Viala-du-Pas-de-Jaux

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43° 57′ 27″ N 3° 03′ 23″ E / 43.9575, 3.05638888889

Viala-du-Pas-de-Jaux
Administration
Pays France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Cornus
Code commune 12295
Code postal 12250
Maire
Mandat en cours
Nicole Chaudesaygues
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Larzac-Templier Causses et Vallées
Démographie
Population 104 hab. (2008)
Densité 5,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 57′ 27″ Nord
       3° 03′ 23″ Est
/ 43.9575, 3.05638888889
Altitudes mini. 720 m — maxi. 879 m
Superficie 18,95 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Viala-du-Pas-de-Jaux est une commune française, située dans le département de l'Aveyron et la région Midi-Pyrénées. Ses habitants sont appelés les Vialarains.

Sommaire

[modifier] Géographie

Le Viala-du-pas-de-Jaux se situe sur le plateau du Larzac, à 20 kilomètres de Saint-Affrique et à 35 kilomètres de Millau.

[modifier] Toponymie

Albert Dauzat, Charles Rostaing[1] et Ernest Nègre[2] ne citent pas de formes anciennes pour ce nom de lieu.

Le premier élément Viala- est la forme occitane, correspondant au mot ville en langue d'oïl, au sens ancien de « domaine rural », puis « village », caractéristique des formations toponymiques médiévales[3]. Ce terme est issu ultimement du gallo-roman VILLA « grand domaine rural ». Ernest Nègre[4] considère qu'il s'agit d'une variante de vilar « village, hameau » qui aurait à la fois donné vialar et vialà, caractéristique lui-aussi du Moyen Âge. Ce dernier terme étant issu du gallo-roman VILLARE, dérivé tardif du premier.

Le déterminant complémentaire -le-Pas-de-Jaux peut s'analyser en deux parties :

  • -le-Pas désignerait le lieu le mieux choisi pour franchir l´escarpement abrupt des falaises, desserte la plus directe, la plus facile, du plateau et de la vallée par le col. Il s'agit ici probablement du terme roman « pas », attesté vers 1330 en français au sens de « passage, entrée », puis en 1530 « détroit » et en 1559 « défilé »[5]. Les cirques environnants montrent bien la difficulté de leur accès, réservant la traversée rocheuse à de seul passages naturels de bordure, chemins accidentés ou à des drailhes. La route du XIXe siècle emprunte la pente la plus douce, démontrant si besoin est, que le passage par le Pas-de-Jaux fut toujours le plus aisé, entre les pentes du Viala de Cornus et les Côtes de Roquefort.
  • -de-Jaux s'avère impossible à déterminer en l'absence de formes anciennes. Le terme se réfère peut-être à Jovis, Jupiter le dieu romain, à qui étaient dédiées certaines élévations du relief. Cf. Montjaux (de Monjuous 1260, Monsjovis 1383[6],[7]); Montjoux (Drôme, castrum Montis Jovis 1278); Jou-sous-Monjou[8]. En ce qui concerne le Viala, le temple desservi par le chemin en le Pas, était non pas Montjaux, mais celui de l´îlot calcaire de Tauran, situé directement à l´ouest de Tournemire[réf. souhaitée]. Il peut s'agir du gallo-roman *JUGU « sommet de montagne », issu du latin jugum. Ces explications restent cependant conjecturelles.

[modifier] Histoire

Le Viala-du-Pas-de-Jaux fut acquis par donation à l'ordre religieux des Templiers dès 1150. C'était alors un domaine agricole important, au milieu duquel se trouvait un ensemble d'habitations et de défenses rattaché à la Commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon. L’église est construite vers 1315. Vers 1430, les habitants du village obtiennent le droit d'ériger une tour-grenier pour se protéger des pillards, Sainte-Eulalie-de-Cernon étant trop éloignée.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2001 René Gauffre    
2001 2008 Nicole Chaudesaygues    
2008 En cours Nicole Chaudesaygues    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008
97 100 80 87 85 74 96 104
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments


[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p. 718.
  2. Toponymie générale de la France, Volume 1, Librairie Droz. p. 1438.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cité
  4. Op. cité.
  5. [1]
  6. E. Nègre, Op. cité. p. 402.
  7. Cependant, A. Dauzat et CH. Rostaing préfèrent y voir un MONS GALLUS « Mont Coq », occitan gal, francisé en jau, ancien français pour « coq ». Ils le relient donc à toute une série toponymique en Mon(t)- + nom d'oiseau. cf. Montfaucon, Montpaon, etc.
  8. A. Dauzat et CH. Rostaing, Op. cité. p. 370 et 470
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