Montjaux

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Montjaux
Image illustrative de l'article Montjaux
Blason de Montjaux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Saint-Beauzély
Intercommunalité Communauté de communes du Tarn et de la Muse
Maire
Mandat
Jean Froment
2014-2020
Code postal 12490
Code commune 12153
Démographie
Gentilé Montjovien(ne)
Population
municipale
388 hab. (2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 12″ N 2° 54′ 23″ E / 44.1033, 2.9064 ()44° 06′ 12″ Nord 2° 54′ 23″ Est / 44.1033, 2.9064 ()  
Altitude Min. 340 m – Max. 1 087 m
Superficie 31,48 km2
Localisation

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Montjaux

Montjaux , en occitan Montjòus, est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Midi-Pyrénées. La commune est issue de la réunion des anciennes communes de Marzials, Montjaux et Roquetaillade.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Salles-Curan Castelnau-Pégayrols Rose des vents
N Comprégnac
O    Montjaux    E
S
Viala-du-Tarn Saint-Rome-de-Tarn Saint-Georges-de-Luzençon

Site[modifier | modifier le code]

Le bourg chef-lieu de commune de Montjaux.

Le territoire de la commune se situe au sud du Massif central. Il s'étend sur une partie de l'un des versants sud du Lévézou, depuis la crête du massif jusqu'aux vallées du Tarn et de son affluent la Muze.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Montjaux

Les armes de la commune de Montjaux se blasonnent ainsi :
Tiercé en pairle renversé : au premier de gueules au léopard lionné d'or, au deuxième d'argent à la tour d'azur ouverte et ajourée du champ, au troisième de sinople au dolmen d'argent.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La commune de Montjaux conserve de nombreux sites préhistoriques, avec des dolmens et des tumuli. Son nom même proviendrait du latin, mons Jovis, le mont de Jupiter, d'où l'hypothèse d'un temple sur le sommet qui domine le village.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, un château fort fut bâti sur ce sommet, dominant un important bourg fortifié. L'église Saint-Cyrice-et-Sainte-Julitte conserve une architecture romane[1], qui témoigne de la prospérité ancienne du lieu, comme les vestiges de demeures villageoises. Au XVe siècle, les seigneurs firent construire un nouveau château, plus proche du bourg, sur le chemin important reliant Saint-Rome-de-Tarn à Salles-Curan[2]. Alors que le lieu et la paroisse de Candas dépendaient de la seigneurie de Montjaux, Roquetaillade et Marzials constituaient une entité distincte. Le patrimoine conservé dans ces deux lieux témoigne également de leur richesse (château et église de Roquetaillade, remparts et maisons de Marzials). La vigne était l'activité agricole la plus rémunératrice du territoire. Comme dans toute la région, la guerre de Cent Ans aux XIVe et XVe siècles) et les guerres de religion au XVIe siècle sont des périodes de violence et d'insécurité rythmées par les sièges et les coups de force de bandes de pillards[3].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les XVIIe et XVIIIe siècles se caractérisent par l'intégration progressive dans le cadre centralisé de la monarchie absolutiste.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Révolution française a aboli les privilèges de la noblesse et du clergé, mais les familles seigneuriales, les Raymond de Montjaux et les Julien de Roquetaillade, ainsi que l'Église, ont conservé une place prééminente dans la vie locale jusqu'au cœur du XXe siècle. Au XIXe siècle, l'expansion de la ganterie millavoise a offert du travail aux femmes des campagnes environnantes, jusqu'au milieu du XXe siècle. La croissance de la production du Roquefort a également contribué à l'activité de la région. Par contre, la commune a été fortement affectée par la crise de phylloxéra de 1883-1884 qui a accéléré l'exode rural amorcé au XIXe siècle. La saignée de la Première Guerre mondiale a accentué le déclin, qui s'est poursuivi depuis[3]. L'arrivée de néo-ruraux (les hippies des années 1970 et d'autres plus récemment), l'achat de résidences secondaires par des habitants d'Europe du Nord (Belges, Hollandais, Britanniques, Allemands), le tourisme vert et l'installation de couples travaillant à Millau ou à Saint-Affrique permettent le maintien d'une vie villageoise, malgré le dépeuplement et le vieillissement de la population.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 2001 Armand Vernhettes CD puis apparenté PS puis PRG Conseiller général de 1970 à 2001
mars 2001 en cours Jean Claude Fournier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 388 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
968 913 1 602 1 493 1 511 1 474 1 484 1 505 1 538
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 411 1 312 1 309 1 283 1 330 1 319 1 280 1 167 1 132
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 081 1 059 1 019 863 833 845 807 741 639
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
588 501 444 423 382 388 392 393 388
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Montjaux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Quirinus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Quirinus de Montjaux.

Logo monument historique Classé MH (1909)[6]

L'église romane Saint-Quirinus date du XIIe siècle.

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Château de Montjaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château bas de Montjaux.

 Inscrit MH (1978)[7]

Le château de Montjaux date du XVe siècle.

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Maison Bermont[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison Bermont.

 Inscrit MH (1930)[8]

La maison Bermont date du XVe siècle.

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Dolmens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dolmen du Puech.

Logo monument historique Classé MH (1889)[9]

Divers[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts, devant le château, et le viaduc de Millau.
  • Les fontaines gothiques,
  • Les sarcophages,
  • Les cazelles,
  • Les ruines du château vieux (XIIIe siècle).

Marzials[modifier | modifier le code]

  • Les remparts de l'ancienne cité.
  • L'église du XVe siècle.
  • La pierre à sacrifice.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pauline de La Malène, Parcours romans en Rouergue : 41 parcours sud-ouest, sud-est, t. 2, Rodez, Éd. du Rouergue,‎ 2009, ill. en coul., cartes, couv. ill. en coul. ; 24 cm, 495 p. (ISBN 978-2-8126-0035-7, notice BnF no FRBNF42116450)
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Armand Vernhettes), Sent-Bausèli : Castelnòu, Mont Jòus, Verrièiras, Lo Vialar / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Sent-Bausèli, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1997, ill., couv. ill. ; 28 cm, 239 p. (ISBN 2-907279-34-3, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36988822)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pauline de La Malène, Parcours romans en Rouergue : 41 parcours sud-ouest, sud-est, t. 2, Rodez, Éd. du Rouergue,‎ 2009, ill. en coul., cartes, couv. ill. en coul. ; 24 cm, 495 p. (ISBN 978-2-8126-0035-7, notice BnF no FRBNF42116450), p. 288
  2. Christian-Pierre Bedel (préf. Armand Vernhettes), Sent-Bausèli : Castelnòu, Mont Jòus, Verrièiras, Lo Vialar / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Sent-Bausèli, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1997, ill., couv. ill. ; 28 cm, 239 p. (ISBN 2-907279-34-3, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36988822), p. 15
  3. a et b Henri Enjalbert (Directeur de publication) et Gérard Cholvy (Directeur de publication), Histoire du Rouergue : Éd. mise à jour, Toulouse, Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones »,‎ 1987, ill., couv. ill. en coul. ; 23 cm, 512 p. (ISBN 2-7089-1689-0, ISSN 0768-4258, notice BnF no FRBNF34955682)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. « Notice no PA00094069 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no PA00094067 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Notice no PA00094070 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Notice no PA00094068 », base Mérimée, ministère français de la Culture