---.

Vins rouges[modifier | modifier le code]

Millésimes 2000
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Caractéristiques Article de qualité
(à confirmer)
*** ** *** Bon article *** *** Bon article Bon article ***
Millésimes 1990
1999 1998 1997 1996 1995 1994 1993 1992 1991 1990
Caractéristiques *** Bon article *** *** Bon article *** *** * *** Bon article
Millésimes 1980
1989 1988 1987 1986 1985 1984 1983 1982 1981 1980
Caractéristiques Article de qualité Article de qualité *** Bon article Article de qualité * Article de qualité Article de qualité --- ---
Sources : Le guide hachette des vins 2010, page 45

Vins blancs doux[modifier | modifier le code]

Millésimes 2000
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Caractéristiques Article de qualité
(à confirmer)
** *** Bon article Article de qualité Bon article Article de qualité *** Article de qualité ***
Millésimes 1990
1999 1998 1997 1996 1995 1994 1993 1992 1991 1990
Caractéristiques * *** Bon article *** Bon article Bon article *** --- --- Article de qualité
Millésimes 1980
1989 1988 1987 1986 1985 1984 1983 1982 1981 1980
Caractéristiques Article de qualité Article de qualité --- Bon article Article de qualité --- Article de qualité Bon article Bon article ***
Sources : Le guide hachette des vins 2010, page 45

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  2. Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.
  3. Source : Agreste
  4. décrets du 9 octobre 2009 relatif à l'appellation monbazillac et du 1er septembre 2000 fixant les conditions de production des vins de pays.
  5. a, b et c Guy Lavignac, cépages du sud-ouest 2000 ans d'histoire, Éditions du Rouergue, mai 2001
  6. a, b, c et d [1] Histoire du vin de Bordeaux sur le site vignesetvins, consulté le 21 décembre 2009.
  7. Étude des vignobles de France, Tome I., Paris ; Éditeur : Georges Masson ; imprimé par autorisation de M. Le Garde des Sceaux à l'imprimerie nationale
  8. Carte géologique du bassin aquitain sur le site géoportail.fr, consulté le 3 janvier 2009
  9. a et b « Fiche de l'appellation montravel », INAO (consulté le 2 août 2010)
  10. a et b « Fiche de l'appellation haut-montravel », INAO (consulté le 14 juin 2010)
  11. a et b « Fiche de l'appellation montravel », INAO (consulté le 2 août 2010)
  12. a et b « Fiche de l'appellation monbazillac », INAO (consulté le 2 août 2010)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Lavignac, Cépages du sud-ouest, 2000 ans d'histoire/Mémoires d'un ampélographe, INRA Éditions,‎ 2001 (ISBN 2738009743).
  • Jules Guyot, Étude des vignobles de France, pour servir à l'enseignement mutuel de la viticulture et de la vinification françaises Tome 1, Jeanne Laffite, coll. « Bibliothèque de l'œnophile »,‎ 1868 (réimpr. 1982) (ISBN 9782734800736)
  • Paul Strang, Vins du sud-ouest, Éditions du Rouergue,‎ février 1997 (ISBN 2841560546)
  • Pierre Casamayor, L'école des alliances, les mets et les vins, Hachette pratique,‎ octobre 2000 (ISBN 2012364616)
  • Pierre Casamayor, Hubert Monteilhet, Vignes et vignerons du sud-ouest, De Fallois Eds,‎ mai 1994 (ISBN 2877062090)
  • collectif, Le guide hachette des vins 2010, Hachette pratique,‎ 2009 (ISBN 9782012375147)
  1. a et b p. 870
  • Paul Strang, Vins et vignerons du sud-ouest, édtions du Rouergue,‎ août 2009 (ISBN 978-2-8126-0013-5)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]