Mohamed Khider

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Mohamed Khider
Mohamed Khider
Mohamed Khider
Fonctions
député de l'Algérie française
28 novembre 19463 juillet 1951
Législature Ire législature de la IVe République
Ministre d'État du Gouvernement provisoire de la République algérienne
19 septembre 195822 juillet 1962
(&&&&&&&&&&&014023 ans, 10 mois et 3 jours)
Président Ferhat Abbas
Omar Oussedik (en)
Benyoucef Benkhedda
Biographie
Date de naissance 13 mars 1912
Lieu de naissance Alger (Algérie)
Date de décès 4 janvier 1967 (à 54 ans)
Lieu de décès Madrid (Espagne)
Parti politique PPA (1936-1941)
MTLD

Mohamed Khider, (arabe : محمد خيضر) né le 13 mars 1912 à Alger en Algérie et mort assassiné le 4 janvier 1967 en Espagne, est issu d'une famille modeste originaire de Biskra. Il milite très tôt en faveur de l'indépendance.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1934, il adhère à l'ENA (Étoile nord-africaine). Le 2 août 1936, il milite au sein du PPA (Parti du Peuple Algérien). En 1937, il est élu permanent du PPA en qualité de secrétaire du bureau d'Alger et trésorier de la section Alger marine. Le PPA dissous durant la seconde guerre mondiale, ses membres sont traqués et le 28 mars 1941, Mohamed Khider est arrêté pour atteinte à la sécurité de l'État et sera emprisonné jusqu'en 1944.

Libéré, il est à nouveau arrêté en 1945 après le massacre de Sétif du 8 mai 1945. Libéré en 1946, il est l'un des artisans de la transformation du parti du PPA, qui se divise en 2 partis, l'un légal, le MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques), l'autre secret l'OS (Organisation spéciale).

En 1946, il est élu sur la liste du MTLD député d'Alger à l'Assemblée nationale française. Il est nommé membre de la Commission des pensions et le 30 janvier 1948 de la Commission de la famille, de la population, de la santé publique et de la Commission de la presse. C'est durant cette même année qu'il assistera au "Comité central de Zeddine" qui donnera alors priorité à la lutte armée par la création de l'OS (Organisation Spéciale). En avril 1949, il est impliqué dans l'attaque de la poste d'Oran préparée par L'OS et fait alors l'objet d'une demande de levée d'immunité parlementaire. En juin 1951, à la fin de son mandat, pour éviter une arrestation, il quitte la France pour le Caire. Il est adjoint à Chadli Mekki responsable de la section algérienne du bureau du Maghreb. En octobre 1952, lors de l'exclusion de Chadli Melli, Khider prend la direction de la section algérienne du Bureau du Maghreb en tant que délégué du MTLD.

Délégation des principaux dirigeants du FLN (de gauche à droite : Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Boudiaf et Ahmed Ben Bella) après leur arrestation suite au détournement, le 22 octobre 1956 par l'armée française, de leur avion civil marocain, entre Rabat et Tunis, en direction du Caire (Égypte).

Pour venir à bout de la crise qui éclate au sein du MTLD entre les messalistes et les centralistes qui s'affrontent sans merci et pour ressouder le Parti, Le CRUA (Comité révolutionnaire d'unité et d'action) est créé par ceux qu'on a appelé les 9 historiques dont Mohamed Khider, Mohammed Boudiaf, Mostefa Ben Boulaïd, Larbi Ben M'hidi, Rabah Bitat, Didouche Mourad, Krim Belkacem, Hocine Aït Ahmed et Ahmed Ben Bella. Le 10 octobre 1954 Les membres du CRUA fixent la date de l'insurrection au lundi 1er novembre 1954 et créent 2 organismes, l'un politique, Le FLN, l'autre militaire l'ALN (Armée de libération nationale).

Entre 1955 et 1956, Khider se rend dans plusieurs pays européens pour expliquer la cause algérienne et rencontrer un envoyé de Guy Mollet. Il se rend également en juillet 1956 en Libye pour y obtenir un soutien. Le 20 août 1956, lors du Congrès de la Soummam, la direction politique du FLN est confiée au CNRA (Conseil national de la révolution algérienne) composé de 34 membres dont Khider. Le 22 octobre 1956, l'avion qui transporte les dirigeants du F.L.N. (Ben Bella, Mohamed Khider, Mohamed Boudiaf, Hocine Aït Ahmed, Mostefa Lacheraf) de Rabat à Tunis est détourné sur Alger où ils sont mis en état d'arrestation puis emprisonnés. En septembre 1958, Khider et ses compagnons sont nommés Ministres d'État du GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne).

Libéré en 1962, Mohamed Khider soutient Ben Bella et devient Secrétaire général et trésorier du FLN. Suite à des divergences apparues en 1963 avec Ben Bella, il est contraint à l'exil. À l'abri, depuis Genève, il annonce officiellement son opposition à la dictature du FLN. S'ensuit l'affaire dite du "trésor du FLN" où Ben Bella puis Boumédiène l'accusent d'avoir détourné les fonds du FLN qu'il gérait. Khider déclarera d'ailleurs son opposition au coup d'État et au régime autocratique du colonel Boumédiène en 1965.

Article détaillé : Crise de l’été 1962.

Le 4 janvier 1967, en Espagne, Mohamed Khider est assassiné par les services spéciaux algériens à Madrid. Hocine Aït Ahmed, beau frère de Khider, désigne Dakhmouche Youssef[réf. nécessaire] comme étant l'auteur de cet assassinat.

Lien externe[modifier | modifier le code]