Salles-Curan

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Salles-Curan
Salles-Curan
Salles-Curan
Blason de Salles-Curan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Salles-Curan
Intercommunalité Communauté de communes de Lévézou Pareloup
Maire
Mandat
Maurice Combettes
2014-2020
Code postal 12410
Code commune 12253
Démographie
Gentilé Salles-Curanais
Population
municipale
1 068 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 11′ 00″ N 2° 47′ 16″ E / 44.1833333333, 2.78777777778 ()44° 11′ 00″ Nord 2° 47′ 16″ Est / 44.1833333333, 2.78777777778 ()  
Altitude Min. 547 m – Max. 1 084 m
Superficie 93,9 km2
Localisation

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Salles-Curan

Salles-Curan, en occitan Las Salas (de Curanh), est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Canet-de-Salars Prades-Salars Curan Rose des vents
Arvieu N Castelnau-Pégayrols
O    Salles-Curan    E
S
Alrance
Villefranche-de-Panat
Viala-du-Tarn
Ayssènes
Montjaux

Site[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune matérialise une fraction sud du Massif central, située sur le plateau du Lévézou, entre 547 et 1084 mètres d'altitude.

  • Villages et hameaux : Bouloc, les Canabières, Saint-Martin-des-Faux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Salles-Curan (Aveyron).

Les armes de Salles-Curan se blasonnent ainsi :
De sable à la crosse d'or.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Salles-Curan occupe une position stratégique assurant le contrôle de la région du Lévézou. Le site est doté de défenses dès l'époque carolingienne.

Salles-Curan est d'abord une possession des comtes de Rodez. Le château va avoir plusieurs co-seigneurs à la suite de partages. En 1227, le fils du comte de Rodez Hugues II, Jean, donne à ses frères ses parts dans Salles-Curan. L'évêque de Rodez achète les parts possédées par les seigneurs de Séverac et du Lévézou. En 1237, l'évêque est devenu le seul seigneur de Salles-Curan. Le premier évêque de Rodez qui se dit seigneur de Salles-Curan est Vivian (1247-1274). L'évêque peut alors nommer bayle, juge et autres agents lui permettant d'administrer, assurer la sécurité du village et rendre la haute et moyenne justice. En 1429 se produit un affrontement entre deux évêques de Rodez. Le premier, Guillaume de La Tour d'Oliergues a été choisi par le pape Martin V le 16 mars 1429, le second, Pierre d'Estaing, a été élu par le chapitre de la cathédrale vers la fin de 1428. Ce conflit va durer jusqu'en 1432. Guillaume de La Tour a, pendant cette période, choisi de s'installer à Salles-Curan. Bien que confirmée par le pape, la nomination de Guillaume de La Tour à l'épiscopat de Rodez est restée contestée par une partie du chapitre. Celui-ci va alors faire de Salles-Curan un des sièges de son administration ce qui va entraîner le développement du village. En 1441, Guillaume de La Tour est de retour du concile de Bâle auquel il participait depuis 1433. Il décide de faire construire un château à Salles-Curan. Le contrat de construction est passé le 15 septembre 1442 avec le maître maçon de Saint-Beauzély Pierre Combettes. Il s'engage de bâtir un château à trois portes et trois tours avec fenêtres, portes et lucarnes.

La ville s'est dotée d'une nouvelle enceinte à la fin de la guerre de Cent Ans. En 1452, l'évêque Guillaume de La Tour décide de faire reconstruire l'église Saint-Géraud. L'ancienne église qui datait de l'an 900 était située hors des murs et avait subi de nombreux dégâts dus aux Routiers. Le délai de construction est fixé à trois ans à partir de Noël 1452. L'église est édifiée par un entrepreneur de Saint-Beauzély, Déodat Alaux. Dès 1455, l'évêque veut créer un chapitre de chanoines pour la nouvelle église. Une charte conservée porte la date du 23 septembre 1456, mais d'autres documents plus tardifs citent la date du 7 ou 14 janvier 1456. Bertrand de Chalençon est sacré évêque de Rodez dans la collégiale le 17 juillet 1457. C'est lui qui a fait construire, après sa mort en 1501, la chapelle Notre-Dame, appelée actuellement chapelle du Scapulaire.

La commune de Salles-Curan est connue pour son église (ancienne collégiale des évêques de Rodez) et les stalles sculptées qui s'y trouvent. Sous l'Ancien Régime, le bourg qui est aujourd'hui le chef-lieu de cette commune, fut la résidence d'été des évêques de Rodez.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Maurice Combettes DVD Maçon
mars 2008 en cours Henri Malaval SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 068 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 033 1 164 2 416 2 531 2 375 2 367 2 489 2 628 2 768
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 630 2 495 2 569 2 602 2 581 2 686 2 728 2 716 2 546
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 503 2 566 2 537 2 209 2 285 2 341 2 304 2 316 1 692
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 633 1 538 1 491 1 419 1 277 1 088 1 066 1 063 1 068
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Les fermes et leurs productions agricoles sont au nombre de 91 sur la commune. Son économie est caractérisée par une agriculture traditionnelle axée sur l'élevage pour la production laitière bovine et/ou pour la production de veaux et agneaux destinés à l'engraissement. Une diversification existe tournée vers le tourisme rural.

Les loisirs influent également sur l'économie communale : locations saisonnières de meublés, camping, canotage, pêche de parcours 1re et 2e catégorie. La chasse, indispensable à l'agriculture et à la flore essaie de contenir les populations de grand gibier.

Le 15 décembre 2008, EDF Énergies Nouvelles a mis en service le « plus grand parc éolien de France » d'une capacité de 87 mégawatts (MW)[3].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Château de l'Évêque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Salles-Curan.

Château, ancienne résidence d'été des évêques de Rodez. Les armes de la famille d'Estaing sont sculptées sur l'écusson placé au-dessus de la porte Logo monument historique Classé MH (1928)[4], surmonté d'une rose.

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Château de Larguiès[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Larguiès.

Château du XVIe siècle  Inscrit MH (1981)[5].

Grenier-des-Évêques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grenier-des-Évêques.

Maison du XVe siècle  Inscrit MH (1928)[6], ancien Grenier des Évêques, place de l'église.

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Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Géraud[modifier | modifier le code]

En 1466, l'église  Inscrit MH (1927)[7] est érigée en collégiale et son chapitre se composait de six chanoines.

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Église des Canabières[modifier | modifier le code]

Ancienne commanderie de l'ordre Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lac de Pareloup.
  • Lac de Pareloup, retenue EDF qui est le 4e lac artificiel de France (par sa superficie), désigne Salles-Curan comme la commune du Lévézou (avec les Vernhes) où l'affluence d'estivants est la plus massive.
  • Plateau du Lévézou, avec les crêtes et le mont Seigne, 1 128 m, point culminant de la chaîne, sur le versant oriental du plateau.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Statue d'Eugène Viala.
  • Salles-Curan est le pays du peintre aquafortiste Eugène Viala, dont une statue a été érigée dans un parc qui porte son nom.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Pierre Raynal), Las Salas : Alrança, Curanh, Vilafranca / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Las Salas, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1997, ill., couv. ill. ; 28 cm, 239 p. (ISBN 2-907279-35-1, ISSN 1151-8375, lien notice BnF?)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]