Millet commun
Millet commun
Panicum miliaceum
| Règne | Plantae |
|---|---|
| Division | Magnoliophyta |
| Classe | Liliopsida |
| Ordre | Cyperales |
| Famille | Poaceae |
| Genre | Panicum |
| Ordre | Poales |
|---|---|
| Famille | Poaceae |
Le millet commun est une plante annuelle herbacée de la famille des Poacées (graminées) cultivée pour ses graines. C'est une céréale secondaire, bien adaptée aux zones semi-arides, qui constitue encore une culture vivrière dans certaines régions d'Asie.
Nom scientifique : Panicum miliaceum L., famille des Poacées, sous-famille des Panicoideae, tribu des Paniceae.
Nom commun : millet, millet blanc, , panic millet. de : Rispenhirse, en : common millet, broom millet, proso millet, es : mijo común, it : milglio comune, milglio russo.
Sommaire |
Distribution[modifier]
Le millet commun est le vrai millet des Romains. Cultivé dès les temps préhistoriques, et probablement avant la culture du froment en Europe ainsi qu'en Égypte et en Asie. Il est probablement originaire du sous-continent indien. Il était également cultivé dans la Chine ancienne où il était appelé 黍 shǔ.
Cette céréale est cultivée aujourd'hui principalement en Inde, au Moyen-Orient et en Asie centrale, mais aussi dans des régions tempérées, en Russie, en Ukraine, au Kazakhstan, aux États-Unis, en Argentine et en Australie.
Autrefois très cultivé en France.
Description[modifier]
Le millet commun est une plante herbacée annuelle de 30 cm à 1 m de haut environ, mais peut dépasser 1,5 m[1]. Les tiges sont rudes, ligneuses et velues. C'est une plante à photosynthèse de type C4, tout comme le maïs. L'inflorescence composée est une panicule assez dense, très ramifiée, retombante à maturité. Selon la variété, la panicule peut être penchée (fermée, en balais) ou dressée (largement ouverte)[2].
Le fruit est un caryopse ovoïde de 3 mm de long sur 2 de large, enveloppée de deux glumes robustes, le lemma et le paléa. La graine enveloppée est de couleur très variée, de très clair à très sombre : blanc, crème, jaune, rouge orange, brun olive, gris, noir brunâtre ; nue elle est blanc crème. Il faut 175 graines en moyenne pour faire un gramme.
C'est une plante qui résiste bien à la sècheresse, et probablement celle qui a le moins d'exigence en eau de toutes les céréales : il est possible d'obtenir une récolte avec 200 mm de précipitations annuelles, dont un tiers doit survenir durant la période de croissance. Les rendements en grains sont toutefois faibles : 400 à 800 kg à l'hectare en culture sèche, 1 à 2 t/ha en culture irriguée.[2] Le rendement potentiel maximal en grain est de plus de 6 t/ha.
Plusieurs facteurs contribuent à maintenir une faible productivité en grain : Le maïs, plus productif et plus nutritif, a repoussé la culture de ce millet sur les terres les plus marginales. Ensuite, les méthodes de culture de cette céréale parmi les plus anciennes comptent aussi parmi les plus archaïques dans les pays du Sud (culture itinérante). Surtout, cette plante à système racinaire superficiel ne répond ni aux labours profonds, ni à une irrigation poussée.[3]
Aux Etats-Unis 4,5 t de grain/ha ont déjà été atteint en utilisant le millet commun comme interculture dans un système de non-labour contrôlé chimiquement et non-irrigué (isohyète 380 mm). Cette culture intercalaire de millet commun permet d'éviter une jachère d'été, et l'occupation continue du sol permet une meilleure rotation des cultures. Son système racinaire superficiel et sa résistance aux résidus de biocides de la culture précédente (notamment l'atrazine...) font qu'il se positionne bien entre deux cultures asséchantes en profondeur, et où la pression des biocides a été forte. Les chaumes de la culture précédente réchauffant le sol, le millet peut démarrer plus vite et plus tôt. Pendant qu'il occupe le sol, du fait de ses racines peu profondes, le millet commun permet au sol de se recharger en eau en profondeur, au profit de la culture suivante. Cette dernière, par exemple un blé d'hiver, est ensuite à son tour protégée par les chaumes du millet, qui permettent notamment de faire s'accumuler plus de neige.[4]
Utilisation[modifier]
| Millet commun | |
|---|---|
| Valeur nutritionnelle moyenne pour 100 g |
|
| Apport énergétique | |
| Joules | 1481 kJ |
| (Calories) | (350 kcal) |
| Principaux composants | |
| Glucides | 68,8 g |
| - Amidon | 60,0 g |
| - Sucres | 1450 g |
| - Fibres alimentaires | 3,80 g |
| Protides | 10,6 g |
| Lipides | 3,90 g |
| - Saturés | 987 mg |
| - Oméga-3 | 130 mg |
| - Oméga-6 | 1770 mg |
| - Oméga-9 | 930 mg |
| Eau | 12,1 g |
| Cendres Totales | 1,60 g |
| Minéraux & Oligo-éléments | |
| Calcium | 9,5 mg |
| Chlore | 15 mg |
| Chrome | 0,0027 mg |
| Cuivre | 0,610 mg |
| Fer | 6,9 mg |
| Iode | 0,0025 mg |
| Magnésium | 123 mg |
| Manganèse | 1,1 mg |
| Nickel | 0,150 mg |
| Phosphore | 275 mg |
| Potassium | 173 mg |
| Sélénium | 0,002 mg |
| Sodium | 3,0 mg |
| Zinc | 2,9 mg |
| Vitamines | |
| Vitamine B1 | 0,433 mg |
| Vitamine B2 | 0,109 mg |
| Vitamine B3 (ou PP) | 1,8 mg |
| Vitamine B6 | 0,519 mg |
| Vitamine E | 0,410 mg |
| Acides aminés | |
| Acide aspartique | 640 mg |
| Acide glutamique | 2240 mg |
| Alanine | 1340 mg |
| Arginine | 370 mg |
| Cystine | 150 mg |
| Glycine | 330 mg |
| Histidine | 190 mg |
| Isoleucine | 550 mg |
| Leucine | 1350 mg |
| Lysine | 280 mg |
| Méthionine | 250 mg |
| Phénylalanine | 460 mg |
| Proline | 1090 mg |
| Sérine | 1680 mg |
| Thréonine | 420 mg |
| Tryptophane | 180 mg |
| Tyrosine | 260 mg |
| Valine | 610 mg |
| Acides gras | |
| Acide palmitique | 760 mg |
| Acide stéarique | 190 mg |
| Acide arachidique | 37 mg |
| Acide oléique | 930 mg |
| Acide linoléique | 1770 mg |
| Acide alpha-linolénique | 130 mg |
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| Source : Souci, Fachmann, Kraut : La composition des aliments. Tableaux des valeurs nutritives, 7ème édition, 2008, MedPharm Scientific Publishers / Taylor & Francis, ISBN 978-3-8047-5038-8 | |
Le millet est une céréale « vêtue » qui doit être décortiquée avant préparation. Cela se faisait autrefois au pilon et mortier.
- Alimentation humaine : le millet commun décortiqué se consomme soit sous forme de graines entières, généralement bouillies comme le riz, soit réduit en farine qui peut servir à préparer des bouillies, des galettes, ou, mélangée avec de la farine de blé, du pain.
- Alimentation animale : il est utilisé pour nourrir les oiseaux de volière et de basse-cour. L'intérêt fourrager du millet commun est faible : producteur de biomasse correct, il est néanmoins possiblement irritant du fait de la forte villosité de ses tiges, et surtout il possède un faible ratio feuille:tige, plus faible que le millet des oiseaux (Setaria italica) qui lui est donc préféré pour cet usage, notamment la variété moha qui elle est de très haute qualité fourragère.
C'est aussi une mauvaise herbe, notamment en Amérique du Nord dans les cultures de maïs où sont apparues des variétés résistant aux herbicides. Elle y est considérée comme une plante envahissante (invasive species).
Espèces voisines[modifier]
En Inde, on cultive aux mêmes fins le petit millet, Panicum sumatrense Roth, qui est une plante très semblable de plus petite taille.
Références[modifier]
- Cirad; Gret, Mémento de l’agronome, Cirad; Gret, 2002, 1691 p. (ISBN 2-86844-129-7 (Gret) et 2-87614-522-7 (Cirad)) [lire en ligne]
- Martin Brink et Getachew Belay, Céréales et légumes secs, Brink, M. & Belay, G, 2006, 328 p. (ISBN 978-90-5782-172-1) [lire en ligne]
- [http://www.inseda.org/Additional%20material/CD%20-%20Agriculture%20and%20Environment%20Education/31-Cereals%20&%20Millets%20Production%20(CMPS)/Minor%20Millets-488.doc Minor Millets (Proso, Barnyard, Italian, Kodo, Little Millets, Job’s Tears and Teff) Booklet No. 488], INSEDA[doc]
- Producing and marketing proso millet in the great plains, U. Nabraska-Lincoln Extension[PDF]