Négrette

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Négrette N
Aucune illustration disponible. Vous en avez une ? Importez-là!
Caractéristiques phénologiques
Débourrement 9 jours après le chasselas
Floraison À compléter
Véraison À compléter
Maturité 2e époque tardive
Caractéristiques culturales
Port 5 au total, les 581 et 663 étant plus qualitatifs que les 456, 580 et 582
Vigueur À compléter
Fertilité À compléter
Taille et mode
de conduite
À compléter
Productivité À compléter
Exigences culturales
Climatique À compléter
Pédologique La négrette donne de bons résultats sur des boulbènes, des terrains graveleux et même sablonneux.
Potentiel œnologique
Alcoolique À compléter
Aromatique À compléter

La négrette N est un cépage noir français de cuve.

Origine[modifier | modifier le code]

Selon Guy Lavignac[1], la négrette fait partie de la famille des cotoïdes avec le côt ou le tannat. Cette famille est issue du vignoble du Sud-Ouest de la France. Au VIe siècle on trouve trace d’écrits mentionnant un cépage noir du nom de « Mavro = noir en grec », cultivé dans cette région. Au XIIe siècle, on le retrouve sous le nom de « Negret ». La négrette s’est peu à peu fixée dans les départements actuels de la Haute-Garonne, du Tarn-et-Garonne, et du Tarn d’où elle a disparu aujourd’hui. Elle est référencée depuis des siècles dans la vallée du Tarn. Jules Guyot la mentionne dans le vignoble de Fronton et celui de Gaillac. Lors de l'accession à l'AOC, seul Fronton la garde, preuve que sa culture avait été délaissée à Gaillac au cours du XXe siècle.

La communication de la cave coopérative de Fronton fait venir le mavro de Chypre, rapporté des croisades par les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem ; mais rien n'atteste cette tradition.

On la retrouve aussi dans les Charentes, en Vendée, et à l’Île de Ré sous le vocable de « ragoûtant », « folle noire » ou « petit noir ». Enfin en Californie, plusieurs wineries cultivent cette variété sous les noms de « pinot saint Georges » ou « pinot noir de Californie ».

Étymologie et synonymie[modifier | modifier le code]

Son nom et nombre de ses synonymes font référence à la couleur de son vin très sombre.
Elle porte aussi les noms de cap de more, chalosse noire, dégoutant, folle noire (dans le vignoble des Charentes) ; morelet, morillon, mourrelet, négralet, négret de Gaillac, négret du Tarn, petit noir, ragoutant (en Vendée) ; villemur (en France) ; et pinot St Georges (aux États-Unis).


Caractères ampélographiques[modifier | modifier le code]

  • Jeune rameau cotonneux à extrémité rouge.
  • Jeunes feuilles de couleur jaune ouverte.
  • Feuilles adultes vert foncé, entières ou à 5 lobes, sinus pétiolaire à bords parallèles, point pétiolaire rouge, dents courtes en ogive, limbe brillant, bullé, peu révoluté et rougissement important des feuilles à l'automne.
  • Grappes petites et très compactes, baies petites à moyennes rondes ou légèrement elliptiques.

Aptitudes[modifier | modifier le code]

  • Culturales : cépage à débourrement tardif, c'est un cépage de vigueur moyenne très bien adapté aux sols de boulbènes. (argilo-sableux)
  • Sensibilité : à cause d'une pellicule du grain très fine et d'un grappe compacte, elle craint énormément la pourriture grise, surtout en automne humide, mais aussi, l'oïdium, les cicadelles et les acariens.
  • Technologiques : elle donne un vin très coloré et peu acide qui possède une palette aromatique très complète : violette, fraise, fruits noirs, réglisse, zan. Selon les terroirs ou les méthodes culturales elle donne des vins souples, fruités, faciles ou bien des vins très puissants, colorés, amples, riches et épicés et très équilibrés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guy Lavignac, Cépages du Sud-Ouest 2000 ans d'histoire, Éditions du Rouergue, 2001.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Site de la cave coopérative de Fronton.
  • Site de la Vigne et du Vin "Vitis"

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guide des cépages. 300 cépages et leurs vins, Ambrosi, Dettweiler-Münch, Rühl, Schmid et Schuman, éditions ULMER, 1997. (ISBN 2-84138-059-9).
  • Pierre Galet : Dictionnaire encyclopédique des cépages Hachette Livre, 1. édition 2000 ISBN 2-0123633-18
  • Catalogue des variétés et clones de vigne cultivés en France, édition du ministère de l'Agriculture et de la Pêche, 1994.