Camarès

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Camarès
Image illustrative de l'article Camarès
Blason de Camarès
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Camarès (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Rougier de Camarès
Maire
Mandat
Jacques Bernat
2008-2014
Code postal 12360
Code commune 12044
Démographie
Population
municipale
982 hab. (2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 24″ N 2° 52′ 49″ E / 43.8233333333, 2.88027777778 ()43° 49′ 24″ Nord 2° 52′ 49″ Est / 43.8233333333, 2.88027777778 ()  
Altitude Min. 356 m – Max. 968 m
Superficie 41,86 km2
Localisation

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Camarès (en occitan : Lo Pont de Camarés) est une commune française et un canton du sud de l’Aveyron dans la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 23 kilomètres au sud de Saint-Affrique et à 80 kilomètres de Béziers, elle est traversée par le Dourdou de Camarès et se trouve au pied des Monts de Lacaune.

Son sol rouge, le Rougier, est de nature schisto-gréseuse. Il renferme un riche sous-sol qui a permis, dès l’époque gallo-romaine, l’exploitation des premières mines de cuivre ou de plomb argentifère.

Présence d'un bassin thermal avec des sources qui ne sont plus exploitées actuellement : Prugnes les eaux, Andabre, Le Cayla et Sylvanès (eau thermale).

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Camarès

De gueules au pont de trois arches d’argent posé sur des ondes du même mouvant de la pointe, au chef cousu d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or

Toponymie[modifier | modifier le code]

Initialement Camarès désignait la région et la ville portait l'appellation de Pont-de-Camarès. Elle tirait ce nom du Pont Vieux dont la date de construction est inconnue, sans doute du XIe siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville est mentionnée en 883, comme siège d’une viguerie carolingienne, dans le cartulaire de l’abbaye de Vabres. Son territoire englobait le nord de l’actuel canton de Camarès, et quelques communes adjacentes. Le sud du canton actuel constituait une viguerie indépendante dont le chef-lieu était Brusque.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les troupes protestantes prirent Camarès en 1563 et en firent rapidement une de leurs villes fortes. En 1586, Camarès comptait parmi les quatre principales du Rouergue.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jacques Fanjaud   Agriculteur
mars 2008 en cours Jacques Bernat   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

En 2011, Jacques Bernat est candidat à la succession de René Quatrefages à la tête du Parc naturel régional des Grands Causses. Il échoue cependant face à Alain Fauconnier, sénateur-maire de Saint-Affrique avec 20 voix, contre 23 à son adversaire.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 982 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 750 1 638 2 206 2 425 2 679 2 034 2 132 2 363 2 434
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 364 2 250 2 163 2 193 2 265 2 302 2 332 2 324 2 160
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 004 1 967 1 895 1 507 1 576 1 633 1 644 1 497 1 317
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 288 1 253 1 212 1 258 1 127 1 008 983 979 982
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L’économie actuelle est essentiellement agricole, en particulier en brebis qui en majorité fournissent le lait nécessaire à la fabrication du roquefort.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La région possède de nombreux châteaux comme le château de Montaigut (Xe-XVIIe siècle) et d’importants sanctuaires religieux dont l’Abbaye de Sylvanès (XIIe siècle) qui a été restaurée en centre musical.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Pont-vieux (XIe siècle).
  • Porte d’entrée de la ville haute.
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Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Croix, néo-gothique 1869, statue de la Vierge 1946 au clocher.
  • Église Saint-Michel, 1825.
  • Chapelle de Saint-Pierre d’Issis.
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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Musée Pappaggui (sur le mouton).
  • Musée de l'automobile.

Divers[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Andrieu, Camarès, mille ans d'histoire locale, Camarès, Maison de la Presse,‎ 1986, ill. ; 19 cm, 421 p. (notice BnF no FRBNF349265492)
  • René Bernat, La vie sous la Révolution française dans le pays du Camarès, Aveyron : 1789-1799, Camarès, Mairie de Camarès,‎ 1989, couv. ill. ; 22 cm, 137 p. (notice BnF no FRBNF35292937k)
  • Jean Delmas, A. Gouzes, M. Simonin et J.-C. Hedan, Le Canton de Camarès, Rodez, Sauvegarde du Rouergue, coll. « Maisons et paysages du Rouergue »,‎ 1986, 32 p. (ISSN 0297-6269, notice BnF no FRBNF34979170j)
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. M. le Conseiller général), Lo Pont : Arnac, Brusca, Faiet, Gissac, Melagas, Montanhòl, Pèus-e-Cofolèus, Silvanés, Tauriac / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Camarés, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 2000, ill., couv. ill. ; 28 cm, 320 p. (ISBN 2-907279-50-5, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF37657611d)
  • Plan du Pont Camaretz avec ses fortifications... (1629) disponible sur Gallica

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011