Quinoa
| Chenopodium quinoa | ||
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| Classification de Cronquist | ||
| Règne | Plantae | |
| Sous-embr. | Tracheobionta | |
| Division | Magnoliophyta | |
| Classe | Magnoliopsida | |
| Sous-classe | Caryophyllidae | |
| Ordre | Caryophyllales | |
| Famille | Chenopodiaceae | |
| Genre | Chenopodium | |
| Nom binominal | ||
| Chenopodium quinoa Willd., 1798 |
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| Classification APG II | ||
| Ordre | Caryophyllales | |
| Famille | Amaranthaceae | |
Graines |
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Le quinoa[1] (du nom scientifique Chenopodium quinoa) est une plante herbacée annuelle de la famille des Chénopodiacées, et de la tribu des Cyclolobae, cultivée pour ses graines riches en protéines. Il est considéré comme une pseudo-céréale, puisqu'il ne fait pas partie de la famille des graminées, mais de celle de la betterave et des épinards (les Chénopodiacées).
Les Incas appelaient le quinoa « chisiya mama », qui signifie en quechua « mère de tous les grains ».
Cette plante traditionnelle est cultivée depuis plus de 5 000 ans sur les hauts plateaux d'Amérique du Sud. Comme le haricot, la pomme de terre et le maïs, le quinoa était à la base de l'alimentation des civilisations précolombiennes, mais, contrairement à ces derniers, il n'a pas retenu l'attention des conquérants espagnols à cause de la teneur en saponine de l'enveloppe de ses graines non écorcées, et du fait que la farine qui en est tirée n'est pas panifiable, à cause de l'absence de gluten de sa composition. On en fait aussi de la bière traditionnelle chicha.
Dans les années 1970, les Occidentaux en quête d’une alimentation plus saine découvrent les qualités nutritionnelles du quinoa qui est désormais distribué dans certaines grandes surfaces, dans les magasins de produits issus de l'agriculture biologique et du commerce équitable.
Sommaire |
[modifier] Variété
La variété principale est le quinoa real, à faible teneur en saponine.[réf. nécessaire]
Il existe plusieurs variétés comme : Bear, Cherry Vanilla, Cochabamba, dave 407, Gossi, Isluga, Kaslala, Kcoito, Linares, Rainbow, Red faro, Red head (bonne adaptabilité en climat pluvieux), Temuco.
[modifier] Nutrition
Le quinoa est très digeste, sans gluten, pauvre en lipides, mais riche en fer alimentaire, en Oméga-3 et en protéines. En moyenne, le quinoa contient 16 à 18 % de protéines. Il contient également tous les acides aminés essentiels à la vie humaine. Sa graine rappelle le millet. Il a une texture de caviar et un goût léger de noisette. Il se cuisine facilement au salé comme au sucré[2].
Pour le consommer, il faut le rincer dans l'eau pour éliminer son goût amer. On le fait de préférence cuire dans trois fois son volume d'eau bouillante. On laisse mijoter à feu doux jusqu'à l'apparition du germe (environ 20 minutes). Ensuite, on couvre pendant quelques minutes et on laisse le quinoa absorber l'eau restante. Il peut remplacer en accompagnement le riz, la semoule ou les pâtes.
La farine de quinoa permet de faire de nombreuses préparations habituellement réalisées avec du blé, comme les crêpes, fars... à condition d'en réduire la quantité de moitié, car cette farine a un pouvoir d'absorption plus important[3].
À cause de la saponine, le quinoa est déconseillé aux enfants de moins de deux ans.
L'indice PRAL du quinoa est légèrement négatif (-0,19), ce qui en fait un excellent substitut aux céréales dans la prévention de l'ostéoporose[4].
[modifier] Culture
Réputée pour sa capacité de résistance face à des conditions climatiques extrêmes (sécheresse, gel), le quinoa se développe dans un milieu aride (besoin de 600 mm de pluie par an) où les sols, pauvres, sont exposés à la sécheresse, au gel, au vent violent et à la forte radiation solaire due à l’altitude[2].
Mais pour supporter le succès commercial de la graine, les agriculteurs se sont mis à cultiver des zones de plaine présentant des risques de gelée nocturne accrus.
Il est conseillé de semer le quinoa dès avril (hémisphère nord, climat océanique), car, si la température est trop élevée, le quinoa germe mal ; dans le cas contraire, il faut réfrigérer les semences pendant quelques jours.
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Production en tonnes. Chiffres 2004-2010 |
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| 27 040 | 52 % | 41 079 | 58 % | ||
| 24 688 | 47 % | 29 500 | 41 % | ||
| 641 | 1 % | 840 | 1 % | ||
| Total | 52 369 | 100 % | 71 419 | 100 % | |
L’association nationale des producteurs de quinoa (ANAPQUI) créée en 1983 est le principal producteur de quinoa du pays le plus pauvre d’Amérique du Sud, la Bolivie, faisant de lui le « riz des Andes » ou la « graine d'or des Andes »[5]. Depuis 2009, la culture du quinoa a commencé à se développer en France, en Anjou.
[modifier] Environnement et commerce
La demande importante du marché mondial (les principaux importateurs sont les États-Unis devant la France et les Pays-Bas) pour le quinoa a engendré des modifications importantes de la part des agriculteurs boliviens en vue d'en intensifier la production. Cela s'est traduit par une monoculture de quinoa aux dépens d'activités comme l'élevage traditionnel du lama (son fumier servait à fertiliser le sol) ou la culture d'autres productions vivrières dans la puna. Cela a des conséquences à la fois environnementales (appauvrissement du sol par la réduction des jachères ou la mécanisation par la charrue à disques) et sociales importantes (freinant l'exode rural, les revenus qu'il apporte entraîne des tensions au sujet des terres au sein des communautés villageoises)[5].
Le quinoa est devenu cher en Bolivie et sa consommation y a beaucoup baissé du fait des exportations a des prix mondiaux élevés, rendant ce produit hors de prix pour ses consommateurs habituels qu'étaient les indigènes[6].
[modifier] Bibliographie
- Quinoa par Valérie Cupillard, éditions La Plage (ISBN 2-84221-112-X)
- Zina Caceres, Aurélie Carimentrand et John Wilkinson (2007). « Fair Trade and Quinoa from the Southern Bolivian Altiplano », in RAYNOLDS L., MURRAY D., WILKINSON J. (Eds). Fair Trade: The Challenges of Transforming Globalization. Londres et New York, Routledge. ISBN 0415772036 (ISBN 978-0415772037)
- Diagnostic agraire de la province Daniel Campos, Bolivie : le développement de la filière quinoa et ses conséquences sur l'équilibre du système agraire Aymara. [Thèse - Mémoire] / D. Felix; CNEARC ESAT (Montpellier (FRA)); ENSAM (MONTPELLIER (FRA)) . - 2004 . - 113 p.
[modifier] Notes et références
- En français, l'usage du masculin s'est imposé, contrairement à l'espagnol et au quechua.
- Reza Nourmamode, « La fièvre du quinoa » sur Le Point, 15 avril 2010
- Nicolas Le Berre et Hervé Queinnec, Soyons moins lait
- Florence Piquet, La diététique Anti-ostéoporose
- Anne-Cécile Bras, « Bolivie : Le prix du Quinoa », C'est pas du vent sur RFI, 21 janvier 2012
- Los precios altos inciden en el bajo consumo interno
- Pulvento C, Riccardi M, Lavini A, d'Andria R, Iafelice G, Marconi E, « Field Trial Evaluation of Two Chenopodium quinoa Genotypes Grown Under Rain-Fed Conditions in a Typical Mediterranean Environment in South Italy », dans Journal of Agronomy and Crop Science, vol. 196, no 6, 2010, p. 407-411 [lien DOI]
- Référence Tela Botanica (France métro) : Chenopodium quinoa Willd., 1798 (fr)
- Référence Tela Botanica (La Réunion): Chenopodium quinoa Willd. (fr)
- Référence ITIS : Chenopodium quinoa Willd. (fr) ( (en))
- Référence NCBI : Chenopodium quinoa (en)
- Référence GRIN : espèce Chenopodium quinoa Willd. (en)
- Geerts S, Raes D, « Deficit irrigation as an on-farm strategy to maximize crop water productivity in dry areas », dans Agric. Water Manage, vol. 96, 2009, p. 1275–84 [lien DOI]
- Geerts S, Raes D, Garcia M, Vacher J, Mamani R, Mendoza J, Huanca R, Morales B, Miranda R, Cusicanqui J, Taboada C, « Introducing deficit irrigation to stablize yields of quinoa (Chenopodium quinoa Willd.) », dans Eur. J. Agron., vol. 28, 2008, p. 427–436 [lien DOI]
- Geerts S, Raes D, Garcia M, Mendoza J, Huanca R, « Indicators to quantify the flexible phenology of quinoa (Chenopodium quinoa Willd.) in response to drought stress », dans Field Crop. Res., vol. 108, 2008, p. 150–6 [lien DOI]
- Geerts S, Raes D, Garcia M, Condori O, Mamani J, Miranda R, Cusicanqui J, Taboada C, Vacher J, « Could deficit irrigation be a sustainable practice for quinoa (Chenopodium quinoa Willd.) in the Southern Bolivian Altiplano? », dans Agric. Water Manage, vol. 95, 2008, p. 909–917 [lien DOI]
- AquaCrop: the new crop water productivity model from FAO
- |author: Cyberpresse |Title: Le goût amer du quinoa