Nelly Roussel

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Nelly Roussel (née le 5 janvier 1878 - morte le 18 décembre 1922) est une libre penseur féministe et anarchiste française.


Aperçu biographique[modifier | modifier le code]

Elle est militante antinataliste. Comme Madeleine Pelletier, elle est l'une des premières femmes en Europe à revendiquer publiquement le droit des femmes à disposer de leurs corps et à prôner une politique de contrôle des naissances en autorisant le recours aux contraceptifs et à l'avortement. Elle adhère au mouvement néo-malthusianiste de Paul Robin qui soutient que le contrôle des naissances, la « prudence parentale », est un moyen d'émancipation des classes sociales les plus pauvres.

Elle lutte pour modifier l'image traditionnelle de la femme. C'est ainsi que l'« action, la vie et la pensée de Nelly Roussel s’insurgent bien sûr contre ce modèle, développant au contraire celui de la "nouvelle femme", bien représenté aux États-Unis : une femme sportive, active, investie dans une profession valorisante. Roussel oppose à "l’éternel féminin" ce qu’elle nomme "l’éternelle sacrifiée" – c’est le titre de l’un de ses livres. La femme, écrit-elle, est en effet sacrifiée non seulement par Dieu et par la Nature mais aussi par la société républicaine elle-même. »[1]

Elle délivre son message par des lectures publiques, le journalisme, mais aussi le théâtre.

Elle épousa le sculpteur Henri Godet, dont elle eut trois enfants. Elle décède de la tuberculose en 1922.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Paroles de combat et d'espoir, 1919.
  • Centenaire Nelly Roussel : 1878-1922, à l'avant-garde des combats actuels, féminisme, libre pensée, droit au travail…, Paris, Bibliothèque féministe Marguerite Durand, 1978. Publié à l'occasion de l'exposition "Centenaire Nelly Roussel", (éd.)Bibliothèque féministe Marguerite Durand, Paris, 5 janvier-4 mars 1978. - Recueil de textes de N. Roussel, extraits de diverses revues et publications, 1908-1919. [2]
  • Nelly Roussel, L'Éternelle sacrifiée, éd. préf.et notes par Maïté Albistur, Daniel Armogathe, Paris, Syros, Coll. Mémoire des femmes, 1979.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Elinor Accampo,
  1. Industrialization, Family and Class Relations : Saint Chamond, 1815-1914, Berkeley et Los Angeles, University of California Press, 1989.
  2. Blessed Motherhood, Bitter Fruit. Nelly Roussel and the Politics of Female Pain in Third Republic France, Baltimore, The Johns Hopkins University Press, 2006, 312 p. (ISBN 978-0-8018-8404-7).

Archives[modifier | modifier le code]

Les archives de Nelly Roussel se trouvent à la bibliothèque Marguerite Durand, 79 rue Nationale 75013 Paris

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Maignien et Salwan Magda, Deux féministes, Nelly Roussel, Madeleine Pelletier, bibliothèque Marguerite-Durand, 1975.
  • Le Grief des femmes. Anthologie de textes féministes du Second Empire à nos jours, textes présentés par Maïté Albistur et Daniel Armogathe, Paris, Hier et demain, 1978, 320 p.
  • The new biography. Performing femininity in nineteenth-century France, vol. 38 Studies on the history of society and culture, edited by Jo Burr Margadant, University of California Press, 2000.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicole Edelman, « Elinor Accampo, Blessed Motherhood, Bitter Fruit. Nelly Roussel and the Politics of Female Pain in Third Republic France, Baltimore, The Johns Hopkins University Press, 2006, 312 p. ISBN : 978-0-8018-8404-7. 50 dollars. », in Revue d'histoire du XIXe siècle, no 35, 2007. p. 161-208 Voir art. mis en ligne le 6 novembre 2008.
  2. Fiche Sudoc.