Château de Biron

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Château de Biron
Image illustrative de l'article Château de Biron
Le château de Biron
Début construction XIIe siècle
Propriétaire initial Famille de Gontaut-Biron
Propriétaire actuel Propriété du Conseil général de Dordogne
Protection Logo monument historique Classé MH (1928)
Coordonnées 44° 37′ 56″ N 0° 52′ 21″ E / 44.632222, 0.8725 ()44° 37′ 56″ Nord 0° 52′ 21″ Est / 44.632222, 0.8725 ()  
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Commune Biron

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(Voir situation sur carte : France)
Château de Biron

Géolocalisation sur la carte : Dordogne

(Voir situation sur carte : Dordogne)
Château de Biron

Le château de Biron est un château français situé sur la commune de Biron dans le département de la Dordogne en région Aquitaine.

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 17 février 1928[1].

Présentation[modifier | modifier le code]

"En sortant de la forêt, soudain, on remarque, perché sur une butte, massif, dominateur, royal, le château de Biron. La vue s'y étend à l'infini au-dessus des bois, des monts du Limousin aux Pyrénées"[2].

Situé dans la vallée de la Lède, dans le Périgord pourpre, il était le siège de l'une des quatre baronnies du Périgord, avec Beynac, Bourdeilles et Mareuil.

Il fut la propriété de la famille de Gontaut-Biron qui acquit par alliance la baronnie de Biron au XIIe siècle, avant d'être pris par les Albigeois en 1211, par Simon IV de Montfort en 1212, qui exécuta son seigneur, et par les Anglais aux XIVe et XVe siècles qui le saccagèrent.

Il fut érigé en duché-pairie en 1598.

Quatre ans après, Charles de Gontaut, duc de Biron, convaincu d'une nouvelle conspiration contre son roi et son pays et jugé coupable de haute trahison, fut décapité dans la cour de la Bastille à Paris (13/07/1602). Son orgueil et son suicidaire entêtement à ne pas reconnaître devant Henri IV son ultime trahison aurait inspiré l'expression populaire "Con comme Biron".

Les Gontaut-Biron comptèrent quatre maréchaux et cinq ducs et pairs de France, dont Armand-Louis, duc de Lauzun, qui combattit avec La Fayette en Amérique, prit part aux États généraux de 1789 et fut guillotiné à Paris en 1793.

Du XIIe au XVIIIe siècle, chaque siècle a laissé son empreinte, évoquant les vicissitudes de cet édifice monumental :

  • donjon du XIIe siècle,
  • chapelle à double étage (1515), a conservé les tombeaux de Pons de Gontaut, baron de Biron, mort en 1524, et de son frère Armand, évêque de Sarlat, mort en 1531; les têtes des gisants ont été martelées ;
  1. cour ouverte sur le Nord par une très grande arcade en plein cintre donnant accès à une terrasse couverte à colonnes jumelées et fermée par une balustrade en fer forgé donnant sur un énorme escalier inachevé (début XVIIIe siècle ?);
  1. grand escalier de pierre à rampe en fer forgé ;
  2. salle de justice à l'Ouest;
  • importantes cuisines voûtées à l'Est, avec citernes;
  • La "Salle des États de Guyenne", longue de vingt mètres sur onze.

De cette incroyable juxtaposition de bâtiments résulte un ensemble architectural exceptionnel, d'un attrait tout particulier.

De 1883 à 1939 la demeure appartint par héritage au grand collectionneur Guillaume de Gontaut (1859-1939), marquis de Biron et de Saint-Blancard (branche cadette de la famille) et dernier du nom propriétaire du château. Il posséda, entre autres, un ensemble de dessins de Tiepolo, vendus depuis à un musée américain mais malgré la légende, il n'a pas donné son nom au prestigieux marché d'antiquités des "Puces" de Paris.

Jusqu'à la fin du XIXe siècle la chapelle castrale comptait deux œuvres d'art, des groupes sculptés, le Christ mort sur les genoux de la Vierge, "dressé en retable au-dessus de l'autel", l'autre, une Descente de Croix - dont un surmoulage en terre cuite est mentionné dans une chapelle de Verdelais (33) - qui ont quitté les lieux et sont "au moins depuis 1914" (Chapoullié, 1954) au Metropolitan Museum de New-York.

En 1959 y fut tourné en partie le Capitan un film d' André Hunebelle avec Jean Marais et Bourvil.

En 1978 le département reçoit en don de son dernier propriétaire - ou acquiert ? - un château en très mauvais état [3] en vue de le restaurer.

C'est pourquoi, dans le cadre de l'Association des Amis du Château de Biron créée en 1980, Béatrice Gonzalez de Andia, arrière-petite-fille de Marie de Gontaut-Biron et d'Archambaud de Talleyrand-Périgord, ancienne condisciple de Jacques et Bernadette Chirac à "Sciences-Po" Paris, puis déléguée générale à l'Action Artistique de la Ville de Paris, s'impliqua dans un projet de sauvetage de la demeure. Amie de l'architecte en chef des Monuments Historiques compétent, elle soumit en 1981 un solide dossier à Jack Lang, nouveau ministre de la Culture, et obtint rapidement les crédits nécessaires pour procéder aux réparations les plus urgentes du manoir[4].


En 1994 y fut tourné le film La Fille de d'Artagnan avec Sophie Marceau et Philippe Noiret[5].

En 2012 ont commencé des travaux de rénovation de la charpente de l'aile des Maréchaux, prévus pour une durée de deux ans et un coût de 2,3 millions d'euros[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00082386 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. (René Chapoullié, Périgord, Arthaud, 1954, p.203)
  3. a et b Adrien Vergnolle, Biron au long cours, Sud Ouest édition Dordogne du 29 juin 2012.
  4. (réf. Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Châteaux et châtelains, Anne Carrière, 2005, p.50)
  5. La Fille de d'Artagnan sur IMDb, consultée le 26 avril 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Babelon - Châteaux de France au siècle de la Renaissance - p. 261 - Flammarion - Picard éditeur - Paris - 1989 -(ISBN 2-08-012062-X), (ISBN 2-7084-0387-7)
  • Gérard Denizeau - Larousse des châteaux - p. 187 - Larousse - Paris - 2005 - (ISBN 2-03-505483-4)
  • Jacques Lagrange - Le Périgord des Mille et Un Châteaux - Pilote 24 édition - Périgueux - 2005 - (ISBN 2-912347-51-3)
  • Charles-Laurent Salch - Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France - p. 157 - Éditions Publitotal - Strasbourg - 1979
  • Françoise Tetart-Vittu, Le château de Biron, p. 214-244, dans Congrès archéologique de France. 137e session. Périgord Noir. 1979, Société Française d'Archéologie, Paris, 1982

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]