Char M1 Abrams

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Char M1 Abrams
Un M1A1 Abrams du Corps des Marines en Irak, en 2007.
Un M1A1 Abrams du Corps des Marines en Irak, en 2007.
Caractéristiques de service
Service Depuis 1980
Utilisateurs Drapeau des États-Unis États-Unis, Arabie saoudite, Koweït, Égypte, Maroc, Australie et Irak
Conflits Guerre du Golfe
Guerre d'Irak
Guerre d'Afghanistan
Révolution égyptienne de 2011
Production
Concepteur Chrysler Defense
Année de conception 1972-1979
Constructeur Usine de chars de Detroit et de Lima
Production plus de 9000 exemplaires
Caractéristiques générales
Équipage 4 hommes conducteur, canonnier, chargeur et chef de char
Longueur 7,92 m (de la caisse)
9,83 m (canon compris)
Largeur 3,66 m
Hauteur 2,44 m
Masse au combat M1 : 54,5 tonnes
M1A1 : 57,2 tonnes
M1A1 HA : 59 tonnes
M1A1 HA+ : 61,3 tonnes
M1A2 : 62,1 tonnes
M1A2 SEP : 63 tonnes
Armement
Armement principal M1 : Un canon rayé M68 de 105 mm (55 obus)
M1A1 & M1A2 : un canon âme lisse M256 de 120 mm (42 obus)
Armement secondaire 1 x 12,7 mm mitrailleuse M2HB .50 BMG (1000 coups)
2 x 7,62 mm mitrailleuse M240 une de tourelle et une coaxiale (10 800 coups au total)[1]
Mobilité
Moteur turbine à gaz Avco Lycoming AGT-1500
Puissance 1500 ch (1119 kW) à 3000 tr/min[2]
Transmission Allison X1100-3B
Suspension à barres de torsion et amortisseurs rotatifs.
Vitesse sur route Sur route :

M1 : 72 km/h
M1A2 : 68 km/h (avec limiteur de vitesse)
En tout terrain :
M1 : 52 km/h
M1A2 : 48 km/h

Puissance massique 26.9 à 23,8 ch/tonne
Réservoir De 1 885 ℓ à 1 909 ℓ


M1A2 SEP : 1 680 ℓ

Consommation M1 de 1980 : 7 litres par mile sur route, 13,2 litres par mile en tout terrain.
Autonomie M1 : 498 km
M1A1 : 479 km
M1A1 HA : 465 km
M1A2 : 426 km
M1A2 SEP : 391 km

Le char M1 Abrams est la troisième génération de char de combat principal américain, numéroté M1.

Historique[modifier | modifier le code]

En février 1972, une équipe de travail fut constituée à Fort Knox pour concevoir le nouveau char de combat MBT (Main Battle Tank). Les objectifs fixés pour ce nouveau char étaient, entre autres et par ordre d'importance, la sécurité de l'équipage, la possibilité de coup au but dès le premier tir, la rapidité pour acquérir et frapper l'objectif, la mobilité tout terrain, l'intégration d'un armement secondaire, la sécurité du matériel, le potentiel de développements ultérieurs et la facilité de transport. L'armée des États-Unis demanda des prototypes à General Motors et à Chrysler. Cette compétition devait permettre d'obtenir les meilleures solutions pour des coûts moindres. Le nouveau char de combat fut initialement nommé XM 815.

En octobre 1973 eut lieu la guerre du Kippour au Proche-Orient. Il fut indispensable d'inclure dans le projet XM 815 toutes les leçons tirées de ce conflit. Une des nouveautés majeures dans cette guerre fut le large usage fait de missiles antichars AT-3 et de lance-roquette antichars RPG-7 d'origine soviétique. Cependant, l'enseignement le plus important tiré de cette guerre est que le char de combat restait l'arme dominante sur le champ de bataille. On relança le projet du nouveau char américain, rebaptisé XM-1.

General Motors et à Chrysler continuèrent à travailler sur leur prototype y incorporant le blindage Burlington. Les premiers exemplaires pour la phase de validation apparurent entre janvier et mai 1976. Finalement, le 12 novembre 1976, Chrysler fut déclaré titulaire pour le développement du projet.

Les premiers prototypes (XM-1) roulèrent en février 1978. La production en petites quantités du XM 1 débuta le 7 mai 1979. Le premier char de série fut produit en février 1980 a Lima Arsenal Tank Plant.

En février 1981, sa production à grande échelle fut acceptée et on lui donna le nom de char de combat à canon de 105 mm (la première version équipée d'un canon M 68 de 105 mm (dérivé du Royal Ordnance L7 britannique) « M 1 Abrams » en honneur du chef de bataillon de la 4e division blindée durant la Seconde Guerre mondiale puis chef d'état-major de l'US Army en 1972, Creighton Abrams, un des fervents partisans du projet XM 1. En 1982, le Detroit Arsenal Tank Plant entame également la production de ce char.

La première phase dans l'évolution du M1 fut l'apport du canon de 105 amélioré ; la seconde fut l'installation d'une version simplifiée du canon Rheinmetall de 120 mm allemand qui aboutit à la version M1A1 en août 1984. En octobre 1988, apparut une nouvelle version, le M1A1 HA (HA pour Heavy Armor, armure lourde) qui incorporait au blindage une couche spéciale de mailles d'uranium appauvri pour doubler la protection contre les obus de types SABOT ou APFSDS (pour Armor-Piercing Fin-Stabilized Discarding Sabot).

Il a commencé à être remplacé sur les chaînes de montage du Detroit Arsenal Tank Plant et du Lima Arsenal Tank Plant dès 1985 par des versions améliorées. Entre 1986 et 1990, 840 chars sont produits annuellement pour l'armée de terre américaine et entre 1991 et 1992 il est produit 691 exemplaires pour le corps des Marines[3].

En 2012, le Joint Systems Manufacturing Center de General Dynamics, connu auparavant comme le Lima Tank Depot est la seule usine d'assemblage de ce char en activité, reconditionnant les chars livrés aux forces des États-Unis et livrant des exemplaires neufs seulement pour l’exportation. Employant jusqu’à 5 000 personnes, son personnel en septembre 2012 est de 900 personnes et sa fermeture est alors envisagé pour 2018[4]. La production maximale du site est estimé à 70 unités par mois[5].

Le M1A1 prévu pour rester en service aux États-Unis jusqu'en 2021 et le M1A2 jusqu'en 2050.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Obus-flèche perforant américain M829A3 (en) ; la flèche (en blanc) est composée d’un alliage d’uranium.

Armement[modifier | modifier le code]

Tir du canon de 120 mm vu de la tourelle lors d'un exercice à Djibouti en 2010.

Côté armement, le M1 Abrams est doté d'une version du canon Rheinmetall de 120 mm appelé M256A1 pour les deux variantes M1A depuis 1984 (La première, équipée d'un canon 105 mm est retirée du service), de deux mitrailleuses de 7,62 mm et d'une mitrailleuse de 12,7 mm qui peut être opérée depuis l'intérieur du véhicule sur la plupart des versions. Il bénéficie d'un système de protection NBC, d'un télémètre laser, d'une stabilisation du canon et du système de tir commandés par un ordinateur de tir.

L'Abrams M1A1 se différencie par son canon Rheinmetall de 120 mm d'origine allemande qui équipe aussi le char Leopard 2. Le plus récent, l'Abrams M1A2 se voit attribuer un nouveau système de conduite de tir (viseur thermique rotatif, un poste d'armes indépendant pour le chef de char) et un nouvel ordinateur de bord (une interface d'acquisition de données et de transmissions, équipements de navigation et de positionnement). Ce mastodonte d'environ 61 tonnes est mené par un équipage de 4 hommes et peut surtout foncer à la vitesse de 72 km/h, et ce, sur 465 km.

Il existe plusieurs variétés d'obus de 120 mm pour faire face à diverses situations. Le M829A1 (en), entré en service à la fin des années 1980, pèse 20,9 kg, mesure 984 mm mm de longueur, utilise un pénétrateur à uranium appauvri, à une vélocité de 1 575 m/s, une portée maximale de 3,5 km et perce 650 mm d'acier à 3 000 m[6].

Le M829A3 entré en service en 2003 peut pénétrer environ 790 mm de blindage homogène laminé (OTAN) sous une incidence de 60 degrés à une distance de 2 000 mètres, la portée usuelle étant de 4 km[7].

Un prototype d'obus XM1111 Mid Range Munition (en) tiré par le canon d’un M1 Abrams a détruit un T-72 à 5 000 mètres en décembre 2008[8] ; cette munition qui à une portée maximale de 12 km devrait rentrer en production en 2013[9].

Munitions[modifier | modifier le code]

Ce tableau résume la gamme de munitions de 120 mm produites par les États-Unis pour le canon M256 équipant le M1 Abrams[10] au début des années 2000. À noter que le canon du Abrams est compatible avec d'autres munitions de 120 mm conformes aux normes OTAN.

Entreposage des munitions[modifier | modifier le code]

Le M1 Abrams embarque un total de 55 obus de 105 mm tandis que les versions M1A1 et M1A2 embarquent respectivement 42 obus de 120 mm.

Dans le M1, l'arrière de la tourelle abrite trois compartiments blindés (8 + 28 + 8) pour un total de 44 obus. L'équipage est séparé des munitions par deux portes coulissantes blindées à fermeture automatique dont l'ouverture ne se fait que par l'action d'un bouton (situé à la hauteur du genou droit du chargeur) ne s'activant que par pression. Chacune des trois soutes possède un panneau anti-souffle sur le toit évacuant la déflagration en cas d'explosion des munitions.

Sur le M1A1 et le M1A2, il n'y a que deux compartiments (et deux panneaux anti-souffle) embarquant chacun 18 obus. Six autres obus supplémentaires (8 de 105 mm pour le M1) sont stockés dans un compartiment situé à l'arrière droite du châssis, entre le puits de la tourelle et la turbine. Ce compartiment est équipé lui aussi d'un panneau anti-souffle situé dans le plancher.

Optiques et système de conduite de tir[modifier | modifier le code]

Alignement de la tourelle d'un M1 avec sa caisse au Army Depot (en) à Anniston en Alabama.

Pour la visée de jour, le tireur dispose du GPS Gunner's Primary Sight (littéralement « Viseur Principal du Cannonier»), conçu par Hughes, ce viseur possède un grossissement en voie jour de 3 en grand champ et un de 10 fois en petit champ. La visée de nuit s'effectue à l'aide du viseur TIS Thermal Imaging Sight, cette caméra thermique offre un grossissement ×3 et ×10 en fonction zoom.

Le GPS inclus un télémètre fonctionnant avec un laser Nd-YAG fonctionnant sur une longueur d’onde d'1,06 μm. Ce télémètre est relié à un ordinateur balistique. Sur le M1A2, un nouveau télémètre laser fonctionnant sur une longueur d'onde de 1,54 μm inoffensif pour les yeux. Le GPS et le TIS sont tous les deux stabilisés sur le plan vertical, sur le M1A2, ils le sont sur le plan vertical et azimutal (en site et en gisement) sous la désignation GPS-LOS (Line Of Sight). ces deux viseurs sont montés côte à côte dans une niche blindée donnant sur le toit, à l'avant droite de la tourelle. Si le viseur principal est endommagé, le tireur peut toujours compter sur un viseur télescopique d'urgence Kollmorgen possédant un agrandissement de × 8. Ce viseur de secours possède plusieurs réticules interchangeable en fonction du type de munition.

Sur le M1A2, le chef de char dispose d'un viseur panoramique CITV (Commander's Independent Thermal Viewer). Conçu par Raytheon, il comprend une caméra thermique et un télémètre laser monté sur un support rotatif stabilisé sur les deux plans (en site et en gisement).

La conduite de tir comprend un ordinateur balistique numérique relié à un télémètre laser, à un capteur de dévers monté une rampe à pendule statique, à un miroir de volée placé au bout du canon et une sonde anémométrique qui comprend aussi des capteurs mesurant la température et la pression atmosphérique.
La stabilisation du canon est assurée sur les deux plans par un système hydroélectrique, la marge d'erreur est comprise entre 0,15 et 0,20 mil pour la stabilisation verticale et de 0,3 à 0,4 mil sur le plan azimutal.

Au début des années 1980, l'Abrams était capable avec son canon de 105 mm de porter un coup au but au premier tir, sur une cible distante de 1 850 m tout en se déplaçant à une vitesse 40 km/h sur un terrain accidenté[3].

Protection[modifier | modifier le code]

Dès qu'un nouveau cahier des charges fut établi après l'abandon du XM-803, on décida rapidement que le futur char américain devait être équipé du nouveau blindage composite « Burlington » mis au point par les Britanniques pour leur futur char Challenger. Ce blindage composite stratifié sera appelé plus tard sous la désignation de blindage Chobham, Chobham étant le nom du village où se trouvaient les laboratoires responsables de sa mise au point[16].

Avec ce nouveau genre de blindage, le futur char américain devait être en mesure de résister (à l'avant) aux obus soviétiques à sabot détachable de 115 mm tirés une distance inférieure à 800 m. On lui demandait aussi de résister à l'impact (sur la partie frontale de la tourelle) d'un obus à charge creuse de 120 mm tiré depuis le canon Rheinmetall L44. Enfin, les zones faiblement blindés comme le toit ou au niveau de compartiment moteur devaient résister aux obus perforants de 23 mm[17].

Le blindage composite est présent dans une cavité installée dans la partie avant du glacis, juste devant le conducteur ainsi que sur toute la partie avant de la tourelle et sur toute la longueur de ses côtés, le reste du char étant en blindage homogène laminé. Le train de roulement est protégé de chaque côté par sept plaques de blindage rectangulaire faisant office de jupes latérales. Les deux plaques blindées se trouvant à l'avant de train de roulement sont creuses et abritent un matériaux composite à base de céramique, la troisième est en alliage tandis que les quatre suivantes sont en acier.

Le blindage composite de type Burlington installé sur les tout premiers M1 prit la désignation de BRL-1 (Ballistic Research Laboratory), le blindage anglais fut modifié localement aux États-Unis et prit alors le nom de code « Starflower ». La composition du blindage Starflower était identique à celle du blindage Burlington mais l'agencement des matériaux sur le modèle américain était moins sophistiqué, ainsi sur le blindage Burlington américanisé, la résistance aux projectiles à énergie cinétique était inférieure. Au milieu des années 1980, la résistance du blindage composite ainsi que son épaisseur furent augmentés sur le M1 IP (Improved Performance) et le M1 A1, le blindage équipant ces modèles prenant alors la désignation BRL-2.

À partir de 1988, des M1A1 reçurent un nouveau blindage composite de fabrication américaine, possédant entre autres des mailles en uranium appauvri insérées profondément dans le blindage composite protégeant les deux faces avant de la tourelle, cette version sera renommée M1A1 HA pour Heavy Armor Package[18].
Sur le M1A2 et le M1A1 HC, l'agencement des mailles en uranium appauvri est optimisé, on parle alors de blindage à l'uranium appauvri de 2e génération (2nd generation Heavy Armor Package) qui équipera aussi les M1A1 des Marines sous la désignation de M1A1 HC et M1A1 HA+.

Le M1A1 FEP ainsi que la version modernisée du M1A2, le M1A2 SEP possèdent un blindage à l'uranium appauvri de 3e génération (3rd generation Heavy Armor Package) renforcé avec du graphite. À noter que les M1A1M et les M1A1SA qui équipent respectivement les Forces armées irakiennes et l'Armée royale marocaine ne possèdent pas de blindage à base d'uranium appauvri bien qu'ils bénéficient tous les deux du même blindage « Heavy Armor Package » de 3e génération utilisé sur le M1A2 SEP.

Blindage réactif ARAT-1 fixé sur les jupes latérales d'un M1 équipé du kit de combat urbain TUSK

Dans le cadre du programme TUSK, les M1 Abrams opérant en milieu urbain peuvent recevoir des cassettes de blindage réactif M19 ARAT-1[19] montés sur les jupes latérales. Les flancs de la tourelle et les jupes latérales peuvent aussi recevoir le blindage réactif ARAT-2 renforcé avec des tuiles blindées portant la désignation de M32 Scutum. Éventuellement, une grille anti-RPG peut venir recouvrir les filtres à air de la turbine. Pour améliorer sa résistance aux mines, le char peut recevoir une plaque ventrale en titane, pesant 1 260 kg, similaire à celles utilisées sous certains M551 Sheridan au Viêt Nam.

Une rangée de six lance-grenades fumigènes (8 sur le M1A1) est montée de chaque côté de la tourelle[20] Il est aussi possible d'installer sur le M1A1 un brouilleur infrarouge AN/VLQ-6 Hardhat sur l'emplacement réservé au viseur rotatif du chef de char équipant le M1A2[21].

Propulsion[modifier | modifier le code]

Mise en place d'une turbine Honeywell AGT1500 sur un M1A1 en 2003.
Gros plan sur le guidon du conducteur et du levier de changement de vitesse

C'est le premier blindé américain équipé d'une turbine à gaz, moins encombrante et plus facile à réviser et à remplacer, mais sa forte consommation en carburant pose un problème de logistique.

La turbine Honeywell AGT1500 développe une puissance de 1 500 CV et un couple de 3 754 newton-mètres. Dérivé d'un modèle utilisé par les hélicoptères, elle est polycarburant (essence, fioul, kérosène). Celle-ci est fabriquée jusqu'en 1998 par la Stratford Army Engine Plant. Elle est couplée, pour la première version du M1, à une boîte de vitesses Allison X-1100-3B Hydro-Kinetic à 4 rapports avant et 2 marches arrière.

La turbine permet de propulser M1 ayant en ordre de combat une masse de 55,7 tonnes à 72 km/h sur route et 48 km/h en tout terrain avec le limiteur présent. Le M1 peut faire, sans celui-ci, des pointes à presque 100 km/h mais cela endommage le train de roulement à cette vitesse. Ses réservoirs de 1 909 l lui donnent une autonomie de 465 km.

La durée de vie du moteur, jusqu'à ce que des réparations majeures soient nécessaires, est estimée de 1 800 heures ou 19 000 km alors que les moteurs diesel de chars, ont une durée de vie de 600 à 900 heures[3].

À noter que depuis 2007, l'installation d'une nouvelle turbine est envisagée[22] dans le cadre du programme TIGER (Total Integrated Engine Revitalization). Cette nouvelle turbine, la LV100-5, dégagerait moins de chaleur et consommerait de 33 % à 50 % de kérosène en moins tout en étant plus compacte, plus légère et plus silencieuse.

Transmission[modifier | modifier le code]

La boîte de mécanisme Allison X1100-3B est une version modifiée de la série de transmission X1100, elle est spécialement conçue pour être utilisé avec la turbine à gaz AGT1500 montée sur le M1 Abrams. Outre le fait de reprendre la fonction de transmission d'une boîte de vitesses, la boîte de mécanisme assure aussi la direction, le freinage ainsi que l'alimentation des ventilateurs assurant le refroidissement. Les ventilateurs installés de part et d'autre de l'échappement de la turbine sont utilisés pour refroidir le lubrifiant de la turbine ainsi que celui de la boîte de mécanisme. En outre, il est possible de générer un écran de fumée à l'aide du ventilateur gauche en vaporisant du carburant dans l'échangeur de chaleur servant à refroidir l'huile de la boîte de mécanisme. La freinage étant assuré par des freins à disque à bain d'huile actionnés hydrauliquement qui sont aussi utilisés comme frein de stationnement.

La boîte de mécanisme X1100-3B est une transmission automatique, les positions du sélecteur sont repérées par les initiales des termes anglais correspondants :

  • N(eutral) pour point mort : il n'est pas possible de déplacer le char en avant ou arrière. Par contre, il est capable de pivoter.
  • R(everse) pour marche arrière : deux rapports sont disponibles.
  • D(rive) pour marche avant normale : se faisant à l'aide de quatre rapports.
  • L(ow) pour basse vitesse : comme pour la position Drive, elle se fait à l'aide de quatre rapports, la vitesse de pointe est faible et le couple est plus important.

Coût[modifier | modifier le code]

Le prix unitaire d'un char M1A1 a été évalué à 5,3 millions de dollars américains en mars 2006[23]. En 2012, il est estimé à 7,5 millions de dollars. Le reconditionnement de 42 chars pour l'armée de terre des États-Unis cette année a été effectué pour 6,07 millions de dollars l'unité[5].

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

M1A1M Abrams en service en Irak lors d'un défilé en janvier 2011
Abrams australien en 2011.
Abrams de l'armée égyptienne déployé lors de la révolution égyptienne de 2011.
  • Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saouditeforces armées saoudiennes: 373 en 2006[24] qui sont améliorés dans la configuration M1A2S[24].
  • Drapeau de l'Australie AustralieAustralian Army: 59 M1A1SA (hybride avec un mélange d'équipements utilisé par les chars de l'US Army et du Corps des Marine, sans blindage en uranium appauvri) acheté en 2006, remplace le Leopard AS1 en 2007[25].
  • Drapeau de l'Égypte ÉgypteArmée égyptienne: 1 005 M1A1 en 2010. Chars coproduit dans ce pays à partir de kits américain par les usines de l'armée égyptienne[26]. 125 autres chars commandés en 2011[27]. Un total de 1 130 M1A1 prévu en 2016[28].
  • Drapeau de l'Irak Irakforces armées irakiennes: 140 M1A1M (dégradé, sans blindage en uranium appauvri) ont été livrés entre 2010 et 2011 à l'Irak pour 860 millions de dollars, financée pour moitié par les autorités irakiennes et pour l’autre grâce à l’aide financière américaine. L'objectif est d'en acquérir finalement 700. L'Irak à loué 22 M1A1 de l'US Army pour l'entrainement en 2008[29],[30],[31]; Les 11 premiers sont livrés en aout 2010[32] et les 9 derniers début septembre 2011[33]. A l'origine, quatre régiments de chars de la 9e division mécanisée dispose chacun de 35M1A1 et deux véhicules de dépannage lourds M-88A2[34].
  • Drapeau du Koweït Koweïtforces armées koweïtiennes: 218 M1A2 (dégradé, sans blindage en uranium appauvri)[35]
  • Drapeau du Maroc Maroc - Armée royale marocaine: 200 M1A1SA (Spécial blindage), contrat passé le 18 juin 2012.
  • Drapeau des États-Unis États-Unis – En 2009, United States Army et United States Marine Corps ont 8 725 versions de M1, M1A1 et M1A2 en inventaire[36],[37]:
    • US Army :
      • 1 547 versions de M1A2 et M1A2SEP[37]
      • 4 393 versions de M1A1[37]
      • 2 385 M1 (en réserve)
    • US Marine Corps :
      • 403 M1A1[37] (prit sur les stocks de l’US Army depuis 1990)

En 2012, plus 3 000 M1 sont sous cocon au Sierra Army Depot (en) dans le désert dans le comté de Lassen en Californie et l'US Army déclare qu'elle en veut 2 384 en service fin 2013[5],[38],[39].

En opérations[modifier | modifier le code]

Son baptême du feu eut lieu en 1991 lors de la guerre du Golfe où il s'est très bien comporté face à une force mécanisée conventionnelle en ne subissant qu'une vingtaine de pertes (dont plusieurs tirs fratricides).

À partir de 1995, l'armée américaine et les Marines américains l'emploient en Bosnie-Herzégovine puis en 1999 au Kosovo.

En 2003, lors de l'invasion de l'Irak, 1 100 M1A1 furent engagés causant des ravages dans l'armée régulière irakienne, mais en 2 ans d'opérations de guerre dite « asymétrique », 80 chars furent tellement endommagés qu'ils ont dû être ramenés aux États-Unis, avec 5 membres d'équipage tués à l'intérieur des chars et 10 en partie à l'extérieur.

Même si l'énorme majorité des quelque 770 Abrams touchés en Irak n'ont subi que des dommages mineurs, alors qu'ils étaient la cible privilégiée du feu ennemi pour des raisons symboliques, ces chiffres montrent un problème certain.

Des modifications sont donc en cours pour mieux l'adapter à la guerre urbaine. Il s'agit du programme TUSK (Tank Urban Survival Kit).

Dans le cadre de la guerre civile irakienne, plusieurs engins de l’armée de terre irakienne ont été endommagés ou capturés par les insurgés. L'État Islamique à détruit un minimum de 7 M1A1 et 2 qui ont été capturés intacts ont été dépouillés de leurs mitrailleuses et des munitions associées avant d’être détruit par le feu[40].

Versions[modifier | modifier le code]

M1 avec un canon de 105 mm en Allemagne de l'Ouest en 1986.
M1A2 TUSK
  • M1 : Version initiale avec le canon de 105 mm et la tourelle « courte », 3 273 exemplaires produits de 1979 à 1985
  • M1 IP Improved Performance : Un nombre limité d'exemplaires ont été produit en 1984. La tourelle est allongée pour accueillir un volume de blindage composite plus important sur la face avant de la tourelle.


  • M1A1 : Nouveau canon à âme lisse M256 de 120 mm, installation de nouveaux panneaux anti-souffle et d'un nouveau système NBC fonctionnant par surpression. Fixation d'un panier de rangement sur la nuque de la tourelle. Modèle produit de 1985 à 1992 à raison de 4 976 exemplaires.
  • M1A1 HA Heavy Armor : introduction d'un maillage en uranium appauvri dans les modules de blindage protégeant la face avant de la tourelle.
  • M1A1 HA+ : désignation non officielle du M1A1 HA possédant un nouveau maillage en uranium appauvri de 2e génération.
  • M1A1 HC Heavy Common : essentiellement un M1A1 HA+ avec un tableau de bord à affichage numérique.
  • M1A1 D Digital : remise à niveau de certains M1A1 HC pour atteindre un degré de sophistication similaire au M1A2 SEP.
  • M1A1 AIM Abrams Integrated Management : Intégration du système de communication et de gestion du champ de bataille FBCB2 comprenant un système de pilotage par carte 3D Blue Force Tracking affichant les chars alliés environnants. Le viseur TIS est remplacé par le viseur ITSS (Improved Thermal Imaging System) doté une nouvelle caméra thermique. L'affût pour la mitrailleuse lourde télé-opérée installée sur la coupole rotative du chef de char est équipé d'un gyrostabilisateur et reçoit une caméra thermique. Un téléphone est monté extérieurement pour communiquer avec l'infanterie. Le M1A1 AIM dispose aussi du système FTL (Far Target Locator), il permet au tireur du char de déterminer la position d'une cible visée. Le FTL est intégré au viseur thermique et au télémètre laser et est relié au GPS ainsi qu'à une boussole numérique, la précision de 35 mètres à une distance de 8 000 mètres. Ce système permet aussi de d'élaborer des solutions balistique pour un futur tir d'artillerie.
  • M1A1 M : Modèle équipant les nouvelles Forces armées irakiennes.
  • M1A1 SA Special Armor : destiné au marché de l'exportation, ce M1 est dépourvu de maillage en uranium appauvri.
M1A2 des forces armées du Koweït en 2011.
  • M1A2 : La protection est améliorée, le blindage de type Burlington laisse place à une composition similaire au blindage Chobham. Le maillage en uranium appauvri est considéré comme de deuxième génération à la suite d'un nouvel agencement. Au niveau des optiques et de l'armement, il y a quelques changements ; le chef de char a à sa disposition un viseur panoramique CITV à vision thermique installé devant la trappe du chargeur. Ce viseur ainsi que celui du tireur sont stabilisés sur les deux plans, facilitant le tir en mouvement lorsque le char évolue dans un terrain inégal. La coupole rotative du chef de char avec sa mitrailleuse montée sur affût télé-opéré est remplacée par une nouvelle coupole fixe possédant des épiscopes plus grands pour une meilleur visibilité, sa mitrailleuse lourde est montée sur un pivot. Le conducteur dispose d'un imageur thermique AN/VSS-5 ou AN/VAS-3, améliorant la conduite de nuit. L'électronique a subi aussi des changements : ajout d'un système de navigation inertielle POS/NAV (Position/Navigation), d'un système de partage d'informations IVIS (Intervehicular information system). Modèle produit de 1992 à 1999.
  • M1A2 SEP System Enhancement Package : Nouveau maillage en uranium appauvri de 3e génération, affichage d'informations sur des écrans plats, la conduite de tir est améliorée grâce à l'ajout de nouveaux microprocesseurs capable de stocker plus de données, meilleure ergonomie des commandes, amélioration des systèmes d'imagerie thermique. Installation du système FTL (Far Target Locator) utilisé aussi sur le M1A1 AIM. Un groupe auxiliaire de puissance de 254 kg, désigné UAAPU (Under Armor Auxilliary Power Unit) est installé dans le déport de caisse gauche, juste au-dessus du barbotin. Un réservoir de carburant d'une capacité de 230 litres occupait précédemment cet endroit. Un réfrigérateur à compression de vapeur (VCSU) est installé dans le panier à l'arrière de la tourelle, il s'agit d'un des deux éléments faisant partie du système de climatisation. La 1re division de cavalerie fut la première unité à recevoir le M1A2 SEP au début de l'année 2003, ils commencèrent à remplacer les M1A1D en Irak en fin 2003.
  • M1A3 : modèle allégé devant être présenté entre 2014 et 2017, incorporant un nouveau blindage de moindre masse, des chenilles souples en matériaux composites, un câblage entièrement réalisé en fibres optiques, un nouveau canon de 120 mm plus léger ainsi que de nouvelles suspensions[41].
M1 M1 IP M1 A1 M1A1 HA M1A1 HA+ M1A2 M1A2 SEP
Année de production de 1979 à 1985 1984 de 1986 à 1992 de 1988 à 1991 de 1991 à 1994[42] de 1992 à 1999 2003 à présent
Exemplaires produits 3273 894 5952 1328 834 77

+ 600 M1A1
transformés en M1A2

240

+ 300 anciens
modèles transformés en M1A2 SEP

Hauteur (mitrailleuse de toit comprise) 2m37 2m04
Garde au sol 480 mm 430 mm
Chenilles T156 T158 à semelles amovibles.
Masse en ordre de combat 54,5 tonnes 56,9 tonnes 57,2 tonnes 59,1 tonnes 61,3 tonnes 62,1 tonnes 63 tonnes
Masse de la tourelle 20,9 tonnes 23 tonnes 24,4 tonnes
Vitesse sur route 72 km/h 68 km/h
Ratio poids/puissance 27,5 ch/tonne 26,3 ch/tonne 26,2 ch/tonne 25,3 ch/tonne 24,4 ch/tonne 24,1 ch/tonne 23,8 ch/tonne
Autonomie 498 km 479 km 465 km 426 km 391 km
Carburant 1 909 litres 1 680 litres
Armement principal canon rayé M68 de 105 mm canon à âme lisse M256 de 120 mm
Munitions 55 obus 40 obus 42 obus
Système de filtration NBC individuel, par masques collectif, par surpression de l'habitacle

Variantes[modifier | modifier le code]

  • M1 Panther II : châssis de M1 radio-commandé à distance équipé d'un système de rouleau de déminage.
M104 Wolverine.

Prototypes[modifier | modifier le code]

  • XM1 : 9 prototypes construits en 1978
  • CATTB Component Advanced Technology TestBed : développé à la fin des années 1980, le CATTB aussi connu sous le nom de Block III devait succéder au M1A2 qui n'était même pas encore entré en service. Il se distinguait du M1 par l'utilisation d'un nouvelle tourelle équipé d'un blindage espacé modulaire, d'un canon électro-thermico-chimique XM291 de 120 mm à rechargement automatique, ainsi qu'un moteur diesel compacte Cummins XAP-1000, des gardes-boue en caoutchouc masquant le train de roulement et 64 lance-pots fumigènes à déclenchement automatique[45]. Il a été testé entre 1987 et 1988, son statut actuel est inconnu.
  • M1 TTB Tank Test Bed : l'équipage réduit à trois hommes prend place dans une capsule blindée à l'avant du char, la tourelle étant opérée à distance, le canon M256 de 120 mm est approvisionné automatiquement par un barillet d'une quarantaine d'obus.
  • M1 AGDS Air Ground Defence System : concept de version antiaérienne monté sur le châssis du Abrams étudié dans les années 1990. Nouvelle tourelle équipée de deux canons Bushmaster III de 35 mm pilotés par radar ainsi que du système ADATS
  • M1 ARV Armored Recovery Vehicle : char de dépannage basé sur le châssis du M1 visant à remplacer les M88, il perd la compétition face au M88A2 Hercules.
  • M1 Grizzly ABV : engin de génie ayant servi de prototype au M1 ABV

Présence dans les jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Dans le jeu vidéo de stratégie Empire Earth : le joueur peut construire des chars M1 dans ses usines durant l'ère atomique - Moderne (époque 12).

Le véhicule est présent dans de nombreux jeux vidéo de guerre. Ainsi, on peut piloter un M1A2 Abrams dans les jeux Battlefield 2, Battlefield: Bad Company 2, Battlefield 3 ainsi que dans le mod Desert Combat pour Battlefield 1942. Operation Flashpoint, World in Conflict et ArmA offrent aussi cette possibilité. Il apparaît également dans les jeux vidéo Call of Duty 4: Modern Warfare, Modern Warfare 2 et Modern Warfare 3 dans le quel on peut prendre le poste de mitrailleur.

Shattered Union permet aux joueurs choisissant la faction américaine d'utiliser un M1. Dans les jeux de la série Armored Fist (en) lui est entièrement consacrée, le joueur pouvant prendre les commandes de chaque char à choisir parmi les 16 d'un bataillon ; il y est opposé à son équivalent russe, le T-90. Dans les jeux Wargame: European Escalation, Wargame: Airland Battle et Wargame: Red Dragon, on peut utiliser la variante M1,M1IP et M1A1 de l'Abrams l'armée de l'OTAN et des États-Unis.

Dans le jeu Metal Gear Solid, lors de sa première rencontre avec Vulcan Raven, Solid Snake l'affronte alors que Raven est aux commandes d'un M1 Abrams, finalement, Snake detruira le tank d'une grenade glissé directement dans le canon.

Dans Wargame: European Escalation, un jeu vidéo de stratégie en temps réel développé par le studio français Eugen Systems, le M1 Abrams ainsi que ses versions M1IP et M1A1 sont des unités des États-Unis

Dans Wargame: Airland Battle, la suite de Wargame: European Escalation, le M1 Abrams ainsi que ses versions M1IP et M1A1 sont des unités des États-Unis

Dans Wargame: Red Dragon, la suite de Wargame: Airland Battle, le M1 Abrams ainsi que ses versions M1IP, M1A1, M1A1HA, M1A1HC et M1A2 sont des unités des États-Unis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.globalsecurity.org/military/systems/ground/m1-specs.htm
  2. http://www.motortrend.com/classic/roadtests/8204_first_test_m1_abrams/viewall.html
  3. a, b et c « M1 Abrams », sur Army Guide (consulté le 21 juillet 2013)
  4. Alain Chin, « A Lima, dans l'Ohio, le spectre des fermetures d'usine », sur Le Monde,‎ 25 septembre 2012 (consulté le 29 septembre 2012)
  5. a, b et c F de St V, « Kafka et les chars que l’US Army ne veut pas mais qu’elle aura », sur Alliance géostratégique,‎ 1er mai 2013 (consulté le 7 mai 2013)
  6. « M1 Abrams », Trucks & Tanks Magazine, no HS n° 10,‎ avril/mai 2012, p. 12 (ISSN 1957-4193)
  7. Hugues Wenkin, « Feu ! », Trucks & Tanks Magazine, no 12,‎ mars/avril 2009, p. 86 (ISSN 1957-4193)
  8. Jean-Jacques Cécile, « Obus de char à longue portée », sur Assaut,‎ 23 février 2009
  9. « XM1111 Mid Range Munition », sur Deagel,‎ 2 février 2013 (consulté le 4 mars 2013)
  10. (de) Munition der deutschen 120 mm Panzerkanone Rheinmetall
  11. http://www.globalsecurity.org/military/systems/munitions/m829a1.htm
  12. http://www.defense-update.com/products/digits/120ke.htm
  13. a et b (en) Gary W. Cooke, « M256 120mm Smoothbore Gun », sur inetres.com
  14. http://www.fas.org/man/dod-101/sys/land/m830a1.htm
  15. http://www.atk.com/capabilities_defense/cs_ms_w_tgs_120ammo.asp
  16. http://www.pmulcahy.com/tanks/us_tanks.html
  17. (en) R. P. Hunnicutt, "Patton: A History of the American Main Battle Tank." 1984, Presidio Press, 314 p. (ISBN 978-0-891-41230-4)
  18. http://www.inetres.com/gp/military/cv/tank/M1.html
  19. https://www.fbo.gov/index?s=opportunity&mode=form&tab=core&id=6792c947c7e126fde8ecfa3e13d74679
  20. http://www.armyrecognition.com/index.php?option=com_content&task=view&id=206
  21. http://www.army-guide.com/eng/product3794.html
  22. http://www.defenseindustrydaily.com/aim-programs-m1a1-tank-refits-and-rebuilds-continue-0440/
  23. Forecast International
  24. a et b « The 2006 Saudi Shopping Spree: $2.9B to Upgrade M1 Abrams Tank Fleet » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-25
  25. « Australian National Audit Office report on the DMO project Land 907 », Australian National Audit Office (consulté le 9 juin 2009)
  26. « M1A1 / M1A2 Abrams Main Battle Tank », Army Technology (consulté le 30 juin 2010)
  27. http://www.dsca.osd.mil/PressReleases/36-b/2011/Egypt_10-67.pdf
  28. (en) « The U.S. TACOM Lifecycle Management Command has awarded General Dynamics Land Systems, a business unit of General Dynamics, a $395 million contract for work under the Egyptian tank co-production program. », sur Army Guide,‎ 17 novembre 2011 (consulté le 25 novembre 2011)
  29. « Procurement: Iraq Buys What It Knows », Strategypage.com,‎ 18 décembre 2008 (consulté le 9 juin 2009)
  30. "Iraqi military plans major arms purchase". Your Defence News, 16 December 2008.
  31. M1 Abrams Tanks for Iraq. Defense Industry Daily, 15 March 2009.
  32. Agence France-Presse, Iraq takes delivery of American tanks, defencetalk.com,‎ August 9, 2010 (lire en ligne)
  33. Guillaume Belan, « L’Irak reçoit ses derniers chars Abrams », sur Force Operationq Blog,‎ 4 septembre 2012 (consulté le 5 septembre 2012)
  34. « Fin de livraison des M1A1 Abrams destinés à l'IRAK »,‎ Septembre 2011 (consulté le 8 octobre 2014).
  35. M1 Abrams. Militarium.net]
  36. Fabio Prado, « Main Battle Tank - M1, M1A1, and M1A2 Abrams », Armorsite,‎ 10 December 2009 (consulté le 9 juin 2009)
  37. a, b, c et d John Pike, « M1 Abrams Main Battle Tank », Globalsecurity.org,‎ 27 April 2005 (consulté le 9 juin 2009)
  38. (en)Drew Griffin, Kathleen Johnston, « Army to Congress: Thanks, but no tanks », sur CNN,‎ 9 octobre 2012 (consulté le 7 mai 2013)
  39. Aaron Mehta, Lydia Mulvany, « The M1 Abrams: The Army tank that could not be stopped », sur National Broadcasting Company,‎ 28 juillet 2012 (consulté le 7 mai 2013)
  40. (en) « Vehicles and equipment captured, operated and destroyed by the Islamic State inside Iraq », sur Oryx Blog,‎ 22 novembre 2014 (consulté le 29 novembre 2014).
  41. http://usmilitary.about.com/od/armyweapons/a/abrams.htm
  42. M1 Abrams at War, Michael Green, p. 30
  43. (en) Assault Breacher Vehicle (ABV)
  44. (en) 2013 Weapon Systems Handbook, Army AL&T Magazine,‎ 2012, 378 p. (lire en ligne), p. 40
  45. http://img524.imageshack.us/img524/577/m1cattb.jpg

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]