Kalachnikov RPK

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Kalachnikov RPK
Image illustrative de l'article Kalachnikov RPK
Présentation
Pays Drapeau de l’URSS Union soviétique
Type Automatique - semi automatique
Munitions 7,62 mm M43
Fabricant Kalachnikov
Période d'utilisation 1960
Poids et dimensions
Masse (chargé) 5 kg
Longueur(s) 1 040 mm
Longueur du canon 591 mm
Caractéristiques techniques
Mode d'action Emprunt de gaz
culasse rotative
Portée pratique 1 000 m
Cadence de tir 600 coups/min (théorique)
150 coups/min (pratique)
Vitesse initiale 745 m/s
Capacité 40 ou 75 coups
Variantes RPKS, FM TUL-1,
LMG-K, FM RK 76,
LMG M65/M72 et suivants

Le Kalachnikov RPK est un fusil mitrailleur soviétique résultant de l'ajout d'un canon allongé avec bipied repliable et d'une crosse renforcée en bois (en forme de hachoir) d'un fusil d'assaut AKM-59. Il remplace à l'époque comme arme de soutien, le RPD vieillissant.

Il fut adopté en 1960 et produit de 1961 à 1978. Pour équiper ses parachutistes et fantassins motorisés, l'Armée rouge mit en service un RPKS doté d'une crosse repliable.

Il peut être équipé soit d'un chargeur de 40 cartouches, soit d'un chargeur de type "camembert" de 75 cartouches.

Variantes étrangères[modifier | modifier le code]

Le RPK fut moins copié que l'AK-47 mais certains pays du Pacte de Varsovie ou influencés par Moscou l'ont fait.

Corée du Nord[modifier | modifier le code]

Les Arsenaux Nord-coréens inventèrent un RPK à canon démontable et carcasse en acier forgé, le FM TUL-1, principalement utilisé par le Viêtcong (1964-1975). Il mesure 105 cm avec un canon de 59 cm pour une masse de 5,5 kg.

Europe orientale[modifier | modifier le code]

La Roumanie (Mitrailleuse calibre 7,62) et la Bulgarie (RKKS pour les militaires nationaux ou LMG/LMG-F vendu aussi en 5,56 mm OTAN par Arsenal Ltd pour l'exportation) produisirent une copie fidèle du RPK largement exportée au Moyen-Orient. De même, la RDA fabriquait le LMG-K (pour LeichtMaschinenGewehr Kalashnikow : mitrailleuse légère Kalachnikov) pour équiper la NVA.

Finlande[modifier | modifier le code]

La société finnoise déclina son fusil RK 76 (évolution du RK 62) en FM (tirant la 7,62 mm M43 ou la 5,56 mm OTAN. Affichant 106 cm de long pour 6 kg à vide, celui-ci reprend les hausses et guidon du modèle soviétique mais en diffère par ses garnitures en plastique noir. Sa variante semi-automatique, destinée initialement à la police, est visible entre les mains d'Arnold Schwarzenegger dans Commando.

Yougoslavie[modifier | modifier le code]

Quant à la firme yougoslave Zastava, elle offre la plus large gamme de fusils-mitrailleurs issus de l'AK-47. Les premiers furent les LMG M65/M72, une version locale du RPK en 7,62x39, carcasse en acier forgé. Ils furent rapidement remplacé par les LMG M72.B1/AB1, identiques aux RPK/RPKS et bâtis sur carcasse du M70.B1 ( ). Ces F-M peuvent recevoir une lunette à vision diurne ou infrarouge. Pour l'exportation furent créés les LMG M77 (7,62 OTAN) et LMG M90 (5,56 mm OTAN). Le fabricant opta pour le maintien de la crosse d'origine de l'AK-47. Certaines versions ont même un canon changeable.

Irak[modifier | modifier le code]

Le M72B1 yougoslave fut copié par les arsenaux irakiens sous le nom d'Al Quds.

Diffusion & engagements[modifier | modifier le code]

Parmi les utilisateurs anciens et actuels du RPK (et de ses copies et variantes) se trouvent notamment les soldats des pays suivants :

Depuis les années 1960, le RPK a participé à de nombreux conflits en Asie (guerre du Viêt Nam), au Moyen-Orient (Conflit israélo-arabe, Guerre du Liban et Guerres du Golfe) et en Afrique (faible prix et/ou générosité de Moscou). La révolution roumaine de 1989 et les Guerres de Yougoslavie (1991 à 1995) ont vu son emploi en Europe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Cette notice est issue de la lecture des revues spécialisées de langue française suivantes :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En tant que dérivé lointain de l'AK-47, le RPK et son histoire sont abordées dans les ouvrages signés :

  • Dominique Venner, Les Armes soviétiques, Grancher, 1980
  • Edouard Ducourau, Le Kalashnikov, Editions du Guépard, 1982
  • Stanislas de Haldat, Kalachnikov. L'AK47 à la conquête du monde. La Sirène. 1993.
  • Jean Huon , Histoire du Kalasnikov, ETAI, 2011
  • Collectif, 1000 Armes à feu, Terres Editions, 2010 (traduction française d'un livre allemand).