Châteaugay

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec Châteauguay, une ville québécoise de la Montérégie, en banlieue sud de Montréal.
Châteaugay
Image illustrative de l'article Châteaugay
Blason de Châteaugay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Riom
Canton Riom-Ouest
(Châtel-Guyon à partir de 2015)
Intercommunalité Clermont Communauté
Maire
Mandat
René Darteyre
2014-2020
Code postal 63119
Code commune 63099
Démographie
Gentilé Châteaugayres
Population
municipale
3 160 hab. (2012)
Densité 348 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 07″ N 3° 05′ 08″ E / 45.8519, 3.085645° 51′ 07″ Nord 3° 05′ 08″ Est / 45.8519, 3.0856  
Altitude Min. 320 m – Max. 537 m
Superficie 9,08 km2
Localisation

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Châteaugay est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne. Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Ses habitants sont appelés les Châteaugayres.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à l'extrémité d'un plateau basaltique volcanique (le plateau de Lachaud, provenant de la Chaîne des Puys) qui domine la plaine de la Limagne.

Elle fait partie du canton de Riom-Ouest jusqu'en 2015 ; le redécoupage des cantons de 2014 le situera dans le canton de Châtel-Guyon[1].

Que vous arriviez de Riom au nord ou de Clermont-Ferrand au sud, le village de Châteaugay se distingue de prime abord par la fière silhouette de son donjon médiéval, assis sur un plateau dominant la Limagne et comme ramassé au pied de la chaîne des Puys.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Elle est limitrophe avec 7 communes[2] (les communes en italique sont indiquées à titre de repère) :

Rose des vents Riom, Marsat Ménétrol Rose des vents
Malauzat N
O    Châteaugay[3]    E
S
Blanzat, Clermont-Ferrand Cébazat, Gerzat

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le plateau basaltique de la Bade se prolonge vers Chateaugay (Lachaud) où l'on trouve une carrière encore en activité. De l'autre côté du Bédat on trouve un plateau de même niveau (La Plaine) dont la carrière a été désaffectée il y a quelques années.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Chateaugay se rattache aux relevés de Clermont-Ferrand qui est la station météorologique la plus proche, à 15 km au sud.

Située à l'est de la chaîne des Puys, la région clermontoise est caractérisée par une des plus fortes amplitudes thermiques annuelles de France. L'été chaud est marqué par des orages tandis que l'hiver est froid et sec. La station de mesures de Météo-France a ainsi enregistré les températures extrêmes de +40,7 °C en juillet 1983 et de -29,0 °C en février 1929. La région clermontoise se situe en zone de rusticité 8a.

La commune de Châteaugay a connu 1 593 heures d'ensoleillement en 2014, contre une moyenne nationale des villes de 1 664 heures de soleil. Châteaugay a bénéficié de l'équivalent de 66 jours de soleil en 2014. La commune se situe à la position n°17 210 du classement des villes les plus ensoleillées.

La commune de Châteaugay a connu 459 millimètres de pluie en 2014, contre une moyenne nationale des villes de 652 millimètres de précipitations. Châteaugay se situe à la position n°34 527 du classement des villes les plus pluvieuses.


Températures

Record de chaleur 36,8 °C Record de froid -4,0 °C

Pluie

Précipitations maximales 149 mm Précipitations minimales 13 mm

Vent

Vitesse de vent maximale 104 km/h

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la voie express RD 2009 (anciennement la route nationale 9). Ses accès à la commune sont :

  • la RD 21 ;
  • la RD 402 (et ses antennes RD 402C, RD 402D et RD 402E) ;
  • la RD 763.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

La ligne 31 dessert la commune de Châteaugay, aux heures de pointe du lundi au samedi ; en heures creuses, le transport à la demande prend le relais[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

De caractère rural et vigneron pendant toute la première moitié du XXe siècle, le village devient peu à peu une commune résidentielle avec la réalisation d'un grand nombre de constructions individuelles. Deux zones artisanales et commerciales, l'une dans le bourg, l'autre en bordure de la route départementale 2009, complètent le tissu économique local.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Bel-Air[5].

Au temps des volcans:[modifier | modifier le code]

Châteaugay appartenait à la Limagne, cette plaine qui s’est peu à peu enfoncée par rapport au plateau des Dômes. Il y a quelques millions d’années, une grande nappe de basalte s’est écoulée d’un volcan, aujourd’hui oublié. Cette carapace épaisse de plusieurs dizaines de mètres a recouvert les marnes et les calcaires du lac de Limagne. Au fil du temps, l’érosion a dégagé sur trois côtés cette table de basalte qui s’avance au dessus de la plaine. En contrebas de Châteaugay, le quartier des caves a été creusé dans une roche d’aspect poivré, d’où son nom de pépérite. Cette roche s’est formée dans une cheminée volcanique où les particules de basalte se sont mélangées à des sédiments marno-calcaires non encore consolidés. On distingue sur les parois de ces caves les coups de pics qu’y donnèrent les prisonniers autrichiens à la période de la révolution et de l’Empire. La roche est suffisamment tendre pour se creuser facilement et assez cohérente pour que les voûtes tiennent sans pilier. Du Néolithique à l’époque gallo-romaine : les plateaux qui portent Châteaugay, Lachaud et Champ Griaud ont pu être des sites d’habitat perchés puisque du mobilier néolithique y a été découvert. Le mont Querrier, entre Pompignat et Ladoux, domine très légèrement la plaine et pourrait correspondre à un site d’oppidum.

Du Moyen-Age à la Révolution : [modifier | modifier le code]

L’organisation paroissiale : le centre de la future paroisse de Châteaugay fut pendant une longue période le village de Pompignat. L’église existant depuis 959, avait le double vocable de Sainte Croix et le titre de Saint Clément. Vendue comme bien national en 1792, elle fut aussitôt détruite. Depuis 1721, le curé résidait à Châteaugay, la cure de Pompignat s’étant écroulée. La première église de Châteaugay fut la chapelle du château, construite en 1385, à seul usage seigneurial. Au sud-ouest, une échauguette remplissait la double fonction de poste de guet et de clocher. C’est probablement Madeleine de Châteauneuf qui dédia la chapelle à Sainte Madeleine. Au XVIIème siècle, les habitants construisirent leurs maisons autour du château, suite aux combats contre les ligueurs. Il fallut donc agrandir l’église pour une population de 400 âmes. Ce fut fait le 22 juillet 1689, jour de la Sainte Madeleine, par une messe et une procession, devant le notaire royal, deux chanoines de la cathédrale de Clermont et les deux curés. La statue de Sainte Madeleine date du XVIIème siècle. Lors de la Révolution, des vignerons châteaugaires, craignant des actes de vandalisme, cachèrent la statue dans un foudre où elle resta 5 ans. De la même façon, le curé réfractaire Delpeuch dut se cacher à Davayat.

Le château : un premier château appartenant à la famille de Vigosche est construit au XIIIème siècle en rebord du plateau. Il s’agit d’une excellente vigie, dominant la plaine de 150 mètres et protégeant Pompignat comme une poule ses poussins. Ce castel passe dans la famille de Giac dont l’un des membres devient chancelier des ducs de Berry et de Bourbon. Pierre de Giac transfome la première citadelle en « Chasteaugay » en 1381. Avec son formidable donjon carré et crénelé, ses tours rondes, son enceinte, il est dessiné par Guillaume Revel dans son armorial du XVème siècle. Cinq siècles plus tard, sa silhouette altière sert à promouvoir les vins locaux. A la Renaissance, la cour intérieure est ornée d’une belle porte du XVème siècle, sculptée de choux et de pinacles, avec l’écu incliné de la famille de Laqueille. En mai 1789, les marquis de Laqueille et de Lafayette se rencontrent ici pour préparer les états généraux. Après l’abolition des droits féodaux (1789) et le départ en émigration des nobles, le désir est grand de se débarrasser de ces signes de « la tyrannie et de l’esclavage ». On comble les douves, on abat les enceintes et cet espace devient terrain à construire. Il était question d’abattre la forteresse en 1828 pour fournir de la pierre à bâtir mais ce projet ne se réalisa pas.

Les croix : Elles ont par le passé durablement marqué le paysage et les pratiques socio-culturelles. La croix la plus ancienne remonte à 1605 et porte le nom de La Perrière qui évoque les balistes à jet de pierre de la tour ronde du château. La croix d’Arpin (1646), située en plein vignoble, est une croix de rogations où la population venait processionner pour obtenir une protection divine contre les fléaux atmosphériques. La croix de la Bionne (1878) était dotée d’une pierre de Volvic servant de reposoir aux convois funèbres se dirigeant de Pompignat à Châteaugay.

Les caves : c’est le seigneur qui donnait jadis l’autorisation de creuser une cave dans les pépérites. Plus tard, après la Révolution, les paysans se mettaient à trois ou à six pour creuser et déblayer. Ensuite, ils montaient des cloisons et se partageaient le local. D’autres construisaient deux étages avec escalier commun et porte particulière. Ces caves sont aérées par des cheminées de plusieurs mètres qui débouchent sur le terrain qui leur sert de toit. Ce quartier des caves est assez exceptionnel.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2014, René Darteyre a été élu maire au 1er tour avec 58,70 % des voix, il acquiert 19 sièges au conseil municipal dont 2 au conseil communautaire. Raymond Lambert a été battu avec 41,29 % des voix et acquiert les 4 sièges restants. Le taux de participation est de 67,18 %[6].

Aux élections européennes de 2014, la liste UMP a recueilli 22,47 % des voix, suivie par la liste FN avec 18,94 %. Le taux de participation est de 46,12 %[7].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

  • Liste « Réussir ensemble pour Châteaugay »[8] présidée par René Darteyre : majorité (19 sièges)
  • Liste « Agir pour Châteaugay »[8] présidée par Raymond Lambert : opposition (4 sièges)

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1983
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1985 Paul Fugier PS Ingénieur Météo
1985 1989 Geneviève Desbordes SE Avocate
1989 2001 Patrice Brault SE Médecin
2001 2014 Bernadette Chassefière SE Employée
2014 en cours René Darteyre   Retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 160 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
868 697 1 006 997 993 1 158 1 160 1 174 1 211
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 238 1 228 1 185 1 153 1 180 1 176 1 240 1 266 1 217
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 090 976 908 777 802 855 803 786 1 023
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 452 1 847 2 144 2 410 3 050 2 963 3 074 3 105 3 160
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Châteaugay dépend de l'académie de Clermont-Ferrand. Elle gère l'école maternelle publique des Cèdres et une école élémentaire publique[11].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Jardins et espaces verts[modifier | modifier le code]

Le parc Jay : situé dans le centre du village, ouvert à différentes animations, arboré et comportant notamment un grand cèdre.

Santé[modifier | modifier le code]

Trois docteurs médecine générale, une pharmacie, un cabinet d'infirmiers (ères), une kiné, une dentiste.

Sports[modifier | modifier le code]

AS MALHAS DE  CHATEAUGAY 

JOGO DA MALHAS (jeu de Malhas)

BASKET A.S. CHATEAUGAY BASKET

Danse Expression Corporelle A.A.C.C. Association Artistique et Culturelle de Châteaugay

MODERN'JAZZ

BOUGER DANSER ZUMBER

FOOTBALL ASC FOOT

AMICALE LAIQUE DE CHATEAUGAY

PETANQUE La Casteljoyeuse

RUGBY ASC Rugby

SPORT ADAPTE

TENNIS A.T.C.

POMPONS de CHATEAUGAY

VIET VO DAO

V.T.T. VTT ARVERNES LABRO CHATEAUGAY

Médias[modifier | modifier le code]

France 3 Auvergne, France Bleu Pays d'Auvergne

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Châteaugay ; édifié sur l'emplacement du château de Vigoche du XIe siècle. Les seigneurs de Vigoche sont cités au milieu du XIIIe siècle. Le château et la seigneurie sont acquises par les sires de Giac au milieu du XIVe siècle. En 1381, Pierre de Giac, chancelier du Duc de Berry, et futur chancelier de France, fait reconstruire l'édifice qu'il baptise Château-Gay.
    Il comportait à l'origine un bâtiment central et deux tourelles de guet, auxquels furent ajoutées deux tours cinquante ans plus tard, puis au XVe siècle et à la Renaissance différentes extensions et décorations, dont une superbe porte de pierre dans la cour intérieure. Le château, d'où l'on a une vue saisissante sur la Limagne, les Monts du Forez, et la Chaîne des Puys, est ouvert à la visite. Son donjon carré du XIVe siècle est demeuré intact[12]. Superbement dressé au-dessus du village, le château situé à l’extrémité de l’éperon basaltique construit en pierre de Volvic domine le village et la plaine de Riom. Ce fut Pierre de Giac, chancelier du Roi de France Charles VI, qui le fit édifier en 1381 sur l’emplacement des ruines d’un château du XIè siècle ayant appartenu à la famille de Vigosche. Il comportait à l’origine le bâtiment central et aux deux angles des tourelles de guet, puis cinquante ans plus tard deux belles tours rondes appelées le Fort et la Perrière. A la fin du XVème siècle, la famille de Laqueuille devenue propriétaire du château fit agrandir la chapelle, les salles et les fenêtres ; mais le château restait à peu près seul sur la colline, entouré par des douves de 7 mètres et par un mur de soutènement impressionnant à l’Est. Avec la renaissance la cour intérieure fut décorée par une magnifique porte sculptée, par un escalier en pierre et d’autres aménagements contribuant à transformer la forteresse en un séjour de plaisance. En mai 1789 le château fut le siège des rencontres entre le marquis de Lafayette et les marquis de Laqueuille pour préparer les réformes des Etats Généraux et l’abolition des privilèges par les délégués des trois ordres réunis à Riom. A notre époque le château accueille les manifestations culturelles qui sont organisées sous forme d’expositions d’œuvres d’art. Il permet en outre à ses visiteurs d’admirer son intéressante architecture et de jouir d’une vue sur un ravissant amphithéâtre de collines et de montagnes dominées par le Puy-de-Dôme et sur un terroir fertile semé de vignes exposées au soleil, produisant un vin savoureux particulièrement apprécié.
  • Le Vignoble ; en 1809 lorsque Napoléon Ier fit établir le premier cadastre, tout le coteau exposé au sud et à l’est en bordure de la plaine de la Limagne était recouvert de vignes. Le vignoble de Châteaugay (Gamay et Chardonnay) s'étend sur ses coteaux depuis le XVIIIe siècle, et produit un vin d'appellation VDQS Côtes d'Auvergne. A Châteaugay, la vigne est depuis fort longtemps sur le coteau exposé au sud et à l’est en bordure de la plaine de la Limagne. On peut constater qu’en 1809 lorsque Napoléon 1er fit établir le 1er cadastre, tout le coteau était recouvert de vignes.
    Avec 5 hectares replantés en 2003 sous l’appellation Châteaugay, le vignoble local est en passe d’atteindre les 100 hectares.
    Avant 1900, c’était devenu le revenu principal. On plantait de la vigne même en plaine, où elle craint les fortes gelées printanières, ou en altitude où le raisin mûrit mal et fournit des vins acides. La fortune des gros propriétaires transparaît dans les grosses maisons à plan cubique, à cour fermée, des années 1880-1900.
    Puis vint le phylloxéra qui obligea à arracher tous les ceps et à replanter des plants américains greffés. A peine le vignoble reconstruit, la première guerre mondiale faucha toute une génération de jeunes gens, sans parler des chevaux, seul moyen de traction. A cette litanie de calamités, on pourrait ajouter le mildiou de 1910, la grêle de 1951, sept années de gel à répétition entre 1950 et 1958. Dans les années 1960, les coteaux de Châteaugay étaient en appellation simple. A l’instigation de Pierre Lapouge, alors président de la Fédération viticole du Puy-de-Dôme, et de quelques autres vignerons, le label Vin Délimité de Qualité Supérieure (AOVDQS) fut obtenu en 1978. Ce sacre de la qualité venant de l’INAO fut long à obtenir mais il fut un argument décisif pour maintenir quelques professionnels restants à la vigne. Peu à peu, le commerce du vin changea de nature. La vente ne se fit plus en fût mais en bouteille, cachetée, étiquetée, labellisée. Les gens viennent acheter à la cave ou au caveau. L’encépagement (gamay et pinot noir pour le rouge, chardonnay pour le blanc), la densité des ceps à l’hectare, le rendement de vendange, la date de maturité et quelques autres critères forment un cahier des charges appliqué par tous les viticulteurs de métier.
    De nos jours les vignerons s’appliquent à moderniser leurs exploitations dans le respect de la tradition et de la qualité pour produire des Côtes d’Auvergne de Châteaugay.
    Ici, sur un sous-sol calcaire recouvert de cendres volcaniques se cultivent principalement le Gamay vinifié pour une majeure partie en rouge mais aussi en rosé ; ainsi que le Chardonnay pour le rouge et un tout petit peu de Pinot, le tout sur des vignes plantées pour la plupart à 1.20 m x 0.90 et vendangées à la main.
    Le Châteaugay rouge est de couleur rubis foncé, il développe des arômes épicés et fruités, il est fin et équilibré en bouche. Il a une certaine aptitude à la garde (3 à 5 ans) et doit se boire frais (15°).
    Le Châteaugay gris (que l’on appelle ici rosé) développe des arômes d’agrumes, il a un gout frais et fruité et doit se boire très frais (8°).
    Le Châteaugay blanc a des arômes fruités, il est long en bouche, très aromatique, élégant ; il peut se conserver longtemps (10 ans) et se boit très frais.
    Dès 1929 les vignerons obtiennent l’appellation « Côteaux de Châteaugay » puis Côtes d’Auvergne Châteaugay afin de bien faire ressortir la spécificité de ce « grand cru d’Auvergne »
  • Rue des caves ; elle est bordée de caves creusées directement dans la pépérite, par des prisonniers à l'époque de Napoléon Ier.
  • L'église nouvelle ; cette église qui n'était plus depuis longtemps utilisée pour le culte, a été désacralisée le 1er juin 1981 par l'évêque de Clermont-Ferrand Jean Dardel[13].
  • Une école construite dans les années 1970 aux formes intéressantes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Châteaugay mi-parti, au premier d'or à la croix engrêlée de gueules, au second d'or à la croix ancrée d'azur.
Variante du blason de Châteaugay écartelé, au premier d'or à la bande d'azur accompagnée de six merlettes de sable posées en orle, au second de gueules à la tour d'argent, au troisième, de gueules au bousset d'argent, au quatrième, de sable à la croix dentelée d'or.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme
  2. Châteaugay sur le Géoportail
  3. Châteaugay sur Lion 1906
  4. SMTC/T2C, Guide horaires valable du 13 janvier au 29 juin 2014 Site T2C, rubrique horaires.
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Résultats des élections municipales 2014 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  7. Résultats des élections européennes 2014 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  8. a et b Listes aux élections municipales de 2014
  9. Marc Prival, Mémoire en France : Blanzat et Châteaugay, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan Sutton,‎ 2004, p. 6.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012
  11. Annuaire des établissements scolaires de Châteaugay sur le site du Ministère de l'Éducation nationale
  12. Charles-Laurent Salch, Les plus beaux châteaux forts en France, Strasbourg, Éditions Publitotal,‎ 1987, p. 71-72.
  13. Marcel Pierre et Maryse Pierre, Clochers de Basse-Auvergne, Nonette, Éditions Créer,‎ 2006, p. 265.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Prival, Mémoire en France : Blanzat et Châteaugay, Saint-Cyr-sur-Loire, éditions Alan Sutton,‎ 2004

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]